Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
Jano : La gueuse
 Publié le 08/02/16  -  20 commentaires  -  1279 caractères  -  367 lectures    Autres textes du même auteur

On disait que j'avais un cœur chaleureux. Pourquoi me poser cette stèle glaciale ?


La gueuse



Elle frappe à la porte

Je n'ouvrirai pas
qu'elle attende
il y en a bien d'autres avant moi

Elle frappe à la porte

Non, je ne suis pas encore prêt
va au diable
le temps n'est pas venu

En vérité je n'ai pas fini
de boire la vie chaque instant
et la chair de mon sang
il faut l'emmener vers demain

Elle frappe à la porte

– Papa, il y a quelqu'un dehors !
– Laisse mon enfant, ce n'est que le vent du soir qui balaie les feuilles mortes.


Maudite
Frappe ! Frappe tant que tu veux !
Je ne te laisserai pas rentrer chez moi

Viendra le jour
je ne pourrai plus toucher les neiges éternelles
m'unir au charme féminin
et rire de l'inutile


seulement
je m'abandonnerai

Maintenant fous le camp !
j'ai encore beaucoup à écrire


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anonyme   
15/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le sujet n'est pas anodin, je suis restée un moment sur la réserve, après plusieurs lectures, le texte m'a peu à peu poussé à la réflexion, par le dialogue qui se pose, ce qu'il implique, le fond, la forme, installent par sa façon inattendue, un climat singulier, mais pas inintéressant.

   Anonyme   
17/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
J'ai bien aimé car il m'a demandé un effort pour me mettre dans la peau du narrateur.
Pourquoi ce violent rejet...
La forme m'a interpellée et dans vos mots j'y ai lu la violence de l'instant mais aussi cette douceur qui quelque part ne demande qu'à émerger.
Mais ce n'est pas le moment.
J'ai bien aimé l'intervention du papa qui rassure.
Bref...tout ça sort des tripes et j'aime.

   madawaza   
25/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"Je ne suis pas encore prêt"
(Mais peut-être tout près)
"Je n'ai pas fini de boire la vie à chaque instant"
(en riant)
"viendra le jour où je ne pourrai plus
rire de l'inutile"
"Seulement là, je m'abandonnerai"
mais
"j'ai encore beaucoup à écrire"

J'aurais beaucoup aimé écrire ces mots.
Bravo

   Anonyme   
27/1/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
C'est original, mais est-ce 'beau' au final?
Le concept ne suffit pas.
Il lui manque (à ce texte), à mon humble avis, de l'image, de la parlante, de celle qui fait taire.
'le vent du soir qui balaie les feuilles mortes', la seule véritable du texte, est très pauvre...
Les moyens ne sont pas ici à la hauteur de l'ambition, ce que je regrette, car l'idée de départ n'est pas mauvaise du tout.
Navré pour cette fois.

   Anonyme   
8/2/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
A part quelques bons passages comme " je n'ai pas fini de boire la vie chaque instant" ou " la chair de mon sang il faut l'emmener vers demain" ou encore "m'unir au charme féminin et rire de l'inutile", je n'ai pas trouvé beaucoup d'intérêt à ce petit texte "cliché". C'est vrai quoi, la faucheuse qui frappe à la porte pour venir couper en deux le pauvre vieux père devant ses mômes pleurnichards, cela fait des milliers d'années que l'on nous sert cette navrante image.
Pour moi, la mort peut , et même doit, appeler bien plus de poésie, et de fantaisie.
Désolé, mais je ne suis pas du tout emballer par votre texte.
Une autre fois, sans doute...

   Pascal31   
8/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Thème universel : nous finirons tous par ouvrir la porte !
J'ai été dérouté par le titre, qui m'a mis sur une autre piste au début. Mais c'est bien trouvé. La vie est une passe et la Mort est la putain qui vient réclamer son dû, tôt ou tard... C'est comme ça que je l'ai compris, en tout cas.
Un poème qui met mal à l'aise, forcément. Qui renvoie à nos peurs ancestrales. À nos peurs futures.
Le traitement du poème est assez simple dans sa forme et sa construction. À la lecture, j'ai eu des images de séries anciennes, comme "la quatrième dimension" : du coup, j'ai "visualisé" le poème en noir et blanc !
La récurrence du "elle frappe à la porte" donne un rythme et devient oppressant. Le "fous le camp" final détonne un peu.
Globalement, ton poème m'a fait frissonner : m'en vais m'enfermer à double tour, ce soir.

   Francis   
8/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte qui m'a fait penser à la chanson de Brel "j'arrive". Oui, cette gueuse vient souvent anéantir une soif d'amour (mon enfant), une envie de boire la vie de chaque instant. Des mots simples pour un sujet qui nous touche tous. Fermons la porte à double tour même si...

   leni   
8/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour JANO
LA "faucheuse" est un grand classique La façon de la présenter est originale et m'a plu dans son ensemble J'aime bien"Va au diable"
et
En vérité je n'ai pas fini
de boire la vie chaque instant(la vie à chaque instant)sonnerait mieux

Maintenant fous le camp !
j'ai encore beaucoup à écrire

Cette finale qui redouble le propos Me plait aussi
Merci pour ce bon moment

Salut à vous Leni

   PIZZICATO   
8/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai apprécié cette façon originale de traiter l'appréhension de la Camarde.
" Je n'ouvrirai pas "
" Non, je ne suis pas encore prêt " (l'est-on vraiment un jour ?)
" Maintenant fous le camp ! "
et ces deux vers que j'ai aimé particulièrement :
" – Papa, il y a quelqu'un dehors !
– Laisse mon enfant, ce n'est que le vent du soir qui balaie les feuilles mortes."

Mais elle revient un jour ou l'autre " frapper à la porte " et n'attend pas la permission d'entrer...

   Pouet   
8/2/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je suis assez perplexe. Est-ce une poésie? Une réflexion? Une micro-nouvelle?

J'ai cru comprendre du texte qu'un père retient son enfant chez lui pour qu'il ne puisse pas voir sa mère...

Sur l'aspect poétique proprement dit, je n'en vois pas. Je vois un texte en prose, pas mal écrit mais c'est tout.

Le texte en lui-même a beau avoir un certain charme, porté un propos qui interpelle, en catégorie poésie il ne me convainc pas.

Une autre fois sûrement.

edit: après relecture du texte, de l'incipit et des commentaires il s'agit vraisemblablement de la mort qui tape à la porte. Du coup cela me plaît encore moins. Bien trop cliché.

   Robot   
8/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Voici comment j'ai lu ce poème :
Alors qu'il est en recherche d'écriture un auteur entend frapper à sa porte. Une visiteuse, la gueuse, la mort vient le chercher. Pour la dissuader il prétend n'avoir pas achever son ouvrage.
Si vous l'aviez écrit comme je le résume ce ne serait pas folichon.
Est-ce une poésie poétique, je ne saurais pas l'affirmer mais ce qui est certain pour moi c'est qu'il s'agit d'une poésie littéraire dont le style, l'écriture et l'objet m'ont retenu.
J'ai apprécié l'originalité de rédaction et la manière d'aborder le sujet.
J'ai vu aussi le thème du refus de se soumettre à l'arbitraire sans lutter, refus d'obéir aveuglément. En ce sens je dirais que votre ouvrage à une dimension politique ou morale, selon la philosophie adoptée.

   papipoete   
8/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Jano ; comme vous, elle frappa à ma porte, déguisée en crabe, en faucheur de la nuit ; elle voulait m'abuser me sachant si vulnérable en ce temps-là.
Je lui entre-ouvris, mais à son fielleux discours, lui claquai l'huis au nez !
Ma plume à cette époque séchait près de l'encrier ; ma Mère sut me dire les mots qui rallument le coeur, que j'aurais envie d'écrire à l'aube de jours meilleurs.
Quand dans ma tête, ça grisaille, je la revois " la gueuse " que vous évoquez de manière si touchante, et je lui crache dessus...
NB dans les 2 premières strophes, j'aurais placé des points d'exclamation, de colère !

   Curwwod   
9/2/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quel beau texte qui évoque avec une remarquable efficacité la grande question de la mort que l'on refuse tant qu'on peut, tant que l'on a quelque chose à faire et quelqu'un à aimer. Les images sont fortes et touchent le coeur du lecteur en lui présentant l'absurdité de sa propre fin. Ce thème est universel et traité puissamment. En vous lisant, j'ai pensé très fort au"Roi des Aulnes" de Goethe.
Vraiment bravo.

   Jano   
10/2/2016

   Lulu   
10/2/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Jano,

superbe poème !

Oui, en effet, c'est tout ce que j'aime en poésie : c'est vivant ! C'est le cas de le dire. On vous entend en tant que locuteur. Or, pour moi, entendre une voix dans un poème importe.

En personnifiant cette autre malvenue, vous rendez le propos plus fort et l'on vous rejoint tous en tant que lecteurs.

J'ai particulièrement été touchée par :
"et la chair de mon sang
il faut l'emmener vers demain"
C'est effectivement un bel argument, présenté tout en mouvement "l'emmener vers" ; une belle image qui s'oppose en tout point à cette inconnue dont on tait presque le nom. Le pronom "Elle" en dit déjà bien assez sur elle. "Elle frappe"

J'ai lu et relu ce poème qui a le mérite d'être clair. Il est pour moi un des plus beaux textes que j'ai pu lire dernièrement.

   Anonyme   
10/2/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

Je ne vais pas lire vos explications avant de commenter, mais après j’irais.
Alors à lire, au premier abord, j’ai trouvé la mise en forme intéressante – c’est-à-dire que ça m’a rendu curieux..
À part cela, je trouve le titre un peu éculé, d’ailleurs si je cherche 'la gueuse' sur Internet j’ai du mal à trouver une définition en rapport avec la Mort que je comprends ici.
La fin de non-recevoir signifié à la mort est un peu puérile même si c’est assez naturel, à priori.
L’intervention de l’enfant me laisse perplexe aussi, en fait je n’arrive pas à relier les éléments : Mort, vivant, enfant, entre eux, dans cette forme "dialoguée".

Et enfin, mauvaise nouvelle : la mort est déjà entrée, y compris dans l’enfant. Alors pourquoi aurait-elle besoin de frapper ?

À vous relire.

Edit : Après lecture de vos explications il me semble que vous voulez aussi parler de résister en vue d'un accomplissement, comme si à partir d'un certain moment on se dit, là c'est bon je peux partir, le travail est fait. Et puis vous évoquer des idées noires, je pense au suicide par exemple.
Ces réflexions donnent une autre envergure à votre poème mais je en les aurais pas trouvé dans le texte tel quel, sans les explications.

   Anonyme   
10/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Il y a des coups de coeur qui surgissent sans prévenir et qu'on explique pas. Celui-ci en est un. J'aime tout de ce poème assez court mais ô combien intense. J'aime le propos ; dire non à la mort d'un geste ferme. Non, je ne suis pas prêt ! Ce n'est pas le moment !

Je retiendrai aussi cette formule :

"et rire de l'inutile"

Ca ne paraît pas comme ça, mais cette petite tournure de phrase est très juste et très évocatrice. En tout cas je l'aime bien.

Wall-E

   Corbo   
11/2/2016
Commentaire modéré

   luciole   
12/2/2016
J'ai beau lire et relire je ne vois pas l'intérêt de ce texte qui, pour moi, n'est pas un poème.
Je m'abstiens d'évaluer.

Luciole ennuyée et perplexe.

   fugu   
13/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Poème intéressant dans son approche de la mort (?)
Une mise en scène théâtrale qui ne me déplait pas.
L'image de la mort - squelette engoncé dans ses haillons ou sous forme ici de gueuse est certes désuète mais toujours séduisante quelque part.
D'ailleurs, cette image de gueuse pourrait orienter la lecture vers une autre direction :
celle de l'égoïste dans son petit confort inébranlable qui ne laisserait pour rien au monde entrer la misère chez lui.

   Coline-Dé   
13/2/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Salut Jano
Tu me connais : j'ai au mieux des mitaines, mais pas de gants ! Ce n'est pas ce que tu as écrit de meilleur, c'est le moins qu'on puisse dire. Je comprends parfaitement qu'on pense cela, mais l'écrire sous cette forme ne me parait pas être de la poésie, juste un cri de révolte.
M'unir au charme féminin et la chair de mon sang, ça ne passe pas, ça fait euphémisme maladroit...
Désolée ! Je te souhaite de pouvoir la foutre à la porte encore très longtemps, mais ... retourne à la prose !


Oniris Copyright © 2007-2018