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Poésie contemporaine
Jano : Métro
 Publié le 31/03/12  -  23 commentaires  -  340 caractères  -  455 lectures    Autres textes du même auteur

Comme un courant d'air…


Métro



Elle est belle,
ESCALATOR 1
Le désir des ombres grises,
ESCALATOR 2
Court sur sa peau,
ESCALATOR 3
Se niche dans des replis,
SORTIE
Insaisissables.

– Monsieur ?
– …
– Excusez-moi monsieur, je peux passer ?
– Oh pardon, je regardais ailleurs !
– C'est pas grave.


 
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   Lunar-K   
17/3/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Un texte fort étrange, et fort original aussi. Le genre de poème dont on ne sait trop dire s'il est génial ou simplement très mauvais... Pas du tout facile de trancher entre mais, au bout de plusieurs lectures, je crois pouvoir dire que ça prend la bonne direction néanmoins. Déjà rien que l'audace mérite d'être saluée, bien sûr, mais pas seulement...

Le procédé littéraire employé ici n'est pas sans m'évoquer certains des innombrables procédés mis en place par James Joyce notamment. Ça a un nom bien spécifique, je crois, mais je ne m'en souviens pas. Peu importe d'ailleurs. Une espèce de tentative pour saisir la pensée du narrateur dans sa spontanéité, son instabilité et son errance aussi, passant de la contemplation d'une femme aux signalisations dans les couloirs du métro, avant d'être brusquement sorti de ses rêveries et d'en revenir à la réalité par l'interpellation finale.

On vous reprochera peut-être le peu de poésie qui se dégage de ces quelques lignes. Et il est vrai que, à proprement parler, seuls les cinq vers "contemplatifs" peuvent être dit poétiques. Seuls eux, en effet, témoignent d'un véritable travail sur la langue et l'écriture. Et pourtant, et c'est là ce qui me fait dire que ce texte est, sinon génial, pas loin de l'être, la poésie dépasse ici le cadre étroit de la langue. Il y a de la poésie dans ces signalisations, de même que dans le dialogue final. Non pas en eux-mêmes bien sûr. Mais en rapport au cadre global du poème, lequel ne se réduit pas, certainement pas, comme je le disais, au simple cadre du langage.

C'est presque une poésie de situation en fait. Et c'est sans doute la première fois qu'il m'est donné de lire ce genre de chose à même la poésie. C'est que la "poésie de situation" est généralement extra-poétique : au sein des récits narratifs, des oeuvres d'art non-littéraires ou même des situations réelles. Mais rarement dans un poème, sans doute trop confiant dans la puissance poétique de son seul langage pour s'aventurer sur ce terrain-là. Pourtant vous tenter l'aventure ici, et même avec une certaine réussite je trouve.

Bref, j'ai bien aimé ce court poème, très touchant. Avant tout pour sa tentative qui me semble tout à fait innovante. Une espèce de poésie non-langagière qui peut s'avérer assez déstabilisante aux premiers abords mais qui finalement se révèle plutôt séduisante.

Bravo et bonne continuation !

   framato   
18/3/2012
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Bonjour,

s'il suffisait d'inclure un chemin en capitale vers une sortie pour transformer une image fugitive de femme qui passe pour faire une poésie, votre texte serait parfait.
Malheureusement, je ne trouve qu'une seule image intéressante : le désir des ombres grises. Le reste est d'une banalité affligeante. Le dialogue final en est l'illustration même.
Selon moi, ce texte est plus une pochade "vite fait bien fait", une histoire courte et banale qu'une poésie.
Pas drôle, pas intéressant, même pas poétique.

   jamesbebeart   
18/3/2012
 a aimé ce texte 
Pas
Instantanéité de la vie métropolitaine qui ne m'a pas fait une grande impression ; désolé, mais l'escalator doit être réparé !
Une prochaine fois peut-être.

   MonsieurF   
20/3/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je trouve ce poème incomplet.

Il me semble qu'il gagnerait à être développé un peu plus longuement, parce qu'en l'état je l'apprécie, mais il me laisse un goût de pas assez, comme si justement la sortie du Métro était trop rapide.

Donc j'aime le style mais c'est trop court.

   funambule   
31/3/2012
Commentaire modéré

   Alexandre   
31/3/2012
Bonjour Jano... C'est surprenant, fugitif, mais le concept est intéressant par sa brièveté... Ça aurait pu s'appeler Le temps d'un regard. Ça me rappelle la poésie sur ticket-bus qui a connu son heure de gloire à Brest voilà quelques années.
Je ne note pas mais j'encourage l'auteur à creuser cette idée qui fera peut-être son chemin...

   brabant   
31/3/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je suis comme Alexandre, je trouve ça très intéressant. C'est ici ce qui s'appelle saisir l'essence d'un moment, très sensuel, visuel et odorant. J'en ai pris plein la narine, un peu comme l'arôme d'un arabica, le fumet d'une truite au vin blanc...

Cette rencontre ratée/réussie qui a eu lieu sans avoir lieu renvoie à des tas de possibles/impossibles. Texte de l'aléatoire avec L'ESCALATOR pour destin, comme un sphinx qui renoncerait à ses devinettes pour laisser le libre-arbitre.

A suivre...

Avec le regard.

Je peux vous accompagner Madame ?

   pieralun   
31/3/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le désir des ombres grises court sur sa peau,
Puis se niche dans des replis insaisissables.

Insaisissables est au pluriel, je pense donc que l'adjectif est lié aux replis. Je me suis permis de modifier un peu la ponctuation, et de rajouter le 'puis' , que l'auteur me pardonne s' il trouve son texte trop denaturé, mais j'ai beaucoup aimé ces 2 alexandrins (ou presque);

les tonalités, le rythme, la justesse de l'évocation: nous sommes tous des ombres grises perdues dans la foule lorsqu'un désir, un peu coupable, nous autorise une caresse virtuelle sur la peau qui ne l'a pas voulue.
Puis, comme Elle est belle, on se laisse volontiers glisser dans l'intimité des replis ( peut être faut il trouver un mot plus joli), malheureusement insaisissables, et notre condition d' 'ombre grise' prend alors toute sa signification.

Le reste du poème me semble être un habillage forcé, une sorte de costume de modernité qui ne lui va pas comme un gant......, hormis l'évocation de la rêverie que j'ai bien aimée.

   Anonyme   
31/3/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est sûr, il manque la catégorie "Poésie du futur" : vers, fléchage, dialogues...Tout en un.

Votre poème me fait penser à Joyce dans Ulysse.
Comme dans ce roman, il y a dans votre poème un "courant de conscience" (concept développé par Nabokov dans ses fabuleuses études de textes).
Il explique très bien que le récit fait par le héros peut être interrompu par une pensée qui traverse sa conscience et vient alors interférer, bousculer la première narration en s’intégrant à elle dans un désordre apparent. Il suffit alors de filtrer les images, de les séparer pour enfin les comprendre.

1er niveau de conscience : vous descendez du métro, vous cherchez la sortie - ESCALATOR 1 - ESCALATOR 2 - ESCALATOR 3 - SORTIE.

Un courant de conscience vient s'en mêler:

"Elle est belle,
Le désir des ombres grises,
Court sur sa peau,
Se niche dans des replis,
Insaisissables."

Magnifique.
Et puis ce doute. Bon dieu ce doute: qui éprouve ce désir?
Etes-vous le narrateur qui désirez cette femme?
Ou bien s'agit-il d'un narrateur omnicient qui décrit le désir de la femme?
Encore magnifique. J'aime bien ne rien savoir.

Par contre, pourquoi ce dialogue? On dirait que vous avez voulu expliquer votre texte. C'est dommage. Certains lecteurs ont probablement besoin d'être rassurés sur le niveau de compréhension. Pas moi. Bien sûr, j'aime quand même y trouver un sens. Mais peu m'importe que ce soit le bon.

Très beau poème.

Cordialement,
Ludi

Edition: le hasard est quelquefois mystérieux, puisque après avoir écrit mon commentaire, je vois que Lunar évoque Joyce. Etonnant non?

   funambule   
31/3/2012
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Je verrais bien ce texte "traverser" la scène d'un théâtre. Pour ce qui est de sa poésie, j'y suis complètement hermétique. Mais ce n'est pas parce qu'elle est "insaisissable" pour moi qu'elle n'existe pas.

   matcauth   
31/3/2012
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Jano,

Je ne sais plus qui a écrit plus haut que, parfois, on ne sait pas si on a affaire au génie ou au très mauvais.

Moi, je retiendrai "l'essai". Tenter, oser, ce n'était pas facile, pas facile de s'exposer aux volées de bois vert. Je ne vois donc pas ce poème comme une fin en soi mais comme une nouvelle route, libre à d'autres de l'emprunter et de l'élargir avec d'autres textes. De plus, votre texte a fait cogiter, a apporté des elements culturels intéressants, bref, il remue, il interpelle. Et ça, c'est bien.

   Anonyme   
31/3/2012
Je ne vois pas les escalators, les prises de vues non plus je ne les vois pas.

Brièveté, concision, tentative de fugacité, l'intention est là. Mais quoi ?

J'aurais voulu voir et c'est un peu comme un cliché qu'on a raté.

L'auteur, on sent bien qu'il peut faire de la belle poésie, de la poésie qui raconte. Perso, ça ne me parle pas... :)

   Damy   
31/3/2012
 a aimé ce texte 
Bien
j'aime beaucoup quand on est dans la lune
dans le métro, les bulles se crèvent trop vite
mais sur la plage, ah les replis...

   fredericprunier   
31/3/2012
minimaliste, légèrement obscur et ténébreux
aux relents d'égouts lointain, mon souvenir,
du léger courant d'air, au moment de sortir,
juste avant la lumière, l'escalier monstrueux
qui de toute ses forces dégueule les hommes
et aussi les silhouettes, des beautés à la mode
quand je marchais girouette, mon rêve en épisodes
je me souviens Paris, ma jeunesse se gomme
je m'en souviens aussi par ici la sortie
...

merci Jano,
souvenir souvenir

   martin   
31/3/2012
Commentaire modéré

   nombrilc   
31/3/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
tout d'abord pour moi c'est plus un court, ou un bref extrait de texte. C'est facile de faire de la rhétorique mais là aussi peu charnue.

"SORTIE: insaisissable" me déçoit, un peu comme un mot passe partout. FUYANTE peut être mais le regard "d'ailleurs" change et l'espace temporel du poème aussi.

Mais je suis déçu de voir cela comme dite de la poésie.

   melancolique   
1/4/2012
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Bonjour Jano,

Je trouve l'idée originale, mais j'ai un sentiment d'inachevé...le texte est très court à mon avis, peut-être qu'il faudra développer un petit peu.

Au plaisir de vous relire.

   Anonyme   
2/4/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un goût d'inachevé, volontaire sans doute. J'aime le décalage. Les images sont vivantes, on est là, présent dans l'instant subtil d'une pensée éphémère. Il est agréable de voir dans le quotidien des instants poétiques. La forme je ne n'en juge pas, chacun s'exprime à sa façon, plus ou moins maladroite, pour moi c'est ça la poésie.

   alex2   
2/4/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'en suis le premier surpris, mais cette poésie m'a beaucoup parlé : je la trouve d'une grande force évocatrice, sans doute grâce à sa forme elliptique et à son jeu sur les contrastes.
Une ode à la beauté que la modernité et le train de vie qu'elle impose rend évanescente, « insaisissable » mais si touchante par son mystère. Je suis sensible à ces escalators qui entrecoupent le phrasé, semblent dépoétiser le réel et le tenir à distance. Le désir apparaît perpétuellement contenu à cause du prosaïque. Il n'y a que le regard du poète ici pour être réceptif à cette forme de beauté à laquelle tout le monde est impénétrable.

   Charivari   
2/4/2012
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Rien, je n'ai rien trouvé à ce truc, mis à part éventuellement un essai de structure avec ces esclalators intercalés dans le vers.
A la rigueur, je vois un début de thématique genre "très brève rencontre", mais je préfère largement, "à une passante" de Baudelaire...

Le dialogue final ne me parait ni réaliste ni poétique. J'ai dû passer à côté, je devais être sur l'escalator numéro 4, faut croire.

Peut-être qu'il y a là un premier jet intéressant. Mais j'aimerais voir quelque chose de plus abouti.

   merseger   
23/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Jano,

C'est effectivement un poème étrange, qui vaut plus par ce qu'il ne dit pas que par ce qu'il dit, où la poésie réside justement dans l'absence apparente de poésie. C'est juste une incitation à rêver ce qu'aperçoit ce "monsieur", vous peut-être, moi sûrement, (ça m'est arrivé), cet instant hors du temps où une simple silhouette vous sort de la réalité, qui ne tarde pas à vous rattraper. Dans le contexte urbain que vous évoquez, ce genre "d'absence" possède un charme qui me fait regretter de ne plus prendre très souvent le métro (hélas. la province...) mais cela peut se produire ailleurs, heureusement !
Très subtil.

   leni   
1/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voilà une belle astuce rédactionnelle C'est une rencontre fugitive subsensuelle Pourquoi 'sub"après tout C'est pas grave ne me plait Pas en finale Manque une réplique ou deux C'est un créneau d'écriture Merci leni

   FABIO   
6/12/2014
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Commentaire 1 :
trop trop court
Commentaire 2 :
Ou est la poésie ?
Commentaire 3 :
Peux t-on tous publier ?

Excusez moi mon commentaire n'est pas très long quoi que égale a la longueur de ces lignes.Je pensais que part respect pour le lecteur
on devait faire preuve d'un peu de travail, mais c'est pas grave....

   widjet   
7/12/2014
Commentaire modéré

   Anonyme   
6/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime ces quelques pensées, à contre sens de ce que j'ai l'habitude d'entendre, ou peut être à sens unique si l'on s'en tient à la scénette. J'aime le fait que tu dépasses le cadre alambiqué de la poésie et pourtant le revendiques.
Enfin j'aime le cheminement de la pensée, présentée dans son organisation tertiaire, mécanique.
Ces quelques lignes sont surprenantes il faut le dire, mais fonctionnent très bien pour moi.

   Coline-Dé   
6/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime bien les gens qui regardent ailleurs !
C'est ce que tu fais, là et c'est plutôt réussi, je trouve, dans cette esquisse légère, cet instantané bien rythmé par l'évocation des lieux : on marche avec toi.
Pour moi la poésie ne se niche pas toujours dans un ronron de vers réguliers, ne se décline pas toujours au passé : ici, une poésie urbaine, actuelle, belle comme un graffiti.
Et tu arrives à l'air libre !
J'apprécie ce qui n'est pas dit : ce désir qui se pressent dans " elle est belle" mais qui ne se manifeste pas ( il ne veut pas être une ombre grise, il regarde ailleurs). Bonne tactique : c'est à lui qu'elle adresse la parole !
Il me manque peut-être une réflexion, une envolée, un autre "ailleurs" pour terminer le poème. Mais j'aime déjà bien comme ça.


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