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Poésie néo-classique
Jano : Ô familia !
 Publié le 03/02/13  -  15 commentaires  -  701 caractères  -  352 lectures    Autres textes du même auteur

Souvenirs d'enfance.


Ô familia !



Terrible était mon père, lorsque rejeton,
Dans l'auguste masse je voyais Jupiter,
Immense, submergé par les mêmes colères,
Qui m'envoyaient courir à l'abri des jupons.

Transparente, celle qui me donna le jour,
Fragile comme une brindille sous le vent,
Aussi lointaine et perdue qu'un renoncement,
Dont l'union fut tout, sauf un exemple d'amour.

Et moi, si petit, entre tonnerre et murmure,
Du couple ne sachant colmater les brisures,
Je m'inventais un autre monde, d'autres joies.

Sur d'entières pages de cahiers à spirales,
Je racontais des monstres, chevaliers et rois,
Dans des luttes féroces, j'affrontais le mal.


 
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   Pimpette   
24/1/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Difficile de commenter un texte qui dit tout lui même par le menu...

Ce couple, cet enfant,beaucoup de chagrins soupçonnés...

Des souvenirs qui touchent le lecteur...
Joli vers ultime:
"Dans des luttes féroces, j'affrontais le mal"

   brabant   
3/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Jano,


Bon, j'avais déjà commenté ton sonnet en EL et tu sais très précisément tout le bien que j'en pense (tu as sans doute dû en retravailler un point technique. Merci à Marimay d'avoir expliqué ce point dans un topic avec toute la gentillesse dont elle ne se départit jamais :) ) ; je repasse pour contribuer à un très possible plumage (c'est mon avis hein ! :) ), Oniris doit être le seul endroit où l'on aime se faire plumer sur la toile ;-)).

Quelque chose sur le sonnet pour étayer mon évaluation sans trop me répéter :
- parents terribles que les parents de jadis ! Avec des personnages à ce point conditionnés qu'ils devenaient prisonniers de leur rôle. On en retrouve l'esprit dans les anciennes méthodes de lecture : papa bricole et maman coud et bien entendu le garçon a joué aux gendarmes et aux voleurs et la fille à la poupée.
- heureusement cet enfant qui s'évade a commencé, à sa façon, à changer les choses. Il ne sera pas comme son papa et ce sera tant mieux pour sa femme :)

Bien à toi et bravo pour ce sonnet !

   Marite   
3/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une tranche de vie de l'enfance présentée en un sonnet, je salue l'auteur ! La perception de l'enfant est simple mais précise et complète pour le lecteur. Entièrement absorbée par le fond, mon attention ne s'est pas attardée sur la forme qui me semble très réussie.

   leni   
3/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'enfance présentée en un tableau simple avec des mots de tous les jours Et des moments que certains d'entre nous ont connus...les colères qui nous envoyaient...Celle qui me donna le jour ....dont l'union...Et contre les brisures..;je m'inventais...Pour finir par le cahier à spirales Ce carnet de Sheller!!! (ortho?)C'est limpide ! J'ai beaucoup apprécié le ton de ce sonnet écrit au plus sensible sans fioritures Merci Jano Leni

   Anonyme   
3/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Jano... Un retour sur une petite enfance pas toujours très rose si je comprends bien. Sujet délicat mais traité avec pudeur et courage, j'apprécie...
Pour la forme, et quitte à rabâcher, je regrette que certains vers soient scindés en 7/5 ou parfois 5/7 ce qui nuit à la fluidité de la lecture. Je suis bien conscient que c'est du néo mais, à mon avis, si les rimes et autres carcans classiques peuvent être contournés dans cette catégorie, la métrique et les césures ont tout de même leur importance...

Ce n'est que le point de vue d'un vieil emmerdeur que vous n'êtes pas obligé de prendre en considération, ça va de soi !
Très bien pour le thème avec un petit moins pour sa mise en forme ! Bon dimanche et merci...

Edit. Erreur corrigée avec encore toutes mes excuses

   framato   
3/2/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour Jano,

l'enfant qui ne peut "réparer" le couple parental, un père violent, une mère transparente et le refuge dans le jeu. Le thème est devenu presque banal, mais il n'est pas dépourvu d'une certaine profondeur. Je suis très sceptique quant au choix du sonnet par rapport à ce thème. Quatorze vers ne permettent que de l'ébaucher...
De plus, je trouve que votre finale manque de claquant.

J'ai eu du mal avec le rythme, irrégulier, qui donne (mais peut-être est-ce voulu) une désagréable impression de manque de fluidité. Le rythme de vos vers n'est pas des plus fluide (ils ne comptent pas tous une pause naturelle après la sixième syllabe). La lecture en est parfois difficile, voire cacophonique (lorsque rejeton - le son orsquere est particulièrement laid et difficile à prononcer - fut tout sauf n'est pas très beau non plus ). L'inversion entières page est disgracieuse, elle fait trop "genre" aussi, et en plus elle fait partie d'un de ces trop nombreux vers où la respiration n'est pas naturelle, càd à la septième syllabe...

Bref, beaucoup de maladresses dans le rythme, une forme qui n'est pas en adéquation avec le thème et trop peu de fluidité à la lecture : en ce qui me concerne il y a encore beaucoup de travail pour faire de votre texte une bonne poésie néoclassique... mais je suis convaincu que vous en avez les capacités.

   Anonyme   
3/2/2013
 a aimé ce texte 
Pas
Un père autoritaire et coléreux. Une mère "lointaine" et soumise.
Un enfant "courant à l'abri des jupons" et racontant ses chimères sur des pages de cahier. Je ne trouve rien de bien original dans ce texte.
Mais ce n'est qu'une affaire de perception bien entendu...

   martin   
3/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce texte là aurai pu allez dans les contraintes.

Mais ce que j'aimes pas ce que le père n'a pas le droit d'envoyer son rejeton à l'abri des jupons, comme les filles...

Par contre il y a des phrases où l'on peux mettre des images...

Voici quelques phrase...

Qui m'envoyaient courir à l'abri des jupons.
Sur d'entières pages de cahiers à spirales,
Je racontais des monstres, chevaliers et rois,

Et ce vers est très bien écris...

   fugace   
3/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Je suis étonnée de ne pas retrouver le commentaire que j'ai envoyé le 15 janvier dernier à propose de ce poème.
Je me permets donc de le remettre ci-après:
- Entre marteau et enclume..Des colères tonitruantes du père, à cette mère "transparente...,fragile comme une brindille sous le vent, aussi lointaine et perdue qu'un renoncement...", statufiée dans la peur, impuissante à donner l'amour protecteur; l'enfant a fuit seul dans son monde.
Criant d'authenticité, je souhaite que ce poème, s'il est autobiographique, soit une délivrance pour son auteur.
Tout est juste ici, il n'y a pas un mot à changer. -

   croquejocrisse   
5/2/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
la technique de la catharsis est ici a mon sens utilisée à outrance, l'évocation est trop claire

au crédit : difficile d'être plus disert dans un tel format

   melancolique   
5/2/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonsoir Jano,

Mon impression est assez mitigée, je sens que les mots racontent une histoire et qu'il transmettent une émotion, mais je trouve que la façon de dire est trop explicite et que le rythme pourrait encore être travaillé.

Mon vers préféré est:
"Et moi, si petit, entre tonnerre et murmure"

Au plaisir de vous relire.

   Rathur   
7/2/2013
Commentaire modéré

   Rathur   
7/2/2013
Commentaire modéré

   Miguel   
10/2/2013
Le vers est un peu bancal, on est plus près du libre que du classique.Le néo classique ne doit pas être du libre rimé. Classiques, les images le sont davantage, et charmantes. Mais le dernier vers me semble un peu prosaïque.

   Charivari   
10/2/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Salut Jano.

Bien aimé la problématique, le concept, la structure implacable (le père - la mère et les deux tercets pour le fils, avec "j'affrontais le mal" en guise de conclusion... Très bien ficelé tout ça) Par contre, je ne suis pas emballé par le style, et un peu sceptique quant à la prosodie du poème.

La structure choisie est en effet très en adéquation avec le sujet. Le sonnet permet de découper en trois parties distinctes un thème, d'être direct et sans fioriture... Et là, ça marche très bien.
Hélas, je trouve aussi que ces qualités peuvent se convertir en défaut : c'est trop "carré", trop systématique, trop théorique (situation un peu cliché, même si je sais qu'on ne peut pas non plus trop nuancer un tableau psychologique en si peu d'espace)

Au niveau de la forme, je trouve que tu n'arrives pas vraiment à imposer un style à ton texte. Ça démarre très lyrique, très "néo-classique", avec Jupiter, puis on est plus terre à terre après, (l'union fut tout sauf un exemple d'amour) . Ça hésite, et du coup, le lecteur n'arrive pas à être vraiment transporté par un souffle, par une émotion particulière...

Certaines tournures me semblent un peu laborieuses (par exemple "sur d'entières pages...", je ne vois pas trop l'intérêt d'inverser l'adjectif et le nom, ou "du couple ne sachant colmater les brisures" m'a paru un peu lourd, etc)... Quant au rythme, j'avoue que j'ai été assez gêné à la lecture parce que tu as tendance à effectuer la césure à la septième syllabe, mais pas toujours, du coup ça perturbe le rythme typique de l'alexandrin (Faut-il lire ainsi ? "terrible était mon pèr/ EUh lorsque rejeton", dans l'auguste mass / EUH je voyais Jupiter" ou encore "Et moi si petit entr- / EUH tonnerre et murmure"..)
Trancher juste avant un "E" muet, personnellement, je trouve ça un peu moche.
Bon, eh bien voilà : au niveau du fond, je trouve ç vraiment intéressant, mais ça pêche un peu à la finition... Un texte à retravailler, selon moi, il en vaudrait la peine.

   David   
14/2/2013
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Bonjour Jano,

Il y a dans la construction de plusieurs vers des maladresses à mon sens, des fausses notes aux césures des alexandrins :

"Dans l'auguste masse"
"Transparente, celle"
"Sur d'entières pages"

Ces demi-vers là doivent se lire en six syllabes pour retrouver l'équilibre, et les E finaux me semblent lourds dans ce contexte.

Un autre défaut serait lorsque la césure tombe au milieu d'un mot :

"Terrible était mon pè//re, lorsque rejeton,"
"Fragile comme u//ne brindille sous le vent"
"Aussi lointaine et per//due qu'un renoncement"
"Et moi, si petit, en//tre tonnerre et murmure"
"Je m'inventais un au//tre monde, d'autres joies."
"Je racontais des mons//tres, chevaliers et rois,"
"Dans des luttes féro//ces, j'affrontais le mal."

Ça alourdit les propos, avec presque à chaque fois des E lourds en 7ème syllabes, comme on ne les prononcerait jamais à l'oral, prosaïquement. Comme un triple saut, entre le début du vers, son milieu et la rime, qui ne serait pas harmonieux.

J'ai trouvé les sons des rimes judicieusement alternés, pour chaque strophes il y a des fins de vers en consonnes et voyelles, ce qui donne plus d'amplitude musicale.

Je reste déçu par la musicalité d'ensemble, mais je crois que le thème lui-même est prosaïque, que sont donc devenus ces écrits qui faisaient la joie du narrateur ? C'est un peu comme de parler d'un galion magnifique en ne montrant que le chantier naval chaotique où il a été construit, comme une sorte de contre emploi, au lieu de transcender une "laideur", elle semble utilisée pour assombrir une "beauté", qui restera spéculative en plus.

   Anonyme   
26/5/2013
 a aimé ce texte 
Bien
J’admire ce ton juste et sobre. Notamment cet art si difficile, poétique par excellence, d’accommoder les mots simples : d’une évocation douloureuse, vous avez su faire un tableau limpide.
Ce choix des mots s’accorde parfaitement avec celui d’alterner des rimes vocaliques/consonantiques (plutôt que masculines/féminines).
Je partage néanmoins avec d’autres le sentiment que cet épanchement, sincère et touchant, aurait gagné en force à se couler dans une métrique plus régulière, car alors le rythme eût soutenu les images, voire, peut-être, en eût fait naître de plus abouties.
Quitte à introduire des cassures dans le rythme, mais en les accordant aux « fêlures de l’âme ». C’est justement ce que font certains trimètres plus ou moins irréguliers qui, du coup, passent très bien :
« Fragile // comme une brindille // sous le vent »
« Je m’inventais // un autre monde, // d’autres joies. »
ainsi que ce très beau vers à 5//7 :
« Et moi, si petit, // entre tonnerre et murmure »
mais justement, ces « arythmies » seraient mises davantage en valeur si elles contrastaient avec d’autres vers plus structurés.
Pour finir, je tiens à saluer ce très heureux « entre tonnerre et murmure », que je voudrais avoir trouvé.


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