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Poésie contemporaine
Jean-Claude : Fragilité
 Publié le 12/07/19  -  13 commentaires  -  1092 caractères  -  173 lectures    Autres textes du même auteur

Que voit-on vraiment en regardant l'autre ?


Fragilité



Capturer les impressions en usant de mots,
C’est un peu vouloir dessiner le vent.
On parvient à peine à attraper un écho
Qu’il se dilue dans le premier instant.

Et pourtant il me vient cette question.
Quelle fragilité caches-tu ?

C’est dans ton regard aux éphémères ailleurs
Que j’ai cru voir une infime rayure.
Et même dans ton sourire plein de couleur
J’ai perçu une légère pliure.

C’est pourquoi je me pose la question.
Quelle fragilité caches-tu ?

Quand tu fronces les yeux pour ne pas être éblouie
Par les éclaboussures de ton chant,
Toute trace de mélancolie s’est enfuie,
Comme une illusion sans fondement.

C’est quand même une drôle de question.
Quelle fragilité caches-tu ?

Un moment qui n’aurait pas dû être froissé
Ou une autre énigme non résolue,
Si c’était le reflet de mes fragilités
Que j’avais finalement mis à nu ?

Quelle serait alors la vraie question ?
Quelle fragilité…
Quelles fragilités cachons-nous ?


 
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   Gabrielle   
24/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La psyché (esprit mais également miroir) abordée ici.

L'auteur(e) parle du reflet dans le iroir du moi semblable et cependant si différent.

Un bel exercice très réussi.

Bravo à l'auteur(e).

Au plaisir de vous lire....

   Donaldo75   
13/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

J'ai bien aimé ce poème, même si je l'ai trouvé parfois un peu bavard.

"Capturer les impressions en usant de mots,
C’est un peu vouloir dessiner le vent."

La poésie démarre fort dans ces deux vers.

"On parvient à peine à attraper un écho
Qu’il se dilue dans le premier instant."

Ensuite, la première question rythme le poème comme un refrain. Le procédé est bien vu mais pas toujours bien réalisé.
"C’est pourquoi je me pose la question.
Quelle fragilité caches-tu ?"
En effet, le premier vers est juste inutile; il suffit de poser la question pour introduire le refrain.Et c'est ce que je trouve bavard, de rajouter des vers autour de cette question. Et les trois derniers vers cassent un peu la poésie, la rendant mièvre ou juste argumentaire.

   Provencao   
12/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
"Capturer les impressions en usant de mots,
C’est un peu vouloir dessiner le vent.
On parvient à peine à attraper un écho"

J'ai bien aimé ce regard porté sur l'autre en devenir et en retour se faire miroir, pour vous permettre de le deviner, de l'inventer... vous avez su, jouer des mots, pour vous placez à une juste distance.

Ainsi dans vos vers: "Quand tu fronces les yeux pour ne pas être éblouie
Par les éclaboussures de ton chant,
Toute trace de mélancolie s’est enfuie,
Comme une illusion sans fondement."

Cette distance, de confiance permet de mieux comprendre sans pour cela vous confondre, et cela vous l'avez très bien fait ressortir.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Jean-Claude   
12/7/2019

   senglar   
12/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Jean-Claude,


Ai-je bien compris, sont-ce nos propres fragilités que nous voyons en regardant l'autre ? Pas n'importe quel autre. L'être aimé !

L'être aimé révèle-t-il nos propres fêlures ?

Ce serait donc à tort que nous l'imaginerions insaisissable... Et puis je me demande si nous avons le droit de lui faire porter un tel fardeau.

L'être aimé n'a pas à être le révélateur de nous-même.

Je ne sais pas à quoi le narrateur joue ici. Je le devine, le sens, le ressens bien intentionné ; mais je me dis qu'il ne faut pas jouer à ce jeu de cache-cache.


Que chacun garde ses fragilités pur soi et les moutons resteront dans le pré ou bien gardés dans l'estive.

Lol


Senglar

   hersen   
12/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'aime beaucoup le fond, les fragilités qu'on voit dans l'autre qui ne sont que nos fêlures.

par contre, je suis plus critique sur la forme.

Trop d'explications tue la poésie; tu utilises, à mon avis, des tournures plutôt lourdes. un ex :
"...C’est dans ton regard aux éphémères ailleurs
Que j’ai cru voir une infime rayure..."

Pourquoi le "c'est" et le "que" ? ils n'apportent rien, à part de la lourdeur.
Pour moi, le libre aurait mieux convenu, en t'affranchissant des rimes, en jouant davantage sur la longueur des vers, tu apportais plus d'impact.
La progression de la question n'est pas inintéressante, mais posée ainsi, elle devient lancinante...et ce n'est jamais bon pour une question car dans ce cas, on perd l'intérêt de la réponse. Peut-être (mais je ne m'y suis pas penchée au point d'avoir une suggestion), ne garder que "quelle fragilité...et changer le verbe interrogatif, qui ici est toujours cacher, suffirait pour amener la question à la toute fin.

Bon, tout ceci étant dit, ce n'est que mon petit avis.
Tu mènes malgré tout bien le thème là où tu voulais en arriver.

j'ai aimé, entre autres, la pliure du sourire, dessiner le vent...

Bienvenue en poésie :))))

   Davide   
12/7/2019
Bonjour Jean-Claude,

Une belle idée, mais un traitement quelque peu brouillon.
Chaque fois, le vers qui précède la question dans les distiques, me semble inutile (pour ne pas dire indigeste). On parle de "fragilité", dommage que la forme soit si drue, si épaisse ; je ne perçois que trop peu d'incertitude ou de vulnérabilité dans ces vers affirmatifs.

Le choix de la "synesthésie" est audacieux, mais peut-être un peu trop ambitieux. Le regard aurait suffi. Il en résulte quelques expressions charmantes, mais peu convaincantes, telles "attraper un écho" ou "sourire plein de couleur".

La fragilité, je la perçois pourtant dans la tentative désespérée du narrateur de plonger dans la faille "réfléchissante" de la femme qu'il aime. Et ce dernier vers, qu'il n'ose pas prononcer, devient franchement émouvant : "Quelles fragilités cachons-nous ?"

Le regard sincère du narrateur auréole le poème d'une maladresse - et timidité - touchantes, mais le traitement du sujet me paraît trop alambiqué. C'est dommage ! Mais j'ai tout de même bien aimé...

Merci du partage,

Davide

   Corto   
12/7/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Belle démarche que ce poème, même si à tout prendre on l'aurait bien vu en poésie libre.

Dire et affirmer que les mots ne disent pas tout, que pour découvrir, connaître, et comprendre les autres il faut d'autres outils que ce qui est dit.

Car le dire et l'expression ne sont pas synonymes.

La première strophe pose remarquablement la problématique "On parvient à peine à attraper un écho".

Plus loin de justes formulations approfondissent: "j’ai cru voir une infime rayure" et "J’ai perçu une légère pliure".

Mais à vouloir percer le réel de l'autre on peut s'égarer. Et l'on arrive à un résultat bien ambigu ici formulé par "Si c’était le reflet de mes fragilités Que j’avais finalement mis à nu ?"

Par honnêteté il faudra bien accepter de dire comme ici au final "Quelles fragilités cachons-nous ?".

Le raffinement de la démarche montre bien ici la subtilité de la relation à autrui, qui de fait se trouve être une interaction.

Bravo à l'auteur.

PS: j'irai voir plus tard vos explications en forum.

   Vincente   
12/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
La première strophe m'a beaucoup plu, accompagnée du premier distique, elle annonce le propos de belle manière. Mais ensuite, l'invitation se gâte un peu, plusieurs pans m'ont perturbé.

La forme assez prosaïque (avec beaucoup de verbes être, peu d'images, un phrasé un peu comme l'on pense), à part dans la strophe d'entame, appellerait un fond élaboré, comme pour compenser le manque de poésie. Je trouve qu'il y a une discordance entre ce que l'on va entrevoir des deux personnages ; j'ai cru avant les trois dernières strophes que le couple n'était pas encore formé, ou alors très récemment. Les questions anaphoriques avaient alors une certaine justification, mais elles éclatent à la fin quand l'on comprend que le couple est intime au point d'imaginer fusionner jusqu'à ses fragilités respectives.

L'attention du narrateur face à son souhait, son besoin, de saisir ce qui fait fragilité chez sa compagne est un sujet plein de "ressort", de même que cette "hypothèse" de fusion des fragilités, mais le traitement est assez décevant. Il trouve son expression la moins tenue dans ces deux vers : "C’est quand même une drôle de question. / Quelle fragilité caches-tu ?" qui précèdent le basculement final.
Il faut garder le propos et permettre au lecteur de s'en saisir de façon plus poétique et en même temps moins équivoque. Pour moi, la belle intention doit trouver une expression plus aboutie, désolé ne pouvoir vous dire mieux.

   Eclaircie   
13/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Jean-Claude,

Globalement, bonne impression à la lecture de ce poème.

Certains détails heurtent un peu l'oreille, Le nombre de syllabes de certains vers qui n'étant au nombre ni de 10 ni de 12 sortent du rang et font un peu trébucher le lecteur.
"Quand tu fronces les yeux pour ne pas être éblouie"
"Comme une illusion sans fondement."
Les deux "à" dans le vers
"On parvient à peine à attraper un écho" surtout le second suivi du même son.

Pour le fond, j'aime beaucoup ce chemin, ce questionnement "sur" l'autre qui ramène au questionnement "sur soi", cette évolution, qui place l'autre au cœur de la question pour finalement y placer ce "nous" .
je vois là la progression d'une relation harmonieuse.

Merci du partage,
Éclaircie

   Zorino   
13/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Salut J-C,

Je trouve que pour ton premier poème (ici), c'est une belle réussite.
Ce poème sous forme de questionnement m'a plu puisqu'il pousse le lecteur à la réflexion.
J'ai en revanche trouvé quelques lourdeurs dans certains vers qui ont un peu dérangé ma lecture et altéré mon plaisir.
Au premier vers, j'aurais plutôt écrit "en usant deS mots". Mais bon, c'est un détail.

Merci pour ce partage et au plaisir de te revoir dans cette catégorie

   Pouet   
15/7/2019
Bjr,

tout d'abord je salue ce qui est je crois la première incursion en poésie de l'auteur sur le site.

Je précise en premier lieu que je ne suis pas plus "qualifié" en poésies qu'en nouvelles...

Un simple avis, donc.

J'aime bien le fond sur la "fragilité", terme qui renvoie à plusieurs définitions, plusieurs sensations.

Je suis un peu plus réservé concernant la forme, peut-être qu'en "prose poétique"ou en "libre", en jouant moins sur les rimes -ce qui forcément restreint le lexique- cela m'aurait plus convaincu.

Je pense que l'auteur aurait pu se passer de:

"Et pourtant il me vient cette question./C’est pourquoi je me pose la question./C’est quand même une drôle de question. /
Quelle serait alors la vraie question ?" Cela faisant un peu redondant et desservant un peu le côté "poétique", alourdissant le propos, je trouve. Ce ne sont pas les répétitions en tant que telles que je n'apprécie pas mais plutôt ce côté interrogatif prosaïque me faisant un peu "sortir" de la trame.

Sinon, je n'aurais par exemple -mais c'est personnel- peut-être pas utilisé "rayure" pour le regard, ni "pliure" pour le sourire.

J'ai beaucoup aimé en revanche: "les éclaboussures de ton chant,".

Enfin je n'ai pas forcément été emballé par la chute, plutôt attendu dans son "effet miroir": le passage du "tu" au "nous" , il semble pourtant qu'en matière d'Humain, le "je" "tu" et "nous", le tu es moi et je suis toi -sans parler forcément de couple- soient intimement liés, je n'y ai donc pas vu de "révélation" particulière.

Au final, l'ensemble sonne comme une réflexion introspective et universelle à laquelle il manque à mon sens un petit quelque chose pour que l'aspect poétique prenne le dessus.

Au plaisir.

PS: n'ayant pas lu les autres commentaires, veuillez excuser les éventuelles redites.

   Robot   
15/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Jean Claude:

Sur le fond j'ai apprécié le sens donné à ce poème et certaines images.
"vouloir dessiner le vent"
"ton sourire plein de couleur"
"les éclaboussures de ton chant,"
"Un moment qui n’aurait pas dû être froissé"

Je suis plus perplexe sur la répétition de "question" et je pense que l'utilisation de synonymes aurait été moins pesante. Par exemple au 3ème quatrain "c'est quand même une drôle d'énigme" aurait été une formulation adéquate.

Le final est plutôt réussi.

Je précise que ce n'est pas un avis d'expert compétent que je formule, uniquement un simple ressenti par rapport à ma pratique personnelle de l'écriture libre ou contemporaine.

EDIT: Je m'aperçois que la répétition du mot question a été déjà évoquée dans un com précédent. Mais je ne lis les autres commentaires qu'aprés avoir rédigé le mien.


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