Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
jeanphi : D'Ardennes jadis
 Publié le 30/09/18  -  11 commentaires  -  1436 caractères  -  118 lectures    Autres textes du même auteur

Bonjour,
je vous envoie ce petit texte que j'affectionne assez pour le soumettre à votre avis bien qu'il soit assez étrangement rédigé.


D'Ardennes jadis



La forêt s’étalait à perte de vue sur les crêtes orgueilleuses du pays
Nous, défricheurs de marais, étions occupés à raboter des montagnes
Les paysans crevaient d’Esneux à Beaufays
Le sol se labourait d’Izier à Vaux-Chavanne
La terre se soulevait à n’importe quel prétexte
Pour assécher une plaine, pour enterrer un mort
Le jour était labeur quel que soit le contexte
Cependant sa lumière n’en était pas moins l’or
Qui levait l’aube au ciel comme monte l’eau du puits
Jusqu’aux soleils givrants de cinq heures en hiver
La nature cherchant toujours nouveau logis
Le travail reverdi était celui d’hier
Lors qu’arrivant au pré le badaud squelettique
Se mettait à la tâche encore frigorifié
Les charrues dessinaient des reliefs domestiques
La vie nous la menions avec ténacité
L’avenir nous courbait un dos de monde roulé
Ensemble nous façonnions des étendues sauvages
Avec dans la nuit des museaux de passage
L’homme et la bête font tant la chaleur du nid
Les uns d’être sociables, les autres calorifères
Qu’entre deux épuisements comme d’entre deux répits
Ils s’entretiennent d’autant qu’ils sont complémentaires
Si l’un intelligent privilégie ses fils
L’autre instinctif et fort privilégie ses veaux
Que ça soit la pupille ou que ça soit l’iris
Les yeux disent par amour qu’ils sont tous animaux !


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   izabouille   
10/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Il est effectivement rédigé étrangement. Déjà tout le texte est ramassé sur lui-même, je pense que vous devriez l'éclaircir en séparant les strophes et y mettre de la ponctuation pour que le lecteur puisse souffler, c'est assez lourd de lire tout ça d'une traite.
"Qu’entre deux épuisements comme d’entre deux répits" : le d' n'est selon moi pas nécessaire
"Que ça soit la pupille ou que ça soit l’iris" : je mettrais "ce" et pas "ça"
"L’avenir nous courbait un dos de monde roulé" : je ne comprends pas très bien cette phrase, pour moi, ça ne veut rien dire


J'ai bien aimé la nostalgie qui se dégage de votre poésie.
"Qui levait l’aube au ciel comme monte l’eau du puits
Jusqu’aux soleils givrants de cinq heures en hivers" : la formule est très belle.
Merci pour cette lecture

   Fowltus   
11/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cela me rappel ma découverte heureuse de Giono.
Presque la même tendresse, la même rage bienveillante à dire la nature, sa férocité aussi bien que sa beauté et sa bonté.
Tout est quasiment palpable, juste devant les yeux, au pied de votre écriture.
Rien de très fort, absolument rien de banal, un équilibre étonnant.
J'aime beaucoup.

   Palrider   
12/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J’ai aimé, ça sent la terre mouillée, la terre lourde et grasse, ou sèche pourquoi pas, les yeux semblent voir plus loin, comme voient plus loin ceux qui souffrent et ont souffert, le style comme l’eau fraîche d’un puits, c’est simple car pensé simple (et non simpliste), et il est difficile de faire simple...

   Gabrielle   
18/9/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un tableau superbement dépeint...

"D'Ardennes jadis" retrace la vie des paysans avec un décor qui fait penser à ceux dont il est question dans les contes et nouvelles de Guy De Maupassant.

Avec un plus : l'animal et l'homme ne font plus qu'un pour venir à bout du dur labeur à accomplir.

Merci pour ce partage.

   Castelmore   
30/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Vous nous plongez immédiatement dans l'univers paysan des Millet, Jean Dupré, Rosa Bonheur ...
Le corps dans l'effort, définitivement courbé sur le champ, la récolte ou le rouet,
dans le labeur jusqu'à la mort , labeur suspendu le temps d'un angélus peut-être.

Votre texte nous porte, nous emporte avec force dans ce monde - depuis la lumière dorée de l'aube qui nous fait frisonner jusqu'au soleil givrant du crépuscule qui nous pince - quand le travail tenace face à la nature faisait la grandeur des hommes.

Et ce clin d'oeil à la ferme !
Dans laquelle l'homme se chauffait à la fois aux "charmes " de ses semblables mais aussi de la proximité de l'étable (souvent sous les chambres) d'où vaches et veaux lui envoyaient leurs ondes "calorifères".

Et vous nous contez tout avec les mots et les images simples des paysans, habilés en dimanche ... de vos fulgurances poétiques .

Tout est là ! ... Sauf les bergères mon seul regret.

Merci

   Robot   
30/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un éloge à la vie naturelle qui aurait peut être mérité un effort sur la présentation afin que le fond que j'apprécie beaucoup soit mis en valeur par un meilleur découpage que ce "mur" un peu rebutant.

Petite remarque: Le terme badaud (promeneur) me semble étrange dans le contexte de quelqu'un qui vient au travail.

Cependant cette lecture a été agréable à parcourir.

   PIZZICATO   
30/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" Un texte étrangement rédigé " ? Non, je ne vois pas d'étrangeté dans ce texte, mais plutôt une présentation un peu touffue.
Le découper en strophes et ponctuer un minimum le rendrait plus accueillant.

Un tableau vivant, un langage simple, de belles images pour honorer ces travailleurs d'antan et leur attachement à la terre.

" le badaud squelettique
Se mettait à la tâche " ? Badaud a, normalement, un sens opposé à celui qui s'active au travail. Ou bien serait-ce un terme propre à la région?

" L’avenir nous courbait un dos de monde roulé ". Je n'ai pas saisi le sens de ce vers.

   papipoete   
30/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
bonsoir jeanphi
pourquoi dites-vous " étrangement rédigé " ? je vois là une chronique sur le travail aux champs, ou sur des terres à défricher .
Il y eut bien des endroits où l'on pensait ne rien voir pousser ; d'autres sites où le moustique était roi qui devinrent zones habitables ( peut-être parfois aux dépens de ceux qui s'installèrent ici ) .
Les moines, plus tard des québecquois suèrent et saignèrent pour que la vie s'installe, pour que le terreau fasse pousser flore et forêts .
NB de beaux vers " cependant sa lumière n'en était pas moins l'or/qui levait l'aube au ciel comme monte l'eau du puits " .
Vous avez opté pour la ponctuation, aussi me semble-t-il qu'elle est quelque peu rare par endroit .

   Vincendix   
30/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Jeanphi,
Une intention louable que cet hommage aux anciens qui se sont usés dans un travail pénible, qu’il soit de la terre ou de la forêt. La rudesse climatique des Ardennes, belge, française ou luxembourgeoise a forgé des caractères forts.
Vous avouez que la rédaction de ce texte n’est pas académique, c’est vrai mais il a le mérite de la sincérité.
Vincent

   Miguel   
30/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il y a là toute une série d'images fortes, de vraies trouvailles, qui donnent à ce texte un souffle à la fois épique et lyrique d'une grande beauté.

   INGOA   
3/10/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour, je suis effectivement déconcertée par la forme d'écriture et le manque de ponctuation qui alourdissent l'ensemble et transforment vos images en nature morte.

Quelques difficultés de compréhension, comme par exemple : L'avenir nous courbait un dos de monde moulé, m'empêchent d'apprécier cette poésie à sa juste mesure.


Oniris Copyright © 2007-2018