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Poésie libre
jeanphi : Samedi 4
 Publié le 04/01/19  -  10 commentaires  -  2021 caractères  -  110 lectures    Autres textes du même auteur

Bonjour, je vous présente un petit texte "au cœur de l'actualité" craché sous l'effet d'un sentiment d'ambivalence rongeur.


Samedi 4



Combien de roses fanées dans les fracas d’un drame
Combien de peuples noyés dans un calice de larmes
Combien d’êtres en lambeaux pour combien d’intérêts
Se déchirent encore comme ils se déchiraient
Faut-il pour nous unir que nous nous décimions
Combien pour en revenir faut-il toucher de fonds
Combien faut-il trahir pour soulever la rage
Se demande l’hégire quand s’ouvre le carnage.

Ô moi qui n’ai connu ni la faim ni la peur
Je vois mes frères agir dans l’urgence des heurts
J’ai ouvert le journal et le sang a coulé
La violence s’étale, personne n’y a touché
Le monde est une toupille gigantesque et absurde
Où se perdent les balles chinoises, belges ou kurdes
Les yeux collés au hublot qui s’anime
Je vois sur mon écran la colère unanime.

Rire avec les amours, débusquer les belles joies
Tout droit vers de beaux jours auxquels les veilles s’emploient
Compléter en soi-même de quoi aller vers l’autre
Comme un puzzle incessant qui capte l’apôtre
Et sans faire à son tour du martyre qu’un messie
On avance par l’amour, et l’on se bonifie
Ensuite vient le monde grand, vaste et tonitruant
Un vase presque clos mais fantasque et mouvant.

Les plus indomptables marées resteront celles des éléments ?
Je reste cloué au sofa lorsque entre l’info du dimanche
D’habitude j’apprends des guerres qui éclatent lointainement
Mais aujourd’hui par courage et plutôt que de se coudre les manches
Certains s'en prennent à la belle paix sociale de leur propre mère nation
D’accord la révolte fait ça, rien ne naît que d’une destitution
Et quelle grandeur mille fois désirée par mille semblables font des millions !
Mais les choses troubles sont innommables : vrai dilemme que voix de la raison
L’avenir devient fleur périssable dans ces vitrines de la baston.

L’espoir germe de la force du courage les peuples un jour seuls vaincront.


 
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   Corto   
17/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
"Au cœur de l'actualité". Je dirais un peu trop près.
Ce poème aide-t-il à comprendre le bouillonnement actuel ? Il semble au contraire qu'il ajoute à la confusion.
L'élément positif que j'y trouve est "Le monde est une toupille gigantesque et absurde Où se perdent les balles chinoises, belges ou kurdes". Voilà qui devrait amener un éclairage pour "Certains s'en prennent à la belle paix sociale de leur propre mère nation". Attention pourtant car la pseudo paix sociale ne signifie pas justice sociale.
Mais le temps de l'analyse et le temps de la poésie ne me semblent pas faits pour être réunis.
Je reste donc très réservé sur cette démarche.

   INGOA   
19/12/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Cette diatribe sur la société et les mouvements sociaux relayés nuits et jours par l'ensemble des médias, m'a un peu ennuyée. Le ton est parfois fastidieux et l'effet moralisateur opaque.
L'absence totale de ponctuation du dernier vers contribue à la détérioration de l'ensemble. L'écriture de ce texte me paraît hâtive et bâclée.

   Palrider   
19/12/2018
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Je n’ai pas aimé pour plusieurs raisons, d’abord c’est confus, les images sont sans relief, il n’y a aucune poésie, je ne sais pas si c’est une critique de la guerre où des gilets jaune...
Désolé mais je n’y vois aucun intérêt..
Palrider en EL

   Donaldo75   
20/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

En préambule, j’ai beaucoup aimé votre poème. Il possède un vrai ton; la forme est à la hauteur de ce qu'il dénonce. Je fais partie des lecteurs qui pensent que c’est bien de s’engager dans l’écriture d’un texte aux convictions affichées, que ce soit un poème ou une nouvelle. Alors, faites fi des éventuelles critiques que vous aurez sur le sujet parce qu’elles existeront toujours même avec un poème parfait, si ça existe, et que c’est votre conviction qui compte si vous souhaitez l’afficher.

Bravo !

Une remarque : vous avez choisi de le proposer en catégorie « poésie libre » mais il ressemble plus à du contemporain, du fait de la recherche de la rime et de la métrique.

   wancyrs   
20/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le propos est naïf, presqu'enfantin (ne vous en offusquez pas, svp, c'est dans le bon sens du terme...). Il y a dans vos propos la pureté d'un être qui découvre la violence, l'horreur qu'elle a toujours entendue au loin, et qui se dit, à elle et aux autres : "Allez ! Courage, on peut s'en sortir ! Ne perdons pas espoir !" Ah l'espoir ! Depuis que ce monde existe, il existe, et les choses vont de mal en pire... peut-être que les gens ont moins la foi en l'espoir ? Puisse votre cri être entendu !

Merci !

   papipoete   
4/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour jeanphi
" Je n'ai pas connu la guerre, mais la voyant chaque jour aux quatre coins de la terre, rougir de sang les images télévisées, heurter nos oreilles par ces cris d'atrocités, et être presque honteux de manger à ma faim ; elle fait si peur la guerre, de 8 jours, de 4 ans ou qui n'en finit pas ! j'ai peur en voyant de ma fenêtre ce qui se passe dans la rue... "
NB point n'est besoin d'être devin, pour faire un parallèle entre votre hantise et la couleur bouton-d'or qui vire sous les lacrymo, et la teinte bleue que frappent les pavés !
Je comprend tout à fait votre peur, à la lecture de votre poème, un peu long pourtant .
Je ne regarde pas la métrique puisque vous proposez une forme " libre ", mais vos rimes " assonantes " purent aboutir à une forme " contemporaine " ?
à la 3e strophe, le vers " et sans faire à son tour du martyre qu'un messie " m'est troublant .

   BlaseSaintLuc   
4/1/2019
 a aimé ce texte 
Pas
les bons sentiments se sont perdus dans les lignes, la leçon de morale seras pour une autre fois, c'est brouillon, la poésie peut tout faire,mais pour donner des leçon faut il bien s'y prendre, certains textes on réussit parfois à mettre fin à certains conflits , pas celui-là , il geint, il pleurniche, il ne se "bat" pas il glisse,c'est un "bobo" texte, mais c'est fâcheux de le dire tel quel
Disons qu'il mélange les genres et les idées, et que justement on ne peut pas tout mélanger sans se prendre les pieds dans le râteau.

   PIZZICATO   
4/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
<< sentiment d'ambivalence rongeur >>

La première strophe, citant " l'hégire ", est bien dans l'esprit de ces trois mots qui closent l'exergue et définissent le désarroi du narrateur, en raison de ses origines. C'est du moins ce que je perçois.

Je pense qu'il est fait allusion au terrorisme, puis aux évènements actuels en France.
Espérer la paix entre les hommes ? L'humanité la verra-t-elle un jour ?

J'ai apprécié les deux premières strophes pour le fond et la musicalité des vers.

J'ai trouvé que la suite se gâte un peu, perd sa musicalié à cause d'une métrique désordonnée, et le propos devient confus.

Une fois ces passages revus, cela donnerait, à mon avis, un très bon texte.

   Vincente   
4/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le questionnement inquiet de la première strophe appelle l'empathie, la mienne y a été sensible, j'ai donc espéré une suite qui l'éclairerait. Puis j'ai bien vu de la colère dans les deux strophes suivantes et pas mal de désarroi, mais pas d'éclaircissement, pas de compréhension autre qu'un coup de gueule dépressif. A part à la toute fin dans le vers ultime qui sonne comme un slogan de révolté.

Ce qui m'a gêné, c'est que les "choses" exprimées veulent dire une réalité concrète, et pourtant passent par des chemins ou très généralistes ("Le monde est une toupille gigantesque et absurde / Où se perdent les balles chinoises, belges ou kurdes") ou très discutables ("Je vois sur mon écran la colère unanime.") en quoi la colère est unanime. Unanime ça veut dire sans exception, or rien ne confirme cette exhaustivité. Des formules du type "Combien pour en revenir faut-il toucher de fonds / Combien faut-il trahir pour soulever la rage" me semblent approximatives. Elles sont intrigantes, mais décevantes parce que confuses. La pertinence du propos, intéressante en soi, se perd en route.

Je note bien- parce que le propos est généreux et ambitieux, plutôt bien écrit. Il faut pousser ce genre de coup de gueule, mais pour convaincre, la colère n'est pas bonne conseillère. Et dans ce registre, pour une poésie, il faudrait ou une concision percutante ou une logorrhée maîtrisée, je n'en vois pas ici.

Et puis, ce samedi 4 en titre, ça évoque quelque moment que chacun identifiera ou pas ? Je me demande ce que je n'ai pas compris... Du coup, je ne sais si vous parlez des gilets jaunes,... d'ailleurs au début, j'ai cru que vous traitiez des attentats de Nice. Vous voyez, j'étais bien écartelé entre deux champs politiques ayant peu de choses en commun, des troubles sociaux en France ou les conflits guerriers de par le monde.

   LEPOETEPOETE   
6/1/2019
 a aimé ce texte 
Pas
je partage l'avis de PALRIDER, un peu confus, des idées en vrac, des lourdeurs mais comme souvent l'auteur se fait plaisir et peut jouir avec intérêt de sa propre écriture. C'est pas du Pablo NERUDA


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