Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
Klingsohr : La profession de foi du poète
 Publié le 02/09/18  -  21 commentaires  -  720 caractères  -  315 lectures    Autres textes du même auteur

Une méditation personnelle sur la nature de l'acte poétique.


La profession de foi du poète



Alme, radieuse, au gré des heures liturgiques
La force de mon art forme mon âme, puis
Harmonieuse apparaît : sous le Ciel pieux, je suis
Celui qui suis selon ma ferveur artistique ;

Mon psaume, Muse, où vit la muette musique,
Mélodieusement a pris son essor, luit ;
Dis-moi : quel mouvement mystérieux marie
L'âme au lieu des rythmes authentiques ?

Vain ciel de la raison quand le rien seul résonne !
Dans la nuit de ma foi où bruit la forme nue
Mon luth subtil a fui loin de toi : moi je sonne,

Insoucieux sous la voix de mon Dieu revenu
Que je sers en poète, ô le mystère étrange
Du royaume nommé par l'homme, non par l'ange.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Eclaircie   
12/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Bigre ! un titre a décourager ceux qui fuient un peu les égocentistes, les contemplatifs du Moi.

Une entame savante et très XIX è siècle.
Beaucoup de pronoms personnels à la première personne ma, mon, le poème parle du narrateur qui écrit et se regarde écrire.
Dans le détail : le mot "authentiques" est un peu strict et ferme l'espace à d'autres rythmes.
Quelle grandiloquence dans le second tercet, une once de Dieu, le mot poète, le "ô" très XVIII, XIX, et l'ange. et le royaume.
C'est bien écrit, certes, mais bien ennuyeux, pour moi.

Éclaircie

   Damy   
12/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
"La nature de l'acte poétique" est "alme", "radieuse", harmonieuse", "mélodieuse", elle a un rapport avec la musique (liturgique ici). Et puis elle semble impuissante: "la muette musique", "le rien seul résonne", "Dans la nuit de ma foi", "Mon luth subtil a fui" et reste in fine une "mystérieuse" occupation humaine: "Le mystère étrange
Du royaume nommé par l'homme, non par l'ange."

J'avoue qu'en 1° lecture ce poème m'a paru fort complexe. C'est en m'obligeant à rechercher dans le texte "la nature de l'acte poétique" que j'ai réussi, je crois, à quelque peu le pénétrer. Musique sacrée ou silence, la poésie erre dans les mystères humains. Mais je suis peut-être tout à fait à côté de la plaque...

Merci pour ce partage.

   Mokhtar   
15/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Après avoir lu une bonne dizaine de fois le texte,
Après être allé chercher la signification de l’adjectif « alme » dans un dico (costaud),
Après avoir pris dans son sens biblique l’expression : « je suis Celui qui suis »,
Après m’être imaginé l’éventualité d’une virgule après « musique » et après « nue »,
Après avoir résisté à la tentation d’interpréter « au lieu » comme « à la place de » pour préférer « à cet endroit »,
Après avoir supposé que peut-être l’expression « rythmes authentiques » signifie rythmes primaires, naturels, sauvages…
Après avoir postillonné sur « luth subtil »,
…reste à discerner le sens de ce poème exigeant.

Je crois y voir une sorte de métaphore comparant la Foi religieuse et la création poétique, sorte de révélation mystique d’une musique sur laquelle le poète viendrait poser son « âme » en écrivant. Par âme, il faut entendre « la force de son art », son inspiration. Laquelle ne doit rien à la raison, mais plutôt à une inspiration transcendantale, force guidant sa plume, comme dans un état second. Cette inspiration serait alors un dieu que l’ont « sert », comme le croyant sert Dieu. La dernière phrase pourrait servir à différencier le royaume poétique, création artistique du poète, et le royaume des cieux christique, auquel on accède guidé par l’ange.

J’émets toute réserve quant à ma compréhension de ce poème élitiste (tant dans sa forme que par sa substance) qui atteint mes limites intellectuelles personnelles.

Même s’il m’a plus intéressé qu’enchanté, je crois nécessaire de bien le noter parce que l’auteur fait montre d’une profondeur qui justifie la sophistication. Et aussi parce que je souhaite connaître le ressenti d’un large public onirien.

Mokhtar, en EL

   Gemini   
2/9/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Je me suis perdu dans la grammaire en cherchant le sujet de Aime (v1), le sens de "suis" -v4- (être ou suivre ?), et le sujet de "luit" v5.
Autant vous dire que la fin m'a parue tout autant alambiquée.
Sans parler des problèmes de prosodie, mais vu le sujet, je trouve qu'il faudrait revoir le tout pour un meilleur agencement. Les choses simples paraissent toujours plus vraies.
EDIT : Je tiens à présenter mes excuses à l'auteur pour avoir confondu un i et un l sur le mot Alme. Je nettoierai mon écran plus souvent.

   Raoul   
18/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,
À propos de ce poème, mon avis sera mitigé. Sur le fond, oui, pourquoi pas (bien que je trouve cet axe un peu mince, mais c'est un choix).
Pour ce qui est de la forme, le sonnet aux rimes embrassées (réussies et naturelles) me semble bien en rapport avec le fond, mais l'envahissement par le vocabulaire lithurgico-religieux est très… envahissant/pesant. Il est vrai que je suis un mécréant, mais pour moi c'est un c'est un peu une facilité de parler de la poésie en ces termes.
Je retrouve tous les tics, tenons et mortaises de l'"ange"(ainsi nommé par l'homme si je vous suis) sans sexe donc, du "ciel", forcément pieu , de l'"âme" pour signifier profondeur, je suppose…
De même, dans une sorte de pastiche sous entendu on retrouve le "luth" - Ô poète prend ton luth…- dont Goscinny (1926-1978) se moquait dans les Astérix quand le barde sentait la fibre lyrique -chatouillée par les "anges" sans doutes -, commençait à grincer en lui…
Idem pour "luire" tout cela est certainement au registre du langage soutenu mais donne aussi un ton général passéiste qui me fait penser au style pompier chez certains peintres du XIXième.
Question de du pinailleur que je suis : "Alme"? je connais la danseuse orientale Almée, mais là je sèche.
Pour moi, ce poème manque singulièrement de sève et de vie à force d'être désincarné par son registre lexical corseté.
Pas bien convaincu donc.

   Vanessa   
18/8/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,
J'ai trouvé votre poème assez peu harmonieux sur le plan rythmique.
Même si je sais que vous postez en néo classique, cela n'empêche pas qu'à l'oreille, ce n'est pas très joli.
Dans votre dernier quatrain vous nous dites servir Dieu pour ensuite nous affirmer que l'homme est seul maître de son royaume.
N'est-ce pas là une contradiction ?
Et puis, j'attends d'un sonnet un beau dernier vers et le vo5re me semble maladroit avec cette tournure " non par l'ange "
Je suis désolée mais je n'adhère pas.

   lucilius   
19/8/2018
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Cette profession de foi me laisse songeur. Qui est Alme ?
Que signifie "je suis celui qui suis selon ma ferveur artistique" ?
La troisième strophe m'abasourdit "Vain ciel de la raison quand le rien seul résonne !
Dans la nuit de la foi où bruit la forme nue
Mon luth subtil a fui loin de toi : moi je sonne…"
Je n'y perçois qu'une recherche de rime, au détriment du sens ; et que viennent faire les deux points ?
S'il s'agit vraiment d'une méditation personnelle, il vaut mieux pour moi qu'elle le reste.

   Miguel   
21/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Quelques points qui sont à la limite de l'acceptable, me semble-t-il, en matière de néo-classique, comme l'étrange mesure du vers 8 ou les rimes "luit-marie" ou "nue"-inconnu" (pour cette dernière, passe encore) ; mais bon, c'est peu de choses. Il y a du Mallarmé dans ce texte, par ses rythmes, par ses images inattendues, et par quelques fort beaux vers, comme le 9 et les suivants. La poésie élevée au rang de mystique a aussi quelque chose de très hugolien. Belles références, ma foi.

   Hananke   
2/9/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour

Je suis très mitigé concernant cette profession de foi du poète.

Déjà, par l'écriture très difficile à déchiffrer. Je sais bien que nous
sommes en contemporain mais il faudrait adapter une vraie ligne
de conduite concernant les diérèses : synérèse dans le premier quatrain et diérèse dans le second : ça gêne énormément la lecture.

Bon, après , l'on peut trouver une vague ressemblance avec les écrits de Mallarmé mais on est loin, très loin du modéle.

Quelques sonorités intéressantes comme cette raison et ce résonne
ou le vers 10 mais cela ne suffit pas.

Au final, un texte à reprendre en classique pour une meilleure
lecture et compréhension.

   Willis   
2/9/2018
L’alme, la dive toison d’or ! — (Paul Verlaine À la princesse Roukhine)

J'ai vite trouvé ce mot qui m'était inconnu : (Adjectif) bénéfique.
Ce texte est "lourd". On sent que l'auteur cherche l'envolée lyrique, pour, sans doute, exprimer les moments d'inspiration, après la "page blanche". Ce n'est pas très réussi.
-----Cette supposition écarterait le fait que cette tentative de lyrisme ne soit en réalité du sophisme exacerbé.------
Pourtant le thème, bien que récurrent, est aisé. Il faudrait reprendre en simplifiant, en rétablissant l'ordre des mots dans les phrases.
Une version nouvelle, pourquoi pas ? -----Mais la simplicité est pour certains aveu d'ignorance.-------
NB -------- Ces deux phrases ont été ajoutées, lors d'une édition du 2 septembre à 23 heures.

   Donaldo75   
2/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Klingsohr,

J'ai lu ce poème à plusieurs reprises. Le travail sur les sonorités, le champ lexical, la symbolique, le rythme, m'a vraiment semblé réussi. Le titre aurait pu me dissuader de lire cette poésie, parce que je ne suis pas certain de pouvoir mélanger la foi et la poésie; la lecture a contredit ce préjugé.

Ce n'est pas un thème facile. Le traiter de cette manière, qui plus est en poésie rimée, est un challenge que tu as bien relevé. La forme un peu désuète aurait cependant mérité d'accrocher la catégorie classique, avec une intégralité d'alexandrins. Ceci dit, ce n'est qu'une impression, presque un souhait inconscient de lecteur content d'avoir eu la chance de lire un tel poème.

Je lis dans les commentaires que ce poème a demandé pas mal d'efforts aux différents lecteurs pour en appréhender les références. Ce fut le cas pour moi également, mais je considère que l'effort n'a pas été vain, bien au contraire, au vu de la qualité de l'ensemble qui s'est encore plus découvert après ces quelques recherches. Après tout, nous sommes sur un site littéraire, donc culturel, alors autant en profiter pour se cultiver.

Bravo !

Donaldo

   papipoete   
2/9/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour Klingsohr
Dans le creux de ma foi, je puise un psaume qui m'inspire, et " alme " je m'en vais par les vers, tisser un poème .
NB dans ce texte aux tournures alambiquées, l'auteur écrit comme l'enfant baptisé, comme l'adulte dévot ; il croit aveuglément sans chercher le pourquoi ( genre ; pourquoi Marie est vierge alors qu'elle fit un enfant ? )
je ne décortique pas la technique, ne sachant pas la forme originale présentée ( néo, contemporain )

   Palrider   
2/9/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Comme une plume dans du plomb je n'arrive pas à entrer, puis me laisser aller avec ce poème. Trop de mon, de ma, le manque de simplicité rend les images opaques, on sent le potentiel, mais ça ne fonctionne pas assez pour moi...

   PIZZICATO   
2/9/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Il me semble, qu'ici, la " force " de la poésie est mise au service de la foi religieuse.
" Insoucieux sous la voix de mon Dieu revenu
Que je sers en poète ".

Le pronom " me, moi, mon " revient 7 fois dans le texte ...

Je n'ai rien ressenti à la lecture de ce poème.
A vous lire une toute prochaine fois.

   Annick   
2/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Grâce à la poésie, le narrateur nourrit son âme. L'art poétique s'apparente à la ferveur religieuse et participe d'un même élan.

"...Harmonieuse apparaît : sous le Ciel pieux, je suis
Celui qui suis selon ma ferveur artistique ;".

Le narrateur semble trouver son inspiration dans le chant liturgique ou bien la prière :
Mon psaume, Muse, où vit la muette musique,
Mélodieusement a pris son essor, luit ;
Dis-moi : quel mouvement mystérieux marie
L'âme au lieu des rythmes authentiques ?

Jolie interrogation que celle qui s'adresse à sa muse.

Les deux derniers tercets sont plus difficiles à cerner :
La foi semble liée à l'inspiration poétique et ses aléas.

Dans une première lecture, une ambiguité est venue perturber la compréhension du poème :

"...je suis Celui qui suis..." (Etre/suivre)

D'autre part, j'aurais écrit :
"...je suis Celui qui est..."

Le verbe luire est en trop dans le vers suivant :
"Mon psaume, Muse, où vit la muette musique,
Mélodieusement a pris son essor, luit ;"

"Alme, radieuse, au gré des heures liturgiques
La force de mon art forme mon âme, puis
Harmonieuse apparaît : ..."

Il y a trop d'adjectifs dans le quatrain ci-dessus, si on considère que "Alme" est un adjectif.
J'aurais également mis "Harmonieuse" entre virgules, comme adjectif apposé.

Un dernier tercet qui a du poids, certainement !

"Insoucieux sous la voix de mon Dieu revenu
Que je sers en poète, ô le mystère étrange
Du royaume nommé par l'homme, non par l'ange."

Je ne sais que penser. Certaines tournures sont à la limite de l'étirement, proche de la rupture, je parle de la forme. J'aurais aimé une syntaxe moins torturée. Le lexique est harmonieux et certains vers très beaux.

J'ai beaucoup apprécié :

"Insoucieux sous la voix de mon Dieu revenu
Que je sers en poète, ô le mystère étrange
Du royaume nommé par l'homme, non par l'ange"

Merci.

Au plaisir de vous lire à nouveau.

   jfmoods   
2/9/2018
Ce sonnet, à rimes embrassées, croisées et suivies, suffisantes et pauvres, majoritairement consonantiques, est (hormis l'ennéasyllabe du vers 8) en alexandrins.

J'aurais mis un point d'exclamation à la chute.

Les champs lexicaux de l'inspiration ("art", "Harmonieuse", "Muse", "muette musique", "Mélodieusement", "rythmes authentiques", "Mon luth subtil", "poète") et de la piété ("heures liturgiques", "le Ciel", "pieux", "ma ferveur", "psaume", "foi", "Dieu", "l'ange") s'entrecroisent, tissant l'analogie préparée par le titre du poème.

L'allitération en m épouse la profondeur d'une réflexion au fil de laquelle l'écriture poétique se voit assimilée à la traversée d'une expérience menant le croyant (apparente tautologie : "je suis / Celui qui suis", "je sers") du néant qui le fonde (métaphore : "Vain ciel de la raison") à la révélation mystique du texte qui se crée sous ses yeux (antithèses : "le rien seul résonne" / "bruit la forme nue", "toi" / "moi", image de l'envol : "a pris son essor", jeu de correspondances : "je sonne, / Insoucieux sous la voix", échos significatifs des assonances et allitérations : "La force de mon art forme mon âme", apostrophe : "ô le mystère étrange", périphrase laudative désignant la poésie : "royaume nommé par l'homme", adjectifs qualificatifs : "Alme, radieuse").

Merci pour ce partage !

   Anonyme   
2/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
je trouve que "luit," dans le deuxième vers du deuxième tercet a été mis là juste pour le nombre des pieds.
je me bloque un peu à ce mot pendant la lecture, mais, hormis cela, c'est une belle mélodie à entendre.
j'ai beaucoup aimé !

jerusalem
merçi

   Miguel   
2/9/2018
De beaux vers qui frappent l'esprit par leur élégance et la force de leur contenu. Je suis parfois un peu gêné par la tonalité mallarméenne de l'ensemble, mais quand même, oui.

   Quidonc   
3/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Qui dis profession de foi, invite nécessairement le religieux. Et ici le poète fait montre de sa foi en Dieu par le biais de sa poésie.
Je salue la prouesse et la recherche, même si je n'en ai pas compris tout le sens. Peut-être est le genre d'écrit qu'il faut lire et relire pour s'imprégner de la nature du message ou de l'état d'esprit de l'auteur, de son rapport entre la poésie et Dieu.

   Castelmore   
19/9/2018
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
"La force de mon art ... " vous avez évité la majuscule à Art ...merci !
Ce sera mon seul remerciement .

Car les louanges, vous vous les servez seul ...

"Je suis celui qui suis"
Il n'y a personne d'autre , ni tu, il, nous...
"Mon psaume... mélodieusement ...luit"
j'ai dû mettre des lunettes de soleil dans l'église ! Que dis-je ? La
cathédrale sûrement .
" Mon luth subtil ..."
joue faux
" la voix de mon dieu que je sers en poète "
Et ... En prophète ... y avez-vous songé ?

Je m'arrête car dans ce texte ..." Le rien seul résonne ".

Non, ma bonne âme me rattrape soudain ...
et me force à vous dire le plaisir que vous m'avez donné ,
non point à vous lire, vous le savez, mais à vous écrire le fond de ma pensée.

   Castelmore   
24/9/2018
Je veux présenter devant tous mes excuses à Klingsohr qui je l'espère les acceptera, pour avoir fort injustement attaqué l'homme et (peut être moins injustement ahahah) critiqué ses vers.
Un moment d'égarement, dû à une vieille douleur sans doute.


Oniris Copyright © 2007-2018