Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie classique
Lapsus : Si vraiment tout est vanité
 Publié le 24/09/09  -  19 commentaires  -  910 caractères  -  557 lectures    Autres textes du même auteur

Garderons-nous au moins le rêve ?


Si vraiment tout est vanité



Si vraiment tout est vanité
Garderons-nous au moins le rêve ?

Si vraiment tout est vanité
Pourquoi poursuivre la beauté
Alors que tout chemin s'achève ?
Quand Arlequin désenchanté
Pose son habit de côté
Alors que le rideau se lève,
C'est l'arbre vert perdant sa sève.
Adieu commedia dell’arte,
Adieu le maître, adieu l'élève,
Fini d'amuser la cité,
Garderons-nous au moins le rêve ?

Garderons-nous au moins le rêve
Si vraiment tout est vanité ?

Garderons-nous au moins le rêve,
Rêve d'amour, rêve sans trêve,
Rêve charmant, d'éternité ?
Le chevalier range son glaive,
Il est trop tard pour la relève,
Il te fait sienne, adversité,
Il t'envisage, immensité,
Comme la mer reçoit la grève.
Ô mortelle réalité
À tes côtés, c'est rêve ou crève
Si vraiment tout est vanité.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   wancyrs   
24/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Vanité de vanité, disait le Sage Salomon, tout est vanité " j'ai observé la sagesse toute ma vie, et voilà qu'à la fin je constate que cela aussi est vanité."
Pourquoi garder le rêve Lapsus ? même cela aussi est vanité.
Je préfère garder les mots, car ils sont plus puissants que n'importe quel engin explosif...
Le chevalier range son glaive...
Il t'envisage, immensité...
À tes côtés, c'est rêve ou crêve...

Des paroles qui ne sauraient être vaines.
Merci Lapsus

Wancyrs

   Lapsus   
24/9/2009
Ce texte emprunte la forme rare du double fatras.

   Bidis   
24/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Les trois derniers vers de cet excellent poème me restent dans l'esprit à la manière des bonnes citations.
Et je n'ai pas perdu ma journée avec la découverte d'une forme peu connue de poésie...
Merci et bravo.

   Astras   
24/9/2009
"Rêve ou crève" - c'est excellent! Rêver est au moins plus intéressant que marcher.

   Anonyme   
24/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Lapsus et merci de m'avoir fait découvrir cette forme (peu commune, il est vrai) de poésie classique... L'exercice, qui ne semble pas aisé, est ici, me semble-t-il, parfaitement maîtrisé.
"Vanitas vanitatum, et omnia vanitas"... Si tout est illusion et déception ici bas, reste peut-être le rêve... avant que l'on ne crève !

   Anonyme   
24/9/2009
J'aime moi aussi assez la fin, le "rêve ou crève". Même si même si le thème du rêve en tant que "sauveur" de l'Homme, l'extirpant de cette réalité douloureuse... est assez ressassé. Toutefois ça m'a bien parlé.
Mais à part ça...
Ce n'est pas franchement ma tasse de thé je dois l'avouer.
Les répétions et les sonorités lancinantes ne me touchent pas vraiment. Elles m'agacent même un brin.
Je n'arrive pas à me représenter "l'intérêt" de reprendre une forme moyennageuse et d'essayer d'y insérer son inspiration.(avec ce genre de forme, écrit-on réellement ce qu'on a envie d'écrire?) J'avoue que cela m'échappe. Du moins ce n'est pas l'idée que j'ai de la poésie. Mais pourquoi pas, il en faut pour tous les goûts.
Bonne continuation.

   jaimme   
24/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Des contraintes exceptionnelles, c'est certain.
Mais la musicalité n'est pas agréable après la second strophe. Ces répétitions deviennent un peu pénibles et la dernière strophe m'a nettement moins plu que la seconde
(sauf "À tes côtés, c'est rêve ou crève
Si vraiment tout est vanité." que j'aime beaucoup.)
Donc un ressenti mitigé. Je salue la technique, moins le rendu final.
En revanche j'aime beaucoup le thème.

   Anonyme   
24/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je suis sceptique quant à la catégorie, et pour être tout à fait franche, ce poème ne me semble pas d'une qualité exceptionnelle. Pourtant j'ai beaucoup apprécié sa lecture.

Ça se lit facilement, sans prétention aucune, avec des passages très sympas (Arlequin notamment) (et même le 'rêve ou crève' que j'ai trouvé bien placé) ; bref. Un moment agréable, merci.

Edit : Je viens de lire le sujet de l'auteur sur le forum ... Belle réussite dans cet 'exercice' !

   Meleagre   
24/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Merci pour ce poème d'une forme originale et rare.
Mais j'ai l'impression que ce poème montre les limites de la technicité en poésie : à vouloir faire une poésie trop classique, trop savante, trop construite, on perd en poésie, en harmonie, en style. C'est une gageure de construire un poème sur deux rimes, avec une disposition contrainte des rimes et le retour de deux vers initiaux. Mais cela force parfois à construire des phrases peu poétiques ("Il est trop tard pour la relève") ou peu sensées ("Pourquoi poursuivre la beauté / Alors que tout chemin s'achève ?"), à passer du coq à l'âne (la comparaison entre Arlequin et l'arbre vert ne me parle pas trop, ni la figure du chevalier).
Cela dit, certains vers sortent largement du lot : les deux vers initiaux, qui posent avec poésie une question existentielle et lourde de sens, et les trois derniers vers : "Ô mortelle réalité / À tes côtés, c'est rêve ou crève / Si vraiment tout est vanité."
Bref, Lapsus, j'ai préféré tes autres poèmes. Tu es un fin technicien, sans cesse à la recherche de formes rares et difficiles ; n'en perds pas pour autant ta poésie, tes sentiments, ton expressivité, ta capacité d'émouvoir.
Au plaisir de te lire.

   Anonyme   
25/9/2009
A deux rimes aussi d'une forme plus brève
Sans nulle vanité je vous rends votre glaive
Car vos vers savamment liés
Vous font , Lapsus, des chevaliers
Une plume ... que dis-je ?! Une Armure de rêve !

C'est en lisant ce mot ( peut être que je rêve)
Répétition ???? Non, pas ! je demande une trève !
....

Pourquoi ne parlons-nous pas plutôt de métaphore filée,
déjà le terme à plus de noblesse et d'élégance que ce balourd terme de répétition , quoiqu'en effet le mot existe, que le dictionnaire aime autant que ces 90 000 autres bébés (la bonne mère sans vanité !)
pour n'être pas vexant, je n'en ferais que la proposition...

Je laisse même à l'auteur la décision , (c'est lui qui choize !)

Et dans ce sens votre poème me fait penser à ... (oups ! saleté de fac ! un collègue a un besoin urgent de cet ordi , je suis obligé de m'absenter deux minutes) mais je reviens

   nico84   
26/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je ne connaissais pas cette forme, merci de l'avoir traité. Cela semble un exercice assez difficile surtout dans le choix des deux premiers vers et tu as bien réussi, on sent une fluidité et on ne pense pas que tu écris pour la contrainte.

Sur les rimes, je les trouves bonnes, de qualité, ce qui rend le tout harmonieux et je t'ai lu avaec plaisir. Le rythme aussi est bon, j'ai ete emporté dans ton poéme par la mélodie et l'ensemble de tout ce travail.

Le fond est bien travaillé aussi, tu amènes le lecteur à réfléchir aussi sur la réalité des choses. C'est profond, c'est joli, c'est réfléchi, c'est rigoureux.

Bravo, bonne continuation !

   Anonyme   
26/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je suis admirative du travail, comment ne pas l'être ?

En fait, j'avais un peu peur (en lisant le sujet du forum) que ce ne soit qu'un poème "fait pour", mais heureusement il n'en est rien. Il y a vraiment du fond dans cette belle forme ! Le sujet est bien traité malgré les contraintes délicates.

Je suis bluffée, en réalité.

Félicitation et bonne continuation !

   Anonyme   
26/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'apprécie beaucoup ce poème très bien écrit, au leitmotiv envoûtant.
Une rythmique prenante, des images parlantes, de vrais questionnements : tout ce que j'aime !
Merci pour cette jolie découverte.

   Marquisard   
26/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je n'ai pas vraiment accroché, plaisir de découvrir une forme mais ça s'arrête là. Sur la forme j'ai trouvé les répétitions trop marquées, presque forcées, même après plusieurs lectures je n'ai pas réussi à les faire passer.
Sur le fond, oui bon le rêve, l'égo, le nihilisme, la vanité... dans le traitement comme dans l'idée je n'ai pas plus été interpelé que ça.

Je repasserai un autre jour, possible que je passe à côté de quelque chose.

   FABIO   
28/9/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
des rimes marquées trop souvent par la même notes, des répétitions a foison, qui m'ont gâchées la lecture.
Bref si tous cela doit faire parti d une forme poétique bien spécifique
alors très peu pour moi.Si je n'ai pas était emporté, je vous prie de croire que cela ne remets pas en cause votre talent et vous reconnais le courage d'innover.

   NICOLE   
30/9/2009
Bien sùr il y a des répétitions (qui m'ont moi aussi gênée, même si je les suppose choisies par l'auteur), mais ça n'est pas là ce qui m'ennuie le plus. Je crois que j'attends de la poésie, plus encore que de la prose, qu'elle me fasse oublier la technique...et là, je ne suis pas touchée.
Je ne manquerai pas de lire les prochains poémes de cet auteur, et sùrement, une prochaine fois....

   LeopoldPartisan   
1/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voilà un message qui pour moi passe bien. Aucun préchi-précha, juste des constats bien imaginés comme je les aime. Plus j'avançais dans la lecture, plus une lointaine mélodie me venait comme guidée par ces monos rimes, que j'affectionne particulièrement pour ce genre de poésie. Sacrées mono-rimes qui d'une manière très chamanique conduisent à une sorte de transe; qui si en plus éveillent en moi une sorte de tourbillon, les Anglais parle de Wirlpool (oui comme les machines à laver) cela me donne une irrésistible un envie d'entrer dans le cercle.

Cela en plus m'évoque Gérard Manset, donc c'est parfait.

   Anonyme   
31/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Est-ce une façon de ré-habilité la Vanité?

La vanité de l'action contre la pureté du rêve; rêve signifie-t-il l'intention, l'essence de l'action;

C'est le passage de la pensée en acte qui s'accomplirait pas l'intermédiaire de la vanité; donc la terre est corruption; elle avilit la pensée quand elle lui prête ses formes;

Le péché originel qui vaut à l'homme sont bannissement dans ce lieu de corruption où le mal le dispute au bien;

Un poème qui fait réfléchir et bien écrit;

   Anonyme   
12/2/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Je suis allé lire vos explications sur ce "double fatras", c'est toujours intéressant d'apprendre quelque chose, dans le domaine de la poésie ou ailleurs.

Ce qui me gêne c'est ce "Si" qui d'entrée donne le ton, et la suite n'a fait que renforcer mon ressenti, "Garderons-nous au moins de rêve", je n'aime pas la formulation et pas davantage l'idée qu'elle véhicule.

Dans ce texte, toute cette articulation de phrasé me fait l'impression d'une porte qui s'ouvre et se ferme continuellement, sans que je puisse entrer dans la pièce. Jusqu'à l'avant-dernière phrase " À tes côtés, c'est rêve ou crève ", que c'est excessif. Ce n'est pas de mon goût.

Cependant je salue la performance.


Oniris Copyright © 2007-2019