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Chansons et Slams
leni : À la station Jasmin
 Publié le 03/02/16  -  23 commentaires  -  1670 caractères  -  328 lectures    Autres textes du même auteur

À la station Jasmin en fin de cauchemar un clochard se réveille, il boit un pinot gris offert par un ami. Un homme en complet gris lit l'Écho de la Bourse et s'intéresse aux courses. Sur le quai elle et lui ne font qu'un se tenant par la taille. L'homme en gris les regarde les regarde longtemps les jalousant peut-être. Et un pickpocket vient de réussir son coup.


À la station Jasmin



Paroles : Gaston Ligny
Musique, chant et sifflet merle : Éric Lenoir
http://www.aht.li/2803154/436-a_la_station_jasmin_1.mp3



Il rêve sur un banc de la station Jasmin
Son rêve prend la mer puis vire au cauchemar
À l’endroit bien connu redouté des marins
À l’endroit turbulence appelé Pot au noir

Et c’est là qu’il chavire il est sous l’Équateur
Et il boit l’Atlantique. Un oiseau de malheur
Qui le nargue de près compte toutes les tasses
Qu’il boit l’une après l’autre à Pot au noir la poisse

Il vient d’ouvrir un œil dit salut les amis
Un des amis répond et lui tend la bouteille
Chapardée à Bacchus discrètement la veille
Il dit à ta santé c’est un vieux pinot gris

Sur le banc d’à côté un homme basané
Coche une offre d’emploi au feutre vert fluo
La chance finira peut-être par tourner
Que dit cette amulette et que dit ce tarot

Là debout sur le quai un homme en complet gris
Commente mécontent les échos de la bourse
Il s’intéresse ensuite aux résultats des courses
Un pickpocket sourit il dit pas vu pas pris

Elle et lui ne font qu’un ce sont des gens heureux
Pense cet homme en gris qui les jalouse un peu
Un saxo pleure un blues il pleure en solitaire
Il dit au monde entier qu’il s’est perdu en mer

Et le métro s’arrête à la station Jasmin
Clodos et pickpocket laissent passer la rame
Et le métro s’arrête à la station Jasmin
Clodos et pickpocket laissent passer la rame


 
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   jamesbebeart   
11/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Beau travail sensible, toujours touchant d'un tableau parisien. L'ensemble, paroles et musique revêtent une qualité quasi-professionnelle...

   bipol   
15/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Il rêve sur un banc de la station Jasmin
Son rêve prend la mer puis vire au cauchemar
A l’endroit bien connu redouté des marins
A l’endroit turbulence appelé Pot au noir

et

Et le métro s’arrête à la station Jasmin
Clodos et pickpocket laissent passer la rame
Et le métro s’arrête à la station Jasmin
Clodos et pickpocket laissent passer la rame

bonjour

je suis remonté à Paris pendant les fêtes

et je suis passé par Jasmin

qui fleure bon le métro

votre texte est très poétique

comme Paris

et je ressens dans vos mots

tous le bonheur qui me rappellent mon enfance

et en même temps votre texte est très contemporain

Jasmin est toujours Jasmin

j'ai adoré

   Anonyme   
3/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le lien ne fonctionne pas. Je reviendrai écouter plus tard, si cela est possible.

Pour le texte en lui-même, sous les mots je découvre le côté pittoresque de cette station, bien retranscrit, qu'il m'a plu de lire, seul petit bémol le verbe conjuguer "dit" trop souvent répété.
Exemple "Que dit cette amulette et que dit ce tarot".

Après plusieurs écoutes, la vie de cette station s'installe, avec ses personnages si touchants, tout un monde coloré, attachant, dans ce monde inhumain, un peu à part, pas toujours regardé avec bienveillance.
Tout l'ensemble, forme une composition touchante, bravo pour le "merle siffleur".

   troupi   
3/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Léni et Éric.

Je ne peux pas faire de bruit à cette heure alors je me contente de lire mais je savoure à l'avance quand je pourrai mettre le son.
Pas besoin d'être malin pour savoir que la voix et la musique d’Eric vont aller pile poil sur ton texte Léni.
Ça fait longtemps ami que tu ne m'avais pas vu commenter une de tes chansons, ( ben oui, la vie fait ça parfois, elle vous éloigne un peu.)
Alors pour les paroles c'est tout bon quoi ! ça coule tout seul, comme un bon vin, rien qui accroche, raconté par toi ce clodo fait presque envie avec son voyage en atlantique et le pickpocket n'est même plus un voleur. Même cet homme en gris en devient sympathique quand il quitte sa bourse pour un regard au couple. Le seul triste de l'histoire c'est le saxo du blues mais un saxo tout seul a forcément le blues.
Allez , je reviens tout à l'heure pour écouter Eric.
Voilà, ça y est , j'ai pu écouter mais j'étais déjà sûr que votre complicité serait au top. Allez à bientôt.

   Zorino   
3/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Comme il est plaisant au réveil de bon matin (8h30 pour moi, c'est de bon matin), alors que dehors il fait gris et triste, de laisser cette douce mélodie et ces belles paroles envahir lentement l'espace de mon chez moi, s'entremêlant avec le parfum du café fumant...
Merci à vous 2 pour cette délicieuse chanson qui me donne cette agréable sensation que Montand, Brassens, Ferrat, Brel et tant d'autres, sont encore de ce monde...

   funambule   
3/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Encore une histoire simple, banale, fourmillant de ces détails que l'on pourrait trouver dans un roman, le souffle de l'écrivain est sur ma nuque, sa bouche juste à côté de mon oreille raconte... et c'est la voix d’Eric Le Noir, complice des auteurs s'il en est, fidèle serviteur des mots qu'il "dérobe" ici et là pour les enrober de notes aériennes où il pose la chaleur de sa voix. Une parenthèse salutaire à travers ce tableau de "vies" pétri de talents.

   Hananke   
3/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Très jolie complainte du temps qui passe, de celui ou celle
qui regarde et observe les autres avec un oeil désabusé.

Je me suis souvent surpris à le faire en attendant ma rame
mais je n'en ai jamais fait une chanson ni un texte.

Son rêve prend la mer puis vire au cauchemar

J'aime bien ce très joli vers.

Tout simplement, le regard du poète sur le monde qui l'entoure.

   Arielle   
3/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
La station Jasmin devient station Tendresse avec la complicité de Leni et Eric sur le chaud duvet d'une musique pleine de douceur.
C'est si bon de se blottir avec vous deux dans cet univers qui nous réconcilie avec l'humain !

   PIZZICATO   
3/2/2016
Salut les copains !
Les yeux du poète sur une station métro ; sur un tableau de la vie, avec ses personnages, leurs différences, leurs angoisses, leur bonheur...
Et puis arrive le troubadour qui vient offrir ses notes et sa voix à ces beaux mots.
Et ça donne quoi ? Une fort jolie chanson bien sûr !
Bravo, une fois de plus.

   papipoete   
3/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour leni; un rêve qui passe, à la station Jasmin, en Belgique, en France ou ailleurs, dans la tête d'un homme et sa moitié; comme chaque jour sûrement, ils ouvrent une bouteille et le temps passera jusqu'à ce soir, de Charleroi, Paris jusqu'à l'Equateur, à bourlinguer depuis ce quai d'où ne partent pas les bateaux. Que des rames de métro en spectacle pour pickpockets et clodos...

   Pimpette   
3/2/2016
Commentaire modéré

   Vincendix   
3/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Paroles, musique et voix, un tiercé gagnant pour le binôme Éric et Gaston.
Une ambiance du métropolitain avec sa faune et sa flore, ses bruits et ses odeurs…Peut-être pas tout à fait celle de la station Jasmin que j’ai connue il y a quelques décennies, mais elle s’est certainement « démocratisée » depuis.
Bravo les amis et rendez-vous à la prochaine.

   Pouet   
3/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Station Jasmin, un quartier bourgeois du 16 ème il me semble...
Suis pas certain que ce soit la station où l'on trouve le plus de marginaux mais le nom sonne bien, fleuri. C'est vrai que malheureusement ils sont un peu partout sauf que dans les coins bourgeois on a plus tendance à les virer ailleurs... Stalingrad, gare du nord... Bref.

Bon ben c'est bien sympathique.

Un ancien marin le gus ou c'est juste pour la métaphore maritime, perdu dans le grand océan?

Pas ce que j'ai lu de meilleur de l'auteur mais cela se lit bien.

Au plaisir.

   luciole   
3/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Tout est bien observé et finement retranscrit. On y est dans cette station ! C'est comme un petit court-métrage qui déroule ses bobines dans la tête du lecteur-auditeur.
Evidemment le texte chanté prend une autre dimension.
Bien aimé aussi les sifflements à la fin qui apportent un petit plus.
Bravo.

   Anonyme   
3/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Gaston/leni ! J'avais déjà eu le plaisir, à ton invitation, de visiter cette station Jasmin et j'avais aimé cette cohabitation clodo/complet gris...
D'autres ont écrit sur Pigalle, une station de métro entourée de bistrots, mais tu as choisi un tout autre registre qui me rappelle les quelques mois où, bossant à Paname, je côtoyais cette population diverse et variée.
Un tableau bien rendu par l'accompagnement musical et l'interprétation de ton complice Eric...
Bravo à tous les deux !

   Pimpette   
3/2/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Toujours un grand coup de coeur en lisant vos chansons!
C'est merveilleusement écrit , mais surtout:

On sent de vrais talents, une vraie chaleur humaine et c'est rare mon Leni
ici et ailleurs

Je complète mon commentaire en MP
Il n'est pas accepté ici!
Dommage

Pimpette modérée...pourtant ce n'est pas mon genre le'modéré') Tout le monde te le dira!

   Francis   
3/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
La faune du métro perçue par un regard sans amarres, un peu à la dérive. Chaque personnage observé a son histoire : le clochard, le chômeur, le boursicoteur, le pickpocket, le couple d'amoureux. Sur les rails de la vie, à la station Jasmin, chacun espère : du boulot, la fortune, l'amour... L'espoir est plus mince pour les marginaux qui regardent passer le métro. Un texte bien écrit, bien mis en musique. Bravo !

   Automnale   
3/2/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Texte et interprétation pouvant difficilement se scinder, l’ensemble est magnifique.

Je trouve beaucoup de poésie à la station Jasmin... La poésie ayant été glanée dans une station de métro parisienne, elle est pleine de vie, de mouvement donc, de belle simplicité, de diversité, de couleurs. L’auteur sait tellement bien observer le monde et les êtres qui l’entourent. Par ailleurs, il sait tellement bien faire partager ses rêves.

Sans difficulté, j’ai visionné ce mec dormant et rêvant à la station Jasmin. Je l’ai vu ouvrir un œil, boire, à la bouteille, le vieux pinot gris... J’ai vu l’homme basané cocher une offre d’emploi au feutre vert fluo… J’ai vu, sur le quai, cet homme en gris enviant un couple d’amoureux... Et j’ai entendu le saxo pleurer un blues... Naturellement, j’ai quand même fait un peu attention au pickpocket…

Au fil de ma lecture, j’ai, en particulier, retenu le nom de ce lieu : « Pot au noir la poisse », qui est, pour ce qui concerne la façon de le placer ici, du Léni pur jus… J’ai aimé la précision concernant le contenu - pas n’importe lequel - de la bouteille de vin, et également cette précision de la couleur du fluo… C’est peut-être tout simple, mais cela donne un côté tellement réaliste à la scène... Enfin, j’ai apprécié l’évocation de l’amulette et du tarot… Bref, tout ceci fait que je reste, comme d’habitude, admirative.

En outre, ce texte est tellement bien interprété, sifflé et mis en musique ! J’ai déjà eu l’occasion de le dire, mais je vais le répéter : quel beau timbre de voix que celui d’Eric ! Quelle richesse ! Quelle sensibilité ! Quel talent rarissime ! Ce musicien, dans l’âme, s'approprie totalement les mots... Quel charmeur ! Si quelqu’un pouvait m’expliquer la raison pour laquelle nous ne l’entendons pas sur les ondes radiophoniques…

Si je place la flèche vers le bas, c’est uniquement parce que le texte de « A la station Jasmin » est présenté à l’image d’une chanson, à savoir sans guère de ponctuation, sans guillemet. Un peu comme si l’auteur avait gravé ses idées sur la nappe en papier du petit Café Jasmin (ce qui, d’un sens, est loin d’être un reproche, bien au contraire). Or nous sommes sur un site littéraire… Cela étant - est-ce utile de le préciser ? -, Léni, Eric, j’adore me balader dans votre univers poétique et musical. C’est pour des moments d’écoute et de lecture de cette sorte que je me félicite d’être devenue une habituée d'Oniris.

Revenez vite, si vous le voulez bien…

   emilia   
3/2/2016
Une chanson d’atmosphère où l’on retrouve Paris en toile de fond et le clodo ivre à la station de métro. J’y découvre une station que je ne connais pas, mais pas n’importe laquelle puisque celle-ci rend hommage à un poète occitan ; j’y découvre également le mot « Pot au noir » bien connu des marins et pertinente métaphore illustrant cette zone de convergence près de l’Equateur, où les turbulences traduisent l’impuissance face aux éléments, quand un navire peut se trouver englué et pris au piège tel ce rêve/cauchemar représenté ici par l’alcool… (comme a pu si bien le chanter Bernard Dimey, ce grand auteur chansonnier dans « La mer à boire » ou encore « L’ivrogne », habitué qu’il était avec ses amis à s’adonner à ce plaisir pervers et partager les bouteilles dans cet environnement qu’il appréciait…), d’où peut-être aussi ce langage moins soigné que d’habitude et sans doute plus de circonstance, de même que tous les personnages qui gravitent alentour saisis par l’œil de la caméra qui les observe…
Une belle complicité musicale où le blues apporte sa note populaire propice à exprimer la tristesse et les déboires gris et noirs qui colorent l’ambiance jouée par la guitare à défaut du saxo évoqué dans la chanson… ; merci à vous deux…

   Robot   
3/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Les événements les plus simple font souvent les belles histoires à raconter. Ici c'est toute l'observation pittoresque de ce monde particulier du métro en quelques scènes. Et s'ajoutent cette musique et la voix qui soutiennent cette ambiance particulière. La prochaine fois que je me rends à Paris je m'arrêterai à la station Jasmin. J'ai justement une randonnée pédestre prévue dans Paris en septembre !

   madawaza   
4/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour LENI
Que dire de plus après tous ces dithyrambes...
Je ne puis qu'ajouter bravo à tous les deux.
A+

   Anonyme   
4/2/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Excellente collaboration (comme toujours…) entre la superbe plume (ou le stylo, ou le clavier peut-être) de Leni, et l'interprétation et la composition pleine de sensibilité toute en retenue d'Eric Lenoir .

Mention spéciale pour le merle !

Bravo !

Allez je me la repasse...

   Anonyme   
5/2/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime la musique. Parfaite synchronisation entre les notes et les paroles

   Anonyme   
23/2/2016
Bien noté l'aphorisme "Que dit cette amulette et que dit ce tarot"
On s'évade comme on peut et, dans ces états d'âme, heureusement, il y a la Poésie! Justement c'était un sujet actuel d'Oniris!
Vive la Poésie!
Bien aimer aussi les commentaires que ce poème a suscités.
Cordialement


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