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Chansons et Slams
leni : Au bois des chênes verts
 Publié le 17/06/13  -  12 commentaires  -  1487 caractères  -  211 lectures    Autres textes du même auteur

En Provence, le soleil se lève deux fois, le matin et après la sieste.
Y. Audouard


Au bois des chênes verts



Paroles Gaston Ligny
Musique et chant Éric Lenoir

http://www.aht.li/2799684/05_Piste_05_16.mp3



J’ai entendu Mao chanter une complainte
Au bord du fleuve Amour
J’ai vu Sarah la noire elle dansait aux Saintes
Sur le bonheur du jour

J’ai vu le temps qui passe cueillir une églantine
La rosée à la main
Et j’ai croisé Charlot jouant de la badine
Sur la chaussée d’Antin

J’ai vu un colibri qui buvait dans les fleurs
C’était en Martinique
J’ai entendu Bechet jouer petite fleur
Aux fêtes de la musique

J’ai vu un épervier qui planait comme un doute
Sur quatre vérités
J’ai vu trois feux follets qui éclairaient ma route
Par une nuit d’été

J’ai vu une pie voleuse dérober une bague
Et la porter au nid
J’ai vu un bagnard prendre la septième vague
Dans un dernier pari

J’ai vu un funambule se dandiner à l’aise
Dessus le fil du temps
J’ai vu Jean de la Lune assis entre deux chaises
Sur les sept continents

J’ai réveillé ma sieste au bois des chênes verts
En fin d’après-midi
En entendant chanter il pleut il pleut bergère
Sur mes quatre jeudis

J’ai réveillé ma sieste au bois des chênes verts
En fin d’après-midi
En entendant chanter il pleut il pleut bergère
Sur mes quatre jeudis


 
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   merseger   
8/6/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce joli texte en forme de comptine, plein de fantaisie et de références à la joliesse et la beauté, coule avec facilité et possède la vertu de raviver la couleur de sentiments parfois bien moroses au quotidien. Il est plein d'un sentiment de joie de vivre mise en scène sur un ryhme guilleret, dans une forme simple et musicale. Il n'est pas exempt d'une certaine malice bienvenue.
Merci pour cette lecture si agréable et rafraîchissante.

   bipol   
17/6/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
Tu nous en met plein la vue

De belles images animées

Ce qui est étonnant avec toi Léni c'est cette simplicité

Cette apparente facilité à nous entraîner dans ton univers

Sans écouter la chanson ton texte est le Story Board d'un film panoramique technicolor

Eric n'a pas du souffrir beaucoup pour en trouver l'harmonie

Bravo à tous les deux

   Pimpette   
17/6/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
On est dans la simplicité biblique et dans la chanson éternelle!
Dans un sentiment du monde beau et heureux
Quel talent ces deux voyous là!!!

Levons nous pour Danette et Leni! et bonne sieste

"1, 2, 3, allons dans les bois
4, 5, 6, cueillir des cerises
7, 8, 9, dans mon panier neuf
10, 11, 12, elles seront toutes rouges

:-)))

   brabant   
17/6/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Léni,


Dans l'esprit ça m'a fait penser à "Un oranger sur le sol irlandais" du cher Bourvil, encore qu'ici on ne lâche pas toujours la proie pour l'ombre. Je n'ai eu qu'un regret, c'est que cela s'arrêtât (et vas-y que j'te place deux accents circonflexes symétriquement disposés. Lol), cette balade est sans longueurs, on a envie de la poursuivre encore et encore. Non ! Je ne rentre pas, ou bien alors la semaine des quatre jeudis ;)

Bravo aussi à ton complice !

A la prochaine entendure et à la revoyure, j'ai mis mes oreillettes pour ma réveillette. Lol

   Anonyme   
17/6/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut leni... Si je comprends bien il s'agit d'un rêve au cours d'une sieste au bois des chênes verts. Beaucoup d'imagination pour cette balade à travers le monde qui nous conduit du fleuve Amour aux Saintes en passant par la Martinique et la chaussée d'Antin...
Bien aimé petite fleur de Bechet, les feux follets et la septième vague pour finir le cul entre deux chaises sur les sept (?) continents.
Bien aimé également l'interprétation et la musique de ton complice complémentaire.

Bravo à tous les deux, le plaisir est toujours au rendez-vous !

   Anonyme   
18/6/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Leni,

Je trouve l'ensemble particulièrement réussi. Je pense que si Eric Lenoir éternuait, il ferait trembler le Mont Blanc! Quelle voix!!
Et quoi de mieux pour la mettre en valeur que de lui donner un peu de magie à chanter?

- Sarah qui danse sur le bonheur du jour!
- Le temps, qui en passant cueille une églantine!!
- Un colibri qui boit dans les fleurs!!!
- Un épervier qui planait comme un doute!!!!
- Trois feux follets qui éclairaient ma route!!!!!

Bon j'arrête, je suis dégoûté...Je viens de déchirer ma production de la veille.

Ludi

   funambule   
18/6/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le cinquième couplet fait un peu écho à l'avant dernier texte... le suivant me rappelle vaguement un quidam que je fréquente régulièrement. Je n'ai pas vu Bechet aux fêtes de la musique... même si sa musique était une fête.

Et sinon (plaisanterie mise à part), peut-on rêver diaporama plus poétique en chanson, meilleure refonte de clichés surannés parfumant comme embruns le nouveau millénaire. Je suis très "pour" cette structure 3X6 qui "césure en alexandrin" et est musicale à souhait... et l'ami Eric se baladant tout du long entre gravité en nonchalance trimbalant son inimitable élégance interprétative, respirant littéralement les mots.

Le faucon ne faisait pas la maille des "pieds" mais je l'aurais volontiers troqué troqué contre ton épervier histoire de cliquer discrètement sur la case humour... Non en fait c’eut été une éraflure sur le tableau. Un long sourire pour ces quatre jeudis...

Brassens se défendait de toute intention réellement poétique... la chose me semble plus compliquée pour toi... même si la transposition est idéale, inattaquable, tant les codes "chanson" sont aussi respectés.

Et pourquoi pas simplement écouter... se poser!

   fugace   
18/6/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
Tant d'évocations posées par une plume qui effleure juste pour éveiller l'émotion, les souvenirs, un passage...
"Sarah la noire qui danse sur le bonheur du jour, le temps qui passe cueillir une églantine, un colibri qui buvait dans les fleurs, un épervier qui planait comme un doute sur quatre vérités..."
Merveilleux hommage à l'instant, celui qu'il faut saisir dans toute sa beauté; à l'éphémère qui ne reviendra plus, qui est si précieux...
Merci Leni de nous faire vibrer avec autant de tendresse, de délicatesse, de beauté.
Pour moi, le texte se suffit très amplement.

   Pouet   
19/6/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"J'ai réveillé ma sieste" j'ai trouvé l'expression étonnante (enfin peut-être que l'expression existe et que je ne la connais pas) mais aussi bienvenue.
Sinon comme souvent avec l'auteur, le texte est musical, entraînant et fort sympathique.
Puis je suis partisan de la sieste aussi...

   Mona79   
23/6/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Superbe ! J'ai beaucoup aimé ce que tu as vu et su montrer avec tes yeux de poète. Je fredonnerai ce chant, il est beau ! Merci Léni.

   Anonyme   
8/9/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'aime beaucoup la façon dont le poème est fragmenté, on ne peut pas s'empêcher de le chanter quand on le lit. J'aurais juste aimé une linéarité, un fil rouge à suivre au fil du texte.

   Anonyme   
17/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Tout simplement magnifique, comment c'est finement écrit, j'ai écouté et réécouté, il faut moins cela pour ne rien manquer, mes strophes préférées :

J’ai vu un funambule se dandiner à l’aise
Dessus le fil du temps
J’ai vu Jean de la Lune assis entre deux chaises
Sur les sept continents

J’ai réveillé ma sieste au bois des chênes verts
En fin d’après-midi
En entendant chanter il pleut il pleut bergère
Sur mes quatre jeudis

Bravos les artistes - bon week-end


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