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Chansons et Slams
leni : Ce monde qui déboussole
 Publié le 03/04/13  -  17 commentaires  -  1821 caractères  -  208 lectures    Autres textes du même auteur

Un regard sur le monde…


Ce monde qui déboussole



Paroles : Gaston Ligny
Musique et chant : Éric Lenoir

http://www.aht.li/2800649/09_Piste_09_14.mp3


Le président de Zambésie
A ses tontons poignes de fer,
Le président de Zambésie
Dicte sa loi d’son rocking-chair.

Une ombre dans les favelas
Guette à la croisée des chemins,
Une ombre dans les favelas
Tire ou poignarde pour deux fois rien.

Une ceinture d’explosifs
Portant cagoule jour de marché,
Une ceinture d’explosifs
Pour plaire à Dieu se fait sauter.

Dans ce monde qui banqueroute
Pour gagner il suffit d’jouer,
Dans ce monde qui banqueroute
La martingale des initiés.

Dans ce monde qui déboussole
Qui perd le nord et la raison,
On piétine les herbes folles
Qui poussent au pied de sa maison.

Dans ce monde qui déboussole
Qui tranquillise et qui prozaque,
Dans ce monde qui déboussole
Cherche le vrai, trouve l’arnaque.

Loin très loin du Triangle d’or
Dans ce jardin où pousse l’herbe,
Loin très loin du Triangle d’or
Marijuana se met en gerbes.

Dans ce monde qui déboussole
Qui perd le nord et la raison,
Il reste quelques herbes folles
Qui s’offriront la floraison.

Des labos fabriquent de la came
Au dealer elle se paie comptant,
Des labos fabriquent de la came
Elle rend accro la vie durant.

C’est un bilan triste à pleurer
Dit un manchot qui réalise,
C’est un bilan triste à pleurer
Que de voir fondre la banquise.

Dans ce monde qui déboussole
Qui perd le nord et la raison,
Il y a toi qui me consoles
Tu es ma cinquième saison.


 
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   Pimpette   
8/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'adore!
Puis je avoir le MP3 pour tenter une vidéo?

C'est une image réussie pleine de rythme et d'humour d'un monde qui ne va pas très bien, et pourtant, dans la vie de chacun il est un 'Toi' qui console, et comme il est dit joliment,'qui est notre cinquième saison!

Décidément les slameurs offrent sur Oniris la poésie la plus vivante qui soit et la musique ne dément pas les mots....bravo...

Une petite vidéo pour'Ce monde qui déboussole" de Leni et Eric Lenoir:

C'EST ICI:
http://www.youtube.com/watch?v=y6c2tHuI_5g

   David   
22/3/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Ça part un peu dans tous les sens de strophe en strophe, mais chacune rend assez bien son bout de tableau. Le ton est plus léger à lire, même si le thème est sombre il y a une certaine ironie dans les formulations, et le chant lui semble plus près du thème que de ce ton là, avec la voix grave, régulière.

   Anonyme   
3/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Ô duo magique ! Je viens d'écouter ce morceau d'anthologie et là vous avez fait fort tous les deux, que ça soit pour les paroles, la musique ou l'interprétation... Un survol sans concession de la Zambésie à la banquise en passant par tout ce qui va de travers sur cette pauvre planète, le monde d'aujourd'hui tel qu'il est, ni plus ni moins !
Heureusement qu'il nous reste la cinquième saison, une super idée de chute pour nous remettre un peu d'aplomb...
Super chanson, un grand bravo à tous les deux... et je le dis comme je le pense, sans flagornerie aucune !

   bipol   
3/4/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ce monde qui s'en va sous le regard et les mots du maître Léni

Et oui c'est une belle fable que tu nous sers là

Elle est pourtant bien réelle

Et l'actualité nous montre bien que tu as raison

Le bateau société prend l'eau

Ton texte est mis en musique de manière géniale par l'artiste Lenoir

Bravos à tous les deux

   troupi   
3/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Alors là! je me suis carrément régalé.
Ce texte, la musique et l'interprétation, c'est vraiment une réussite.
Heureusement que la touche finale apporte un peu d'optimisme sinon on irait pleurer dans un coin. En effet le tableau est noir mais rien n'est faux dans cette observation. C'est triste mais c'est comme ça. Reste une chanson très belle, bien écrite et quand je l'écoute je ne peux m’empêcher de penser à Ferrat.
Sur que la voix y est pour beaucoup mais également le sens du texte.

   wancyrs   
3/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Voilà une sacrée ritournelle où la vie est mise à nue, et comme toujours, avec Léni et Gaston on est satisfait. Merci !

Ma préférée :

Dans ce monde qui déboussole
Qui perd le nord et la raison,
Il reste quelques herbes folles
Qui s’offriront la floraison.

   Mona79   
3/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bravo Léni ! Poète engagé à dire la vérité qui choque et blesse mais qui reste malgré tout la vérité. A chanter ou à slamer et surtout pour inciter à bien réfléchir, à prendre conscience, même si on ne peut pas grand chose pour remédier à ce monde qui déboussole. Que reste-t-il pour nous consoler à vrai dire ? L'Amour sans doute, au sens large du mot : "quand les hommes vivront d'amour... mais nous nous serons morts mon frère..."
En attendant des jours meilleurs, j'ai aimé ce chant qui reste malgré tout un chant d'espoir, puisqu'il ne finit pas noir.

   Anonyme   
3/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Que voilà un tableau réussi de ce monde qui semble avoir beaucoup de mal à retrouver un équilibre.
Un monde de toutes les exactions, toutes les folies, toutes les différences... Un monde où l'essentiel c'est de gagner, quelques soient les moyens qu'il faut employer.
Il est vrai qu'il « déboussole » et la plume-scanner de Leni sait fort bien nous le décrire.
Mais tâchons de garder espoir en « la cinquième saison »

Et puis, comme Eric sait fort bien façonner un bel habit à chaque texte qu'il entreprend de mettre en musique, lui prêter sa belle voix, cela nous offre une très belle chanson.

Amical bonjour et bravo à vous deux.

   brabant   
3/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Léni,


Le portrait de "Ce monde qui déboussole" en autant de tableaux que de fléaux qui passent en revue nombre de criminalités et addictions de notre époque est saisissant au point que le ping... euh... le manchot lui-même "réalise", l'en est tout accablé le pauvre !

Des raisons d'espérer dans ce capharnaüm du crime ?
- Eh bien oui :
"Il reste quelques herbes folles
Qui s'offriront à la floraison" entre deux continents de marijane, entre Triangle d'or de là-bas et labos clandestins de t'chez nous.
Et ici les herbes folles sont les seules raisonnables ! Je t'aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie... du tout au tout !
- Surtout donc :
"Il y a toi qui me consoles"
Ô la femme ! Ô l'amour !
Ô le coeur qui reboussole !

Merci Léni :)


Ambiance superbement campée et superbement maîtrisée par Eric Lenoir, atmosphère et couleur ! Bravo ! La "cinquième saison" prend toute sa saveur, le pot après le noir. Maelstrome-moi ! :)))

   Charivari   
4/4/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Salut Leni.
Désolé je n'ai pas trop accroché. Ni à la mise en musique, que je n'ai pas vraiment trouvée originale, malgré la voix d'Eric, toujours aussi expressive, ni le texte, qui à mon avis fait trop dans la facilité. D'abord, j'ai trouvé la syntaxe un peu malmenée (des formules type "portant cagoule jour de marché" m'ont parues un peu lourdes, tout comme "cherche le monde trouve l'arnaque" : je n'ai pas compris quel est le sujet du verbe). Ensuite, ce mélange des continents ne m'a pas du tout convaincu : on a la Zambézie, qui nous rapporte à l'Afrique, le terrorisme suicidaire qui nous évoque le moyen-orient, le mot "favela", l'Amérique du Sud, les "tontons", Haïti, et le triangle d'or, la Thailande, où on ne produit pas de la Marijuana, mais de l'opium... Je comprends que c'est volontaire, mais pour moi, ça me fait l'effet de quelque chose de très superficiel, où se mélangent des réalités très différentes de tous les pays les plus pauvres du globe, sans pour autant aborder ou évoquer le thème de la pauvreté... Quelque part, ça me dérange un peu au niveau du message. J'ai apprécié toutefois la dernière strophe, qui vient conclure le tout.

   Anonyme   
4/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Leni,

Tu nous fais faire le tour d'un monde qui boîte. Il faut bien choisir parmi toutes les tares, et les tiennes en valent bien d'autres. L'actualité de notre monde "civilisé" n'est guère plus attrayante. Alors plus que jamais : oui à la chanson.
Les bons clichés font d'ailleurs souvent des belles chansons, mais ils ont besoin d'être contournés pour ne pas devenir des lieux communs.

Alors oui au Président de Zambésie sur son rocking-chair, idée qui montre bien le balancier perpétuel de la tyrannie; oui à la martingale des initiés qui renferme en elle-même sa propre banqueroute; oui à ces herbes folles qui sont piétinées par ceux qui veulent mettre le monde en équation; oui au manchot qui voit fondre la banquise, c'est-à-dire son sol natal; et oui encore à l'amour idéalisé en cinquième saison.

Mais non aux messages directs, aux lieux communs. Non aux favelas, non à la ceinture d'explosifs, non au prozac, non à la marijuana, non à la came des labos : on est ici dans des images certes réalistes, mais sans fantaisie ni transgression de cette réalité. Je n'oublie pas qu'on est dans un registre chansonnier où cette facilité est moins rédhibitoire, noyée qu'elle est dans une belle musique d'accompagnement et une voix comme je les aime. Je suis donc preneur du package global puisque je me suis fait plaisir à réécouter.

Bon, ça va que ton commerce de bonnes formules est foisonnant, mais quand même cher Leni, oui à la philosophie pour les nuls, mais non à la philsophie de strapontin! :-)

Ton fidèle lecteur
Ludi

   Anonyme   
5/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Leni.

J'aime beaucoup ce texte. Ce regard sur le monde sans tomber dans le pathétisme. Tout est juste et on ne peut qu'adhérer.
Les phrases sont très bien tournées et la fin est top.
Une béquille pour ne pas sombrer.
Pour la mise en musique...je ne peux pas juger pour l'instant car le réseau est trop faible pour mon téléphone ici mais je ne manquerai pas de l'écouter et je passerai vous dire mon ressenti en pv.
Bravo pour ce beau texte et merci.

   Pouet   
5/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Oui oui ce Monde déboussole il est vrai.
Tout y passe ou presque: les dictateurs africains, les terroristes, les favelas, la Bourse, les anti-dépresseurs, la drogue, et la banquise qui fond. Bon y a encore d'autres trucs à dire je pense mais là c'est déjà bien!...

Un constat évident, une écriture simple, bien rythmée.

Pas mal du tout.

   fugace   
5/4/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
Alors, c'est quoi ce monde qui déboussole? Pas une suite de clichés ou de formules faciles!
Vous arrive-t-il de regarder la TV, même par inadvertance? Qu'est-ce qu'on nous montre?
Leni, tu ne fais pas dans la facilité, même si telle est l'apparence.
Savoir nous raconter le quotidien avec la force tranquille des vrais révoltés, au travers d'une fresque aussi large et complète, simplement en images flash est une très belle réussite.
"On piétine les herbes folles qui poussent au pied de sa maison": c'est vrai, nous ne savons plus regarder, nous perdons l'important et la folie de ce monde nous gagne aussi.
Comme le dit Mona, chant d'espoir également puisque "quelques herbes folles s'offriront à la floraison" et qu'il y a une "cinquième saison" à venir.
Poète engagé, oui. Mais ta façon de nous dire l'évidence n'a rien de choquant ni d'agressif.
Quel talent Leni! Continue à nous chanter le vrai, il y en a si peu qui le font.
Merci pour ces moments si rares.

   croquejocrisse   
6/4/2013
 a aimé ce texte 
Pas
il m'est assez difficile de me faire une idée, car sur ce site il n'y a pas de rubrique chanson à part entière, à mon sens cette écriture se mesure a l'aune de sa technicité rythmique, ce que je peux comprendre
mais poétiquement au sens intégral, ça ne vaut pas grand chose, l’exercice de faire rimer des idées et des messages de manière élégante est difficile, ici l'objectif n'est pas atteint.

désolé de la dissonance de mon appréciation

   funambule   
7/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime assez l'idée de découdre le texte de couplet en couplet et ainsi de consolider en dehors du sens littéral le fond du propos, appuyant ainsi le titre qui... clairement disait déjà tout.

J'aime aussi la fin... un peu d'espoir ne fait de mal à personne ni ne nuit au propos, à la profondeur du message... qui se confond ici avec tous les cris du monde. Sauf que dire que la vie vaut la peine d'être vécue reste un contrepoids astucieux en chanson qui aide à se détendre un peu... non? ... après tout... une chanson, si engagée soit elle est investie de cette mission.

Pour pousser un peu, je dirais que chaque couplet semble un peu "stylisé", une suite de (mini) tableaux employant forcément quelques clichés "situant" leur permettant d'avoir une vie propre.

L'excellente guitare d'Eric Le Noir traverse le texte avec maîtrise mêlant l'élan de la tension contenue dans le texte à une vivacité "aérienne" qui, malgré (peut-être) que le texte soit un peu long fait que la chanson ne lasse pas. Il faut dire que lorsqu'il pose sa voix, déploie ses qualités d'interprétations, le charme opère sans équivoque.

Un très agréable moment...

   Pimpette   
8/4/2013
Commentaire modéré

   Anonyme   
17/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
J'ai regardé la date d'écriture de votre texte, année 2013, hélas, hélas, hélas, que le constat est amer, pourtant de nature très optimiste, un peu comme la banquise peu à peu, il fond sous ce poids d'une réalité, de plus en plus jouant de sa cruauté,
Je retiendrai cette strophe, mais tout le texte en son entier m"a conquis :

"Une ceinture d’explosifs
Portant cagoule jour de marché,
Une ceinture d’explosifs
Pour plaire à Dieu se fait sauter."

Et puis la dernière strophe, très belle, il faut garder le goût de la vie :

Dans ce monde qui déboussole
Qui perd le nord et la raison,
Il y a toi qui me consoles
Tu es ma cinquième saison.

Je continue ma route, sur votre chemin musical. Au plaisir, bonne soirée.


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