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Chansons et Slams
leni : Désirade
 Publié le 01/03/17  -  30 commentaires  -  2008 caractères  -  372 lectures    Autres textes du même auteur

Le temps grisaille, je n'ai pas la tête au moulin.


Désirade



Paroles : Gaston Ligny/leni
Musique, orchestration, chant : Éric Guerin Éric Lenoir

http://www.aht.li/3012475/260-desirade.mp3
https://www.youtube.com/watch?v=YoakJL-Y6Iw&feature=youtu.be



Le vent s’engouffre sous ma chemise,

Dehors il fait un temps de chien.

Le vent s’engouffre sous ma chemise,

L’automne a le cœur au crachin.

Et le pot-au-feu en Ardennes

Fume sur la nappe à carreaux.

Il a plu toute la semaine,

On boit le beaujolais nouveau.



Je n’ai pas la tête au moulin,

J’ai le cœur à la Désirade

Et mes jours sans fin je les brade

Dès que l’automne vient en crachin



Le vent s’engouffre sous ma chemise,

Je trouve le ciel bien trop bas.

Le vent s’engouffre sous ma chemise,

Le cafard m’emboîte le pas

Je remets deux bûches sur le feu

Je vide un verre de pinardelle

J’entends pleurer un violoncelle

Il me mettrait les larmes aux yeux



Je n’ai pas la tête au moulin,

J’ai le cœur à la Désirade

Et mes jours sans fin je les brade

Dès que l’automne vient en crachin



Les sanglots longs des violons

Me font le même coup chaque automne

Les sanglots longs des violons

En remettent même des tonnes

Le vent s’engouffre sous ma chemise

Je trouve le ciel bien trop bas

Quand la nostalgie est de mise

Le cafard m’emboîte le pas



Je n’ai pas la tête au moulin,

J’ai le cœur à la Désirade

Et mes jours sans fin je les brade

Dès que l’automne vient en crachin


 
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   Anonyme   
9/2/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Les mots décrivent fort bien l'état-d'âme qui habite son auteur et que je partage bien volontiers quand "le temps grisaille je n'ai pas la tête au moulin". Je vais me souvenir de cette phrase tant je la trouve superbement parlante. Elle révèle combien "la grisaille" a d'emprise sur nous, surtout lorsqu'elle s'éternise, avec son cortège de désagréments. Là, encore de belles trouvailles dans cette chanson.

J'ai pris un immense plaisir à vous écouter plusieurs fois, car encore une fois l'ensemble est à l'unisson, harmonieux, belle consolation de penser que je ne suis pas la seule, à "souffrir" de ce temps-là. Le partage réconforte en cette composition mélodique, agréable.

Mille mercis à vous deux, pour ce très moment d'écoute, c'est du soleil qui chasse "le temps grisaille ..."

   dom1   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime beaucoup ( décidément c'est le jour ! ), hormis ce vers " Le cafard m’emboîte le pas ", je verrais plutôt: " Le cafard m’emboîte lui pas "...
Le cafard est plus devant ou sous que derrière, non ?
Mais bon, c'est un détail.

domi

   lucilius   
14/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Les sanglots longs des violons... blessent mon cœur d'une langueur monotone". Ce cher et regretté Verlaine serait honoré de vous écouter chanter cette complainte douce-amère.
C'est simplement et joliment écrit, et cela suffit à me faire partager ce désir de "Désirade".

   silvieta   
14/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai joué le jeu c'est à dire lire le texte sans me laisser influencer par qui pouvait l'avoir écrit ( malgré la non élision des "e" qui est signature habituelle j'ai eu ma petite idée, mais ce n'était qu'intuition pas encore confirmée ).
J'ai griffonné une appréciation et mes impressions et ce n'est qu'ensuite que j'ai écouté et visionné, sortant la chanson de son anonymat.

Le texte je l'ai beaucoup aimé tellement il est évocateur et je suis totalement en phase avec cette idée, quand vient la saison des frimas, du désespoir de ne pas me trouver aux Antilles.

L'allusion répétée aux "sanglots longs des violons" est une citation qui prend un peu trop de place à mon goût. L'auteur n'a pas besoin d'emprunt pour évoquer la déprime de saison. Les autres strophes où l'auteur n'emprunte à personne d'autre qu'à lui même sont bien plus puissantes et riches en émotions.

Une poésie que j'aime.

La vidéo sur U Tube comporte de belles photos mais fait presque redondance car si efficaces étaient les images véhiculées par les paroles que le film s'était déjà déroulé dans notre tête, pareil à celui restitué par la vidéo. Donc avec ou sans vidéo, bravo l'artiste.

   Siana   
1/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quand la nostalgie est si bien servie par la poésie elle devient bonheur.
Quand à ces mots s'ajoute une douce mélodie si bien choisie, cela devient un moment de délice.
Bravo les deux artistes pour cette superbe collaboration.

   luciole   
2/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Comme d'habitude je n'ai pas écouté la musique. Je le ferai plus tard.
Le texte se suffit à lui-même , il a un petit côté pantoum, il est poétique et musical. Je reviendrai pour la musique.

J'ai beaucoup aimé la musique itou et notamment l'utilisation des maracas. J'adore cet instrument.

   bipol   
2/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
je n'ai pas regardé la vidéo

car je préfère de loin

me créer mes images tout seul

ton texte en est plein

et ça me suffit pour m'en aller

faire un tour avec toi

peut être pour te faire passer

ce moment cafardeux lié à la saison

il est temps que nos soleils reviennent

c'est super bien écrit comme d'hab

et Eric la chante à merveille

merci à vous deux

   Anonyme   
1/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Salut Leni,

Je te félicite pas. Je viens de brûler tous mes Benabar et je lui ai envoyé des insultes sur Facebook, en lui collant ton texte sous le nez. Il vient de me répondre qu’il était vraiment désolé, il reconnaissait qu’il était dépassé par ton talent, et qu’il pensait me dédommager en chantant ta chanson. J’ose pas lui dire qu’Eric Lenoir chante mieux que lui. Explique à ton pote que c’est juste pour prendre un peu de pognon. On va tous en croquer.

Bon, Leni, je sais que t’as fréquenté du beau monde dans ta vie de poète, mais moi aussi, alors pourquoi le talent est-il si mal réparti ? Je crois pas en Dieu, je peux quand même pas lui reprocher de m’abandonner ?

Je fais toujours écouter tes chansons à Léopoldine, tu sais, ma maîtresse du Champ-de-Mars. Je peux te dire qu’elle en a gros sur la patate. Elle m’a sorti le grand jeu, les sanglots longs des violons. Ma séance de gym est gâchée, mais je m’en fous, de toute façon j’avais plus la tête au moulin.

Leni, si un jour tu me fais le coup de partir d’ici, c’est comme si j’avais plus le cœur à trinquer.

Ludi
apprenti

   arigo   
1/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime beaucoup la simplicité de ces mots pour évoquer ce "cafard".
La dépression hivernale, certaines l'appellent comme cela. Quoi qu'il en soit, je me retrouve beaucoup dans ces vers.

Merci pour le partage,

Arigo

   PIZZICATO   
1/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Mon Ami Gaston je te le re-redis, c'est un beau texte.
Cette façon de décrire des moments, des situations des états d'âme t'est tellement particulière !
" Le cafard m’emboîte le pas ". Même quand cela arrive , je te sais un moral d'acier qui parvient à vaincre les mauvais moments.
Bravissimo Amico.

Coucou Eric. Ce leitmotiv violons/guitare, très agréable, est fort bien trouvé pour l'enchaînemement des couplets.
Bon la voix, je n'y reviens pas, jai déjà maintes fois tout dit à ce sujet (lol).

Bise amicale à vous deux.

   Robot   
1/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Pas besoin d'avoir l'oreille musicale pour éprouver l'émotion à l'écoute de cette chanson.

Paroles, musique, chant (la voix vraiment ajustée au thème mélancolique) et clip créent cette ambiance de nostalgie. Une combinaison superbe de tous ces éléments pour une fort belle chanson.

   papipoete   
1/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour leni,
Le meunier qui sourit et vit grâce au vent, fait grise mine au crachin de l'automne ; contre ce blues, son esprit voyage, s'évade à la Désirade . Le souffle céleste ne fait plus tourner les ailes, mais s'engouffre sous la chemise où la peau frissonne . C'est le temps du cafard alors que pleurent les violons ...
je crois entendre Le Forestier chanter ces belles paroles, et trouve la musique entraînante, peut-être trop gaie pour évoquer ce vague à l'âme ; ce qui n'enlève rien au plaisir de l'écouter !

   Anonyme   
1/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Gaston... Un bon texte bien mis en musique et magistralement interprété par Eric, que demander de plus ?
Des Ardennes à la Désirade, du pot-au feu au sable blond, une jolie balade !

Bonne continuation... et rassure-toi, les beaux jours arrivent !

   Zorino   
1/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Gaston,
C'est un très beau texte et une très belle interprétation mais corrige-moi si je me trompe, je lui trouve une troublante ressemblance avec un autre de tes textes que j'avais également apprécié à sa juste valeur et que j'avais mis en musique : "Sur ton lopin de terre promise".
Cela étant, ça ne retire en rien à son charme.
Merci pour le partage

   Hananke   
1/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Très belle et bonne composition que cette chanson.
Tout est à l'unisson, musiques et paroles.

Que dire de plus sinon qu'on attend la prochaine avec impatience.

J'aime bien ce rythme un peu plus soutenu que d'habitude
et les vers courts lui conviennent bien.

Bonne mélodie pour un temps comme nous avons aujourd'hui.

   Francis   
1/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un coup de blues joliment traduit par la plume et par la voix ! Le vent s'engouffre dans les lézardes des cœurs mélancoliques et, ce ciel si bas, si gris voile leurs yeux. Cette douce morosité devient plus légère avec ce poème qu'on déguste comme un beaujolais nouveau.
Bravo à vous deux !

   Anonyme   
1/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je mets Désirade dans le haut du panier.
Une fois n'est pas coutume, j'ai pas lu. Mais je lirai.
J'aime la mélodie et le rythme vocal. C'est parfait.
C'est entraînant, intelligent, et puis alors, qu'est-ce
que ça fait du bien aux oreilles.
Oh et puis zut, tiens ! Je m'en remet une couche.

   Cristale   
1/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Tu n'as pas la tête au moulin
Laiss'moi te dire camarade
Qu'après cette longue balade
Promis ça ira mieux demain.

Le vent te glace ce matin
Mais tes mots se font sérénade
En réchauffant ma promenade
Sur ton poème adamantin.

Une chanson mélancolique
Aux sanglots longs d'une musique
Qui me touche et m'étreint le cœur

Car vois-tu, de ton chant d'automne,
L'air que la nostalgie entonne
Résonne en moi comme un seul choeur :


« Je n'ai pas la tête au moulin
J'ai le cœur en Désirade
Et mes jours sans fin je les brade
Dès que l'automne vient en crachin »



Poème, musique, voix, bravo et merci à vous les artistes !
(j'ai écouté le format mp3, je me réserve youtube pour le dessert ce soir)

Cristale

   hersen   
1/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Voilà un texte, une chanson qui sont carrément une incitation à la nostalgie pour le plaisir, bravo à vous trois !

Merci pour la lecture, l'écoute et la video.

hersen

   Proseuse   
1/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Leni,

Je me suis chantonnée vos vers dans la tête, maintenant, je vais aller découvrir le poème mis en musique !
A chaque fois, que je viens lire - une chanson- ... vous allez rire, mais, je ne sais plus, en tant que lectrice, sur quel pied danser !
je veux dire par là que la chanson, est un poème très spécifique qui a un objectif, celui d' être .. chanter ! avant, je pensais que n' importe quel poème pouvait l' être ( chanté) mais plus je lis de chansons et plus je me dis que non ! tout cela pour vous dire que j' aime beaucoup vous lire, et encore une fois, ici, mais ça n' a pas encore retiré ma perplexité , mais ça viendra !! :-)
merci pour ce partage , je m' en vais l' écouter maintenant !

   Anonyme   
1/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour les artistes !

Comme je suis déjà fan je n’en attendais pas moins de vous…mais j’ai l’impression d’en avoir eu plus avec une excellente chanson, mélancolique mais pas trop, avec un petit air marin et de voyage en arrière plan comme souvent avec Leni…

Donc bravo ! Et au plaisir de vous réentendre.

Corbi’

   Tadiou   
2/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très belles images, légères, chaudes, virevoltantes, sentant bon comme le pot-au-feu, avec l'odeur du feu et le goût du verre de pinardelle. Le leitmotiv de "Le vent s'engouffre sous ma chemise", la reprise de vers ou de mots comme le "crachin", "la tête au moulin" créent un rythme obsédant, une sorte d'hypnose.

Le clin d’œil à "Les sanglots longs des violons de l'automne" de Verlaine (vers qui a eu son importance peu avant le 6 juin 1944)
est d'une belle finesse dans le contexte.

Ecriture finement ciselée.

(Comme d'habitude j'écris mon commentaire avant d'avoir lu les autres)

Très doux et pétillant moment de lecture : merci!

Tadiou

   funambule   
2/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
hé bé, fallait pas pointer en retard sur ce texte qui semble faire, à raison, une belle unanimité. Une belle évocation, de celles, rares, qui se servent du paysage, des sons, de tous les sens pour décrire superbement un état d'âme qui l'est moins. Bref, du Gaston pur jus dans un registre où il excelle, le tout agréablement mis en musique, orchestré et interprété par Un Eric (Lenoir). Parfois, et ce sera l'unique reproche, la tonalité semble un peu haute pour la voix... mais c'est comme toujours de la bel ouvrage comme peu savent faire. Un moment à part trèèèèèèèèès talentueux de nos deux compères.

   Arielle   
2/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
En attendant le pot au feu de ce soir et le verre de pinardelle de ce midi je m'offre ce matin un petit coup de Désirade avec mes deux compères Gaston et Eric.
Même sous le crachin tenace, comment pourrais-je céder au cafard ?
Toujours le même bonheur auquel vous nous avez habitués avec en plus les images du clip merveilleusement choisies.
Merci !

   emilia   
2/3/2017
Que puis-je ajouter de plus hormis le plaisir d’écouter cette ballade nostalgique au titre évocateur en regardant les beaux tableaux qui l’accompagnent pour mieux en suggérer l’atmosphère d’une belle tonalité mélancolique avec ce rappel des « sanglots longs des violons »… ; La « Désirade » : un beau titre qui fait rêver, au goût de terre promise pour les marins, mais un comble pour cette île qui accueillit un temps tous les « indésirables » si l’on parcourt son historique… ; encore une belle réussite et bravo aux artistes…

   Curwwod   
3/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Chers Leni Eric.

Certaines chansons vous entrent dans l'oreille et refusent obstinément d'en sortir. C'est le cas pour "La désirade" dont le nom à lui seul m'enchante. Cela est dû tant à la qualité du texte qui met en place une atmosphère de douce mélancolie et exprime avec bonheur l'état d'âme du poète face à l'arrivée des frimas (lesquels ne sont pas uniquement cruels :"Et le pot-au-feu en Ardennes Fume sur la nappe à carreaux." qu'à la douceur un peu grise de la musique qui vient soutendre à merveille l'évocation de l'arrivée des mauvais jours et à la voix prenante d'Eric.
C'est une oeuvre de premier ordre qui vous fait honneur à tous deux.

   Michel64   
6/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'arrive après la bataille, mais je ne peut que me joindre au concert de louanges pour ce texte si simple et efficace avec ces images qui parlent à tout un chacun :
"le pot-au-feu en Ardennes
Fume sur la nappe à carreaux"

"J’entends pleurer un violoncelle
Il me mettrait les larmes aux yeux".

Le tout très bien porté par cet arrangement/interprétation bien en phase avec le texte.

Merci pour ce bon moment

   Vincendix   
7/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour les artistes,
C’est toujours un plaisir de vous lire et de vous écouter, même avec des paroles simples, vous arrivez à créer une ambiance particulière.
Associer la rudesse de l’Ardenne à la douceur de la Désirade, c’est une bonne idée.
Vincent

   thea   
16/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ah j'adore vraiment tout texte et musique, la voix aussi, bref un moment de bonheur pure a écouté et lire un véritable artiste

un mélange de Brassens et de Ferrat,

Merci et Bravo

   vb   
10/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Merci Leni!
Une très chouette chanson. J'ai beaucoup aimé. C'est vivant, ça pétille, c'est triste un peu aussi.
Avez-vous des vidéos de vous en concert?
À bientôt.


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