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Chansons et Slams
leni : Il écrit à plume changeante
 Publié le 19/12/14  -  19 commentaires  -  1508 caractères  -  382 lectures    Autres textes du même auteur

Il écrit selon l'humeur du temps.


Il écrit à plume changeante



Paroles : Gaston Ligny (Leni)
Musique, arrangements et chant : Yves Alba (PIZZICATO)

http://www.aht.li/2800065/plume_changeante1.mp3




Il écrit à plume changeante
Il écrit tout ce qui lui chante
Selon l’humeur l’humeur du temps

Il écrit à plume colère
Lorsqu’il voit trimer des galères
Et lorsqu’il voit sur un trottoir
S’échouer tant de galériens
Ils s’endormiront sur le tard
Sur ce trottoir avec leur chien
Ici la nuit les encartonne
Ces galériens de la maldonne

Il nous confie son inquiétude
Son amertume et ses regrets
Au carrefour des solitudes
Chacun égrène son chapelet
Où est passée la tolérance ?
Elle fait la manche dans la cité
Sur les terre-pleins de nos croyances
Où des hommes sont endiablés

À l’oasis de sa bohème
Il écrit sur le sable blanc
Ce rêve en grand toujours le même
Je voudrais faire la pige au temps
Il ne croit plus à l’âge d’or
Il ne croit plus à la sagesse
Mais il a parfois la faiblesse
Au bout d’un rêve d’y croire encore

Il écrit à plume tendresse
Des mots, Madame, que vous lirez
C’est une plume délicatesse
Une caresse de son archet
Il ne voit que par vos beaux yeux
Par vos beaux yeux de confidence
Et sa plume de connivence
Vous garde quelques rimes au feu


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   fugace   
2/12/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Comment peut-on faire pour écrire autrement que selon l'humeur du temps?
Alors de la colère à la tendresse, des galères de la rue à la tolérance perdue, il est normal que le balancier reparte vers le rêve... C'est là que l'on retrouve la plume tendresse.
Quel beau voyage au long des émotions que nous apporte le quotidien! Quelle justesse dans les images de vie: "les galériens qui s'endormiront tard sur le trottoir avec leur chien, encartonnés dans la même chaleur". Que cette "plume de connivence garde toujours quelques rimes au feu", la plume tendresse est bien la plus consolatrice.
Poème de sentiments, d'humain, de ressenti: tellement vrai!
Merci à l'auteur.

   Michel64   
3/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cette "plume changeante" m'a emporté avec elle tout au long de cette chanson, bien que :
Je ne suis pas sûr que "voir trimer des galères" soit très juste comme expression (on aurait pu voir trimer des galériens, oui), et la répétition de "galérien" en suivant n'est pas très heureuse.

Par contre ce passage :

"Il ne croit plus à l’âge d’or
Il ne croit plus à la sagesse
Mais il a parfois la faiblesse
Au bout d’un rêve d’y croire encore"

m'a beaucoup plus et le dernier couplet est superbe.

Je n'ai malheureusement pas pu lancer le MP3 ? mon ordi me fait des siennes parfois, mais bien sûr au passage j'ai bien reconnu cette tête sympa.
Mais même si l'anonymat n'est pas, ici, préservé je commente et note en toute objectivité.

   bipol   
19/12/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
je suis un fanatique

un fanatique de votre binôme

tu dis à plume changeante bien sûr dans le sentiment

mais toi tu as cette constance d"écriture intemporelle

et qui est vraiment ta personnalité

et Pizzicato entre dans tes mots comme dans une église

et son orgue les porte au plus haut

bravo et merci à vous deux

   papipoete   
19/12/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour leni; en musique c'est déjà prenant, mais devant les lignes sans arpège, je suis admiratif de cette rivière de diamants!
En colère, il marque (le creuse peut-être) le papier contre la misère des trottoirs, ces boulevards aux villas de carton!
Il s'inquiète de l'âme de l'homme, qui parfois durcit tel le bitume des cités!
Il rêve d'en remontrer au temps, mais ce songe ne dure que l'espace des heures de son sommeil!
Il sait encore le charme de la tendresse, qu'il pourrait offrir à cette Dame, par l'entremise d'un bouquet de rimes délicates!

Chaque ligne est comme ciselée du bout de votre plume, mais celles de la 4e strophe est travail d'orfèvre, au sable blanc de l'oasis!

   Hananke   
19/12/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour et bravo

J'adore cette mélodie et ce texte désabusés sur la société
que nous avons créée.
Que de belles expressions :

Il écrit à plume colère
Lorsqu’il voit trimer des galères
Et lorsqu’il voit sur un trottoir
S’échouer tant de galériens
Ils s’endormiront sur le tard
Sur ce trottoir avec leur chien
Ici la nuit les encartonne
Ces galériens de la maldonne

C'est peut-être la strophe qui me touche le plus.
Heureusement que nous avons des hivers doux en ce moment
parce qu'un 54,56,61 ou 85 reviendraient, cela serait une hécatombe.

Mais bon, même en prêchant dans le désert, il faut le marteler.
Et la chanson se termine sur une note optimiste :

Il ne croit plus à l’âge d’or
Il ne croit plus à la sagesse
Mais il a parfois la faiblesse
Au bout d’un rêve d’y croire encore

On retrouve en ces 4 vers toute l'utopie qui anime le Poète.

   leni   
19/12/2014
Merci Mrs les Modérateurs
Myspace ne permet pas toujours l'écoute de notre chanson
Pour ceux et celles qui sont dans ce cas si vous me communiquez votre mail personnel nous vous enverrons la chanson en mp3 à télécharger Désolé!
Leni PIZZICATO

   Ascar   
19/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
une voix qui rappelle celle de Leny Escudero, des expressions surgies d'un autre âge ( à plume changeante, égrène son chapelet...) et une musique de fin de bal qu'on aurait pu entendre sur les guinguettes du bord de Marne, procurent à cette chanson son charme vintage. Il ne manque que le grésillement du diamant sur le tourne-disque.
Comme dirait un membre du groupe Téléphone, "ce n'est pas ma came " mais je conviens que l'ensemble est cohérent.
Quant au fond, Le sujet est traité avec humanisme, avec romantisme et beaucoup de poésie. J'adhère.

   Anonyme   
19/12/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Gaston, Yves, vous avez failli me faire chialer ! Grace à ton envoi, Gaston, j'ai enfin pu écouter cette plume changeante que vous avez trempée avec beaucoup de tact et de talent dans cette potion magique en voie de disparition qu'on appelle encore humanisme... mais pour combien de temps ? Quant à l'interprétation, superbe !
Rien à ajouter, je l'ai enregistré et m'en vais de nouveau savourer ce morceau de bravoure ! Merci pour ce cadeau de Noël...

   Damy   
19/12/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'ai eu accès au MP3. J'aime sans modération, paroles et musique. Et toute la tendresse qui émane de leur mélancolie m'emporte. De l'art majeur, pour moi.
Merci infiniment, leni.

   Marite   
20/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Magnifique portrait d'un coeur habité par "la Poésie", du moins, celle qui ne se soumet pas aux courants parfois issus d'esprits qui se disent "ouverts" mais qui, dans la réalité sont "fermés".
"Plume changeante" pour exprimer la colère, l'inquiétude, la bohème associée au rêve sans oublier la tendresse qui ouvre bien des portes qui se voulaient infranchissables.
Je n'ai pas pu écouter la mélodie qui accompagne les mots mais je ne doute pas qu'elle doit accentuer sérieusement l'émotion qui s'éveille en nous à la simple lecture de ces vers.

   Francis   
22/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le poète, témoin de son époque, à la plume tantôt glaive ( pour défendre les victimes de la maldone, de l'intolérance...) tantôt pinceau (pour parler de l'amour, des fleurs, des oiseaux...). Il promène sa sensibilité, son stylet sur les chemins de sa vie et ses mots sont le reflet des expériences qu'il vit. Votre plume et l'interprétation musicale m'ont beaucoup touché.
Merci.
Amicalement.
Francis

   Pimpette   
20/12/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Leni ou ZiziJeanmaire?
Je me pose la question,,
Et comme dit un copain, la question est
posée et ce n'est pas moi qui vais la déranger...

Ce texte est un des meilleurs que Lenyves aty pondu!
le sujet
La musique
Tout!

VOus devriez vendre ça à Julien Clerc...
je lis dans mon marc de café que ça marcherait
C'est tout à fait son climat!

   Agueev   
20/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le thème est très convenu, mais le texte est bien écrit avec de très beaux passages comme :

Il ne croit plus à l’âge d’or
Il ne croit plus à la sagesse
Mais il a parfois la faiblesse
Au bout d’un rêve d’y croire encore

ou

Il nous confie son inquiétude
Son amertume et ses regrets
Au carrefour des solitudes
Chacun égrène son chapelet

Quelques facilités mal ficelées comme :

Où est passée la tolérance ?
Elle fait la manche dans la cité
Sur les terre-pleins de nos croyances
Où des hommes sont endiablés

ou

Et lorsqu’il voit sur un trottoir
S’échouer tant de galériens
Ils s’endormiront sur le tard
Sur ce trottoir avec leur chien

Côté musique, je déplore la qualité de l'enregistrement. Un style aznavourien qui pourrait être un moins suranné, un peu plus travaillé.

   Cat   
22/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Leni,

Ecrire à plume changeante, mais changeante, pas tant que ça.
Ta poésie est fidèle, elle m'entraîne, avec ton talent consommé, sur les sentiers des bons sentiments et j'aime ça.

Comme d'autres, je n'ai pas réussi à écouter la musique... A ton bon coeur Leni. ^^

   Louis   
22/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Il écrit tout ce qui lui chante", le poète chanteur.
Il lui vient un chant, il lui vient une musique, un air de son temps.
Les paroles d'une mélodie viennent à lui, non pour circonscrire son ego, non pour explorer son nombril fermé sur le monde, mais pour se mettre en consonance avec son temps, " Selon l’humeur l’humeur du temps".
Le chant est rapport au monde, rapport au temps du monde, là où véritablement naît le moi, dans tous ces liens, tous ces fils qui tissent un rapport aux autres, un rapport au monde, naturel, social, étoffe qui habille le poète et l'artiste, et toute humanité véritable. Les paroles du chant font vibrer tous ces fils, le poète chanteur est en résonance. Il exprime et son "humeur" et "l"humeur du temps".
Il ne peut vivre dans l'indifférence, il ne peut se taire, ni se résigner à la parole commune ; sa sensibilité l'engage, il chante pour que l'on entende la réalité à laquelle tant d'hommes sont devenus aveugles et sourds. Il fait voir, il fait entendre, ce que l'on ne sait plus voir, plus entendre.
Il met de la beauté dans ses paroles, toujours liées à une mélodie, toujours musicales.
La beauté d'un chant emporte et enchante, les paroles se font musique, mélodie propre à toucher l'âme, à l'éveiller, en mesure de transpercer les forteresses derrière lesquelles elle se referme et se réfugie.

Parfois, "il écrit à plume colère", son chant prend cette tonalité devant les injustices, toute ces "galères" que tant d'hommes subissent.
Son chant dit l'humanité sensible, authentique, qui ne peut taire l'inacceptable, ne peut laisser faire sans un mot, les pires ignominies.
Le chant est révolte, le chant, comme tout art, ne peut accepter la laideur du monde, ne peut se résigner à tout ce qui n'enchante pas, ne charme pas, ne sourit pas, à tout ce qui n'exalte pas la vie.

"Il nous confie son inquiétude
Son amertume et ses regrets"
Il dit combien il peut être affecté par le monde, exprime une singularité sensible, non pour faire valoir un moi envahissant, mais au contraire pour montrer ce point humain, vibrant, à vif que tant ont perdu de vue, et perdu d'âme, aveuglés, dans cet obscurcissement que produisent les mesquineries, les égoïsmes, les rétrécissements du cœur, partout répandus, partout constatables, partout "où des hommes sont endiablés".
"Où est passée la tolérance ?" : quand les valeurs les plus hautes, liberté, humanité, sont foulées aux pieds par les "endiablés", alors il reste la voix, il reste le chant du poète pour s'en émouvoir, pour les regretter, pour appeler à retrouver et conserver ce que l'humain a gagné de plus haut contre les instincts les plus bas.

Pourtant, désillusionné,
"Il ne croit plus à l’âge d’or
Il ne croit plus à la sagesse"
il n'est pas un naïf utopiste, il ne croit pas qu'un paradis nous attende quelque part, si seulement nous savions être sages. Son regard est lucide, mais il n'est pas résigné, il rêve encore d'un monde meilleur,
"il a parfois la faiblesse
Au bout d’un rêve d’y croire  encore".
Son chant n'est pas funèbre, il chante encore la vie, il a cette sagesse de ne plus croire à la sagesse, cette attitude sage d'accepter sa "faiblesse", tant il est si peu sage vraiment d'ignorer ses faiblesses.

Il sait écrire aussi "à plume tendresse", il écrit aussi en intime, " Des mots, Madame, que vous lirez", il n'oublie pas qu'il est un troubadour, n'oublie pas de célébrer l'amour, la tendresse, et tout ce qui se vit avec "délicatesse" ; il n'oublie pas que dans un monde où règnent la violence et la haine, l'amour vaut plus que tout.

Il écrit ainsi, le poète chanteur, à "plume changeante", non parce qu'il serait versatile, mais pour décliner la palette des sentiments les plus hauts et les plus délicats ; la gamme des émotions qui font encore de nous des humains.

Merci Leni pour ce beau portrait du poète chanteur, ce portrait que vous incarnez.

   leni   
25/12/2014
http://www.aht.li/2546845/plume_changeante.mp3

VOICI LIEN FIABLE

Merci MRS les Modérateurs

Leni PIZZICATO

   widjet   
25/12/2014
 a aimé ce texte 
Un peu
En dépit de répétitions rapprochées évitables (galères, galériens x 2...), c'est correctement écrit, je trouve. En revanche, le rythme changeant (entre le début, le milieu et la fin), m'a un peu dérouté. Mais il y a du boulot (rigueur et sérieux) et de la passion, ça excuse pas mal de choses chez moi.

Suis pas super client de la voix, mais ça, c'est très subjectif.

Widjet

   Anonyme   
31/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir,
Des répétitions un peu gênantes au début ("galères", "galériens"), surtout dans la même strophe... qui ne m'ont pas déplu au final. Pour quelles raisons ? Je ne saurais dire... Quoi que, après une relecture, la 2ème strophe me gène un peu, pas uniquement dans cette répétition mais aussi dans le rythme.
A part ça, que du bon. Le sujet est triste et ça m'émeut.
Une leçon de vie...
Wall-E

   Anonyme   
14/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
La plume écrit bien, lorsqu'elle va puiser dans le profond de l'émotion ce qu'elle veut faire savoir, encore une belle écoute, différente mais qui reste très attentive.


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