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Chansons et Slams
leni : Je suis Dagobert le coq de ce clocher
 Publié le 24/04/15  -  20 commentaires  -  1978 caractères  -  231 lectures    Autres textes du même auteur

Je sens d'où le vent vient...


Je suis Dagobert le coq de ce clocher



Paroles : Gaston Ligny Leni
Musique, arrangement et chant : Yves Alba PIZZICATO
http://ahp.li/0268f27e838becf0c600.mp3



Je suis le coq de ce clocher
Mon petit nom est Dagobert
C’était aussi celui du Maire
Qui jadis m’a inauguré
Je passe quasi tout mon temps
À regarder vivre les gens
À les écouter palabrer
Sur cette place du marché

Y a du ramdam dans le village
C’est la faute du jardinier
Qui a cueilli la fleur de l’âge
Dans le jardin de Marité
La fleuriste pleure beaucoup
Seule avec ses gueules de loup
Mais moi mais moi que puis-je faire
Le vent tourne dit Dagobert

Écoute c’est la centenaire
Elle s’acharne à expliquer
Pourquoi c’était si bien hier
Elle est du genre casse-pieds
Ras le boubou dit Dagobert
De l’entendre nous répéter
Un âne a ses raisons de braire
Un coq ses raisons de chanter

Clochard sa vie dépend des jours
Et de toi qu’il croise en chemin
Pour un p’tit blanc il dit bonjour
Grand merci en serrant ta main
Pour une quiche et quelques bières
Il t’embrasse tu es son frère
Il te chante la Marseillaise
Version Ferré ne t’en déplaise


Lui le cocu de la baronne
Ce client du petit clandé
Aime les filles et leur patronne
Et le calva dans son café
Quant à la baronne elle bichonne
Un soi-disant vieux Lord anglais
C’est faux ce que dit la baronne
Son amant est jeune et coquet

Pour mes fleurs tu offres combien
Demande Simplet du village
À cet étranger de passage
Qui le repousse de la main
Et Dagobert est tristounet
Car ce sont des roses pompons
Toutes fignolées par Simplet
Elles sont en papier crépon

Mon petit nom est Dagobert
Je suis le coq de ce clocher


 
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   bipol   
27/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je suis le coq de ce clocher
Mon petit nom est Dagobert
C’était aussi celui du Maire
Qui jadis m’a inauguré
Je passe quasi tout mon temps
A regarder vivre les gens
A les écouter palabrer
Sur cette place du marché

j'ai d'abord lu votre texte

et je le trouve pas mal mais sans plus

cela ne décolle pas c'est sans émotion

et puis pour une chanson un peu longue il manque des refrains

à l'écoute la première impression se trouve emplifiée

votre chanson est trop monotone

j'ai bien aimé sans plus

et voila je me suis planté, et je change ma note

   troupi   
13/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai tout apprécié dans cette chanson, le texte avec ses touches d'humour, sa profondeur qui transparait à travers la légèreté.
L'interprétation qui quelquefois me rappelle Brel, dans les passages presque parlés.
La mise en musique aussi convient bien à ce genre, cette description de personnages pittoresques, qu'il est aisé finalement d'observer au pied de tous les clochers. Qui mieux que le coq pour cette occupation ?
Un très agréable moment d'écoute ce matin. Merci.

   Anonyme   
24/4/2015
Salut Léni

Tu ne seras sans doute pas surpris si je dis que de toutes tes chansons, c'est celle que je préfère
Elle est malicieuse, enjouée et diablement poétique.
Finement écrite avec des vers façon comptine
"Ras le boubou dit Dagobert"
et de délicieux aphorismes
"Un âne a ses raisons de braire
Un coq ses raisons de chanter"

De la belle ouvrage dans la filiation de Charles Trenet

Merci Gaston et merci à Yves qui sait si bien mettre en musique les états d'âme de ton coq.

   Pimpette   
24/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Cher Leni

Passionnément
Tes chansons et toi!
Et celle ci particulièrement...comme Tizef...

Puisque cet endroit est le seul où l'on peut confier qqs mots à des amis
c'est à toi Leni que je choisis d'annoncer mon départ d'Oniris....J'en emporte un excellent souvenir...souvenir des mots...des gens...et de qqs amitiés que je n'attendais pas...trop jeune!

Je ramasse le coq et sa musique comme prévu...
TEMBRASSE

   fugace   
24/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
La France est un pays essentiellement rural, comme beaucoup d'autres; ne l'oublions pas.
Alors ce Dagobert qui du haut de son clocher sait tout sur tout le monde nous dépeint une fresque tellement vraie, tellement vivante, que j'ai cru entendre les ragots du village. Bien sûr, les purs citadins ne peuvent accéder à cette vie qui sous des apparences lisses cache bien des truculences!
La centaine qui radote, le jardinier qui fait pleurer la fleuriste sur ses gueules de loup, Simplet qui offre ses roses pompons à ceux qui ne comprennent pas, le bistrot...
C'est génial Leni, tu fais vivre en grande poésie un quotidien encore bien enraciné!
Merci, j'ai adoré l'humour, la tendresse, les bons mots.

   Robot   
24/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce Dagobert, ne nous résume-t-il pas tous un peu, chacun avec ces travers, ces manies, ces choix. En plus de la chanson et de la musique qui l'accompagne, je retiens un peu cette morale qui fait que nous sommes tous le résumé de ces observations et de ces cancans que Dagobert philosophe observateur haut perché sait si bien colporter.

   Hananke   
24/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour à vous deux

Dagobert, coq ou corbeau du village ? Qu'importe j'adore
cette mélodie aux accents du grand Jacques par endroit
quand il récitait ou récite encore par le disque sa complainte
sur les Vieux.

J'aime aussi la musique avec ce piano omniprésent
pour le bonheur des paroles et ces petits bruits sympathiques
qui émaillent la chanson.

C'est vrai que Dagobert de par sa position est bien le roi !

   funambule   
24/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Mille finesses dans ce texte qui retombe sur ses ergots à chaque détour de couplet, en poésie, en ironie ou en tendresse. un conteur improbable qui relaie comme parabole (en deux sens) quelque instance bienveillante flottant dans d'inaccessibles sphères... et si proche cependant.

J'imaginais une mise en musique plus enlevée... mais plus je lis, j'écoute... et j'entends cette gravité simple, touchante, Yves endosse le costume du conteur, nuance parfaitement le texte, souligne ici, s'exclame là, s'extasie ailleurs et soupire parfois; toujours avec cette espèce de modestie hors tout jugement véhiculée par les mots.

Une grande réussite !

   Francis   
24/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je suis entré dans ton petit monde et je n'avais pas envie d'en sortir !
Perché sur son clocher, Dagobert trace des portraits qui font sourire (la centenaire) ou attendrissent ( Simplet). La plume de l'auteur ( ou du coq) joue avec les mots et séduit par sa simplicité, son humour, son sens de l'observation. Ce texte pourrait aussi devenir une BD.
Merci pour ce beau voyage !

   Anonyme   
24/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Gaston, salut Yves ! Après avoir eu connaissance du texte, j'attendais musique et interprétation pour mieux juger de l'ensemble... Du beau boulot, quelques passages qui rappellent Brel et pour finir un très bon produit fini.
Vivant en permanence avec le coq de mon clocher sous les yeux, il est certain que je ne suis pas prêt d'oublier votre Dagobert !

Merci et très bonne soirée...

   Arielle   
25/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Dagobert a-t-il abrité Clochemerle sous son aile, dans une autre vie ?

Il déroule devant nos yeux le théâtre si vivant de son village, ses personnages brossés avec tant d'humour et de tendresse que j'ai l'impression de retrouver comme de vieux amis, les voisins que j'ai laissé, là-bas, devant un petit blanc au bistrot de mon hameau ...
Chaque strophe est tissée de fleurs dont la plus belle, à mon sens, est cette fleur de l'âge cueillie par le jardinier à moins que les roses pompons de Simplet ... en tout cas un merveilleux bouquet que vous venez de nous composer à vous trois, Gaston, Yves et Dagobert !

   Anonyme   
25/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Le texte est déjà parlant seul je trouve. Avec la musique, il transporte. J'aime beaucoup ce regard que le coq porte sur toutes ces personnes qui ressemblent à tous. Je me projette vraiment bien dans cette place, assis sur le sommet du clocher à côté de ce coq qui regarde de si haut et pourtant de si près les acteurs de ce village (normand?). Je ne sais pas comment l'expliquer, mais cette chanson donne vraiment la boule à la gorge et laisse mélancolique.

   Curwwod   
25/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
De la fantaisie, de l'originalité, de la tendresse, le tout sous une plume d'une remarquable qualité tant pour la construction générale que pour cette impression de verve spirituelle et jubilatoire que procure le texte. Servi par une mélodie vivante, tout à fait dans l'esprit de fantaisie émouvante, l'ensemble me semble plein de charme et surtout de vrai talent.

   Anonyme   
26/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un bien bel écrit.
J'aime bien l'idée d'avoir donné un nom de Roi à un coq... du clocher du village.

Ce coq voit tout, et ça me plait. Il a une vue imprenable sur la vie du village et sur ses habitants, et assiste avec humour et dérision à tous les petits tracas de la vie quotidienne.

Une bouffée d'air pur...

   pieralun   
27/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est bon !!

Beaucoup de tristesse contenue dans l'expression de ce texte, musique incluse.
Il y a du Brel c'est sûr, de Ferré peut être, mais il faut réécouter " Le laveur de carreaux " de Serge Lama.
La parenté est évidente même si les personnages sont différents.
Yves, Gaston! proposez lui votre chanson, je crois qu'il n'a plus grand chose aujourd'hui, vous verrez, il sera séduit.
Beaucoup de qualités dans ce texte, créativité, émotion, un piano qui relève le tout, bravo!!!messieurs

   Louis   
27/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est un coq qui parle, c'est un coq qui chante, pas un animal fier et viril, non, un coq symbole d'un village à dimension humaine, un coq témoin et symbole de la vie traditionnelle en France ou en Wallonie. L'animal porte un nom de roi, roi des Francs, roi distrait qui « mettait sa culotte à l'envers », roi populaire et bon vivant.
Il trône sur le clocher de l'église, et rien de ce qui vit ne lui échappe : « Je passe quasi tout mon temps / à regarder vivre les gens ».
Témoin symbole, il raconte la vie comme elle va. Girouette, il indique le sens du vent. Mais il n'est pas tourné vers le passé, il trouve « casse pieds » la centenaire qui « s'acharne à expliquer / pourquoi c'était si beau hier ».
C'est de la vie d'aujourd'hui, de la vie de toujours, de la vie authentique comme elle devrait l'être toujours, que témoigne Dagobert. La vie et ses histoires d'amour, les jardiniers qui « cueillent la fleur de l'âge », et les « simplets » qui « fignolent » des roses « en papier crépon ».

Dagobert s'amuse et s'attriste de la comédie humaine, où entent en scène Clochard, le « cocu » ou la « baronne ».

Cette tristesse et cet amusement, avec une pointe de douce ironie, se retrouvent dans la mélodie chantée par Leni, et Pizzicato en fait un bel écho dans son langage musical.

   Pieds-enVERS   
29/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir Leni

Ce texte est un petit bonheur qui met de bonne humeur !

On pourrait même dire un " anti-dépresseur " tellement il est jubilatoire, mais si ....chaque couplet apporte le sourire avec ses images humoristiques! Bref j'ai adoré Dagobert ( peut-être aussi parce que j'aime le coq et que je suis chauvine ..je plaisante ! )

Bravo à tous les deux

   arigo   
14/5/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup la légèreté et l'humour qui se dégage de ces paroles.

Merci pour le partage !

   Anonyme   
13/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est renversant tant la vie est ici écrite avec une vraie tendresse, de celle qui aime l'humain, j'ai oscillé entre sourire et tristesse, notre émotion voyage au gré des mots qui racontent tellement bien, la vitrine d'un petit village. Mille bravos, c'est super touchant, ce paysage coloré.

   papipoete   
17/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
du haut de son perchoir, il voit tout, même ce que la morale réprouve, le coq du clocher ! Il chante si fort, pour réveiller les gens, mais peut-être pour qu'on n'entende certains bruits, certains cris, en particulier chez la baronne ... Et les potins courent dans les ruelles, par-dessus les haies ; des oh ! des ah ! Mais Dagobert a l'habitude et ne se formalise pas, mais quand " Simplet " du village se voit moquer des uns, repousser des autres, quand il propose ses roses en papier crépon, Dagobert est triste ; pour peu, il ne chanterait pas à la prochaine aurore ; non, il ne chanterait pas !
NB paroles et chanson vont très bien ensemble, dans cette chronique d'un jour ordinaire, vu par le veilleur de nuit à la crête rousse .
C'est à la fois comique et si touchant ; un prouesse pour peindre ce tableau aux couleurs bleues, vertes et en même temps ce " rose-bonbon " si mélancolique !
bravo !


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