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Chansons et Slams
leni : Je vis en clandestin
 Publié le 25/10/12  -  13 commentaires  -  1286 caractères  -  239 lectures    Autres textes du même auteur

Clandestin en moi-même.


Je vis en clandestin



Musique et Chant Yves Alba

http://www.aht.li/2799837/Je_vis_en_clandestin12.mp3


Je vis en clandestin avec mon garde-fou
Trafiquant de chimères de châteaux en Espagne
J’accroche mes certitudes à des mâts de cocagne
Avec le tout dernier de mes quatre cents coups.

Je vis en clandestin je brûle mon bois d’ rallonge
Et sous mon ciel de traîne je pense un jour sur deux.
Les quatre vérités ont leur part de mensonge.
Est-ce la part du diable ou celle du bon Dieu ?

Je vis en clandestin j’ai déposé au clou
Cette corne de brume cet avis de tempête.
J’entends l’tonnerre de Brest le rire de la mouette.
Je finis ma bolée avec mon garde-fou.

Je vis en clandestin loin d’la tour de Babel
Je me tais et j’écoute on dirait l’air du temps
Je vous dis mon secret secret d’Polichinelle
Je vis un pied dehors je vis un pied dedans.

Je vis en clandestin, clandestin en moi-même.
Je connais des prières qui veulent monter aux cieux.
J’entends des blues si beaux qui pleurent près d’Harlem
Le diable et le bon Dieu viennent pleurer avec eux.





 
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   Pimpette   
13/10/2012
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je reconnais cette voix que j'aime de plus en plus et les paroles sont un véritable et grand poème.

je ne vais pas le débiter en morceaux ni entreprendre une autopsie sacrilège

Ce slam est bouleversant et, sans Oniris, je n'aurai jamais eu le bonheur de rencontrer ces trois ou quatre slamistes qui sont l'honneur de ce site!

Je vis en clandestin, clandestin en moi-même.
Je connais des prières qui veulent monter aux cieux.
J’entends des blues si beaux qui pleurent près d’Harlem
Le diable et le bon dieu viennent pleurer avec eux.

Beau et simple.
Tout ce que j'aime.

   MonsieurF   
14/10/2012
 a aimé ce texte 
Pas
Je n'accuse pas l'auteur de plagiat, mais la chanson sur le clandestin ça déjà était fait: ça s'appelle Clandestino et c'est de Manu Chao, donc suffisamment célèbre pour la connaître.

Après, le texte est banal, sans rien de bon ou de mauvais, ce sont des choses assez évidentes, quelques jeux sur les sons, rien de mauvais, rien de bon non plus.

Je n'aime pas , mais c'est parce que je suis fan du Manu Chao de Clandestino et que je doute qu'on le dépassera.

   funambule   
25/10/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Difficile pour moi de dissocier texte et mise en musique. Je n'ai pu résister à l'envie d'écouter avant d'avancer quelques mots sur ceux écrits. Je pense, évidemment que cette chanson est de fait apatride... mais j'entends dans son interprétation comme une émotion, une ambiance de nos grandes villes européennes... et même (c'est mon écho heing) un parfum "rive gauche" qui m'embarque immédiatement. Pour recentrer sur les mots, c'est très bien écrit (pas un scoop) et j'ai l'impression que l'auteur ne cherche pas à surprendre mais plus à créer un ton, donner une couleur, saupoudrer de rêve (d'illusions?) l'ensemble. J'ai envie de dire que sous cette grisaille, une force qui ressemble à l'espoir n'est jamais absente. Il est des "personnages" qui brillent par la couleur des murs qu'ils prennent. Sans chercher "trop", nous sommes sous les écailles de peintures. Un vrai texte humaniste très joliment posé sur les notes par Yves Alba.

   Alexandre   
25/10/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut leni, ô chantre de la vie ! Une fois de plus je suis séduit par cette chanson réaliste... ou presque. Pourquoi presque ? Parce que le tonnerre de Brest est inaudible depuis très longtemps. En effet, ça n'a rien à voir avec l'orage (ô désespoir !). Cette expression vient du coup de canon que l'on tirait quand un forçat s'était évadé du bagne de Brest. C'est un détail, vieux frère, qui ne remet pas en cause la qualité de ce texte fort bien mis en musique et tout aussi bien interprété. Ce texte gagne à être écouté plutôt que lu car certains vers accrochent un poil, par exemple le dernier, because les 13 syllabes. Je ne te le reproche pas, je constate et comme en musique ça ne se sent pas, je trouve que la version chantée, finalité de ce texte, est Très bien.

   brabant   
25/10/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Léni,


'Vivre en clandestin au milieu de soi-même' : quel programme alléchant ! J'ai ressenti à l'écoute du texte une indéfinissable tendresse, un confort, une délectation de chaque parole.

Un enivrement incomparable.

Les chimères, les mâts de cocagne, le dernier quatre cents coups...

Un garde-fou et un porte manteau, tractable et rétractable pour accrocher et décrocher tout ça, qui tourne comme un moulin (du Nord en ce qui me concerne), Babel débabélisée, un pied en dehors et un pied en dedans...

RECONCILIER MON DIABLE ET MON BON DIEU !

Je vais essayer tiens !


Le pied !!!

   Arielle   
25/10/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un clandestin pour lequel je ne peux m'empêcher d'éprouver beaucoup de tendresse en dépit de ses quatre cent coups parce que je le sens vivre en chacun de nous "un pied dehors, un pied dedans"
Pour moi, il est là ce garde-fou, dans cette faculté à passer la frontière entre réel et réalité.
Merci Leni, encore une jolie chanson à accrocher au quotidien morose pour le faire vibrer un peu !

   Anonyme   
25/10/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Sans avoir écrit à mon avis son meilleur texte, Leni reste fidèle à son thème de prédilection qui est l'expression d'une certaine nostalgie, d'une réflexion désabusée sur le sens de la vie, qui le pousse à un certain hédonisme, une sorte de carpe diem dans l'urgence.
" Je me tais et j’écoute " en renvoyant dos à dos le diable et le bon dieu, ce fameux couple inséparable, qui se pointe à un concert de blues avec nous, en pleurant comme des tordus sur notre triste sort.
Alors bien sûr, on se réveille clandestin de soi-même, " un pied dehors, un pied dedans " .
Leni, c'est un peu le champion de " La philosophie pour les nuls " : confiez-lui un concept, il en tire une chanson.

Cordialement
Ludi

   stellamaris   
25/10/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un magnifique poème, servi par un chanteur de grand talent... Un pur moment de bonheur.

Bon, maintenant que je l'ai écouté, je le lis...

C'est beau, et la dernière strophe est tout simplement magique.

   melancolique   
26/10/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Leni,

C'est beau, plusieurs beaux passages qui défilent, j'aime le rythme aussi. J'en retiens:

"Et sous mon ciel de traîne je pense un jour sur deux."

"Je vis en clandestin j’ai déposé au clou
Cette corne de brume cet avis de tempête."

Et ce vers qui me touche:
"Je vis un pied dehors je vis un pied dedans."

Merci et au plaisir de vous relire.

   Charivari   
26/10/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une belle chanson, assurément. Au niveau musical, j'aime beaucoup l'arrangement qui nous offre une couleur très mélancolique, par contre moins la mélodie qui manque à mon avis de netteté, mais très bien récupérée par la voix si expressive et si particulière d'Yves Alba.

Le texte est beau, même si parfois un peu disparate dans les ambiances: on passe de l'Espagne à la corne de brume, puis à Harlem, sans la musique qui offre une belle cohérence, je me serais peut-être un peu perdu. Ceci dit, toutes ces images convergent pour traiter le même thème, le portrait d'un homme qui fait le point après avoir vécu une longue vie de Bohème, une pierre qui roule qui n'a pas amassé mousse. De très belles images çà et là, j'accroche mes certitudes à mes mâts de cocagne, les 4 vérités ont leur part de mensonge, je vis un pied dehors je vis un pied dedans... Par contre, je trouve certains passages un peu moins bons, le vers sur Harlem, ou la strophe 3, par exemple

   bipol   
28/10/2012
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'ai d'abord écouté la magnifique mise en musique d'Yves sur ton magnifique poème

Tu fais un peu le bilan d'une vie que j'espère pour toi longue encore

Et tu poses la question comment être avec soi même

Il est bien difficile de répondre, on pourrait dire face au bon Dieu et au diable J'ai fait ce que j'ai pu

Très beau Gaston et Yves

   fugace   
25/11/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Force et simplicité pour dire que nous sommes tous des "Janus", pleins de contradictions, d'ambivalences, de complexité.
Des images fortes, des symboles clairs et beaux.
C'est superbe !

   Marie-Ange   
21/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Texte intense, qui retient l'attention, et qui peut donner lieu à plusieurs interprétations, et qui ne manque pas de vous poussez dans vos retranchements, il y a un peu de nous dans ce "je vis en clandestin, clandestin en moi-même". Tout est magistral dans cette écoute.


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