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Chansons et Slams
leni : L'homme bleu dit à l'homme blanc
 Publié le 23/04/13  -  18 commentaires  -  1512 caractères  -  230 lectures    Autres textes du même auteur

Là-bas le soleil tue à bout portant.


L'homme bleu dit à l'homme blanc



http://www.aht.li/2799467/LHomme_bleu1.mp3

Si toi tu as l’heure à ta montre
Dans le désert moi j’ai le temps
Dit l’homme bleu à l’homme blanc.
C’était leur première rencontre.
Bienvenue à toi l’étranger
Bois ce thé vert c’est la coutume.
Je dois te dire mon amertume
Écoute j’ai mon franc-parler.

J’en connais de la vieille Europe
Qui viennent ici en safari,
Ils tuent parfois des antilopes
Leurs peaux finissent au pied d’un lit.
Mais je ne garde pas rancune
Moi qui ne dors pas dans un lit
Moi qui rêve de dune en dune
Dans les sables de cinq pays.

Sur les routes caravanières
Le sable est sculpté par le vent
Dans un jeu d’ombre et de lumière.
Le soleil tue à bout portant.
Ma route est celle de l’or blanc
Elle vient des salines du Niger,
Elle connaît les chants berbères
Elle aurait plus de deux mille ans.

J’échange l’or blanc des salines
Contre la myrrhe contre l’encens
Contre quelques aigues-marines
Que négocient de vieux brigands.
Mon père m’a offert ce bijou :
La croix du Sud de Tombouctou.
Cette croix me guide dans le ciel
De l’oasis jusqu’au djebel.

Sur les routes caravanières
Le sable est sculpté par le vent
Dans un jeu d’ombre et de lumière.
Le soleil tue à bout portant.






 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Ioledane   
8/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bien aimé ce récit chantant, et cette image très forte : "Le soleil tue à bout portant".

Le regard de l'homme du désert est traduit ici avec dignité, presque sans pathos (malgré l'amertume promise, qui n'est que sous-jacente), cela me plaît.

J'ai juste un regret sur le vers "Ecoute j'ai mon franc-parler" qui ne me paraît pas avoir une grande valeur ajoutée.

Mon passage préféré :
"Moi qui rêve de dune en dune
Dans les sables de cinq pays."

Une lecture appréciée.

   Iloa   
11/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Je n'ai pas trouvé la force espérée dans ce texte.
Mais comme je trouve que les hommes bleus sont un grand peuple, je serais intéressée d'écouter ce texte mis en musique.

   David   
11/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

C'est assez chantant et les vers coulent bien. Je préfère le titre au dernier vers, ce "Le soleil tue à bout portant." me semble "théâtrale", du moins le texte lui-même donne peu d'éléments sur ce qui cause la mort, plus particulièrement qu'en d'autres zones sauvages. C'est pas si grave mais c'est un côté western qui ressort pour moi, du coup. J'ai aussi pensé que "l'homme bleu" occultait un peu la traite des esclaves, les diverses contrebandes, la vision reste angélique avec ces "articles de rois-mages" du 2nd vers du 4ème passage.

Ce dernier vers brise peut-être maladroitement un ton que je trouvais onirique, mais il sonne bien pourtant, c'est plus largement une question de cohérence, je crois, je ne rentre pas dans la "fiction".

   Pimpette   
12/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est très bien écrit etje crois ,qu'en chanson, ce texte va balancer grave sans difficulté!

J'aime beaucoup la première rencontre, dès la première strophe, de l'homme bleu et de l'homme blanc...j'en profite pour remarquer combien est importante l'attaque d'un poème....si on est touché par la première image...si on ressent d'emblée ce petit remuement de plaisir qui dit qu'on est bien au pays de poésie....

Pour le lecteur en E.L. c'est indispensable pour aller plus loin...en tout cas pour moi!

   Charivari   
23/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Leni
J'attends impatiemment la mise en musique, curieux de savoir quelle "couleur" elle aura : va-t-elle renforcer l'exotisme du texte et proposer des phrasés arabisants, ou au contraire, prendra-t-elle le contrecoup pour proposer autre chose ? C'est Yves qui chantera ?
Je pense qu'il y a ici tout pour faire une excelente chanson. La simplicité, cette formule "l'homme bleu" pour désigner les reghibets du désert, ça fait mouche et attire l'attention, et de très belles images "les sables des cinq pays", "le sable est sculpté par le vent" et surtout "le soleil tue à bout portant", très beau. Au niveau du message, il est simple, (peut-être un peu trop) mais authentique, on ne peut qu'être d'accord... Bref, un très bon texte, j'ai beaucoup aimé

   fugace   
23/4/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
Si vous n'avez jamais croisé le peuple des hommes bleus, il est ici: leur fierté, leur liberté, leur hospitalité, leur indépendance.
On ne les voit que s'il veulent se montrer et quand ça arrive on rencontre ceux des vents et des sables.
Tout comme vous vous et moi, ils ont leur téléphone portable, savent le reste du monde. Mais ils ont su ne pas perdre les vraies valeurs, celles des richesses de l'âme.
"Moi qui rêve de dune en dune dans les sables de cinq pays": voila le vrai voyage des hommes libres.
Merci Leni de nous avoir emmené aussi loin, aussi vrai.

   brabant   
23/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Léni,


Ah ! La poésie y est ! J'ai eu un coup au coeur à
" J'en connais de la vieille Europe
...
Ils tuent parfois des antilopes"
qui ne m'a plus quitté de rebond en rebond tout au long de cette chanson-poème.
Des routes caravanières aux salines du Niger, du soleil qui tue à bout portant aux chants berbères, de la myrrhe, de l'encens et des aigues-marines
"Que négocient de vieux brigands"
avec pour guide
"La croix du Sud de Tombouctou"
j'ai été constamment sous l'émotion. Les couplets 3 et 4 sont magnifiques !

Et le final repris en refrain est éblouissant !


Merci Léni !

   funambule   
23/4/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un texte étrange, à la fois engagé et apaisé. Au-delà de tout jugement réel, l'humain (et l'humanisme) préside à cette oeuvre rare, fragile qui se glisse dans les interstices de l'âme, loin (si loin) de toute idée "pamphletique" ou manichéenne. Peut-être (façon de dire) une image d’Épinal, l'illustration de ce qu'est l'espoir dans le cœur des hommes qui se répandent plus loin que leur nombril. Parfois, un paysage en dit plus que toutes les philosophies humaines; j'ai aimé le contempler, j'imagine aussi la difficulté de la mise en musique, ce qu'elle pourrait dénaturer (ou sublimer). Inutile de faire un interminable commentaire, s'asseoir et regarder suffit...

   Anonyme   
23/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L'octosyllabe, c'est bien connu, est le meilleur choix pour une chanson. Le texte ayant pour vocation d'être chanté, c'est la voix et l'articulation du chanteur qui rétabliront d'elles-mêmes la bonne harmonie des vers. Ici donc pas besoin de s'attarder sur la construction exacte des octosyllabes: je préfère compter neuf syllabes à la lecture, que de voir le texte charcuté par des apostrophes au milieu des mots.

Ce texte me semble être le plus mélodieux de la collection Leni. Il déroule comme une vague de sable, dans une sorte de mouvement perpétuel, à la fois régulier et changeant. Il y a chez Leni cette indiscutable magie à composer une atmosphère, à s'approcher très près de ses personnages ("Mon père m’a offert ce bijou : la croix du Sud de Tombouctou") au milieu d'une nature qui les dépasse.

Belle réussite et beau voyage.
Ludi

   bipol   
23/4/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Sur les routes caravanières
Le sable est sculpté par le vent
Dans un jeu d'ombre et de lumière.
Le soleil tue à bout portant.

Tu nous offres un magnifique bouquet de roses des sables Léni le poète

Quelle humanité dans tes mots bleus

Les hommes du désert chantent juste

Comme tu le dis dans tes vers

Les hommes blancs ne savent quoi faire de leurs maux

Et leur douleur est destructive

Vivement une belle harmonie en musique

   widjet   
23/4/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Puissant ce :
« Sur les routes caravanières
Le sable est sculpté par le vent
Dans un jeu d’ombre et de lumière.
Le soleil tue à bout portant »

J’aurai mis des « guillemets » sur les parties dialoguées.
Sinon ça coule bien, malgré cette insistance martelée dans les « contre », « moi qui » et autres « Elle vient, elle connait, elle aurait » qui se suivent.

J’ai lu avec plaisir

W

   Mona79   
23/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quel bonheur Léni de découvrir un texte tel que celui-là.
Je connaissais l'existence de ce peuple fier d'hommes bleus, pour avoir lu pas mal de choses à leur sujet, mais tu nous fais entrer dans leur univers poétique avec un souci de détails qui forcent le respect.

"Le sable est sculpté par le vent
Dans un jeu d’ombre et de lumière.
Le soleil tue à bout portant."

C'est beau, tout simplement. J'attends la musique mais sera-t-elle en mesure d'ajouter un plus à ce beau poème ?

   Marite   
23/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
L'ensemble du poème m'a charmée sauf les deux premiers vers ... disons même les quatre premiers vers qui ont failli arrêter ma lecture. L'histoire de la montre et du temps ... maintes fois entendue (d'où le - dans la notation).
La poésie que j'ai ressentie commence au cinquième vers "Bienvenue à toi l'étranger ..."
J'aurais bien vu les trois strophes centrales encadrées par l'introduction et la conclusion, magnifique, chacune composée de quatre vers.

   aldenor   
23/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J’aime le ton digne et sobre de ce poème.
La notion de « vieille Europe » fait fausse note venant de l’homme bleu.
« Leurs peaux » me parait se rapporter au chasseur plutôt qu’aux antilopes dans la construction de la phrase.
La ponctuation n’est pas bien mûrie.
Très beaux les deux premiers vers ! Et le sable « sculpté par le vent »...

   wancyrs   
24/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Belle rencontre entre deux civilisations différentes sans que le doigt accusateur de l'une ne vienne envenimer la situation ; et même ces biches tuées juste pour que leurs peaux ne servent de marchepieds ne réussissent à créer de la rancune...

J'aime cette ballade dans cette Afrique subsaharienne qui connait les chants berbères et les pistes caravanières. Il ne manquait plus que le grand Soundjata Keita pour que la boucle de l'histoire soit bouclée.

Sur les routes caravanières
Le sable est sculpté par le vent
Dans un jeu d’ombre et de lumière.
Le soleil tue à bout portant.

Magnifique !

J'attends la version chantée

Wan

   Pouet   
24/4/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Oui, joli poème sur la stupidité de certains occidentaux, j'adhère totalement au fond de ce poème.

Bien aimé "Le soleil tue à bout portant"

Peut-être la répétition de "lit" me semble évitable, ainsi que celle de "tue". ("tuent parfois des antilopes" et "le soleil tue à bout portant") Je traque les répétitions en général, désolé, celle de "route" aussi m'a un peu dérangé, voilà je dis ce que je pense.

"Tous les blancs ont une montre mais ils n'ont jamais le temps" est un proverbe bien connu, ainsi peut-être le début du poème aurait-il mérité des italiques même si ce n'est pas exactement les mêmes mots, pour éviter les confusions. C'est mon avis.

Sinon, bravo, le dernier petit quatrain termine superbement l'ensemble.

   troupi   
24/4/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je trouve cette vie des hommes bleus, inchangée ou presque depuis tant de siècles, vraiment bien décrite avec quelques images frappantes."Moi qui rêve de dune en dune
Dans les sables de cinq pays."Ma route est celle de l’or blanc
Elle vient des salines du Niger,
Elle connaît les chants berbères
Elle aurait plus de deux mille ans." également la dernière strophe.
Encore une fois bravo Leni, il me tarde de l'écouter car je suis à peu près sûr que la mise en musique va apporter un grand plus.

   Marie-Ange   
17/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Il y a des écoutes qui prennent soudain une toute autre dimension, le texte vous transperce de part en part, le temps passe sur les mots, et dans ce monde, rien ne change, quand saura-t-on voir, écouter, et surtout respecter, "l'homme bleu" voit sa vie de plus en plus menacé, le progrès, l'évolution de la société, dit-on !!! Je m'interroge de plus en plus.


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