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Chansons et Slams
leni : L'île de Belle Tolérance
 Publié le 06/12/12  -  14 commentaires  -  1739 caractères  -  183 lectures    Autres textes du même auteur

Les pensées sont des fleurs que le hasard métisse
Quelque part librement sur la rose des vents


L'île de Belle Tolérance



Musique et chant : Yves Alba

http://www.aht.li/2800285/Lile_aux_oiseaux_MP31.mp3


On l’appelait jadis l’île de Belle Tolérance
Depuis le grand carnage elle n’est plus maintenant
Qu’un caillou désertique sur la rose des vents
Plus une âme qui vive seuls des oiseaux de mer
Quelques tortues géantes et quelques vieux cerbères
Ici les hommes étaient blancs noirs ou café crème
Ils palabraient joyeux pendant des heures durant
Mais les blancs ont voulu la peau des café crème
Alors les noirs ont pris parti contre les blancs

On crie sauve qui peut sur Belle Tolérance
Très vite on met le cap sur la Bonne-Espérance
Un vent de force neuf joue les enfants d’salauds
Roulant ses déferlantes au p’tit bonheur la chance
On prie Dieu que le temps se remette vite au beau
Personne ne peut nous dire ce qu’ils sont devenus
Ceux qui ont mis les voiles pour éviter le pire
Ils sont pêcheurs de lune ou voleurs à la tire
Poètes de talent ou simples m’as-tu-vu

Sur ce caillou qui fut l’île de Belle Tolérance
Un oiseau lyre imite la sirène d’un bateau
Et quelques coups de feu et quelques pleurs de femme
Ici il n’y a plus il n’y a plus une âme
Ceux-là qui avaient pris le tout dernier bateau
Ceux-là ont jeté l’ancre à la pointe du vent
Sur cette île aux oiseaux où des pensées fleurissent
Ces pensées sont des fleurs que le hasard métisse
Quelque part librement sur la rose des vents

Ces pensées sont des fleurs que le hasard métisse
Quelque part librement sur la rose des vents


 
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   wancyrs   
20/11/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime ce chant, même si la trame me rappelle ces souvenirs à jamais enfouis... avec ces mots, je ne voyais coller qu'un rythme slam ou une mélodie mélancolique : ici le choix musical est encore meilleur. J'aime bien lorsque à la deuxième strophe le ton monte un peu, comme pour accompagner la violence des mots, ou l’effroi de la situation...

D'autre part, le texte ne manque pas de poésie, et longtemps encore, ces deux vers chanteront dans mon esprit :

Ces pensées sont des fleurs que le hasard métisse
Quelque part librement sur la rose des vents

Merci pour ce moment d'écoute.

   fugace   
24/11/2012
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Sans aucune ponctuation, sans "césure", le texte se lit péniblement, on ne sait où prendre sa respiration.
Sa classification en "chansons et slams" me surprend: pour moi, cela n'a rien de l'un ni de l'autre.
Bien que joliment écrit, le thème abordé est traité de manière trop conventionnelle: il y a tout à dire et à inventer sur les îles.

   brabant   
6/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Léni,


"Ces pensées sont des fleurs que le hasard métisse
Quelque part librement sur la rose des vents"
Ah ! C'est très beau ça Léni... je note et je retiens, je mets dans ma besace aux poèmes. Moi-aussi je suis quelque part, infailliblement, un Petit Blanc ; et la nique nique nique aux gros colons !

:D

N'y a-t-il donc d'Ile de Belle Tolérance nulle part, et faudra-t-il toujours rêver de cap, Cap de Bonne-Espérance ; celui-là même qui devait ouvrir la route de Belle Tolérance.
Ô l'homme et ses préjugés ! Quelle catastrophe ! Voyagera-t-il toujours de Charybde vers Scylla ?

Voilà un texte qui ne manque pas de gouaille, tu devrais en composer une version en créole mon cher Léni.

La bande-son est au service du texte et le sert au millimètre. Te voilà bien sérieux Léni.

:)

   bipol   
6/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
On ne sait plus lequel de l'auteur ou du musicien est le plus poétiqque

Tant ils se fondent pour notre plaisir

L'un a posé le décor mis en scène les personnages conté l'histoire

L'autre a donné la vie, allumé la mèche Pour que l'ensemble flamboie

Bravo les artistes continuez de nous plaire

   merseger   
6/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voici un fort beau texte empli de valeurs humanistes et d'une poignante mélancolie. C'est à la fois poétique par les images, leur volonté de pittoresque, et grinçant par cette idée constantes que l'imbécilité humaine est capable d'incendier le paradis, ce qu'elle ne manque jamais de faire. Le texte servi par une musique, elle aussi mélancolique parfois, dramatique à d'autres moments n'a pas été sans me rappeler Albinoni.

   Anonyme   
6/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut leni. J'aime le fond du discours, la musique qui s'y prête et l'interprétation toujours aussi prenante.
Reste que cette île a disparu depuis fort longtemps de la surface de la terre si toutefois elle a vraiment existé.

La tolérance ? C'est le respect d’autrui… Bienvenue en Utopie !

Cela dit, c'est toujours bon de remettre ce genre de sujet sur le tapis surtout comme le font avec maîtrise et conviction Yves et Gaston...

Les deux vers qui suivent sont superbes et résument bien ce texte ;

Ces pensées sont des fleurs que le hasard métisse
Quelque part librement sur la rose des vents

Puissent ces fleurs éclore un jour !

Merci leni...

   Pimpette   
6/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"Un vent de force neuf joue les enfants d’salauds
Roulant ses déferlantes au p’tit bonheur la chance"

...il souffle en particulier sur mon ordinateur depuis hier et je réduis mes critiques acerbes au minimum!!!!

J'adore Leni et la zique est extra

Comment fais tu tout ça vieux voyou?

   Anonyme   
6/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Joli nom que porte cette île de Belle Tolérance.
Toujours cette nostalgie qui pointe le bout de son nez.
Je crois qu'on ne peut pas se tromper d'auteur en lisant Leni : un rien désabusé, un rien optimiste quand même, tout ça porté par le rythme d'une chanson, par des images simples qui savent me toucher sans jamais se déplacer sur le terrain de la polémique ou de la politique. Ça fait du bien aussi de se laisser porter par des sentiments d'humanisme sans crier à la naïveté. Mon cynisme en prend un coup, mais les choses sont si bien dites que je veux bien croire un instant que :

— « Ces pensées sont des fleurs que le hasard métisse
Quelque part librement sur la rose des vents »

Bravo à la composition d’Yves Alba qui sert magnifiquement le thème, et à sa voix pleine de mélancolie.

Cordialement
Ludi

   Artexflow   
6/12/2012
leni !

Un beau texte que j'ai accompagné de sa musique.
Il y a de l'émotion, de belles idées (cette fameuse citation que je ne vais pas réécrire !).

J'aurais préféré voir de la ponctuation dans le texte, mais avec la musique cette remarque n'a pas lieu d'être.

Loin de moi l'idée de dire que votre thème n'est pas bon, mais il ne m'a cependant pas vraiment touché, bien que je comprenne que vous parlez ici d'un événement dramatique, n'est né en moi aucun sentiment d'empathie, malheureusement.

Globalement je dirais qu'en fait votre texte et sa chanson forment un tout qui va bien, mais que votre texte tout seul ne me plaît pas tant que ça. Je m'abstiendrai donc de noter ici, désolé !

S'il faut noter texte et chanson, je dirais Très Bien -
S'il fallait noter le texte j'aurais probablement choisi Moyen +

Ah, ce que je me sens mal, en lisant les autres commentaires ! (j'ai pour habitude de commenter sans les lire, et de jeter un oeil avant d'envoyer mon commentaire)
Peut-être quelque chose m'a échappé ? Je ne saurais dire...

Rappelez-vous que je suis d'ordinaire très difficilement sensible à la poésie...

   Anonyme   
7/12/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai toujours pris des gants avec ceux qui parlent de tolérance, mais là je sais que tu ne roules pas pour une chapelle et que tu n'as pas besoin de te placer en martyr ou en plus vertueux qu'un autre.
J’ai buté sur deux choses. D’abord, ce n'est pas la première fois que je croise l'expression "pendant des heures durant". Peut-être finira-t-elle par s'imposer ? Mais pour l’instant je la trouve fautive.
Ensuite, j’ai eu peine à comprendre : « Ceux-là ont jeté l’ancre à la pointe du vent ». Strictement parlant, on mouille sous le vent. Est-ce à dire qu’ils ont fait une erreur ? Si c’est le cas, la métaphore est juste, mais pas évidente.
Pour le reste, c’est super. J'aime bien l'atmosphère marine qui baigne cette île dépeuplée, témoin de l’incurable stupidité des hommes (il faut y croire cependant, car sous des couverts de race ou de sale gueule, les hommes, comme tous les animaux, se battent avant tout pour un territoire. Il est donc étrange que cette île soit restée déserte).
Ces pensées sont des fleurs que le hasard métisse
Quelque part librement sur la rose des vents
est vraiment une bien belle phrase.

   Ioledane   
7/12/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime le rythme de ce chant (à l'écrit en tout cas, car je ne l'ai pas écouté), et ce voyage mélancolique sur une île perdue.

J'apprécie la fluidité générée par l'absence de ponctuation, et la répétition "Ici il n'y a plus il n'y a plus une âme" dont l'effet est très réussi.

Les autres vers que je l'ai le plus appréciés :
"Quelques tortues géantes et quelques vieux cerbères"
"Ils sont pêcheurs de lune ou voleurs à la tire"
"Ceux-là ont jeté l'ancre à la pointe du vent"
et le des deux derniers vers finaux, répétés, superbes.

En revanche, j'ai noté quelques incorrections me semble-t-il :
- "Plus une âme qui vive seuls des oiseaux de mer" : ici l'emploi du mot "seuls" appelle une phrase verbale, or là aucun verbe ne suit, il aurait donc fallu utiliser "seulement"
- "Pendant des heures durant" : la redondance est sans doute volontaire mais je trouve la tournure incorrecte.

De plus les quelques e élidés me gênent, il aurait fallu le faire partout ou pas du tout, mais je trouve que ce n'était pas nécessaire pour que ce texte chante joliment ses fluides 'alexandrins'.

Toutefois sur ce dernier point en relisant, je me rends compte que cela concerne uniquement "enfants d'salauds" et "au p'tit bonheur", expressions dont la gouaille s'accorde en effet très bien avec ces apostrophes.

   funambule   
9/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le titre est déjà une profession de foi mais ce que j'apprécie surtout dans cet envoi... est que l'auteur aura choisi de nous conter une belle histoire pour porter le fond du propos. Il est très agréable parfois, en chanson, d'embarquer vers des ailleurs qui, si dépaysants soit-ils, savent nous parler de nous, si utopiques soit-ils, donnent à penser, à travers une histoire qui sait nous rendre complices sans chercher systématiquement à enclencher le mécanisme de la culpabilité. L'urgence de retrouver un peu de naïveté, chose à laquelle je ne crois (hélas) absolument pas, émane de ces lignes. Celui qui aura ajouté sa goutte d'eau au futur ne verra sans doute pas la mer de la fraternité humaine recouvrir le monde... mais il peut se réjouir; d'autres, sans aucun doute poursuivrons cette quête sans fin. Le voyage est porté avec la même magie par la mise en musique, on devine que, Yves Alba aura embarqué aussi avant de traduire avec tant de sensibilité et de talent le énième voyage de Leni.

   Mona79   
12/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ces deux derniers vers si beaux et cette musique nostalgique vont rôder longtemps dans ma tête. Regrets de ces îles perdues où l'on n'a pas pu "éviter le pire"... Tout ceci est bien dit, bien chanté, bien orchestré. Merci Leni.

   Anonyme   
21/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
"Ces pensées sont des fleurs que le hasard métisse
Quelque part librement sur la rose des vents"

Je n'en dirai pas plus, c'est tout simplement magnifique, il faut juste bien écouter et réécouter vos mots, sans modération, ils parlent bien mieux que tout long discours appuyé.


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