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Chansons et Slams
leni : La der
 Publié le 22/02/13  -  16 commentaires  -  1478 caractères  -  227 lectures    Autres textes du même auteur

Tu m'offres cette der : je vais t'écouter.


La der



Paroles : Gaston Ligny
Musique, arrangement, chant : Yves Alba.

http://www.aht.li/2799845/La_der-_Mp3.mp3


Tu m’offres cette der, moi je vais t’écouter
Me raconter ta vie sans poser de questions.
Si tu as l’cœur en berne tu pourras écraser
Une larme ou pleurer pleurer à gros bouillons.
Le temps de cette der, nous deviendrons des frères
Vers les trois heures du mat dans ce bistrot d’Asnières
Et si tu es cocu car on ne sait jamais,
Nous le serons ensemble, ensemble si tu permets.

Tu m’offres cette der et j’écoute ta vie.
Tu me dis pêle-mêle et tes pleurs et tes rires,
Au gré des ciels d’orages au gré des embellies
Mais tu peines à me dire mais tu peines à me dire :
« Oui j’ai le cœur en berne, je vis en désamour.
Je devrais faire mon deuil d’un passé qui chagrine.
Je devrais je devrais mais le passé s’obstine
Alors alors mon frère je vis à contre-jour »,

Dans ce bistrot d’Asnières où le passé rallume
Sur notre écran de veille un diaporama.
Tu revis tes amours moi mes bonheurs posthumes,
Nous tentons de répondre à pourquoi à pourquoi.

Nous venions de répondre à comment se fait-il
Même à trois heures du mat cela semblait facile.
Mais nous n’avons jamais pu répondre à pourquoi.
Mais nous n’avons jamais pu répondre à pourquoi.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   fugace   
6/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Trois heures du matin dans un bistrot d'Asnières, ou ailleurs, qu'importe!
"Je devrais faire mon deuil d'un passé qui chagrine...mais le passé s'obstine alors je vis à contre-jour": superbe!
Ecoute, partage: presque tout est possible quand on est en amitié, sauf, comme toujours, trouver la réponse à "Pourquoi".
J'ai trouvé très beau cet échange entre deux potes paumés dans l'affectif, cette sensibilité qui ne veut pas s'avouer.

   Pimpette   
22/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
je suis depuis belle une groupie de Leni et son musico mais cette chanson là....elle est sublime!

Elle évite complètement le 'pleurnichard' inhérent à ce genre de sujet, tellement le talent de l'auteur nous plonge dans un bain d'amitié terriblement émouvant!

Je réécoute un p'tit coup avant d'attaquer la journée!

   Labrisse   
22/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Cher Leni,

Alors nous voici devant une « chanson d’amis » en quelque sorte... Je trouve une parenté à l’artiste Bachelet, ou à Jacques Brel dans cette écriture. Et là ou on ne verrait que deux compères il en est un troisième, mauvais ami, contradicteur et intéressé, flagorneur et chafouin, implacable et hypocrite : « la bouteille » ; Elle est là, incommensurable et impériale, patiente et à l’écoute, qui n’attends de tout et de tous que versements et renversements dans les verres très mécaniques de la tiédeur jaunie des arrières salles.

L’histoire est claire et nous voici (écouteurs involontaires) de deux compères qui n’ont plus que l’alcool et ses vapeurs pour se parler, s’entendre, s’écouter… la der est la dernière tournée, celle que l’on voudrait éternelle pour s’abrutir de l’accompagnement d’une écoute. Pour moi, ce poème même abordé sous l’angle du dialogue de trois présences (dont très parlant, le silence de la bouteille, ce qui est une performance !), est un vrai poème d’abord sur la vraie solitude.
Ici, la plus cruelle, la plus féroce, celle qui n’offre plus à l’individu d’autre alternative que de s’éborgner dans un bouge alcoolisé est dissertée sur le ton sordide, implacable et brut de l’alcool le plus fort et de l’esseulement humain le plus vide… J’aime ce sujet et son traitement, ou il est tiré d’un lyrisme populaire jusqu’alors inconnu, les images modernes de la société des laissés pour compte du progrès social, où les « canons » éducatifs, religieux, politiques du vivre ensembles, hypocrisie quotidienne de notre système finalement ne batissent d'hommes que seuls, sans autre forme de procès.

Notre grégarité n’est désormais plus qu’objet d'un implacable mépris par le système.

C'est ce que dit ce poème humain et humaniste.

Bravo et amitiés.

Labrisse.

   brabant   
22/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Léni,


Où avons-nous trouvé la patience d'écouter ces quidams en surboire, souvent un pote, souvent le même, qui nous racontaient leur déboire amoureux, leur défaite en larmoyant, contre une der pour ne pas partir tout de suite, s'épancher encore une non der-nière fois, faire durer l'illusion d'un baume, tenter peut-être une résilience, mais finalement remuer le fer dans la plaie en tentative d'anesthésie mais non cautérisée ni cautérisable telle la blessure d'un diabétique, gratter cette plaie c'est se sentir encore en vie...

Peut-être était-ce parce que nous nous écoutions nous-mêmes et que, dans ces bribes-là, c'était aussi notre der à nous que nous écoutions - car il y a un jeu sur le mot ''der'' -. Nous pleurions sur nous-mêmes, à demi-mot, en complicité cachée... Il fallait bien ça, pour supporter en toute compassion la peine de l'autre, où nous cherchions les cheminements obscurs de nos actes ratés et de nos propres peines...
Nous-autres, les piliers de l'échec !

A la bonne nôtre !

Ben oui quoi :)


L'interprétation est toute en douceur complice. Mieux qu'un altruiste, un humaniste ce Léni ! Bravissimo !

   bipol   
22/2/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
Tant qu'il y a une der il y a de l'espoir...

Et c'est peut être l'espoir qui craie la der

Elle peut aussi se faire à plusieurs à trois, quatre...

Et chacun refait son monde une énième fois...

C'est un texte humain qui nous fait revivre ces moments un peu rêvés où on est dans l'amour

Merveilleusement interprété par son compère

Bravo à vous deux

   Anonyme   
22/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut leni... Une bien jolie chanson tant pour les paroles que pour la musique et l'interprétation de ton complice Yves.
Beaucoup d'émotion se dégage de ce texte et une fois encore je suis conquis par votre duo...
Que dire de plus que ce qui a été dit ? Je me contenterai d'y rajouter un grand bravo !
Merci leni... et Yves.

   Anonyme   
22/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Leni,
En tout cas, moi je ne cherche pas à savoir pourquoi vous faites des chansons ensemble, toi et Yves : parce que c’est beau, tout simplement. Vous vous accordez facilement, tant sa musique et son interprétation collent à tes paroles. Elles leur donnent de la densité, elles leur tricotent une âme où se cache toujours l’idée d’un bonheur passé ou à conquérir. Tu es bien le philosophe des nuls.

Merci à vous deux .
Ludi

   funambule   
23/2/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Toujours aussi bien écrit (même si je ne sais pas si j'ai le droit de faire référence aux autres textes de l'auteur)... J'eusse aimé, ici, et au vu du sujet, que ça rââââpe un peu plus, un peu moins de poésie, moins de richesse aussi, d'intelligence d'âme... et pourtant j'entends que l'auteur est ainsi fait et ne saurait écrire autrement (et je ne vois pas pourquoi d'ailleurs). Voilà, c'est dit... et c'est un simple écho personnel du sujet que j'entends avec plus d'aridité pour me mener vers une émotion qui me ressemble. La musique et l'interprétation d'Yves Alba sont absolument dans le ton juste qui correspond à l'écriture. Belle performance (si le terme est adéquat).

   Charivari   
23/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très belle atmosphère qui se dégage de cette chanson. J'ai pensé à Brel, "Jojo", ou même "Jeff" mais ça n'a pas du tout cette grandiloquence, ici c'est doux-amer, c'est intime. Beaucoup aimé ce "si tu es cocu, nous le serons ensemble", ce zest d'humour, et la dernière phrase, "répondre à pourquoi", j'aime beaucoup ce raccourci syntaxique.

Au niveau de l'interprétation, j'ai beaucoup aimé la voix d'Yves, l'ambiance créée, parfaitement en accord avec le texte, mais -désolé- elle m'a paru un peu longuette. J'aurais aimé être surpris au milieu de la chanson.

   rosebud   
23/2/2013
 a aimé ce texte 
Pas
Eh bien moi je n'aime pas du tout.
Peut-être moins encore la chanson que le texte, mais je choisis délibérément de ne commenter que le texte.
Je n'aime pas ces apocopes "der" qu'on ne dit jamais et "mat" qu'on écrit trop et que je trouve racoleur.
J'ai dans la tête la chanson de Ferré "Richard" qui raconte presque la même chose mais avec un autre talent:

"Les gens, il conviendrait de ne les connaître que disponibles
A certaines heures pâles de la nuit
Près d´une machine à sous, avec des problèmes d´hommes simplement
Des problèmes de mélancolie
Alors, on boit un verre, en regardant loin derrière la glace du comptoir
Et l´on se dit qu´il est bien tard...

Richard, ça va?"

Fermez le ban.

   pieralun   
24/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je retrouve là le Leni que j'aime! Les deux derniers textes m'avaient laissé un peu indifférent.
Une vraie amitié en quelque mots: l'écoute, le partage des maux: j'ai beaucoup aimé " et si tu es cocu, on ne sait jamais, nous le serons ensemble"
Il y un peu de Jeff du grand Jacques.

Bises Leni

   Anonyme   
25/2/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Le texte, on dirait du Brel, du sous-Brel, pas trop mal quand même, mais un Brel qui aurait perdu un peu de sa superbe et qui serait tombé dans la facilité des répétitions à tout-va. Il y a pas mal de clichés (le coeur en berne, les ciels d'orages, etc...) mais des trouvailles aussi comme ce "Nous venions de répondre à comment se fait-il". Et comme un autre commentateur plus haut je n'aime ni "der" ni "mat".

Malgré tous ces bémols, je pense que ça pourrait se chanter plutôt bien, mais alors sur une toute autre musique. L'adéquation texte-musique me paraît ici très discutable.

Un point commun quand même entre le texte et la musique : tous deux sont très "à la façon du temps jadis", pas très XXIème siècle donc, mais en soi ce n'est pas un défaut, c'est juste un peu dommage de ne pas chercher à innover un peu.

   Mona79   
28/2/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Joli texte sur une musique nostalgique qui lui va comme un gant. J'aime particulièrement le second couplet et aussi la chute finale qui ne répond jamais aux interrogations mais les laisse en suspend... "La nostalgie n'est plus ce qu'elle était", mais ça lui ressemble fort avec un petit plus de désabusé qui me convient.

Merci Leni.

   David   
2/3/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Leni,

Il y aurait le "dernier verre" pour un jour de bonne fortune mais ça serait plutôt la dernière tournée, ici. Dans le contexte, les répétitions ("pleurer pleurer", "ensemble, ensemble", etc.) feraient un peu propos d'ivrognes, mais au chant ce n'est pas ce qui ressort, comme dans d'autres de vos chansons, c'est une façon de marquer un rythme à l'intérieur du vers. L'ivresse se devinerait mais plutôt dans le contexte que dans mots eux-même, ça restera assez pudique en évoquant une discussion sans trop en décrire le contenu, même en n'évoquant que sa longueur, que ça parle d'amours déçus et de bonheurs perdus.

   Anonyme   
6/3/2013
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonsoir,
Je suis désolée mais je trouve que ce texte ne raconte pas grand chose.
Dans un bar, il devrait s'en dire pourtant des profondeurs d'âme en peine.

Bah, je vous découvre et ne resterai pas sur cette première impression...

   Anonyme   
18/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est quand le cœur est en bandoulière que se posent nos émotions plurielles, que l'on se livre sans réserve, à n'importe quel inconnu, dans cet endroit prétexte, et c'est immense ce qui peut y avoir de confidences faites, et parfois des amitiés naissent. Encore un texte qui m'est parlant.


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