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Chansons et Slams
leni : La lune boit
 Publié le 16/06/12  -  13 commentaires  -  1908 caractères  -  243 lectures    Autres textes du même auteur

La lune boit mais elle n'est pas la seule.


La lune boit



Musique, arrangement et chant Yves Alba

http://www.aht.li/2799262/la_lune_boit-_New.mp3


Ce soir la lune boit beaucoup trinquent avec elle
Ils trinquent à la santé du commun des mortels

Dans un bar quai des brumes ces deux marins givrés
Font du gringue à la lune ils veulent la décrocher
Armstrong chante pour eux What a wonderful day
Un quidam anonyme se confie à son verre
Il lui parle en sourdine en éclusant sa bière
Armstrong n’en démord pas What a wonderful day
Un sourire écarlate habille une fille en fleur
Quelques regards s’attardent sur une fille en pleurs

Ce soir la lune boit beaucoup trinquent avec elle
Ils trinquent à la santé du commun des mortels

Dans un bar quai des brumes il traîne entre deux âges
Et il offre à la lune un whisky douze ans d’âge
Gainsbarre chante Élisa et puis la Javanaise
Un quidam déplumé a perdu au poker
Il faut dire qu’il jouait contre Johnny Walker
Gainsbarre n’en finit pas d’chanter la Javanaise
C’est l’heure des rendez-vous un dealer discrétion
Va d’une table à l’autre monnayer ses paxons

Ce soir la lune boit beaucoup trinquent avec elle
Ils trinquent à la santé du commun des mortels

Dans un bar quai des brumes un maqu’reau gominé
Perd son temps près d’la lune il voudrait l’embringuer
Maintenant Salvador leur chante Faut rigoler
Un plus givré qu’un autre gueule moi je ne crois plus
Les politichinelles je leur montre mon cul
Salvador continue il chante Faut rigoler
Le bar du quai des brumes va fermer ses volets
Le bar du quai des brumes va fermer ses volets

Lorsque la lune boit beaucoup trinquent avec elle
Ils trinquent à la santé du commun des mortels


 
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   Pimpette   
20/5/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je suis de plus en plus séduite par ce genre de texte et je suis zétée écouter la musique! C'est vraiment fameux!
je découvre(à 80 balais) combien notre époque va épatamment bien; avec cette inspiration simple et cette musique dansante....un peu comme on danse dans sa salle de bains quand on est tout seul...
C'est vrai que Salvador n'est pas oublié, ni Gainsbourg, ni Amstrong... et c'est fait avec un tel charme, gentillesse, admiration....BRAVO§
Quelques bouchées choisies:

Je ne peux pas!
Tout me plait et ça roule en bouche comme un Vin de Loire...

   funambule   
16/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Le choix des (uniques) alexandrins pose le texte et ouvre des couloirs à l'interprétation... que Yves Alba ne se gène pas d'emprunter. C'est le ++ de la chanson, balade Nougaresque s'il en est... mâtinée d'un parfum qui n'a rien à voir avec le sud. Il y à l'époque aussi, "située" par les titres cités. L'interprétation (donc) et la musique sont entièrement dédiées au plaisir jubilatoire de ces mots qui "mettent en scène". J'ai l'impression d'un "noir et blanc" "colorisé"! L'humain, pourtant au centre reste en filigrane, là juste pour le tableau, la vie qu'il illustre.

J'aurais cité Gainsbourg et non Gainsbarre qui réfère plus aux années 80 du poète; petit (presque) anachronisme. Après, le texte est truffé de subtilités et de "repères" comme j'aime... à savoir qu'ils pixelisent, situent la vision de l'auteur, estampillent les codes chanson. Sans entrer vraiment dans les détails, quelques enchaînements "à la césure" manquent un peu d'huile pour le chant. Mais nous sommes plutôt dans la chanson à texte, alors...

   brabant   
16/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Léni,


ça y est, cette fois-ci, j'ai réussi à écouter la chanson. Le commentaire de Pimpette m'avait d'abord surpris, mais je la rejoins totalement après écoute de l'interprétation. J'ai trouvé au chanteur un petit air de Mouloudji jusque dans les respirations qui s'accorde d'ailleurs avec "Quai des brumes" et Gabin, ce "bar du quai des brumes" m'ayant surpris en premier lieu. L'interprète y fait preuve d'un talent d'imitateur qui n'est pas sans charme, créant un électrochoc flash back à plusieurs reprises, d'ailleurs attendu avec délectation dès la deuxième occurrence, et d'autant plus à la réécoute. Présavourage comme le ferait un enfant !

C'est vrai aussi que l'on entre ici sinon dans la chanson à texte pure et dure, du moins dans la chanson solidement référencée, il y a plus ici que de la simple culture populaire.

Bel exercice ! Bravo !

   Pascal31   
17/7/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Impossible de ne pas penser à Nougaro à l'écoute de la chanson.
L'hommage (s'il s'agit bien d'un hommage) est un peu trop appuyé à mon goût - jusqu'aux intonations et, bien sûr, au clin d’œil à Armstrong.
Ceci étant dit, si la chanson ne m'a pas vraiment emballé, je dois saluer la qualité du texte, "bourré" de références (pardonnez ce mauvais jeu de mots !) sans jamais tomber dans le plagiat.

EDIT : La nouvelle version de la chanson gomme les intonations à la Nougaro et, du coup, est bien meilleure, car plus originale dans l'interprétation. Et bravo pour le clin d’œil dans les paroles... "Nougaro" ayant remplacé "Salvador" dans la nouvelle version !

   phoebus   
16/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est ce qui s'appelle toucher la réalité du bout des doigts en se regardant dans le fond d'un verre.
Il réalise le tour de magie de la poésie en fixant à jamais dans des mots la fugacité d'un instant, d'une impression extatique provoquée par les effluves d'alcool.
C'est un vécu pleinement ressenti qui a trouvé ses mots pour se dire, avec ses tableaux musicaux de maîtres accrochés à la poésie, ils épicent, changent le rythme et varient l'ambiance.
Les personnages mythiques qui peuplent ce genre de lieu plantent un décor vivant qui éclipse celui fait de murs et d'objets.
Tchin-tchin.

   Anonyme   
16/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Leni,
Depuis le début je suis client de votre style. Merci pour l'absence de ponctuation, cela double mon plaisir.
Certains textes me touchent plus que d'autres, c'est normal.
Pour moi, votre poésie a ceci d'original, qu'elle est un patchwork de Charles Trénet, Léo Ferré, Jean-Roger Caussimon, et sûrement quelques autres.
- " Ce soir la lune boit beaucoup trinquent avec elle " -------Charles Trénet.
- " Dans un bar quai des brumes un maqu’reau gominé " ------Jean-Roger Caussimon
- " Les politichinelles je leur montre mon cul " -------Léo Ferré

Je profite de la référence à ces auteurs pour prendre à mon compte, vous concernant, ce que disait Ferré de son ami Jean-Roger Caussimon :
- " La poésie de Caussimon n'est pas dans les mots, mais loin derrière, dans le sentiment, peut-être dans quelque chose de pas fini, une brume matinale qui va bientôt se lever comme un rideau sur le spectacle lassant de la journée à recommencer... "

Je ne vais pas non plus détailler toutes vos malices poétiques, mais des choses comme " Et il offre à la lune un whisky douze ans d’âge ", m'inspirent plus que tout un charabia pseudo-intello-je vous prends tous pour des billes.
La chanson est bien interprétée, il y a des accents Nougariens, et la voix d'Amstrong (c'est vraiment une imitation du chanteur?) est saisissante. Je suis moins sensible à l'intrusion de Salvador, dont je n'ai jamais été fan.
Par contre, Leni, je sais que vous êtes un incorrigible optimiste, mais j'ose quand même vous demander de nous proposer un jour un texte " plus marqué, plus bouleversant " , tout simplement parce que je crois que vous avez ce talent.

Vous connaissez probablement les quelques vers qui suivent de Jean-Roger Caussimon, tirés de la chanson " Comme à Ostende " , chantée par Léo ferré. J'y reconnais une certaine familiarité avec votre propre style, même si l'émotion est plus intense. Vraiment, vous devriez essayer :

" On voyait les chevaux d' la mer
Qui fonçaient, la têt' la première
Et qui fracassaient leur crinière
Devant le casino désert...
La barmaid avait dix-huit ans
Et moi qui suis vieux comm' l'hiver
Au lieu d' me noyer dans un verre
Je m' suis baladé dans l' printemps
De ses yeux taillés en amande
Ni gris, ni verts
Ni gris, ni verts
Comme à Ostende
Et comm' partout
Quand sur la ville
Tombe la pluie
Et qu'on s' demande
Si c'est utile
Et puis surtout
Si ça vaut l' coup
Si ça vaut l' coup
D' vivre sa vie !... "

Leni, pardonnez-moi pour cette évocation, alors que c'est votre jour, et qu'on est là pour parler de vous. D'un autre côté j'espère que cette comparaison vous fera plaisir.
Allez salut, je vais me réécouter La Lune.

   Alexandre   
16/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut leni ! "Les politichinelles je leur montre mon cul" ! Et ben dis donc tu vas te faire des amis... Cela dit, ce néologisme est super bien trouvé. Tu devrais le proposer à l'Académie !
Pour en venir au texte, le thème n' est pas nouveau car le Gabin et la môme Morgan ont tourné Quai des brumes en 38... à Brest mais j'aime beaucoup ce mélange de Carné-Gabin, Armstrong et Gainbourg, sans oublier ce cher Jonhy Walker, très bien amené dans le texte. Par contre la présence de Salvador, à mon avis et bien que j'aie aimé ce vieil Henri, n'était sans doute pas indispensable... A la lecture je tique toujours un peu car automatiquement sur ce genre de vers, des pseudo alexandrins, je cherche le rythme classique et bien sûr il n'y est pas ce qui est logique pour une chanson... J'ai écouté l'interprétation avec plaisir.
En somme encore un très bon texte sur lequel je n'en dirai pas plus ! Bravo leni...

   Charivari   
17/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut.
C'est vrai qu'il y a du Nougaro, dans l'interprétation, et dans l'écriture, il y a du Prévert.

La chanson est très aboutie, j'adore les clins d'oeil musicaux qui s'insèrent vraiment très bien dans la musique. Je trouve qu'il y a une belle ambiance, et de jolies images (Un sourire écarlate habille une fille en fleur), même si le texte me parait parfois un peu un alibi pour toutes ces évocations musicales... Mais ça n'a pas beaucoup d'importance, c'est une chanson très réussie.

   pieralun   
17/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Beaucoup de commentaires pour trouver des analogies avec de célèbres auteurs de chansons; il est vrai que j'ai eu le même réflexe en écoutant ton texte Leni.....
J'ai beaucoup aimé les deux premiers corps et un peu moins l'évocation à Henri Salvador qui, je ne sais trop pourquoi, casse un peu l'ambiance d'un bar quai des brumes, où l'on ressent parfaitement la fumée, les vapeurs d'alcool, où l'on imagine bien le vieux disc-jockey balancer la plainte d'Armstrong ou la voix doucereuse ( à l'époque) de Gainsbourg.
Un bon moment

   Arielle   
20/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Beaucoup aimé cette chanson et son interprétation, pour laquelle tout a déjà été dit plus haut.
Je me suis mis "en favori" le blog de l'auteur dont j'apprécie vraiment le talent.

   Anonyme   
26/8/2012
Bonjour,

ce petit mot que je ne sais ou placer et pour te dire que j'ai beaucoup aimé sur ton site ce petit bijou de tendresse qu'est : je vis en clandestin.

   Tankipass   
10/9/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup ce genre d'instantané, le texte est très bon, la poésie rejoint le réalisme pour nous donner un rendu très visuel, très immersif. Par contre malheureusement je n'aime pas la musique qui va avec, j'y verrais soi un coté accordéon et guitare rythmique soi carrément punk. En tout cas plus rythmé. Mais bon ça c'est histoire de goût (comme le reste en fait) et c'est le texte qui est évalué.

   Marie-Ange   
18/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
C'est tout simplement à écouter sans modération, c'est tellement savoureux, que l'on ne peut que se délecter d'un tel nectar à la qualité remarquable, cru exceptionnel, qui vous fait chanter de haut en bat, l'émotion au paroxysme, d'un tel moment.


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