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Chansons et Slams
leni : La vie s'en souvient
 Publié le 19/09/14  -  16 commentaires  -  2310 caractères  -  238 lectures    Autres textes du même auteur

La beauté se perçoit, les rêves s'imaginent et la vie s'en souvient.


La vie s'en souvient



Paroles : Gaston Ligny
Musique et chant : Yves Alba

http://www.aht.li/2799849/La_vie_sen_souvient.mp3


Si les journaux du soir n’ont rien d’autre à me dire
Fais-moi rêver encore que je gagne du temps.
Offre-moi les plus beaux de tes éclats de rire
Que la vie nous invente de nouveaux contre-chants.
Aujourd’hui comme hier des tribuns d’la parlotte
Qui veulent se faire entendre se font péter la glotte.
Ils promettent l’âge d’or mais leurs dés sont pipés
Parlons donc d’autre chose parlons de la beauté.

La beauté se perçoit. Les rêves s’imaginent
Et la vie s’en souvient

De pinèdes en collines dans un coin de Provence
Le brouillard s’effiloche en blanc en blanc sur bleu.
Des amandiers fleurissent ils ont un peu d’avance
Une première abeille croise un papillon bleu.
Regarde cette grive elle vient de Norvège
Elle mange quelques baies de nos genévriers
Elle a choisi le sud elle a quitté les neiges
Écoute-la chanter écoute-la chanter.

La beauté se perçoit. Les rêves s’imaginent
Et la vie s’en souvient


Le vent souffle en rafales le ciel se met en perce
Un vol de sauvagines se perd à grand lointain.
Des ombres croisent des ombres il pleut il pleut à verse
C’était en bord de mer et la vie s’en souvient.
À grand beau soleil brille ton cœur ton cœur s’enchante
Quand un brouillard givrant cafarde dans le nord
Tu mets deux bûches au feu c’est beau quand elles chantent
Pour conjurer le sort pour conjurer le sort.

La beauté se perçoit. Les rêves s’imaginent
Et la vie s’en souvient

Si les journaux du soir n’ont rien d’autre à me dire
Fais-moi rêver encore que je gagne du temps.
Offre-moi les plus beaux de tes éclats de rire
Que la vie nous invente de nouveaux contre-chants.
Elles sont belles les têtes qui sont à l’île de Pâques
Je voudrais bien les voir un jour rien qu’avec toi
Et nous irions tous deux tous deux à l’île de Pâques
On peut rêver parfois on peut rêver parfois.

La beauté se perçoit. Les rêves s’imaginent
Et la vie s’en souvient


 
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   Pimpette   
19/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Leni/Alba

J'aime particulièrement celle-là...elle correspond à ces chansons qui entrent dans la tête un matin et ne vous quitte plus pendant des jours....

Parlez nous de la beauté, je ne m'en lasse pas; et allons voir les statues de l'Ile de Pâques, si fortes, si simples, et si belles!

Quant aux éclats de rire....J'en ai à revendre

   Francis   
19/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Soif de bonheur, soif d'autre chose "Fais moi rêver encore..."
La beauté illumine ce texte : " le vol des sauvagines, les statues de l'île de Pâques, le papillon bleu, les bûches qui crépitent..."
Le bonheur est là simple et tranquille dans des éclats de rire, dans l'observation de la nature, dans les gestes d'amour. Le bonheur ne s'attrape pas, "il se perçoit " avec le cœur, avec les yeux. De la Provence ensoleillée aux neiges de Norvège, les mots m'ont fait rêver !
Merci pour ce partage.

   bipol   
19/9/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Exceptionnel

"La beauté se perçoit, les rêves s'imaginent

Et la vie s'en souvient."

Un texte digne des plus grands, Brassens et d'autres...

Avec une grande sensibilité, et cette écriture particulière, propre à Léni

Je le trouve encore plus inspiré avec des images somptueuses

Tu nous fais voyager loin

La musique lui va comme un gant avec une interprétation qui sublime les paroles

Bravo à vous deux

   Arielle   
19/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Parlons donc d’autre chose parlons de la beauté."

Ah oui, Leni ! Et tu en parles si bien qu'on a envie de te suivre sur les ailles de ce papillon bleu jusqu'à l'île de Pâques avant de revenir écouter chanter les bûches dans l'âtre.
Chaque image est un régal, une étincelle de vie à savourer pour nous permettre de tenir.

"Fais-moi rêver encore !"

   Alexandre   
19/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je salue ce duo international qui, une fois de plus, a su trouver les mots et la meilleure façon de les mettre en musique et de les interpréter pour notre plus grand bonheur !

Si les journaux du soir n’ont rien d’autre à me dire
Fais-moi rêver encore que je gagne du temps.
Offre-moi les plus beaux de tes éclats de rire
Que la vie nous invente de nouveaux contre-chants.

Tout est contenu dans ces quatre lignes !

Merci les copains... et bravo une fois encore !

   Anonyme   
19/9/2014
Salut Gaston

Cette chanson semble composée pour illustrer le fil "Qu'est-ce que le beau"

Dans ce livre d'images, s'il ne fallait qu'en garder une, ce serait celle-ci qui me cause très fort.

"Le vent souffle en rafales le ciel se met en perce
Un vol de sauvagines se perd à grand lointain.
Des ombres croisent des ombres il pleut il pleut à verse
C’était en bord de mer et la vie s’en souvient."

Merci Gaston et bravo à Yves pour la mise en musique.

   merseger   
19/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quelle jolie chanson peine de tendresse pour tout ce que la vie peut offrir de beau et de désirable. C'est une forme d'hymne que vous nous proposez de garder en mémoire et vous nous invitez à poser sur toutes les belles notations que vous évoquez un regard tendre et reconnaissant. C'est une bien bonne chose que de dire et d'écrire avec ce talent que la vie sait être belle encore faut-il savoir la regarder.
"De pinèdes en collines dans un coin de Provence
Le brouillard s’effiloche en blanc en blanc sur bleu.
Des amandiers fleurissent ils ont un peu d’avance
Une première abeille croise un papillon bleu.
Regarde cette grive elle vient de Norvège..." : j'aime...
Bravo et merci Léni.

   David   
20/9/2014
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour Leni,

J'ai du mal avec un passage :

"À grand beau soleil brille ton cœur ton cœur s’enchante"

ça me semble maladroit, j'espère ne pas citer trop court mais ça voudrait dire je crois : ton cœur s'enchante quand le soleil brille, mais l'inversion est faussée, elle donnerait "ton cœur s'enchante à grand beau soleil brille".

Il y a des points mais aucune virgule, la ponctuation est assez étrange, par exemple dès le début :

"Si les journaux du soir n’ont rien d’autre à me dire
Fais-moi rêver encore que je gagne du temps."

Le point est marqué au second vers mais la pause à la fin du premier n'a pas de signe. Les points permettent de circonscrire les enjambements, mais dans cet exemple, le lecteur qui ne trouverait pas le sens de la phrase sans ponctuation serait quand même bien maladroit.

Le poème lui-même me semble plus cohérent avec les passages centraux, je me demande s'ils ne correspondent pas aux 4 saisons, mais je ne suis pas sûr de ça, les passages de débuts et fin parlent d'actualité, j'ai pensé à un ancien tube de Philippe Djian chanté par stephan Eicher qui débutait un peu comme ici :

"J'abandonne sur une chaise le journal du matin
Les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent
J'attends qu'elle se réveille et qu'elle se lève enfin
Je souffle sur les braises pour qu'elles prennent"

C'est aussi les nouvelles, et il y a aussi un feu de bois, le cliché n'est pas parfait, ici, ce sont plutôt les nouvelles politiques qui sont en causes alors que la chanson de Djian parlait plutôt des drames divers (de mémoire, les guerres, les famines, ce genre de choses) mais bref, c'est la même façon de débuter la chanson.

La fin sur le rêve d'un voyage vers l'île de pâque a pâtit pour moi de ces "fantaisies" plutôt formelles, le dernier passage quitte un peu la nostalgie, mais le projet garde un quelque chose de triste, comme si le narrateur, le personnage, savait très bien en le prononçant qu'il n'irait jamais sur l'île de Pâque avec sa muse, que c'est juste pour partager la discussion à propos de cette perspective, comme un genre de "nostalgie de l'avenir", je veux dire le regret du temps, de l'âge, de l'époque, où on faisait des "grands projets sur la comète", mais pas une nostalgie des projets eux-mêmes. Ça, c'est pas mal mais ça surprend après avoir "magnifier le quotidien" avec l'abeille, les oiseaux, auparavant, tout un charme "casanier" avant un rêve d'outre-mer comme si le héros vivait dans une banlieue sordide.

Les paroles ne m'ont pas semblé très cohérentes, pour une improvisation ça serait géniale mais c'est trop léger pour une écriture à mon goût.

Pour revenir sur la ponctuation, la chanson pourrait être chantée du dernier au premier vers, ils sont fait pour être autonome même quand la phrase court sur deux vers ou plus, ils ont une sorte d'autonomie syntaxique, donc, le texte pourrait être lu sans signe de ponctuation du tout, en tout cas, je ne trouve pas d'explication à cette ponctuation partielle.

J'ai écouté la chanson aussi, ça m'évoque un air de ballade tout à fait correct, c'est bien le texte qui n'est pas à sa hauteur il me semble, c'est pas le genre de chanson qui permettrait à un pianiste de saloon d'éviter les mauvais coup.

   funambule   
20/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un regard, un sourire même en arrière, ponctué de quelques récurrentes saillies de la planète Gaston. Pour autant, les dés ne sont pas pipés :) Le texte déroule sur un ton de tendre confidence, j'ai l'impression ici que le ton est plus important que les mots. Des mots qui semblent agir comme un tamis afin de récolter une douce écume des jours, celle d'un certain dépassement. Les bonheurs... mêlés à une certaine résignation, un cocktail assez étrange, presque déroutant et tellement vrai cependant.

Yves épouse le ton sans faillir, la musique respire, se pose repart, reprends son souffle à nouveau comme une valse improbable autant que confidentielle; la beauté de âmes suinte! Par moment la note semble un peu haute pour l'interprète... mais peut-être est-ce simplement un de ces jours "moins" qui nous pendent à la glotte à trop solliciter l'organe.

Une réussite à nouveau.

   RB   
20/9/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut Leni...

J'aime beaucoup les deuxième et troisième strophes. En général je ne "sais" pas lire les textes de chansons parce qu'ils ne sont pas écrits pour être lus ou dits mais qu'ils ont besoin de leur troisième dimension : l'audition de la voix et de la musique.
Mais ici ces strophes se suffisent à elles-mêmes. Je vis dans un pays où les amandiers donnent le signal du printemps avant même quelques feuilles....et puis le soleil se met en perce, très beau.
La première strophe et, donc, également la quatrième - malgré Pâques- parlent d'un contenu qui n'est pas du tout dans le même registre, ici plus accusateur... Je crois que vous auriez bien fait de rester sur le thème des deux autres.
Avis en forum ?

Bonne journée dans le "Pays" !

En revanche, après écoute, je trouve que musicalement vous n'avez pas donné toute son ampleur au refrain. Mais cela c'est purement subjectif et je ne suis pas musicien...

   Robot   
20/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voilà une chanson qui sous des dehors de simplicité est d'une orfèvrerie ouvragée et qui a quelque chose à dire de plus sérieux qu'il n'y parait de prime lecture, ce qui ne gâche rien bien au contraire.
A bientôt Leni. Et transmets aussi la satisfaction au mélodiste.

   fugace   
21/9/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
La vie s'en souvient!
Que d'émotions:"Fais moi rêver encore que je gagne du temps"..."La beauté se perçoit, les rêves 'imaginent".
Le coeur grand ouvert à toutes les beautés, celles des souvenirs, des instants, des images; tu sais encore une fois toucher la sensibilité. Mais je ressent aussi un besoin de vivre intensément la vie qui nous file entre les doigts, ce sable insaissable qui fuit...
Et puis, et puis, encore les envies d'ailleurs, de projets, de voyages, de rêves. Même si on sait que nous n'irons pas à l'île de Pâques, y rêver, y partir avec le coeur, avec pour bagage un sourire.
Tu fermes la porte à une certaine forme de présent qui pollue les possibles, les espoirs:"si les journaux du soir n'ont rien d'autre à me dire..."; ce que je comprends.
Encore une si belle réussite.
Teintée d'un quelque chose de nostalgique, d'une envie de ne rien perdre du temps qui nous est compté.
J'admire ton écriture Léni, ta manière de peindre les images qui touchent.
C'est très beau, j'ai beaucoup aimé.
Quant à l'interprétation et la musique d'Yves, elles sont en totale symbiose avec le texte.
Merci à tous les deux.

   Louis   
21/9/2014
La première strophe est le rejet d'un discours, d'une parole : celle des « journaux du soir ».
Rejet des « tribuns d'la parlotte ». Ils ne font plus rêver, ces discoureurs politiques ; leur rhétorique est trompeuse : «ils promettent l'âge d'or mais leurs dés sont pipés».
Le ton est désabusé : «  Si les journaux du soir n'ont rien d'autre à me dire » ; on ne croit plus aux paroles d'avenir, aux promesses illusoires d'un monde plus beau, d'un monde meilleur.
À cette parole dévaluée, une « parlotte », la chanson en oppose une autre, une parole poétique, une parole qui dit la beauté  : « Parlons donc d'autre chose parlons de la beauté ».
Aux discours sur les lendemains qui chantent, les lendemains plus beaux, toujours à venir, toujours absents, la chanson oppose la beauté d'aujourd'hui, la beauté présente.
Elle chante la beauté qui enchante.
La beauté n'est pas à trouver dans la réalité sociale, où, absente, la parole politique pu laisser espérer un monde plus juste, plus humain, plus beau. Parole décevante, la beauté alors est à trouver dans les rapports individuels, dans les rapports amoureux : la chanson s'adresse à l'être aimé ; ou dans la joie d'un instant, malgré le monde comme il va, si mal, « Offre-moi les plus beaux de tes éclats de rire » ; dans la gaieté d'un moment singulier.
Elle est encore à trouver dans le monde naturel, dans les paysages, comme ce « coin de Provence » aux formes douces « de pinèdes en collines » ; dans la majesté des arbres, les « amandiers », les « Pinèdes » ; dans les teintes et couleurs, brouillard en « blanc sur bleu », « papillon bleu », et aussi dans l'élégance du vol des oiseaux migrateurs, « cette grive elle vient de Norvège », et les chants simples de la nature, « Écoute-la chanter, écoute-la chanter », la grive dans les genévriers.

Le refrain le répète : « la beauté se perçoit ».
La beauté est affaire de sensibilité ; d'abord sensible, elle se donne dans les sensations, visuelles, auditives, s'offre aux sens avant de se donner à l'esprit qui conçoit, elle se donne dans les perceptions.
Contre la beauté trompeuse de l'éloquence des discours sur les lendemains enchanteurs, la beauté perçue dans le présent.

« Les rêves s'imaginent » : ajoute le refrain.
Si la beauté est affaire sensible avant tout, elle est produite aussi par l'imagination.
Perception et imagination seraient-elle mises en opposition ?
La représentation utopique de « l'âge d'or » n'est-elle pas un imaginaire trompeur, dont il faut se détourner ?
Il ne semble pas, pourtant. Implicitement, les rêves sont considérés comme beaux.
Dès le deuxième vers, il est fait appel au rêve : «  Fais-moi rêver encore... »
Il faut toutefois en faire un usage modéré : « On peut rêver parfois on peut rêver parfois » répète le dernier vers.
Mais l'imagination à laquelle il est fait appel pour produire du beau, n'est pas celle de l'invention d'une beauté absente du réel, mais celle de la reproduction d'une réalité existante, à l'exemple des statues de l'île de Pâques : «Elles sont belles les têtes qui sont à l'île de Pâques ».
Beauté du réel donc, contre les beautés illusoires d'un monde irréel.

« Et la vie s'en souvient » : ainsi se termine le refrain.
La vie possède une mémoire qui rappelle, une mémoire qui retient. Elle s'imprègne, elle se colore de ce qu'elle rappelle, de cette beauté qu'elle ne laisse pas échapper. Par cette mémoire, toute la vie s'assimile ainsi la beauté un jour perçue, la beauté imaginée et retenue.
La troisième strophe est ambiguë, mais dans la cohérence de ce que dit la chanson, on peut ainsi l'entendre : quand dans la vie il ne fait pas beau, quand « Des ombres croisent des ombres » et qu'il « pleut à verse il pleut à verse », il y a ce soleil en mémoire de vie, ce « beau » temps de la vie en mémoire, et «À grand beau soleil brille ton cœur ton cœur s'enchante ».
Une quête de l'enchantement permanent, grâce à la permanence de la mémoire, au « temps retrouvé », comme disait Proust ; au temps retenu, celui des beaux jours ; au temps gagné : «  Fais-moi rêver encore que je gagne du temps », contre le temps perdu des illusions.
Enchantement encore dans l'image des bûches qui crépitent dans la cheminée : « Tu mets deux bûches dans la cheminée c'est beau quand elles chantent ». Les flammes rappellent le soleil et sa lumière, comme s'il y avait aussi une mémoire matérielle, les bûches de bois rappellent le soleil où elles sont nées, et leur mémoire est un chant qui retient les beaux jours illuminés quand «  un brouillard givrant cafarde ».
Le feu dans la cheminée est en contre-chant du soleil, et un chant contre le cafard et le brouillard.
C'est aux contre-chants de la vie qu'il est fait appel : « Que la vie nous invente de nouveaux contre-chants », des chants contre le brouillard de la vie, chant contre les périodes de mauvais temps dans la vie sociale d'aujourd'hui.

Le texte en appelle à la beauté présente, la beauté du réel qui peut se conserver en mémoire.
Il valorise le présent et le passé contre l'avenir, l'avenir décevant, celui des lendemains qui ne chantent plus.
Il s'insurge contre la beauté illusoire. Il adopte une esthétique opposée à celle de Mallarmé, par exemple, pour qui l'art est création de fictions qui seraient de « beaux mensonges ».
L'art et le beau ne sont pas à trouver dans une « création de l'esprit », comme le pensait Mallarmé, mais dans la vie réelle, dans la nature, et dans cette part d'esprit qui est « mémoire », mémoire humaine, mémoire matérielle aussi, mémoire de la vie « qui s'en souvient ».
Contre la beauté illusoire, contre la beauté, voile de fiction qui masquerait une réalité trop dure, le texte en appelle à la part de beauté du réel contre sa part de laideur ; à la part de beauté et sa mémoire dans la vie, dans ses contre-chants qui sont aussi lutte et opposition aux laideurs cafardeuses du monde.

Bravo Gaston, bravo Yves, j'ai apprécié et le texte, et la mélodie, et leur interprétation chantée.

   HELLIAN   
21/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce regard sur le monde, le vrai, celui qui perdure au delà des paroles est un regard d'amour. A la parole factice, évanescente, au murmure inconsistant de l'écume des jours, répond une autre parole, ou plutôt d'autres signes venant du profond et sempiternel mouvement des choses. Cette mise en musique au plein sens du terme du contre chant de l'être est d'une grande beauté et délivre une jubilation contagieuse comme souvent dans les chansons de Léni.

Il est dommage sans doute au prétexte d'une approche autorsique de de ne pas savoirs se laisser gagner par cette fièvre maligne que nous instillent Léni et son complice

   wancyrs   
24/9/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Leni,

Je ne sais rien des paysages qui sont évoqués, ni cette ile de Pâques, mais je voudrais m'y trouver. le ton désabusé de l'air sied bien au sujet du souvenir évoqué, et la voix d'Alba encore sublime

Merci vous deux

Wan

   Marie-Ange   
21/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
"À grand beau soleil brille ton cœur ton cœur s’enchante
Quand un brouillard givrant cafarde dans le nord
Tu mets deux bûches au feu c’est beau quand elles chantent
Pour conjurer le sort pour conjurer le sort."


Vous êtes un amoureux de la vie, vous écrivez avec votre cœur, comment ne pas être touché, c'est tellement rare, les vrais troubadours.


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