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Chansons et Slams
leni : Le lupanar de Pompéi
 Publié le 28/04/12  -  8 commentaires  -  1381 caractères  -  148 lectures    Autres textes du même auteur

Une tranche d'histoire romaine.


Le lupanar de Pompéi



Y a des bordels dans l’monde entier
Y en avait un à Pompéi
Mais l’Vésuve un jour a craché,
Tout a cramé sans préavis.
Le lupanar est toujours là
Et c’est moi qui suis sur la fresque.
C’est moi Claudius vivant ou presque
Lutinant la Bella Donna.

C’est moi Claudius vivant ou presque
Viril viril sur cette fresque
Depuis vingt siècles à Pompéi
Depuis vingt siècles à Pompéi

Près de moi Julius et Sabine.
Elle c’était la fleur d’églantine,
Lui c’était le navigateur,
Moitié play-boy, moitié flambeur.
Après cinquante générations,
Une de mes arrière-cousines
Tient la pizzeria de Messine
À l’enseigne des Quatre saisons

C’est moi Claudius vivant ou presque
Viril viril sur cette fresque
Depuis vingt siècles à Pompéi
Depuis vingt siècles à Pompéi

Dans ce bar de Kansas City
Là sur cette carte postale c’est lui
C’est lui Claudius sur cette fresque
Beau comme un dieu vivant ou presque
Être connu dans l’monde entier
Ça sert à quoi dit la cousine
De la pizzeria de Messine
En m’offrant le pousse-café


C’est lui Claudius vivant ou presque
Viril viril sur cette fresque
Depuis vingt siècles à Pompéi
Depuis vingt siècles à Pompéi








 
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   brabant   
28/4/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Léni,


J'ai sursauté quand j'ai lu :
"Et c'est moi qui suis sur la fresque". J'attendais presque : "C'est moi"... 'Lénius' ! tant ce style gouailleur est contemporain.

Passe pour "Claudius"... (T'appellerais-tu 'Claude' IRL ?). "Sabine" et "Eglantine" ça enlève, ça fleurit et en même temps ça a un petit air de révolte (Fabrius fut-il l'une de ses pratiques ?), quant au play-boy romain, un marin, déjà !

Etre de la sorte immortalisé sur une carte postale, quelle impudeur et quelle indiscrétion. Aux States il y a matière à procès et à fric, mais à cela Claudius doit préférer l'idée qu'il y a matière à faire... bander (lol) par delà les siècles et les générations ! Orgueilleux coquin narcissique et exhibitionniste...

"Viril viril sur cette fresque"
Une bonne pub pour son descendant !
"Depuis vingt siècles..."
Oui je sais, là je trahis un peu ton texte... mais c'est pour la bonne cause.

   nombrilc   
28/4/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
j'ai pas très bien suivi l'histoire des quatres saisons et du carrefour avec la terre plate comme une pizza ? Autant les nuances sur le LUNAPAR change du mot luxure avec les nobles histoires, et laisse entendre, même voir la bella donna. Pour un Début sa plonge dans le texte. C'est bien mais cela reste turquoise.


Apparemment une histoire d'amant et de génération est sensible aux changements mais je ne retrouve pas le charme de la première strophe.


Le souvenir des gènes qui est autre moins qu'au temps et emporte les cendres d'un volcan immortalisant une chronologie historique que la fresque actualise de par sa forme. D'autant que Pompéi n'est pas en reste.

Dans l'ensemble c'est sommaire pour une poésie mais, pour un texte de chanson avec une belle voix ou du punk pourquoi pas ?

A mon gout, il manquerait peut-être un double sens plus du point de vue de la cousine comme compagne incestueuse de Claudius?

P.S: mais je ne suis pas en reste de bien comprendre le texte de cette histoire entre Sa-bine et Julius.

   Anonyme   
29/4/2012
 a aimé ce texte 
Bien
C'est amusant un slam, ou une chanson qui prend des airs de slam, qui ne s'appuie pas sur de l'urbain. Sur du présent, sur de l'amour contrarié. Mais la contrariété est là je trouve, sur cette image sur le mur, dans cette drôle d'incarnation. C'est un pari difficile et c'est réussi.

"Y a des bordels dans l’monde entier
Y en avait un à Pompéi
Mais l’Vésuve un jour a craché,
Tout a cramé sans préavis.
Le lupanar est toujours là
Et c’est moi qui suis sur la fresque"

   Fattorius   
30/4/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un slam sur Pompéi, sujet original! Et le premier couplet est bien envoyé, gouailleur, grâce à un vocabulaire savamment décontracté ("Tout a cramé sans préavis", c'est presque Audiard qui s'invite!). Parfaite mise dans l'ambiance, conforme à ce qu'on peut attendre d'un bordel (et les Romains n'étaient pas meilleurs que nous, cf. quelques graffitis retrouvés à Pompéi). Et puis, "un dieu vivant ou presque", n'est-ce pas, quelque part, une métaphore de l'artiste?

- Voilà une impression qui me revient: un goût de chanson d'étudiant, à la fois intello et canaille... Cela vous rajeunit un lecteur!

J'aime bien. Merci pour ce souriant instant poétique à la musique bien balancée.

   merseger   
30/4/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Cher Léni,

Vous vous êtes payé un délire et vous avez bien fait. J'aime beaucoup le côté déjanté du propos historico-archéologique, traité avec une sorte d'auto dérision qui provient sûrement de votre envie de vous amuser et du décalage entre l'objet du texte et le langage. Plein de clins d'oeil et une musique guillerette qui m'a réjoui.
Merci pour ce bon moment.

   Anonyme   
6/5/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut leni ! Voilà un lupanar qui m'avait totalement échappé, ça doit être l'âge ! Ca m'est toujours un peu difficile d'imaginer ce que pourrait donner un texte en chanson. J'imagine que ce qui ne colle pas à la lecture peut s'arranger en musique.
A partir de là c'est délicat de juger les paroles "nues".
Par exemple, le vers suivant :
-Et c’est moi qui suis sur la fresque.
Je l'aurais bien vu sans le "Et" d'entame...
Pour ce qui est du refrain il y avait peut-être moyen d'éviter la répétition le viril viril en le remplaçant par Le mec viril.
Simple suggestion d'autant que je me suis aventuré sur un terrain que je ne connais point.
Cela dit, c'est quand même du bon boulot. Dommage qu'on ne puisse l'écouter. Merci et bonne soirée

   Anonyme   
24/8/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
« viril viril sur cette fresque » Une idée originale : parmi les vestiges de Pompeï une fresque à la gloire de ce claudius qui apparemment n'a rien à envier au dieu Pan.
Très amusante aussi l'idée de la descendance, avec cette cousine tenancière d'une pizzeria ( la quatre-saisons est très bonne quand elle est réussie ). Les gènes aidant, ça aurait pu être un sexe-shop hihi.
On passe un agréable moment en lisant ce texte . Bravo Leni

   Anonyme   
20/5/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Évocateur et enlevé.
J’aime le télescopage des époques et des lieux, et ce simple rappel : cinquante générations… qu’ils nous sont proches ! (Même si je n’ai jamais très bien compris la manière de compter les générations.)


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