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Chansons et Slams
leni : Les pierres écoutent ce que vous dites
 Publié le 17/12/13  -  13 commentaires  -  1726 caractères  -  241 lectures    Autres textes du même auteur

Dans un village à l'abandon…


Les pierres écoutent ce que vous dites



Paroles : Gaston Ligny et Yves Alba
Musique et chant : Éric Lenoir

http://www.aht.li/2800641/les_pierres_ecoutent_12.mp3


Dans le muret aux troglodytes
De ce village à l’abandon
Les pierres écoutent ce que vous dites
Elles veulent en faire une chanson

Quand Philémon avait trop bu
De sa liqueur à l’angélique
Et de son marc bouilleur de cru
Il les cuvait sous les tropiques
Sa mule faisait du raffut
Elle réclamait son avoine
Elle ameutait toute la savane
Toute la savane une fois de plus

Dans le muret aux troglodytes
De ce village à l’abandon
Les pierres écoutent ce que vous dites
Elles veulent en faire une chanson

Tout près des ruines aux herbes folles
Dans un petit coin d’paradis
Des fleurs ici perdaient corolle
Au rendez-vous des apprentis
Philémon était ton grand-père
Il a bien vécu et tant mieux
Le passé ressemble à ce lierre
Et ce lierre s’accroche où il peut

Dans le muret aux troglodytes
De ce village à l’abandon
Les pierres écoutent ce que vous dites
Elles veulent en faire une chanson

Cet écureuil est solitaire
Il décortique des pignes de pins
Les trois cyprès du cimetière
Ont tenu tête au vent mesquin
Des enfants jouent aux ricochets
Ils se baignent à la rivière
Et le vent chante il pleut bergère
La rivière roule ses galets

Dans le muret aux troglodytes
De ce village à l'abandon
Les pierres écoutent ce que vous dites
Elles en ont fait une chanson


 
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   Robot   
2/12/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je trouve ce texte assez commun, sans véritable originalité. Une impression de déjà lu.
Charmant certainement mais sans recherche. Trop répétitif. Agréable oui, mais plus rengaine que chanson poétique.
Pas de déplaisir à le lire, seulement il produit peu d'émotion, Comme un paysage touristique qui sera chassé par le suivant.

   Mona79   
7/12/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une chanson est faite avec des mots connus, des mots simples qui vont droit au coeur comme ces pierres qui frappent ou qui écoutent le chant des souvenirs, le chant de la vie.

   Anonyme   
17/12/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut leni ! Le trio d'enfer Ligny, Alba, Lenoir a encore frappé et touché au cœur le vieil auditeur que je suis...
Il faut l'écouter, la lecture ne suffit pas, avis personnel bien entendu ! Ce qui peut paraître, à la lecture, un poil décalé pour ce qui est de la métrique est largement compensé par l'accompagnement musical et l'interprétation d'Eric...
J'aime beaucoup le refrain...

Dans le muret aux troglodytes
De ce village à l’abandon
Les pierres écoutent ce que vous dites
Elles veulent en faire une chanson

Bien aimé aussi, à la lecture, ces deux vers

Les trois cyprès du cimetière
Ont tenu tête au vent mesquin...

Très bien, rien à jeter, c'est tout bon... pour moi !

   bipol   
17/12/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
et bien oui les pierres nous parlent

et le poète Léni les écoute

et il en fait une chanson

je trouve qu'il y a du Pagnol dans ce qu'écrit notre poète

et lui aussi savait écrire des histoires si simplement bien écrites

qu'on avait l'impression de les avoir déjà vues et entendues

et pourtant sans cesse renouvelées

merci à notre Pagnol du nord

avec une mention particulière à Yves et un grand bravo à Eric

pour sa magnifique interprétation

   senglar   
17/12/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Léni et Yves,


Le refrain de ces pierres en confidence est tout à fait extraordinaire de charme et de simplicité...


- A l'auvent de l'écho des savanes ;-) piloté par Philémon :D

- Au lierre accommodant ; j'ai adoré et privilégie cette image du lierre :)

- La troisième strophe est un jaillissement de champagne à la fête de l'écureuil, des cyprès, des enfants aux ricochets (Ric Hochet) et du vent en comptine sur les galets.

Magique .


Mon Dieu que ce muret est beau ;-)))

Merci vous deux !


Interprétation fusionnelle et toute en sensibilité d'Eric Lenoir :))))))

Euh... Merci vous trois :)

Non mais alors ! :D

Senglar-Brabant

   Anonyme   
17/12/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Woaow !!!!!!
Bonjour leni

Quelle voix !!! Jean Ferrat est revenu et la montagne d'où chutent ces pierres s'est réveillée.
Félicitations ! Musique, voix (quelle voix !) et images.
MERCI !

   hanternoz   
17/12/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
c'est beau comme du Ferrat !
J'ai eu son visage en tête durant toute la chanson!
J'ai beaucoup apprécié ce tableau simple et bucolique !
Cordialement,
Hz

   toc-art   
17/12/2013
Bonjour,

j'ai été attiré par les appréciations très élogieuses. J'ai donc écouté puis lu et quand même, je me demande si Oniris n'est pas devenue une maison de retraite. Au secours ! Un peu d'air quoi ! Pas question de faire du jeunisme à tout crin (j'en ai passé l'âge) mais que tout ça me parait désuet tout de même.

tout cela est bien charmant et bucolique, certes, mais que c'est soporifique ! Je ne crois pas que la nostalgie autorise une telle désuétude. Et franchement, les clichés cartes postales à la pelle, est-ce qu'un regard sur le passé doit forcément passer par ce filtre guimauve ? Et je ne parle même pas de la musique, tu écoutes ça, tu t'endors ou tu meurs, je ne sais pas trop mais en tout cas, ton coeur s'arrête.

Bien sûr, je comprends tout à fait qu'on puisse aimer se souvenir du bon vieux temps d'autrefois mais j'aurais aimé pour ma part un peu plus d'audace et de vie dans ce texte.

   troupi   
17/12/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
Salut Léni,
franchement ça valait la peine d'unir vos talents à tous les trois pour produire un tel texte, servi par une musique qui lui va si bien, quant à la voix d’Eric lenoir elle est tout simplement émouvante. Ce n'est pas la première fois que je te le dis mais j'ai à chaque fois l'impression d'entendre jean Ferrat. je suis particulièrement sensible à ce texte car j'affectionne les vielles pierres des villages abandonnés pour la plupart perdus dans des moyennes montagnes, j'en connais plusieurs en Lozère qui ne sont plus habités depuis 50 ou 60 ans. Avec ta magnifique chanson tu leur redonnes un peu de cette noblesse qu'ils ont perdue en voyant partir leurs derniers habitants. Merci beaucoup.

   Edgard   
17/12/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Leni et ses complices
C’est simplement beau et ça donne du plaisir à être lu, comme à être entendu. Et sous cette apparente simplicité, ça foisonne de vie, et ça effleure l’autre côté, pudiquement, avec humour, sans patauger…

« Le passé s’accroche à ce lierre
Et ce lierre s’accroche où il peut. » très beau

Voilà ! t’as les quatre : l’amour la mort…la mule, plus le p’tit sourire à la Brassens.

« Les fleurs ici perdaient corolle
Au rendez-vous des apprentis » très beau aussi !

Salut à vous. Bravo.

   fugace   
21/12/2013
 a aimé ce texte 
Passionnément
La beauté simple devient-elle une affaire de "passéistes"?
C'est un peu comme si on me disait qu'un tableau de Renoir est cul-cul!
Les pierres écoutent ce que l'on dit, bien sûr; mais faut-il aussi savoir les écouter pour comprendre leur chanson. Si certains préfèrent les sonorités de la métal music, j'opte pour ma part à la sérénité et tout le savoir que nous transmettent ces pierres-là.
C'est du Ferrat et du Pagnol, et il me semble que c'est Ferrat qui chantait: "Je ne chante pas pour passer le temps..."
Si en poésie certains aiment les élucubrations qui ressemblent à des extractions de racines carrées, je n'aime, moi que l'opération basique de l'addition; à chacun ses goûts.
J'ai beaucoup aimé cette poésie qui a les pieds sur terre.

   funambule   
22/12/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une bonne idée et tout est dans le titre... le reste sera "confisqué" par le talent de Leni. Une part de moi adhère à l'angle un peu comme si je relisais Le grand Meaulnes (petite madeleine perso)... l'autre moitié... moins. De beau passages poétiques, l'inimitable poésie Lenienne et... à mon sens un peu de remplissage tout de même, la facilité d'écrire dictant les mots, comblant les vides. Il me semble ici que l'auteur (et aussi ami) ne se laisse pas suffisamment happer par le sujet et modèle son texte autour du titre (sujet). Ce qui semble immuable (mais les petites pierres sont polies) et ce qui passe... Une vue de l'esprit qui me laisse cependant circonspect et aurait demandé un brin d'ironie histoire de de décaler, relativiser, se moquer un peu de sa propre idée (je ne parle pas forcément d'humour... en fait pas du tout).

La voix profonde de Eric rachète tout berce les sens et quelques arpèges font cependant du texte une belle chanson me réconciliant avec les mots, sans cependant me transporter totalement. Mais ce n'est pas faute au compositeur... juste une petite réticence basique de ma part. A noter que le "moins bon" des uns... est aussi (dans ce cas) la "meilleur" des autres.

   HELLIAN   
23/12/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Désolé d'avoir tardé à vous témoigner le plaisir, le grand plaisir que j'ai éprouvé à l'écoute de cette chanson. Mais, bon, je crains de n’être plus très objectif...j'ai tous les symptôme du fan, maintenant, les frissons, le bonheur, il ne me manque plus que le tee shirt. Il y a là un charme véritable qui vous prend, vous enlève et ne vous lâche plus avant les dernières note. Les évocations sont tout comme j'aime avec ce parfum des chose vraies d'un temps de poésie. On pense à Ferrat bien sûr, mais pas comme un modèle, non, plutôt comme une fraternité de grâces et d'harmonie. Bravo, les garçons, tout doucement, mine de rien, vous construisez une oeuvre.

Petit rajout : également, je suis inconditionnel de métal, de slam and so on,(moins de rap, il est vrai), ce n'est pas pour autant que je me suis ennuyé ici, bien au contraire.


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