Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Chansons et Slams
leni : Philémon
 Publié le 13/05/19  -  15 commentaires  -  1576 caractères  -  221 lectures    Autres textes du même auteur

C'est une chanson qui parle de Philémon qui n'a plus vingt ans.


Philémon



https://www.aht.li/3372532/Philemon.mp3


Philémon tu n’as plus vingt ans
Comme le mastroquet d’en face
Le temps ne t’a pas fait crédit
Tu y penses comme à regret.
Philémon tu n’as plus vingt ans
Comme le mastroquet d’en face
Le temps affiche bien son prix
Dessus ton front comme au rabais.

Le temps d’hier passe si vite
Creuse une ride à la va-vite
Et sans vergogne et sans merci
Il glisse autour un peu d’oubli.

Philémon tu n’as plus vingt ans
La fanfare municipale
Où tu poussais si bien la note
Promène toujours son drapeau.
Philémon tu n’as plus vingt ans
La fanfare municipale
Elle a percé tant de tonneaux
Pour abreuver tant de ribotes.

Philémon tu n’as plus vingt ans
Mais t’as toujours du cœur au ventre
Et le tout dernier de tes jours
Tu le verras venir de loin.
Philémon tu n’as plus vingt ans
Mais t’as toujours du cœur au ventre
Sur ton dernier bout de chemin
Tu devrais entendre un tambour.

Le temps d’hier passe si vite
Creuse une ride à la va-vite
Et sans vergogne et sans merci
Il glisse autour un peu d’oubli.

Philémon tu n’as plus vingt ans
Et ta dernière gaudriole
Tu vas la jouer au tombeau
Pour tes héritiers en riant.
Philémon tu n’as plus vingt ans
Et ta dernière gaudriole
Tu vas la jouer en léguant
Tes deux pipes et ton lumbago.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   lucilius   
21/4/2019
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
J'aimerais juste comprendre l'utilité de cette origine grecque dans un dédale qui part du mastroquet et se termine entre deux pipes et un lumbago. Il y a bien sûr dans la tête de l'auteur un fil conducteur qu'il serait inconvenant de ne pas suivre. Je vais donc humblement vous signifier ma totale incompréhension du sens que vous essayez de nous imposer dans des vers à la métrique hystérique et qui cherche une légitimité dans la version chansons et slams.

   bipol   
13/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
bonjour les artistes

voilà pour ceux qui ne comprennent pas ce qu'est une chanson un bel exemple

vous me réjouissez à chaque fois et j'espère être un jour à votre niveau il suffit de consulter vos notes qui parlent d'elles même

et oui leni tu es mon aîné mais moi aussi je vois défiler les années mais c'est si bien écrit avec ta pointe d'humour qui redonne du soleil

et Yves comme à son habitude colle si bien à tes mots

bravo

   Hananke   
13/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Ah ben Leni, vous qui qualifiez mes textes de tristes ou sombres,
je vois et j'entends que cette fois, vous jouez dans le même registre,
un registre qui n'est d'ailleurs pas fait pour me déplaire.

On peut encore dire que le texte colle bien à la musique ou le contraire.
J'aime bien la première strophe avec la similitude avec le mastroquet
d'en face.

Oui, encore une histoire de temps qui passe, cette érosion fameuse
qui nous touche tous avec ce Philémon, pilier de la fanfare.

   Zorino   
13/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut les Artistes,

Eh bin mon cher Yves, c'est une période très prolifique pour toi ! :-) Tu signes ici encore une belle musique. Bravo !
Un thème qui fait mal aux os, surtout pour celui qui, comme Philémon, n'a plus 20 ans depuis bien longtemps.

On reconnait bien ta plume Gaston. Toujours aussi efficace et saupoudrée de belles images, d'une douce nostalgie et de sensibilité.
Rien d'autre à ajouter. Je vais me fumer une petite pipe en l'écoutant à nouveau. Et pour ce qui est du lumbago, il attendra encore un peu. Chui pas si vieux qu'ça encore ! :-)

Merci pour ce beau partage.

   Anonyme   
13/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Leni,

Le duo continue de bien fonctionner.
La nostalgie est toujours un de tes thèmes favoris. Tu sais la renouveler à merveille.
Le seul truc qui m’arrête ici, ce sont ces rimes à distance, trop éloignées, au point qu’au moment où elles arrivent on ne sait plus à quoi les accrocher. Surtout après le changement de versification, à partir de la deuxième strophe, où il faut même attendre cinq vers pour trouver la rime (note/ribotes – jours/tambour – tombeau/lumbago). Sur une chanson à forme fixe chantée sur un tempo lent qui lui convient tout à fait, la rime tarde trop, elle finit par ne plus exister. C’est dommage.

« Le temps d’hier passe si vite »
Il n’y a que toi pour dire les choses comme ça. Ta magie des mots, personne ne te l’enlèvera.

Merci encore. A la prochaine.

FrenchKiss
qui a pu rétropédaler deux minutes un brin de passé

   senglar   
13/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour leni,


Un sacré farceur ce Philémon ! Je suis bien certain qu'il te ressemble. Dans mon esprit Philémon c'est le personnage de Fred du magazine Pilote (1965), gentil, doux, rêveur, maladroit (j'ai repris ces quatre adjectifs à Wiki, comme il/elle a raison ! Un PHILOSOPHE quoi. Moi je le vois surtout comme le gardien protecteur du troupeau des moutons (pas péjoratifs les moutonsses, de braves gars). Deus ex Machina de l'amour intra-exubérant. Tout toi quoi... Sniff ! Larme d'affection...

Merci de nous rappeler que l'humanité est toujours de ce monde :)))

'Que ferais-je sans toi..' chantait Jean. Ah... C'était "Que serais-je..." Bah c'est la même chose non ?

Bravo à Yves ! Remarquable vibrato ! Remarquable nostalgie ! Remarquables accents de vérité et de sincérité ! Un sacré duo d'inséparables vous deux pour un sacré numéro :)


Senglar le Brabançonnais

   papipoete   
13/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonsoir leni
" Philémon, tu n'as plus vingt ans ! " et si la fanfare défile toujours avec son drapeau, toi tu peux encore jouer dans ta tête et regarder passer les cuivres astiqués ! Tu n'es plus de première jeunesse, mais n'as pas dit ton dernier mot ; même celui-là, il ne sera pas triste quand à côté de ton ultime redingote, tu légueras tes compagnons les plus chers, tes deux pipes et ton lumbago .
NB il n'y a pas que Philémon qui n'a plus vingt ans, et encore il les eut un jour, occasion d'une sacrée gaudriole !
L'air de PIZZI est trop triste à mon goût, bien que la chanson évoque la fin d'une époque mémorable, où l'on perça bien des tonneaux !
J'aime particulièrement ces 2 vers " le temps affiche bien son prix/dessus ton front comme au rabais "
Ce soir, on pourrait me coller cette étiquette, car je suis " mort" d'avoir bossé dehors, " comme si j'avais encore 20ans " !
Un peu de force tout de même pour te lire et écouter notre ménestrel...
Bravo à vous-deux !

   sympa   
14/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Un très beau texte nostalgique sur le temps qui passe .
Sensibilité accompagnée d'une pointe d'humour pour le paroles.
Pour ce qui est de la composition et de l'nterprétation, magnifiques .
Un duo qui, comme à l'accoutumée, fontionne très bien.

   Mokhtar   
14/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Belle écriture que celle de ce texte qui convainc et qui émeut. Le personnage, que l’on imagine truculent, va, comme chacun de nous, rendre ses billes. Résignation et nostalgie, pour ce Cornelius qui a préféré la fanfare au saxophone.

J’ai bien aimé la reprise de vers, avec variante ou pas, qui fait un peu ritournelle dans la chanson. Dans la même optique, on aurait pu, comme cela a déjà été dit, moins espacer les rimes. Le compositeur aurait pu alors adopter un tempo un peu plus élevé, moins mélancolique.

Mais sans doute suis-je influencé par le cousinage que je vois entre ce personnage et celui de Bécaud. On peut avoir une autre lecture de ce poème.


En tous cas :

« Le temps d’hier passe si vite
Creuse une ride à la va-vite
Et sans vergogne et sans merci
Il glisse autour un peu d’oubli. »

…est, entre autres, une belle réussite.

   Cristale   
14/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Des octosyllabes qui donnent le rythme des regrets et de la nostalgie de ce satané temps qui passe trop vite et qui, surtout, laisse des traces indélébiles.
"Le temps affiche bien son prix
Dessus ton front comme au rabais."

Les finales de chaque quatrain rebondissent comme un écho sur le quatrain suivant et les sons expriment tour à tour la langueur, avec la nasale "an" de "tu n'as plus vingt ans", le vacarme de la voyelle éclatante "a" du "mastroquet d'en face", la colère de la voyelle aiguë "i" de "crédit" au troisième vers et s'en vient à travers la voyelle claire "é" la douceur du 'regret'.

Cette première strophe sur huit vers donne le ton pour l'ensemble du poème qui s'en va crescendo sur des sons graves et sombres et puis, le refrain, ce refrain qui nous laisse entendre comme une plainte, une colère qui s'étire à l'intérieur et en finale de chaque vers avec cette voyelle aiguë "i" .

"Le temps d’hier passe si vite
Creuse une ride à la va-vite
Et sans vergogne et sans merci
Il glisse autour un peu d’oubli."

La mise en musique et le chant soulignent parfaitement la nostalgie, les regrets, la colère contre les affronts du temps qui fait vieillir trop vite. Le chanteur semble s'être approprié la pensée et l'état d'âme de l'auteur en interprétant ce texte d'une façon qui met le coeur en émoi. Enfin, le mien de coeur fut mis en émoi...

Tout cela est joliment maîtrisé par la plume de Léni, la voix et la musique de Yves.

L'excellence ne vous quitte pas les artistes et comme bien souvent, je ne puis qu'applaudir votre prestation à tous les deux.

Cristale

   Vincente   
14/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un regard tendre qui chante son attention sympathique à ce Philémon attachant. C'est très agréable à écouter. La mélancolie y est douce, délicatement enluminée par la mise en musique.

J'aime beaucoup le refrain :
"Le temps d’hier passe si vite
Creuse une ride à la va-vite
Et sans vergogne et sans merci
Il glisse autour un peu d’oubli."

L'exergue prédit peut-être une peu trop l'anaphore "Philémon tu n’as plus vingt ans" déjà bien présente. Peut-être gagnerait-elle à être plus laconique ?

Mon début de journée se sent déjà bercé par le timbre cuivré de Yves s'harmonisant à notre Philémon. Je le fredonne encore pour accompagner et donner une saveur supplémentaire à mon café.

   Pouet   
14/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut,

une chanson ancrée dans le réel, touchant comme il se doit à l'universel par le particulier, très émouvante et bien écrite.
Il y a ce qu'il faut d'humour et de dérision pour faire passer le message sans verser dans le pathos.

Une réussite je trouve.

   Donaldo75   
14/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Léni,

Comme souvent, je lis le texte avant d'écouter la chanson; ici, il est autoporteur et sent bien la chanson. Ensuite, quand j'ai écouté la version chantée, musicale, j'ai trouvé que le chant allait bien, dans sa fragilité, avec le texte.

Je crois que je ne commente pas souvent les chansons mais celle-ci m'a vraiment donné envie de commenter, parce qu'elle est assez différente des autres publiées sur le site, même si le thème est pour sa part assez souvent traité ici.

Et puis maintenant que je sais que tu habites Charleroi et que tu as le même prénom qu'une star locale, je ne peux que m'incliner.

Au plaisir de te relire et réécouter, peut-être dans un registre plus gai.
;)

Donaldo

   Robot   
17/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cette chanson et son interprétation par Yves m'ont fait penser au "Sacré Félicien" de Jean Ferrat. C'est surtout pour la verve et l'humour que je fais cette comparaison. Le récit est plaisant et c'est agréablement mélancolique à écouter.

Bonne continuation.

   Curwwod   
18/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une sorte d'inspiration "Brelienne" dans ce texte de chanson qui aborde avec humour, dérision, le thème universel du vieillissement et finalement de la mort. La mort qui ricane en effaçant tout ce qu'on a été, tout ce qu'on a aimé, tout ce qu'on a construit et ne laisse en fin de compte, avant l'oubli définitif qu'un héritage risible: 2 pipes et suprème dérision un lumbago. Comme d'habitude l'accord texte /musique est une réussite.


Oniris Copyright © 2007-2019