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Chansons et Slams
leni : Une erreur à la base
 Publié le 14/04/14  -  15 commentaires  -  1121 caractères  -  306 lectures    Autres textes du même auteur

Cette chanson est le blues du "burn out".


Une erreur à la base



Paroles : Gaston Ligny
Musique et Chant : Yves Alba

http://www.aht.li/2800080/Une_erreur_a_la_base.mp3


Un merle siffle un air de rien
Il est à peine petit matin
Que déjà le jour t’embobine
Dans sa routine dans sa routine.

À toujours plus t’es harcelé
À toujours plus tu as craqué
Alors alors sans préavis
Le burn out t’a mis au tapis.

Les trous d’mémoire les idées noires
Les j’en ai marre brûlent comme des braises
Dans le piton de ta fournaise.
Y a comme une erreur quelque part.

Le fil du temps nous embobine
Au jour le jour dans sa routine
Et les bilans pertes et profits
Comptent ceux qui restent au tapis.

Si demain juste au bord d’un quai
La vie te laisse par vents mauvais
Tu attendras une embellie
Au carrefour des insomnies.

Un merle siffle un air de rien.
Il te rappelle qu’il fait matin
Matin sur le fil du rasoir.
Y a comme une erreur quelque part.


 
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   David   
2/4/2014
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Je n'appellerais pas ça un "burn out", le blues du départ au boulot, c'est aussi le mot des motards qui font patiner leur pneu arrière jusqu'à ce qu'il fume, c'est assez violent. La chanson parlerait plutôt d'un vague à l'âme, avec insomnie et idées un peu noires mais sans trop de conséquences apparemment.

Il reste un petit air un peu triste, mais où je ne saisis pas bien l'état d'âme justement, ça parle de routine et de boulot assez indistinctement, pas assez pour poser un personnage ou une petite histoire, c'est un peu trop allusif pour rester en tête à mon goût.

   Anonyme   
14/4/2014
Salut Léni

Une fois n'est pas coutume
J'ai commencé par écouter la chanson
Ya pas d'erreur c'est du blues de chez blues
Bravo Yves pour la musique et l'interprétation

Les paroles sont à la hauteur
Ça commence bucolique
mais dès le troisième vers, on sent que ça ne va pas durer
dès la seconde strophe on est dans le rouge
et c'est le burn out

les strophes suivantes développent le spleen

et revoilà le merle du matin
mais c'est pour mieux nous saper le moral

Mais c'est ça le blues,
et c'est du vrai nanan

Merci Léni, merci Yves, et bravo
J'ai passé un très bon moment

   Anonyme   
14/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut les troubadours ! Dans le temps on serrait les dents, on fermait sa gueule, aujourd'hui on a inventé le burn-out et les cellules psychologiques...
On évolue, on évolue... Espérons que ça aille dans le bon sens !
Ceci dit, et au delà de mes états d'âme, c'est bien dit et très bien interprété et, une fois de plus, le produit fini est à la hauteur... J'ai retenu quelques vers comme

-Le fil du temps nous embobine
Au jour le jour dans sa routine

mais aussi...

Tu attendras une embellie
Au carrefour des insomnies.

Allez, salut les artistes et bercez nous encore de vos belles mélodies... car ne dit-on pas que la musique adoucit les mœurs !

   senglar   
15/4/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Salut Leni,


Le rythme de ton texte m'a renvoyé à ces locomotives à vapeur que l'on nourrissait à grandes pelletées de charbon, toujours plus lourdes, toujours plus nombreuses, pour les faire avancer, vomissant et crachant, toujours plus vite.

Le problème est que l'on n'a pas utilisé les trains pour conduire les travailleurs à la plage comme c'était prévu, mais dans les usines comme à la guerre.

Le problème est que les travailleurs sont devenus les boulets qui ont rempli les tenders, qui ont alimenté les chaudières au rythme saccadé du staccato de ton texte et des giclées de tes mots.

Tu as écrit "burn out" et tu as utilisé l'image du volcan, un volcan toujours carbonisant, jamais éteint à l'autre bout du monde. Ce qui me conduit tout naturellement à l'image de la mondialisation déformée en arnaque.

Toujours plus de travail inintéressant pour toujours moins de confort. L'alignement par le bas et l'exploitation intensifiée de l'homme par l'homme. Le progrès dévoyé pour le malheur de l'homme et non mis au service de son bonheur. La course au profit et la perte du temps de vivre.

86 ploutocrates possèdent à ce jour la moitié de la richesse mondiale.

Gais Gais les quais de gare et les wagons crématoires !

Cela vaut aussi pour les quais de métro et les abris bus hein ;)

"Y a comme une erreur quelque part"


Merci à vous deux Léni et Yves, témoins éveillés et remarquables compagnons du devoir :))))))))))))

brabant

   bipol   
16/4/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Leni

un merle siffle un air de rien

et voila en un vers tu annonces la couleur

mine de rien ça paraît facile

et le train train de ta musique se met en place

on ne peut rien faire contre le temps qui passe

bravo à toi pour ce texte et cette chanson

interlude de notre vie

   merseger   
15/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Cher Léni,

En général je n'écoute guère les chansons, (j'ai l'oreille un peu faible) et me contente d'apprécier le texte. Cette fois ci la curiosité l'a emporté et désormais l'emportera systématiquement. Votre texte "dépressif" qui traduit si bien l'usure par la vie quotidienne des plaisirs de l'existence (Un merle siffle un air de rien...) est excellent dans cette tonalité et se trouve servi par un blues bien balancé d'une superbe facture.
Vous m'avez réconcilié avec la chanson ( du moins certains types de chanson où la qualité du texte s'allie à la mélodie, au rythme pour construire un ensemble harmonieux et de haut niveau) qui ces dernier temps, sur les ondes me paraissait ne proposer que des "tubes" indigents et racoleurs. Des coups commerciaux, comme on dit...
Merci de tout coeur. A bientôt.

   troupi   
15/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Léni.

Encore une fois le duo se forme pour notre plus grand plaisir.
"Un merle siffle un air de rien
Y a comme une erreur quelque part."
Entre les deux tu nous as raconté une histoire vécue par pas mal de gens aujourd'hui comme hier. Si avant on ne parlait pas de burn-out ils étaient nombreux ceux qui quittaient leur boulot le soir, l'air sombre, et qui en rentrant chez eux n'avaient pas comme premier souci d'être agréables avec femme et enfants.
Pas vraiment méchants mais ne supportant plus rien, c'était le burn-out avant d'être nommé.
La force de ce texte c'est de décrire de tels drames avec autant de légèreté même si certains mots ne manquent pas de force.
A bientôt ami Léni.

   Anonyme   
15/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Merci Leni,

J'ai suivi tes conseils. Je viens de faire mes comptes : y a comme une erreur quelque part.
Alors je me lance dans l'élevage de merles. Adieu le burn-out, les trous d'mémoire les idées noires.
Tu sais, Leni, que t'es mon philosophe pour les nuls. Je te dois un quart de mes sourires à la vie. Alors déconne pas, et continue de chanter avec ton pote Yves.

Ludi,
désemburn-outé par le marabout Leni

   fugace   
16/4/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Leni,
Toujours avec pudeur, tu sais nous emmener au plus loin, au plus profond des états d'âme. Une erreur à la base quand dès le matin un merle siffle un air de rien pour une journée sur le fil du rasoir...
Portées par la musique d'Yves et son interprétation, du vrai blues, les paroles prennent une dimension intemporelle: il n'y a pas de style imposé en la matière.
Ecrire et chanter le mal-être de cette façon, c'est déjà le guérir.
Merci pour tout cela.
Fugace.

   funambule   
17/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'aime l'élasticité de ce texte qui flirte avec la modernité tout en posant de solides références... ailleurs. Le blues de Yves me semble presque "dépassé" mais dans le même temps les sons des mots ne sauraient être mieux utilisés dans un autre genre. Le mal du XXIème siècle, celui de cette accélération en tous domaines (laissant de côté l'indispensable) est traduit parfaitement... avec sans doute le manque d'un leit-motiv qui finirait d'enfoncer le clou.

Qu'ajouter?

   Cat   
18/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le blues des matins sur le fil du rasoir, et toujours un merle qui siffle quelque part un air de rien.

Burn out ou spleen, ou vice-versa des idées noires en braises ?

Peu importe du moment que l'embellie désembobine la routine, la routine...

Et vive le blues !

Merci Leni

   melancolique   
19/4/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Leni,

Cette chanson est très jolie, et elle décrit bien la réalité avec sa routine et ses burn out. J'aime beaucoup le début, avec un ton léger et un arrière gout d'amertume:

"Un merle siffle un air de rien
Il est à peine petit matin
Que déjà le jour t’embobine
Dans sa routine dans sa routine."

Et puis ces vers:
"Les trous d’mémoire les idées noires
Les j’en ai marre brûlent comme des braises"

Oui il y a comme une erreur quelque part...

Merci beaucoup pour ce texte, et bravo pour la musique.

   Pimpette   
4/6/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Si demain juste au bord d’un quai
La vie te laisse par vents mauvais
Tu attendras une embellie
Au carrefour des insomnies.

Comme c'est bon, léger, gai....sans une fausse note!
La poésie que j'aime, qui coule toute seule...

Un Leni siffle un air de rien
Avec Alba jamais très loin...

   Anonyme   
11/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime beaucoup la première strophe.

D'ailleurs, j'aime bien l'ensemble du poème. Je trouve les répétitions très bien maîtrisées.

Les rimes en /ine/ embellissent ce texte pourtant triste, ce qui donne un contraste très intéressant.

   Anonyme   
21/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
J'ai la chance depuis déjà de nombreuses années d'être sortie de ce cercle infernal qui nous bouffe la vie, j'ai gagné en qualité de vie, c'est un choix que je ne regrette pas, à voir autour de moi, à quel point ce monde devient impitoyable, il demande beaucoup et en compensation donne bien peu. Un texte encore fois, au plus proche de la réalité, qui nous parle à tous et toutes, tout encore une fois est au diapason, bravo à vous deux. J'aime beaucoup tout l'ensemble, mais le refrain se retient très aisément.


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