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Poésie néo-classique
LenineBosquet : Du vain dans les veines
 Publié le 17/01/20  -  15 commentaires  -  524 caractères  -  200 lectures    Autres textes du même auteur

In vino veritas.


Du vain dans les veines



Rose livide ou bleu gencive,
L'aube éborgne les bambochards,
Les noctambules, les pochards,
Que seule la nuit soûle avive.

Lorsque la vie urge et s'active,
Le jour jette au dehors des bars
Les hébétés aux yeux hagards,
Leur lit moelleux en perspective.

Le corps cassé, le cœur crevé,
Les noceurs s'en rentrent cuver
Les conséquences de leur cuite.

Car, loin l'avide avinement,
Quand au matin le vain s'invite,
Lors vient le vide évidemment !


 
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   Miguel   
26/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème charmant dont la douceur se teinte d'amertume à la chute, qui n'a jamais mieux mérité son nom. On parle souvent de la tristesse du clown, il est ici question de la détresse du fêtard. Le lit moelleux en perspective est progressivement démenti par le vers 11, tout en insinuation, et le denier, qui tombe comme un couperet sur le cou de la fête.

   Corto   
27/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
C'est la période des amusements.
Ce poème joue de la provocation et on sent bien l'esprit "bambochards"
Est-ce joli pour autant ? Je n'en suis pas sûr.
Rien à dire si "Les noceurs s'en rentrent cuver", c'est dans l'ordre des choses, mais tout cela méritait-il un poème ?

Le mieux vient avec la dernière strophe où les sonorités en "vi" se démultiplient pour faire écho à l'exergue.
Jeux de mots, jeux de vin ??

Merci pour cette farce.

   Eclaircie   
28/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

Un travail évident sur les sonorités.
J'ai beaucoup aimé le premier quatrain, aux allitérations de bon aloi, au vocabulaire en phase avec le thème.
Le second avec "la vie urge" (recevable en classique ?) me paraît moins harmonieux.
Le second tercet me semble un peu trop jouer sur les sons et les sens, pour être naturel.

J'aime beaucoup le titre.

Bonne continuation,
Éclaircie

   embellie   
28/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Dans ce poème, l'auteur s'est amusé à réaliser un exercice de style. On pressent l’allitération en V dès l'incipit et le titre. Cette contrainte ne nuit pas à la poésie. On peut relever quelques images: les hébétés aux yeux hagards - l'aube éborgne les bambochards... La cadence, en octosyllabes est respectée. Une seule réticence de ma part: je ne suis pas fan du "bleu gencive"

   Anje   
28/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Classique.
J'ai préféré lire soûle plutôt que soule et je me suis demandé si seule n'aurait pas mieux sonné en venant après soûle. En effet, ce dernier vers casse un peu le rythme des trois précédant sans vraie raison. L'octosyllabe n'est pas "réglementé" néanmoins, une césure même légère participe de son harmonie. Ici, la majorité des vers sont structurés en deux hémistiches de quatre syllabes et les quatre qui dansent sur des rythmes différents (3/3/2, 3/5 ou 5/3) dénotent un peu. Le premier tercet notamment me semble le moins stable (4/4, 3/5, 5/3).
Urger, cuite sont du langage familier qui ne sont pas malvenus dans ce classique mais avinement m'interroge.
Le fond ne m'a pas paru euphorique mais cette description ne m'a plus donné la migraine. Les différentes allitérations, notamment en v, sont agréables à l'ouïe.
Anje en EL

   Queribus   
29/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

La bonne surprise du matin: de la belle poésie, drôle et réaliste avec des mots simples qu'on comprend dès la première lecture, une prosodie quasi parfaite; quand quand même noté que crevé et cuver ne rimaient pas ensemble en poésie classique; c'est la seule faute du texte mais elle pourrait facilement être corrigée.

Qui qu'il en soit, voilà de la très belle ouvrage qui fait honneur à la poésie et qui mérite une belle capelade (un coup de chapeau dans le patois de ma région). Je vous souhaite une très bonne année 2020 avec beaucoup de poèmes de cette qualité.

Bien à vous.

   papipoete   
17/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour LenineBosquet
Quand ils sont pleins, les pochards rentrent pour faire le vide... livides, mais le lendemain ils essaieront d'oublier la veille, en vain !
NB une fois n'est pas coutume, mais cette histoire qui d'ordinaire m'exaspère, me touche parce que fort bien écrite et chaque prise de vue est très subtile ! C'en est presque tendre, comme dans la seconde strophe, où " le jour jette au dehors ces gens, lorsque la vie urge... " et plus loin " au matin le VAIN s'invite "... très subtile !
Un sonnet en octo, rime avec noct'ambule ; voyons-voir de plus près !
Hum, les rimes " cuite et s'invite " mais à côté de la qualité d'écriture, ceci n'est que peccadille !

   Vincendix   
18/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Boire pour oublier et finalement souffrir de maux de tête, de brûlures d'estomac, quel remède !
Un bon texte avec une conclusion qui joue avec les mots assez finement.
Vincent

   sympa   
18/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,
Il existe de multiples raisons pour boire.
Faire la fête, oublier ses tracas du quotidien, son mal être etc...
On oublie, l'espace de quelques heures, puis, le réveil nous ramène à la réalité du quotidien, et la gueule de bois pour enfoncer le tout.

Je ne suis pas fan de ces poésies, mais elles soulèvent un problème vis à vis de cette addiction.
On sens l auteur assis sur un banc et contempler ces soirées de beuverie.
L alcool ne résoud rien, était ce le but de votre poésie?
Concernant la forme, la prosodie est maîtrisée et la lecture des vers agréable.

   jfmoods   
18/1/2020
Ce sonnet en octosyllabes est à rimes embrassées, suivies et croisées, suffisantes et riches, majoritairement masculines et consonantiques.

Le jeu d'oppositions qui structure la première partie du poème (allégories : "seule la nuit soûle avive" / "Rose livide ou bleu gencive, / L'aube éborgne les bambochards, / Les noctambules, les pochards", "Le jour jette au dehors des bars / Les hébétés aux yeux hagards") fixe les termes d'un écrasement quotidien.

Recroquevillé sur son malheur (coupe à l'hémistiche significative : "Le corps cassé, le cœur crevé"), l'alcoolique, étranger aux défis du monde ("la vie urge et s'active"), cultive la passivité ("Leur lit moelleux en perspective", "Les noceurs s'en rentrent cuver / Les conséquences de leur cuite"). Une murge pousse l'autre ("l'avide avinement"), chacune laissant invariablement derrière elle un goût de cendre (double sens du titre : 'Du vain dans les veines", "Quand au matin le vain s'invite, / Lors vient le vide évidemment !).

Un jeu d'allitérations (b/p, k, r, v) et d'assonances (an, i, a) appuie douloureusement sur la déliquescence à l'oeuvre.

L'entête du poème ("In vino veritas") autorise deux interprétations. La première est ironique : loin de nous libérer, le vin bu régulièrement et en grande quantité nous aliène. La seconde est plutôt d'ordre philosophique : la manière dont nous buvons éclaire le rapport que nous entretenons avec la vie.

Merci pour ce partage !

   pieralun   
19/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Magnifique premier quatrain, vraiment.!
Pourquoi « leur lit moelleux » dans le second quatrain. ? S’il s’agit d’ironie, pour moi elle n’est pas poétique.
Le premier tercet serait superbe sans ce malheureux « conséquences », que je trouve un poil prosaïque.
Très très beau dernier tercet.
Beaucoup de caractère dans ce petit poème, beaucoup de force.

   Pouet   
20/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Slt,

bien aimé le style, comme souvent.

Premier quatrain vraiment bien troussé.

Petits détails: "leur lit moelleux en perspective" fait trop "moelleux" justement au vu du reste, j'aurais plus vu des paillasses bien rêches... :) La deuxième strophe, dans son ensemble, est un peu "légère" je trouve.

Autant j'aime beaucoup les deux premiers vers du dernier tercet, autant le "évidemment" final me laisse un goût d'entre-deux. Il reprend le vide, certes, mais je crois que sa "clairvoyance" me fait mal à la caboche... Plutôt évider la poiscaille dans les entrailles de l'amer.

Au plaisir.

PS: l'histoire du vin vain est très gouleyante.

   Hiraeth   
23/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime bien le titre, l'idée de départ, et la réalisation dans son ensemble. Comme d'habitude avec cet auteur on retrouve une certaine obsession du corps, jusque dans les métaphores et les personnifications ("l'aube éborgne les bambochards", "la nuit soûle"). Un grand soin a été apporté au travail sur les sonorités.

Je suis d'accord avec Pouet, le vers 8 détonne un peu. J'aurais cherché un autre adjectif que "moelleux", car je doute qu'on sache bien l'apprécier (le moelleux) quand on cuve une cuite.

J'ai senti que le poème s’essoufflait dans le dernier tercet, comme si lui-même titubait un peu sous l'effet de l'alcool. Les deux derniers vers me semblent tautologiques. Pareil pour le vers 5. Dommage.

J'aime beaucoup par contre le vers 6, "Le jour jette au dehors des bars / Les hébétés aux yeux hagards", que l'on peut lire comme une personnification du jour en videur, ou bien de manière plus subtile peut-être comme une métaphore marine, les vagues qui dans leur reflux jettent sur la plage des détritus ou des coquillages.

Au plaisir de vous relire

   LenineBosquet   
24/1/2020

   archibald   
12/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ça me fait penser aux poètes du « Chat noir » (si tu n'as pas déjà le recueil "poésie-Gallimard" dans ta bibliothèque, cours chez ton libraire). Aucune joliesse, juste le plaisir d'écrire sur un thème abondamment traités par les regrettés Rabelais, Baudelaire, Brassens, Blondin ou Luciole... Des allitérations qui confinent parfois au calembour, et de la désinvolture. Pas d'esprit de sérieux, mais un charme indéniable, et le goût du jeu... J'aime.


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