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Poésie néo-classique
LenineBosquet : Prédateur
 Publié le 12/07/18  -  10 commentaires  -  726 caractères  -  158 lectures    Autres textes du même auteur

"Paroles, paroles..." Dalida-1973


Prédateur



Puisses-tu me tuer avant que je t'épuise
Puisque tout ce passé sur nous pèse son pas,
Il n'y a pas cent ans de ta vie à trépas,
Pousse-moi, tape-moi, fais-moi donc lâcher prise.

Je parasite comme un pou sur poil qui frise
Et pollue en silence, apprêtant mes appâts,
Plantant pattes et rostre (un Popaul des papas)
Sous ton derme apeuré d'indécence indécise.

Bien tapi je t'épie à l'abri dans ton lit,
Sous tes draps dans tes bras je m'adonne au délit :
Un douceâtre poison s'écoule de ma bouche.

Mais, ce sucre qui sourd, c'est du pur jus de pus !
Les prédateurs ne sont jamais vraiment repus :
Puisses-tu me tuer avant que je te touche.


 
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   Quidonc   
2/7/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Je n'aime pas l'odeur que dégage ce texte. Evidemment unn prédateur ne peut avoir qu'un relent nauséabond.
Le texte est pourtant bien maîtrisé pour autant que je puisse en juger.

   Anje   
4/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Cette histoire de tique m'a fait tiquer sur "Popaul" que j'ai trouvé trop commun, voire vulgaire dans un ensemble plutôt joliet. L'expression "pèse son pas" m'a parue un peu difficile à comprendre. On se demande si "pas" est l'adverbe ou le nom, ce qui peut accrocher la lecture pourtant fluide sur tout le reste.
L'usage des sons p, t, r donne un ton dur qui va parfaitement avec la morsure morrtifère tandis que les rimes féminines en ise et ouche laissent planer l'espoir de survie.
L'antépiphore des premiers et derniers vers souligne parfaitement l'obsession : tue-moi avant que je ne te tue. C'est une construction judicieuse.
Ce beau travail aurait pu être un poème sur la maladie de Lyme mais la référence à la chanson de Dalida nous renvoie à autre chose.

   Eclaircie   
12/7/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour LenineBosquet,

Un poème qui me laisse pantoise !

Ne connaissant pas Popaul, en lisant j'ai pensé au moustique, et j'ai trouvé drôle, très drôle ce texte.
Puis découvrant le vrai sens populaire de Popaul, ben, je suis bien déçue.
Ne voit pas vraiment ce prédateur, prédater. Et pourquoi "Sous ton derme apeuré d'indécence indécise.".
Je ne serais donc pas assez instruite des choses de l'amour physique ? Ou abordez-vous le plaisir solitaire ?
Il doit me manquer des clés.
Une ode à la "castration " ?


Pas convaincue, ou rien compris, désolée !

Éclaircie

   papipoete   
12/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Lenine
nous avons cela en commun cher poète, que nous faisons parler ce qui est démuni de la parole !
Dans vos lignes, c'est un pou du pubis, que la chanson paillarde célèbre en parlant du morpion !
<< Puisses-tu me tuer avant que je te touche ! >> tout est dit dans ce vers final, évoquant la ballade de l'animal sur des voies " génitales ", semant ça et là des traces de son douloureux passage !
Je trouve que ce sonnet est fort bien tourné ( bien troussé si j'ose dire ! ), mais quand-même, la bestiole a de la chance d'être ainsi honorée ! J'aime bien les bêtes ( même les serpents ), mais ce parasite me fait peur ! Je l'imagine " géant façon dinosaure, venant hanter mon sommeil ! )
le 7e vers est un peu décousu à cause du " popaul " !
le 8e vers est très " rigolo " dans ce néo-classique impeccable !

   PIZZICATO   
12/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une idée subtile que d'attribuer à cette minuscule bestiole le titre de " prédateur " et lui consacrer une poésie.

" Pousse-moi, tape-moi, fais-moi donc lâcher prise."

" Mais, ce sucre qui sourd, c'est du pur jus de pus !
Les prédateurs ne sont jamais vraiment repus :
Puisses-tu me tuer avant que je te touche." les méfaits de ce pou, bien ciblés.

Je n'ai pas bien défini l'incursion de ce "Popaul des papas " et les parenthèses.

   Vanessa   
12/7/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,
Ce poème est un véritable exercice de diction.
Je trouve le choix des sonorités trop brutale. Ma lecture fut saccadée et désagréable.
Désolée.

   Annick   
12/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Après "Thé glaçant", voici le portrait d'un prédateur d'une autre espèce.
J'ai apprécié les allitérations tout au long du poème, surtout en p et en t comme : "Bien tapi je t'épie à l'abri dans ton lit," qui donne un ton ludique et bon enfant au poème.
La périphrase "sur poil qui frise" est dans le même ton.
L'expression "un Popaul des papas" est plus commune.

La forme me fait penser aux chansons de Gainsbourg. "Pas très politiquement correct" mais si bien dit ! Après tout, la poésie n'est pas l'apanage des histoires bien comme il faut, sucrées et poudrées d'étoiles.

Bravo pour la performance !

   Lulu   
12/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour LenineBosquet,

Il s'agit là du plus chouette texte que j'ai pu lire de votre plume, selon mes goûts !

Je n'ai pas tout compris… Qui est donc ce prédateur ?

Mais vous rendez bien compte de cette force qui sépare le prédateur et sa proie…

J'ai particulièrement aimé la première strophe, laquelle nous plonge dans l'ambiance du sonnet, mais le second quatrain n'est pas mal non plus.

Je n'ai pas compris le mot "Popaul"... Habituellement, il y a bien plus d'un mot que je ne comprends pas dans vos poèmes, alors ça va !

Je trouve l'écriture très équilibrée, plaisante à lire. C'est assez simple, pas forcément, voire pas du tout familier.

Il y a de belles sonorités "du pur jus du pus !"... bien que l'image ne soit pas des plus poétiques…

On sent que vous avez trouvé du plaisir à écrire ce texte, et cela est communicatif !

Bon, vous nous direz pour "Popaul", n'est-ce pas ?

Amitiés.

   Miguel   
15/7/2018
 a aimé ce texte 
Pas
On va d'hypothèse en hypothèse pour essayer de trouver un sens, on se gratte la tête à chercher le rapport entre l'exergue de Dalida et le contenu, et les expressions et images grossières n'encouragent pas à persévérer. Notre ami me pardonnera ce jugement, sachant que "Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur." Il n 'est pas exclu non plus que j'aie un peu manqué de finesse dans ma lecture et que je n'aie pas relevé ce qui semble avoir charmé d'autres oniriens chevronnés.

   Donaldo75   
16/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour LenineBosquet,

Ce poème m'a bien fait rire. Il fallait oser utiliser un tel symbole pour le décliner en poésie. Je suppose - peut-être suis-je encore naïf - qu'il y a du troisième degré dans ce poème.

"Puisses-tu me tuer avant que je t'épuise
Puisque tout ce passé sur nous pèse son pas,
Il n'y a pas cent ans de ta vie à trépas,
Pousse-moi, tape-moi, fais-moi donc lâcher prise."

Enfin, l'incipit avec pour référence la chanson de Dalida m'a conforté dans cette impression de troisième degré. J'espère que tu nous en diras plus en forum.

En tout cas, c'est bien tourné, une sorte de chanson populaire à l'instar de celles des fameuses "Négresses vertes" dans un délire punk, camembert et cornichons, musette et impertinence.

Ciao,

Don


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