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Poésie libre
LeopoldPartisan : Bruxelles la vile
 Publié le 15/06/10  -  18 commentaires  -  1378 caractères  -  243 lectures    Autres textes du même auteur

Y a de ces matins de printemps pluvieux où Bruxelles ne Bruxelles vraiment plus du tout et ne mérite qu’un seul « L ».


Bruxelles la vile



Le ballet des essuie-glaces
Rythme les notes de pluie
Tandis que le quadrille
Des gaz d’échappement
Marque le point mort
De la circulation automobile.

Si ici, la mobilité est à l’agonie
Là-bas, ce sont les immeubles de bureaux
Qui se squattent à l’appel
Des mendiants et de leurs commensaux.

Gare du Nord
C’est tétra brique
Et accordéons transes
Gare du Midi
C’est : « dégage vieille bique »
Et digestion rance
Y a presque plus de Tram 33
Ni de frites chez Eugène
Ça sent la pisse
De Stokel à Jacques Brel
« Godeferdomme »
C’est quoi ce bordel
Des dortoirs en plein air
Et en plein hiver.

Je marche dans une ville
Oubliée par le temps
Si la solitude ne me fait plus peur
La médiocrité et la voracité non plus.

Je marche dans une ville
Broyée par le temps
Elle s’en fout cette vieille sans pudeur
Moi c’est pareil, je ne la vois plus.

Le ballet des essuie-glaces
S’est achevé par un concert de klaxons
Et de sirène d’ambulance
Formidable ovation
Pour les ultimes notes de sang d’un piéton
En totale dissonance avec la reprise
De la circulation automobile.

Je ne marcherai plus dans cette ville
Pressée par le temps
Faudrait oser le faire.


 
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   Maëlle   
29/5/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Ben c'est pas gentil pour la ville, mais ça claque. J'aime notamment beaucoup les sonorités du début du troisième paragraphe.

   Anonyme   
2/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut l'auteur ! Je ne connais pas Bruxelles mais cette description convient certainement à bien d'autres "viles" et l'atmosphère de ces cités où tout fout le camp est ici très bien rendu...
J'ai particulièrement aimé :
Gare du Nord
C’est tétra brique
Et accordéons transes
Gare du Midi
C’est : « dégage vieille bique »
Et digestion rance
Y a presque plus de Tram 33
Ni de frites chez Eugène
Ca sent la pisse
De Stokel à Jacques Brel
« Godeferdomme »
C’est quoi ce bordel
Des dortoirs en pleine air
Et en plein hivers...
En plus de Brel je trouve qu'il y a du Prévert dans ce texte et j'aime beaucoup... Bravo !

   Lunastrelle   
2/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Alors, je suis un peu gênée, parce qu'il y a des endroits où il y a de la ponctuation, et d'autres pas du tout. Employez-vous la ponctuation absente, en disposant vos vers comme il se doit, ou bien vous ponctuez le tout quand même? Bref, de ce côté là, je ne sais pas quoi penser, alors j'y vais à mon rythme...


Ensuite, j'ai vraiment apprécié le sujet, la manière dont il a été traité, la finesse des images... Je me suis à fond plongée dedans...
Et en même temps, il y a un tel naturel, dans chaque ersatz de cet écrit... J'ai vraiment pris du plaisir à le lire...


Le hic est qu'il y a un peu trop de "et" dans le poème, pour moi... Du moins leur emploi est trop répétitif... Les "de", "des" aussi me gênent un peu, mais je chipote et on est en libre... Donc là c'est juste une question de goût...


"Je marche dans une ville
Oubliée par le temps
Si la solitude ne me fait plus peur
La médiocrité et la voracité non plus": ce passage me semple trop convenu, un peu trop facile...


Mon passage préféré est celui là:


"Je marche dans une ville
Broyée par le temps
Elle s’en fout cette vieille sans pudeur
Moi c’est pareil, je ne la vois plus."

   Anonyme   
6/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un petit condensé d'une ville (Bruxelles ici, mais qui pourrait aussi bien être transposé sur Paris ou Nantes, ...) vue par un regard amer et usé par certaines injustices.
Une première partie dénonciatrice laisse place à une deuxième blasée.
J'aime le phrasé du poème.
L'avant dernière strophe (en rappel de la première) est très réussie.
Et la dernière avec : "Faudrait oser le faire". conclut le poème comme il faut.

   bulle   
10/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce texte est à l'image de l'usure du temps, l'usure des sentiments, mais surtout de leur évolution..

Ce n'est pas forcément nous qui changeons, mais ce qui change autour nous qui modifie en partie notre vision..

C'est un panoramique douloureux que j'ai découvert ici, et que j'ai beaucoup apprécié dans son ensemble, tout en laissant de côté la forme, parce que c'est le fond qui appuie le rythme, plus que la découpe choisie.

   Anonyme   
15/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le début :
'Le ballet des essuie-glaces
Rythme les notes de pluie'
m'évoque la chanson de C.Nougaro (juste les 2 premiers vers : la pluie fiat des claquettes sur le trottoir à minuit). Pour le reste vous donnez une image assez sombre d'une partie de la ville (la gare du midi).
Je n'avais - mais j'ai fait des recherches- pas compris "le Stockel". Il faut être bruxellois pour savoir que c'est un cinéma. Les images ne sont pas parvenues jusqu'en Périgord. De même la station J. Brel.

À l'occasion, si vous passez par là, pourriez-vous m'éclairer sur le 'Godeferdomme' ? s'agit-il d'un juron local ? Je trouve le mot savoureux.

Au final, un poème qui claque comme dans la chanson de Nougaro. Une ville usée mais aussi une ville qui se métamorphose, et c'est bien rendu.

   wancyrs   
15/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup, c'est assez musical. Je ne sais pas pourquoi tout au long de ma lecture j'ai eu l'impression d'écouter une mélodie style Jean-le-loup...

Salut Léopold !

Je parie que tu ne vas pas te faire des amis avec un pareil texte, mais y a t il de quoi titiller un matou ?

écrit avec légèreté, une narration poétique, une balade dans une "vile" méconnaissable. Je ne connais pas Bruxelles, mais je n'aimerais pas me promener dans les décombres de cette ville contée.

L'écriture ne dessert pas juste les intérêts du beau, mais aussi elle sert à défigurer le laid.

Je marche dans une ville
Broyée par le temps
Elle s’en fout cette vieille sans pudeur
Moi c’est pareil, je ne la vois plus.

Merci léopold

   MissGavroche   
15/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Belle description d'une ville. Description plus à travers le ressenti qu'à travers les pierres.
Le rythme est agrable et soutenu on entend presque les Klaxons. Et les sentiments ne sont pas oublié dans ce poème qui se voudrait descriptif.
"Elle s’en fout cette vieille sans pudeur
Moi c’est pareil, je ne la vois plus."
Cette phrase est magnifique on sent poindre un petit regret derrière le mot "plus".
J'aurais juste aimé lire plus de colère, je sais pas j'ai l'impression que ça manque...

   Anonyme   
16/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Etant bruxellois, ma curiosité avait déjà été piquée par ce poème dont j'avais repéré le titre avant parution.

A part l'(in)évitable (?) cliché de la pluie, Jacques Brel, des noms de stations de métro et de gares, rien finalement qui ne puisse être transposé à n'importe quelle ville, car il y a finalement plus de social que d'urbain dans ce texte, et c'est en cela je suppose que ces Bruxelles d'ici d'ailleurs sont viles.

Pour les non-bruxellois, je me permets cette précision : "Jacques Brel" et "Stockel" sont des noms de stations de métro (même s'il existe effectivement un cinéma "Stockel").
Deuxième précision pour les non-bruxellois (de langue comme de logement... ce qui est je crois le cas de l'auteur) : C'est "Godferdomme" et non "Godeferdomme", ce qui peut se traduire en Français pas "Nom de Dieu". "Dieu", en Bruxellois comme en Néerlandais et en Anglais, c'est "God" et non "Gode" ! (dommage, une simple vérification sur Google aurait pu le signaler)

Sur la forme, je ne me sens pas très à l'aise avec la poésie en général, mais forcément un peu plus avec la "libre" en particulier.
Je trouve que des vers plutôt musicaux, voire très musicaux ("Qui se squattent à l'appel", "C'est tétra brique", "Et accordéons transes", "Et digestion rance", ...) alternent avec d'autres moins musicaux, voire assez désagréables ("Tandis que le quadrille", "De la circulation automobile", "Si ici, la mobilité est à l'agonie", ...) et le charme général s'en trouve un peu cassé.

Reste un texte globalement agréable à l'oreille, possédant un fond perceptible par le commun des mortels.
J'aime donc assez bien.

   Anonyme   
15/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Comment ne pas penser à la chanson de Dick Annegarn en voyant ce titre ?
Titre dont une seule lettre disparait et tout le sens change de rame.

C'est donc avec le timbre de ce chanteur dans les oreilles que je parcourre ces phrases.

Forcemment, elle donne tout de suite une couleur cette chanson: celle de la plainte, de la désolation et des joyeusetés ventripotantes. Si en plus il se met à pleuvoir !

Je suis passé juste une fois à Bruxelles étant ado.Je ne connais donc rien de cette cité et encore moins de la Belgique. Je me souviens d'un ciel gris et de maisons aussi grises, souvent lépreuses, dans un fouillis étroit et inextricable de rues.
Pourtant ce caractère m'avait plu. J'y ai songé à la créativité et la récréativité nécéssaires-sans doute-aux habitants pour compenser cette tristesse. Un délabrement comme intrinsèque.

Je me souviens avoir beaucoup "senti le temps" dans cette ville oui.
Dans ce bon poème je le retrouve.
Un temps très particulier, avec une odeur de moisi, mais un moisi-humus.

Là l'auteur semble exprimer que l'on a perdu ce temps dans cette ville. Les exclus y errent encore davantage. Alors nous ne ressentons pas la tristese constructive (à la manière de Schubert par exemple) mais la tristesse de l'uniformisation et de l'inhumanité des affaires.

Un écrit qui respire bien et délivre sa petite singularité dans une tournure salutaire.

   alex2   
15/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup aimé !
Un poème au sujet original et qui en "envoie" au final !
Je n'ai pas compris toutes les images (heureusement, les explications de certains commentaires m'ont aidé), mais les sonorités, le rythme général, et le ton sans concession m'ont séduits.

Au plaisir de vous relire,

Alexandre.

   framato   
16/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai beaucoup aimé ce texte aux sonorités rauques et écorchées, fulgurant et dur, sans concession et qui bien que centré sur une ville bien précise reste universel quant à son évocation de la misère et de la violence urbaine (un oxymore contemporain en quelque sorte).

Beau travail aussi dans la conception : le troisième strophe marque joliment son rythme plus rapide et le ballet des essuies-glaces vient bien en rappel de l'introduction.

Oui, il faudrait oser. Bravo !

   brabant   
16/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour LEOPOLDPARTISAN,

Je trouve ton texte célinien (dans le bon sens du terme, c'est-à-dire celui du style: direct, nature/naturel, percutant), tu es en colère, tu râles, tu tempêtes, mais je ne vois pas très bien pourquoi, ni contre qui.
Contre la pluie ? la circulation automobile ? les immeubles de bureaux laissés vacants ? les gares ? les odeurs de pisse ? la pénurie de frites ? l'immobilité d'une ville devenue indifférente ?
le charivari qui broie l'humain ?
Dans ce cas Bruxelles n'est pas différente ni de Paris, ni de Montréal, ni de Berne, ... . Pourquoi serait-elle plus coupable ?

Peut-être est-elle plus chère à ton coeur, ce qui expliquerait le sentiment de trahison qui parcourt le texte. Que de déception dans"... dégage vieille bique" et
"Elle s'en fout cette vieille sans pudeur" !

Clémenceau se disait "Opposant par tempérament", serais-tu un râleur invétéré ? (lol)
Remarque, c'est une bonne philosophie de vie, mais Alceste à dû se retirer dans ses terres en délaissant son aimée, je lui préfère Philinte plus accommodant et pas si faux-derche que ça.

Je pense que la colère que tu exprimes est une colère universelle: contre la déshumanisation des villes, leur anonymat, leur banalisation mondialisée, et le fait que tout le monde s'en fout... Tout va à vau-l'eau !...
Bruxelles, chère à ton coeur (bis repetita) n'est ici qu'un prétexte.

Au plaisir d'un prochain saint et sain coup de gueule !

Amicalement
brabant

   daphlanote   
17/6/2010
Joli, joli.

Ce qui m’a attiré l’œil ? La troisième strophe et cette, si je ne me trompe, allusion à Brel dans un chiasme particulier (si, si, j’ose) : « Et accordéons transes […] et digestion rance ». Bon, c’est p’tet pas volontaire mais, pour moi, « l’accordéon ranse », c’est Brel et ‘Amesterdam’ (d’ailleurs, question comme ça, au passage, ça me semble dans votre univers ? Bon, peut-être, sans doute me trompé-je, j’irai vérifier ça quand j’aurais le temps, si vous permettez). Ca fait musique dans ma tête. (Mais du coup, ça va perturber pour la suite, tout ça. En plus, vous en parlez ensuite).

Du coup, une fois ma curiosité satisfaite et mise par écrit, je m’attaque au texte.
Décortiquer, d’abord, pour le plaisir, parce qu’un texte neuf, j’aime le lire avant d’en jouir, quitte à revenir sur tout ça après (en fait, c’est systématique, c’est nécessaire).
Le « Si ici » me fait mal aux oreilles.
Bon, j’ai un peu de mal à me situer avec les allusions du trame 33. C’est pas ma ligne, comme qui dirait.
J’apprécie l’allusion militante ( ?) avec le « C’est quoi ce bordel / Des dortoirs en plein air / Et en plein hiver ».

Après lecture, ça coule, ça coule. J’en viens presque à oublier ce « si ici » qui m’avait écorché les oreilles.
Puis, le « faudrait oser le faire », ça claque.
J’aime l’audace de l’absence de rime, et un rythme qui s’enclenche malgré tout.

Enfin, je parlais du tram, de Stockel, tout ça… puis, forcément, c’est Bruxelles. Je me dis que ça ne peut être que Bruxelles. A cause du nord, à cause du midi. Bon, sans le Congres (non, pas d’accent pour ma part, en gare, sur les panneaux, c’est pas noté) et son Marais, sans la Centrale. Mais limite, c’est pas important.
Caser « Godeferdomme », effectivement, c’est audacieux aussi. Mais ça colle.
Finalement, mis à part le dernier vers, je me dis que c’est le « C’est tétra brique » qui claque le plus. J’aime bien ce vers. Et puis, j’imagine bien, avec les rues qui vont de la gare du Nord au boulevard du Botanique ou à la place Rogier.

Enfin, interrogations : « La vielle sans pudeur », c’est la ville ? La femme, les alentours de la gare du nord ? Enfin, finalement, ça n’importe pas pour moi, lectrice, mais j’aime savoir, parce que j’ai l’impression que ça appartient à la symbolique du texte, puisqu’il y en a une.

Bref. Pardon pour le commentaire on ne peut plus décousu. L’évaluation plus tard, si j’y pense, quand j’aurais remis de l’ordre dans mon ressenti et mes idées (si tant est que ce soit possible).

   Anonyme   
18/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Superbe, même si mon hollandais natal me fait crier Godverdomme (Godeferdomme en hollandais ça veut pas dire grand chose, Godverdomme vient de God et de Verdomme qui signifie merde, ce qui fait de Godverdomme le synonyme de merde de Dieu ou de Bon Dieu de merde... si je peux signaler l'erreur).

Superbes clins d'yeux à ma capitale d'adoption, belle et vile balade dans les reliquats de ce qu'était Bruxelles la ville, avant de perdre une aile et de voler en rond.

Merci Leopold pour ce poème d'une originalité et d'une puissance évocatrice assez impressionnants (et zut pour le Godeferdomme^^)

Bonne continuation.

   Flupke   
18/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un petit coup de gueule bien sympathique et plein de bon sens.
bien aimé en particulier:
Gare du Nord
C’est tétra brique.
Bravo

   David   
22/6/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour LeopoldPartisan,

Je reste un peu sur ma faim, le poème semble avoir une forme de "pensées pour moi-même" mais les mots sont plus dans le registre de la "brève de comptoir", je ne veux pas dire trop outrancié mais pas assez philosophique, et ce n'est pas le propos je crois, mais pour différencier les deux "étiquettes" que je colle au poème, la seconde se caractérise par un narrateur plus impliqué dans ce qu'il raconte...

J'arrive pas à être clair je crois, ici, pour exagéré, cela ressemble au propos d'un "dieu" déçu par son Olympe, alors qu'une ville est faite par ceux qui y vivent, même si personne ne demande aux clochards de dormir dehors, c'est bien une conséquence de leur citoyenneté.

   jaimme   
25/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Adoré le "Faudrait oser le faire". Oui, il faudrait...
Quelques passages de belle qualité, surtout au début et vers la fin. Mais globalement je reste sur ma faim. Je ne connais pas Bruxelles (si, si, ça existe), et ne comprends donc pas toutes les références, mais je pourrais remplacer cette ville par bien d'autres. Je comprends très bien le propos, mais je trouve que cette claque mélancolique manque d'ampleur. Elle s'arrête à la circulation, au bruit, à quelques changements. Je ne perçois pas pleinement les raisons de cette vilenie. Pas toutes à mon goût.
La médiocrité? Ce mot serait-il la clef de tout le poème?
à très bientôt Léopold!

jaimme


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