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Chansons et Slams
LeopoldPartisan : Ce père absent
 Publié le 11/06/09  -  13 commentaires  -  946 caractères  -  350 lectures    Autres textes du même auteur

À ce père que je n'ai pu connaître mais dont l'absence m'a formé tel que je suis.


Ce père absent



Je, souvent,
Ressens, sanglant,
Ce père absent
Mort à la colonie,
Mort pour la Patrie,
Mort pour des conneries,
10 jours après le 30 juin (1)

Il, soudain,
Revient, sans fin,
Ce refrain crétin,
Indépendance tcha tcha
Avec Tshombé au Katanga
Lumumba les couilles on t’arrachera
100 jours après le 30 juin

Je, souvent,
Ressens, sanglant,
Ce père absent
Dont mes racines auraient eu tant besoin
Pour les protéger du vent
Pour les abriter des ouragans
1000 jours après le 30 juin

Il, soudain,
Revient, sans fin,
Ce refrain malin
“Comme un arbre dans la ville
Entre béton et bitume” (2)
Pour pousser, je me déplume
10 000 jours après le 30 juin


(1) 30 juin 1960 : Indépendance du Congo ex-Belge.
(2) La phrase entre guillemets est de Maxime Leforestier.


 
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   Anonyme   
11/6/2009
un rythme incroyable... tout du long et dès l'entame:
"Je, souvent,
Ressens, sanglant,
Ce père absent"... ça déjà est magnifique !... les trois premiers vers de chaque strophes sont uniques en cela... le reste me parle moins mais que ces 12 vers sont sublimes....

J'arrive pas à noter, mais bon sang que je regrette tout ce qu'il y a autour de ces 12 vers...

Selon moi, isolés, ils font partie de ce qui m'a le plus parlé depuis longtemps !

   Alexandre   
11/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Salut Partisan ! D'accord avec Isfranco pour ces entames qui interpellent... Le reste du poème est moins percutant mais suffisamment explicite pour comprendre ce que l'auteur a sur le cœur depuis toujours...

   Anonyme   
11/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Assez d'accord avec les précédents commentateurs. Les entames, le rythme, l'émotion. Tout est bon.

   ristretto   
12/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
percutant , impossible de passer à côté ou de rester de marbre !

je n'ai pas vraiment apprécié "la greffe" des mots de maxime leforestier (bien que j'aime ce chanteur) mais bon ça devait de tenir à coeur sans doute.


à bientôt

   Sido   
12/6/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Magnifique, ce jeu du Je, Il, ces nombres de jours qui s'égrainent
"ça" ne tourne pas autour, "ça" dit les choses directement, comme un geste brusque, violent. Vraiment bien fait, sous le mot on a cette douloureuse absence.

   Anonyme   
12/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Belle progression d'une strophe à l'autre, ce va-et-vient entre un fils orphelin et ce père mort pour la patrie(quelle gloire!).

je comprends moins bien la chute: "pour pousser je me déplume".

   Anonyme   
12/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce poème me parle. Il y a quelque chose de fort inscrit ici.
Un manque violemment exprimé que tu exprimes à merveille dans la dernière strophe avec ce vers : "Pour pousser, je me déplume".

   guillaume   
12/6/2009
glacant et percutant, comment ne pas se laisser entrainer ?

   Meaban   
13/6/2009
il y à ce décompte qui va vers l'infini de ce que l'on sait avoir perdu, j'y trouve aussi l'écriture que l'on est obligé de se donner pour parler à son âme, que seul on peut vraiment consoler

   Anonyme   
13/6/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
très beau poème . Ce père absent, toujours présent...très émouvant. ( Mais autobiographique...)

   Absolue   
13/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime surtout les derniers vers. Le nombre de jours s'accroit mais le manque reste... Et aussi les débuts, lorsque le verbe ne vient pas directement après le sujet, ça donne de l'intensité.

   Anonyme   
14/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Lumumba, découpé en morceaux et dissous à l'acide à Elisabethville en 61; révolutionnaire africain trop méconnu, même si un film lui a récemment rendu hommage.
Un poème qui (me) parle, qui "sonne vrai".

   David   
16/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour LeopoldPartisan,

Une idée qui a l'air toute simple, à lire du moins, cette alternance des souvent/soudain, j'ai bien aimé, bravo.


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