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Poésie libre
LeopoldPartisan : Dédié à moi-même (1er jour)
 Publié le 11/12/09  -  5 commentaires  -  2005 caractères  -  120 lectures    Autres textes du même auteur

Qui le fera sinon moi !
Il s'agit d'un très long poème sous la forme d'un journal, dont, pour n'assommer personne, je ne vous livre que la première journée.


Dédié à moi-même (1er jour)



Elle
Certains l’appelaient Mirabelle
D’autres simplement Belle
Moi c’était… Elle
Rien que… Elle

Un beau matin de crachin
Elle n’était plus là
Voilà

Duodi, 22 floréal de l’an CCXVII,
J’ai vomi mon quatre heures
J’ai vomi mon bonheur
De retour du Mozambique
Le lézard de Véronique
S’est incrusté dans les murs
De mon arrière-boutique

Ce matin la météo nous a annoncé une recrudescence d’otages sur les Pyrénées et de vipères en plaines. Je n’ai jamais aimé les seins de glace.

J’ai commencé à écrire : « Latitudes »
Et sous la dictée de Fortitude
Curieux nom pour un squamate
Appelé à squatter ma casemate

Mon âme saura-t-elle attendre
La levée de ces clairs-obscurs
Qui nous baignaient de tranquillité
Tout en stimulant notre nudité

Soudain l’écho m’appelle sur l’interphone, à la troisième sonnerie le répondeur se déclenche et diffuse le message que mon vœu de silence, seul Morphée peut le délier.

Là encore j’écris
Des bribes de toi
Là encore j’écris
Des restes de moi

Zestes d’émoi à l’écume et aux volutes incertaines
Ersatz siamois d’une plongée sous ta peau souveraine


Une simple rature à la racine de son prénom la laisse exsangue vidée de sa substance ; ce simple geste réveille en moi l’instinct du prédateur.

Béatitude, le lézard de Véronique
Qui change de nom comme elle de tunique
Me dévisage de son profond regard d’ambre
Avant de prendre la clef des chambres

Je reste seul apathique à contempler ce vieux mur où il a tranché dans le vif et marqué à jamais le plâtras de ses reptations mosaïques et de ma personnalité cyclothymique.

Pourtant, intensément
J’aspire à ce que ce printemps
S’écoule en fréquences modulées
Plutôt qu’en un autodafé
De lettres minuscules
Relatant nos ébats majuscules


 
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   Anonyme   
11/12/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Un journal que je rapprocherai de celui de Léautaud. Une idée qui me plait, des fulgurances dans les mots, parfois, mais une litanie qui lasse aussi.

Voilà toutes les contradictions qui me viennent en lecture de cetexte.

Bon: j'aime cette forme d'écrit qui part un peu dans tous les sens en gardant cependant une logique propre. J'y retrouve des choses magnifiques:

" Je reste seul apathique à contempler ce vieux mur où il a tranché dans le vif et marqué à jamais le plâtras de ses reptations mosaïques et de ma personnalité cyclothymique."

Ca par exemple.

Mais le reste me laisse dubitatif, je trouve qu'il y a un côté forcé dans cette écriture, quelque chose comme la recherche à tout prix des mots pour le mot...
"Duodi, 22 floréal de l’an CCXVII,
J’ai vomi mon quatre heures
J’ai vomi mon bonheur
De retour du Mozambique
Le lézard de Véronique
S’est incrusté dans les murs
De mon arrière-boutique"

cette strophe par exemple.

J'aurai aussi éclaté encore plus la mise en forme, fait quelque chose de plus visuel, mais là j'entre dans un aspect qui m'est propre.

   jaimme   
12/12/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour LeopoldPartisan,
du plus et du moins. Je commence par le moins, pourquoi pas.
Avant le manque de musicalité. Difficile, évidemment difficile pour cette forme de poésie. Pas tellement dans les rimes, plutôt dans les vers eux-mêmes dans les mots choisis (pas aimé: "J’aspire à ce que ce printemps"). Bon, l'ensemble heurte, est là pour heurter, mais bon c'est du ressenti, c'est tout. Ou alors plus heurter dans ce cas et choisir des mots plus lourds, là je trouve qu'on est trop souvent entre les deux. Un exemple tout simple (oui, car j'aurais du mal à te proposer des trucs compliqués, je suis nul là-dedans):
"Un beau matin de crachin
Elle n’était plus là
Voilà": j'aime, sauf le rythme. Tu as utilisé les pointillés dans la strophe précédente, moi j'en aurais bien vu ici pour bien marquer le "voila". Soit en les plaçant juste devant, soit en séparant les deux premiers vers du troisième:
"Elle n'était plus là
...
Voila". Ou un point après "là". Bon, tu as compris l'idée.
J'aime beaucoup plusieurs choses, comme:
"Duodi, 22 floréal de l’an CCXVII,
J’ai vomi mon quatre heures
J’ai vomi mon bonheur", c'est un de mes passages préférés: date qui aurait pu, qui met quand même sur une piste, et "j'ai vomi mon quatre heures": quand on est largué il ne reste plus rien des repères de l'adulte.
"Ce matin la radio...": oui, plus rien du réel, du monde, de la cohérence.
"et diffuse le message que mon vœu de silence, seul Morphée peut le délier.": je comprends, mais je suis trop surpris par la formulation; m'a un peu arrêté là.
Bon, je ne vais pas tout décortiquer. Impression générale: favorable car les chaos sont en harmonie avec le thème, mais j'ai trouvé du très bon ("beau matin de crachin", "Des restes de moi") avec du pas trop poétique. Allez, 72,3% de beau et de très beau!
De toi, j'attends au moins 90%!

jaimme

   Lulu   
13/12/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Je me suis heurtée à "J'ai vomi"... qui, de plus, est répété. Cette proposition est tout sauf poétique. Pour moi, ça ne passe pas. Question de sensibilité... On peut dire le laid en poésie. Des poètes majeurs ont su (Baudelaire et la charogne, par exemple), mais il y a la façon je crois... et "J'ai vomi" reste absolument hors poésie à mes yeux.

Ce n'est que mon humble avis, naturellement.

   shanne   
13/12/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Poème un peu long mais qui traduit bien cette journée chargée d'émotions, elle n'était plus là, voilà...un constat qui fait mal, le corps nous le montre, je vomis le trop plein pour essayer de me soulager, même le mur de mon arrière boutique se fend. Je ne peux plus parler, je couche ces mots sur ce papier: des bribes de toi, des restes de moi. Je reste seul apathique à contempler ce vieux mur, en miroir, je me vois sans énergie. Il me faut du temps, j'aspire à ce que le printemps s'écoule en fréquences modulées, j'aime bien ces mots
Merci à vous

   marimay   
21/12/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour LeopoldPartisan,
Vous écrivez ce poème dédié à vous-même, ce poème qui parle d'Elle, se souvient d'Elle, et j'en aime la structure entrecoupée de passages dans le présent.
L'écriture semble alors interrompue. Et elle l'est vraiment car ces passages, vous avez choisi de les ponctuer contrairement aux vers qui sont le poème sur "Elle".


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