Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
LeopoldPartisan : Destruction massive
 Publié le 04/06/12  -  7 commentaires  -  568 caractères  -  220 lectures    Autres textes du même auteur

Sans appel est le tympan percé.


Destruction massive



un silence
pesant, épais et gluant
est-ce cela la mort
une glaise,
une chaise, un harnais

un silence
immobile
pris sur le temps
d'un tourment figé
que même la mort
ne pourra fissurer

un silence lourd
comme du velours
porté
un été de canicule

un silence
de messes basses
où jalousie et calomnie
embrassent
autant qu'elles embarrassent

un silence
où le voile est tombé
et dont on sait
combien il sera mal aisé
de s'en relever


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Pimpette   
17/5/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
je suppose qu'il s'agit vraiment d'une perforation du tympa?
Et, franchement, c'est une évocation réussie surtout à certains moments comme
'un silence lourd
comme du velours
porté
un été de canicule"

Quelle bonne image!

Triste dernière strophe où l'on devine la difficulté extrême à résoudre ce problème de surdité douloureuse

Bienvenue aussi aux sujets inhabituels!

   leni   
4/6/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
je me sers du premier commentaire pour comprendre le sens figuré du textequi est écrit de manière fluide A la seconde lecture le tableau est plus précis et plus dramatique :ilsera difficile de s'en relever J'ai apprécié

   Arielle   
4/6/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un silence vraiment étouffant, qui condamne, isole, rend méfiant (les messes basses).
Devenir sourd, une atrocité qui semble vraiment vécue ou partagée, et laisse le lecteur abasourdi.
J'aime bien qu'on m'embarque ainsi dans un autre univers avec une telle puissance en peu de mots, peu d'images mais toutes tellement éloquentes.

   Anonyme   
4/6/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Poème aux strophes d'une qualité inégale.
La première, c'est de la poésie, la dernière, c'est du discours.

Des expressions comme "dont on sait" sont à bannir. Il faut éviter d'interpeller le lecteur, de s'accaparer son avis, surtout si vous pensez qu'il y a consensus. Il est déjà occupé à lire votre poème, alors si en plus il doit contester votre avis...

Je n'aime donc pas non plus l'expression " que même la mort / ne pourra fissurer " . Elle semble dite d'un peu trop haut, par rapport au reste du texte, qui est plus dans le détail, dans la trouvaille poétique.

Dernier point concernant la ponctuation. Je milite pour sa suppression, et je ne manque donc jamais d'en relever les incohérences.
Pouvez-vous m'expliquer en quoi les trois virgules de votre texte, qui se trouvent toutes dans la première strophe, sont vraiment plus utiles là que n'importe où ailleurs dans le poème? J'en vois des tas d'autres qui devraient y être. Pouvez-vous m'expliquer en quoi la suppression de ces trois virgules résiduelles va troubler ma compréhension? Comme je me passe très bien du point d'interrogation après " est-ce cela la mort ".

J'y vois donc un abandon salutaire de votre part, un soudain ras le bol qui vous prend dès la 2e strophe. Comme je vous comprends. Vous n'avez plus qu'à prendre la balayette.

   brabant   
4/6/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour LéopoldPartisan,


Nonobstant le titre, cette poésie libre me fait penser à l'enterrement d'Ornans de Courbet, une mort noire, sale et lourde, avec le velours, les messes basses et les pleurs, une mort affreuse et mitigée, chargée de menaces.
Je relève pour cette interprétation : "glaise... tourment... lourd/comme du velours... mal aisé/de s'en relever". Cette mort est de douleur ambiguë et durable. Le relevé ci-avant n'étant pas exhaustif.

Alors pourquoi cette "Destruction massive" ("Mars Attacks" ! lol) ? Destruction DES êtres (il y avait foule à "Un enterrement à Ornans" ? Destruction de TOUT l'être ? Cette mort sonne très XIXè pour moi avec dais et harnais.

Mais peut-être me trompé-je ? Peut-être le " tympan percé" renvoie-t-il à une déflagration générale, type Hiroshima ?


p s : "gluant" me semble en contradiction avec "canicule" (glaise gluante) mais j'aime bien le jeu "embrasse/... embarrassent".

re-ps : S'il s'agit de surdité j'ai bien mal entendu le sens de ce texte. Merci à Pimpette et à Arielle et à Léni qui acquiesce avec elles. M'en vais voir le com de Ludi qui tape en même temps que moi, suis curieux de savoir ce qu'il entend de son côté...

   LeopoldPartisan   
4/6/2012

   zenobi   
4/6/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai beaucoup apprécié les deux premières strophes (je me serais passé du "et" du deuxième vers).
C'est simple, brutal, les associations se font tantôt sémantiques, tantôt sonores.
La suite m'a semblé moins aboutie.


Oniris Copyright © 2007-2018