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Poésie contemporaine
LeopoldPartisan : Il n'y a pas d'obstacle
 Publié le 25/12/21  -  6 commentaires  -  2892 caractères  -  76 lectures    Autres textes du même auteur

Amour et rupture vont hélas si bien ensemble.


Il n'y a pas d'obstacle



Il n’y a pas d’obstacle
pour mes rêves en exil
sinon une caraque
de pirates remontant le Nil

L’amour c’est aussi la rupture
et comme de bien entendu
une sacrée biture
J’erre et mes pas hésitants
font obstacle à l’émerveillement
de cette terre sans guerre
sans instinct grégaire

Mélèzes et frênes en hiver
frissonnent sous les premières
gelées et des averses de neige
par intermittence
la sève qui collait en moi
a suivi un peu le même chemin
ne trouvant rien qui l’empêcha
de tomber plus bas

L’espace des étoiles
me fascine et me terrifie
le froid y est sidéral
comme la chaleur peut y être intense
Souvent je fuis à la vitesse de la lumière
les ambiances et les gens toxiques
je me réfugie alors
dans la solitude de ma créativité

Fougères arborescentes
Palétuviers plongeant
leurs racines dans la mangrove
et l’eau salée
Je te reverrai oh ma belle île
je me baignerai jusqu’à la dérive
je sucerai des cannes à sucre
et mangerai fortement épicé
pour oublier, oublier
tous ces rêves abandonnés
le long des récifs
où je t’avais emmenée
belle incongrue
belle inconnue

Nous n’avions pas encore quinze ans
et aimions toujours
nos jeux d’enfants
par un hasard à la fois
féroce et véloce
je t’ai prise dans mes bras
et je t’ai embrassée
Je n’étais plus le capitaine Crochet
ni toi la petite Indienne sauvage
Tu étais mon étincelle
la Fée Clochette
qui me donna ses ailes

« Que fais-tu ? » me dit-elle alors
Confus je rougis
« Tu me sembles bien volage
mais je dois reconnaître
que tu embrasses bien ! »

Nus sur cette plage
que bientôt en cette saison
finissante
les estivants allaient replier
Nous avons fait l’amour
d’abord tranquillement et tendrement
puis prenant un peu d’assurance
avec frénésie, avec passion
Quels délicieux moments ce furent
Hélas tout au fond de nous
comme un regret, une mélancolie
car si tu venais de perdre ta virginité
moi c’est mon innocence
qui s’en allait au gré des vagues

Il n’y a pas d’obstacle
pour mes rêves en exil
sinon une petite voix
qui me rappelle que le réveil
va bientôt sonner
et que dès lors il va falloir
se lever et affronter
cette vie solitaire
qui sera encore et encore
la mienne
jusqu’à la nuit des temps
jusqu’à ce qu’enfin
je te retrouve
au cœur des vents
comme la rose
d’un autre exilé
de mes rêves
Le petit Prince
que j’aurais tant aimé
devenir
comme une foison
de moissons
comme une foison
de moussons


 
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   EtienneNorvins   
18/12/2021
 a aimé ce texte 
Un peu
Ce n'est pas que je n'aime pas - mais c'est trop long, trop délayé... et je n'ai commencé à apprécier votre texte (c'est la troisième fois que j'y reviens) qu'en le lisant à l'envers, en commençant par la fin ! Cela gagnerait beaucoup à être raccourci (des strophes 2, 3 et 4 notamment : quel tunnel d'apartés !) et recentré sur la rencontre, pour gagner en intensité et en fraîcheur, qui est indéniable.
(En EL)

   Robot   
19/12/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quand il reste les rêves ce n'est pas rien, surtout quand ils ne font pas obstacles aux souvenirs. Même si on y ressent un peu d'amertume de n'être pas toujours allé au bout de toutes ses aspirations comme l'indique la fin et sa référence au petit prince que le narrateur n'a pas pu rencontrer.
L'idée est poétiquement bien développée en libre avec des images et des métaphores originales comme par exemple cette plage que les estivants allaient replié.

   Corto   
25/12/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voici une bien jolie balade sans limite.
Balade dans les souvenirs émus, les horizons lointains, dans des moments décisifs si pleins d'émotion. Balade dans la condition humaine, dans des horizons galaxiques, des audaces amoureuses.
On rencontre des personnages éternels ponctuant cette aventure, on fréquente volontiers le "capitaine Crochet", "la Fée Clochette" et "Le petit Prince" qui viennent ainsi accompagner notre narrateur plein d'une vie si humaine, avec ses souvenirs, ses audaces, ses déceptions, ses remords, ses "rêves en exil".
J'ai aimé cette poésie pour sa structure audacieuse, son amplitude, sa gentille impudeur, ses aveux vers un avenir peu attirant toujours contrebalancés par cette antienne "Il n’y a pas d’obstacle".

L'espoir et l'énergie semblent sortir vainqueurs de cette longue pérégrination.

Bravo.

   Provencao   
26/12/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime bien ce "il n'y a pas d'obstacle" ou cette rupture tranche sur ces métaphores, avec ce souvenir sur ces petits voix offrant un signe distinctif, autre que celui de la vie solitaire...

Beau reflet créé en même temps que la perception, dans les rêves,...

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Marite   
26/12/2021
 a aimé ce texte 
Un peu
Toujours un peu de difficulté à apprécier certains textes de poésie contemporaine. La perception du fond est souvent court-circuitée par une forme un brin disloquée, enfin c'est ce que je ressens même après plusieurs lectures, ce qui m'amène, presque systématiquement, à recomposer la découpe des vers. Certains d'entre eux m'apparaissent artificiellement fractionnés et les expressions familières qui y sont éparpillées me font décrocher de l'atmosphère poétique, y revenir demande un effort. Je capterais mieux l'ensemble s'il était présenté en prose ... éventuellement poétique ... Mais ce doit être une affaire de sensibilité car tel que présentée, cette forme de langage poétique s'apparente pour moi à une forme "SMS" de poésie et nécessite peut-être une initiation ...

   Lariviere   
27/12/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut Leopold,

Une petite ode bien prosaïque mais servi par une forme libre aux amours ou à l'amour que l'on a connu, ca me semble être bien mené sur le plan des images et sur le rythme trainant comme le demande le thème...

J'ai connu plus percutant chez toi, mais j'ai bien aimé malgré tout

Merci pour la lecture et bonne continuation, hasta siempre ;)


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