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Laboniris
LeopoldPartisan : Immaculée conception
 Publié le 28/06/15  -  9 commentaires  -  8498 caractères  -  121 lectures    Autres textes du même auteur

Long poème conçu comme un livret d’opéra, c’est-à-dire avec un prélude, quatre tonalités (décorum, forum, post-partum et maelstrom) pour finir sur une variation dont le titre est emprunté au chef-d’œuvre de Malcolm Lowry et de la littérature anglophone.

Musique : « Les préludes de Lohengrin » de Richard Wagner, album « A Séance Of Dark Delusions » de Nordic Giants, album « Demon » de Gazpacho…


Immaculée conception



Prélude (Variation verlainienne)


Un petit matin d’été pluvieux
Comme il y en a tant
Sur cet hémisphère

Se découvre
Se dévoile
Puis se déchire

Un peu à la manière de William Faulkner
Lorsqu’il écrivit « Tandis que j’agonise »
Je suis à vingt mille lieues
De me douter
Que cette triste nouvelle
M’ébranlera aussi cruellement
Christian s’en est allé
Sans laisser à quiconque
La moindre adresse

Encore un matin
Encore un train
Qui ne sont ni tout à fait les mêmes
Ni tout à fait d’autres

Les dernières ondées
De l’orage de la nuit passée
S’évaporent dans la rosée

Au travers des vitres
Je contemple le paysage
Mais aussi et surtout
Les reflets des visages
De ceux et celles
Qui comme moi
Sont de ce voyage
De ceux et celles
Dont chaque matin
N’est ni tout à fait le même
Ni tout à fait un autre

Une bonne partie de la soirée
Très apeuré
Il s’était réfugié
Dans un petit quelque chose
Comme un espace
Dans l’entrelacs
D’un millier de pensées
Qui ne sont ni tout à fait les mêmes
Ni tout à fait d’autres

Un petit quelque chose
Tendant à l’osmose



1re Tonalité (décorum)


Un matin d’été délétère
À l’humeur carbonifère
D’hémisphère
Et d’éther

Un matin d’été pluvieux
Ni audacieux
Ni précieux

Une foison d’herbes folles et sauvages
Des berces, des épilobes et des coquelicots
Par milliers

De-ci de-là parmi les gravats
Quelques pilastres brisés
Dont le béton en décomposition
Se couvre d’un entrelacs
De ronces et de liserons

Christian est décédé mercredi dernier
Mais je ne l’ai appris que ce lundi matin
D’été nébuleux et pluvieux
Comme il y en a trop
Sur cet hémisphère

Pourtant ce matin
En débutant
La rédaction de ces mots
J’étais loin
De me douter
Que cette triste nouvelle
Ébranlerait
L’immaculée conception
Que je m’étais fait de la fidélité
Et surtout de cette amitié
Maintenant vouée
Aux gémonies



2e Tonalité (forum)


Encore un matin
Encore un train
Qui ne sont ni tout à fait les mêmes
Ni tout à fait d’autres
Quoi qu’ils s’y entendent
À tant se confondre *

Les dernières ondées
De l’orage de la nuit passée
S’évaporent dans la rosée

Sur les talus qui longent les voies
Poussent à foison et à profusion
Fougères et capillaires
Renouées de Sakhaline
Et balsamines
Berces du Caucase

Au travers des vitres
Je contemple le paysage
Mais aussi et surtout
Les reflets des visages
De ceux et celles
Qui comme moi
Sont de ce voyage
Voyage qui comme chaque matin
N’est ni tout à fait le même
Ni tout à fait un autre *

Immaculée conception
De la nostalgie d’un paradis perdu
Qui à l’orée d’un printemps
En fréquences modulées
Saturé d’odeurs si particulières
Entre saponaires et sapinières
Me fit remonter en train la haute Ruhr
Vers Arnsberg et le Möhnesee

Pérégrinations qui me permirent d’y découvrir
L’un des berceaux de ce romantisme tellurique
Qui transporta Nietzsche, Wagner
Et ce pauvre hère
Qu’allait devenir Louis II de Bavière
Au retour d’immersions en eau lourde
Où visions et délectations
Devaient absoudre
Les charmes de Lohengrin
Et autres Nibelung

Nouvel âge des ténèbres
Ou syncope passagère
Je sens pourtant mon cœur qui bat
Je sens encore mon cœur qui bat

Nouvel âge des éruptions
Ou simplement vote sanction
Comment se maintiendront
Nos démocraties sous perfusion

Nouvel âge de la fusion
Voilà les marchés en pleine confusion
Et mon cœur pourtant en rémission
Vient de me présenter sa démission



3e Tonalité (Post-partum)



Il avait pleuré toute la journée
Et une bonne partie de la soirée
Vent ou vin mauvais

Vent ou vain regret
De ne jamais croiser
Que des yeux secs
Animés du malin plaisir
De se repaître
De ses plaies ouvertes

Qu’elle était éloignée
Cette douce nuit d’été
Où fuyant la rancœur de ses frères
Et la fureur de son père
Il s’était réfugié
Avec cette bande d’immigrés
Dans les jardins de Gethsémani

C’est sous un vieil olivier
Qu’avant de copieusement s’enivrer
Pour une seule et unique fois, il avait joui
Du corps de Malak sa jeune servante d’Abyssinie

S’il fut durement injurié et puis fouetté
Elle fut purement et simplement lapidée

Cette façon de faire
Étant la seule manière
De garantir l’immaculée conception
De la préservation de toute une nation
D’une faute aussi originelle que vénielle



4e Tonalité (maelström)



Prèles, consoudes et racines d’églantier
Encore et toujours
Ce matin d’été pluvieux
À se réveiller anxieuse
À se réveiller transie
Par quelque chose qui s’est flétri
Quelque chose qui a pourri

Un quelque chose
Qui n’est ni tout à fait le même
Ni tout à fait un autre
Un quelque chose
Qui pourrait être quelque part en soi
Tout en n’y étant pas
Un quelque chose
À la fois vague et obscène
Qui atermoie et qui obsède

Liserons, orties, bourraches
Et origan sauvage

Telle est l’immaculée conception
Qui transparaît de son doux visage
Lorsque le bel amour
Qu’elle croyait partager
L’a quittée la laissant humiliée
Comme plongée dans l’eau lourde
D’une admiration sourde
Le corps nu en apnée
Déçu de n’être ni recru
Ni reçu



Variation : Au-dessous du Volcan


La nuit
À l’entrée des abris
Pour les portiers nazis
Tous les poètes sont gris
Il a plu sur Dresde
Une pluie de feu
Une pluie de Dieu

L’endroit est vieux
Miteux presque galeux
Cela y sent la bière
Les réverbères
Et le tabac froid des ornières

Il faudra pourtant
S’en extirper
Pour ne pas s’affaler
Définitivement au son
Des fados de mélancolie
Des Salammbô en Gymnopédie
Et autres tangos en homélie

L’endroit est si sinistre
Sans âme ni âge
Que dès la première gorgée
Du triste cocktail que l’on y sert
Les notes bleues
De votre cœur au bord du calice
Voudraient pour soulager leur peine
Saigner à mort à même son retable
L’agneau mystique des frères van Eyck

Occident chrétien
Occident aryen
Faudra-t-il choisir
Entre holocauste et inquisition
L’immaculée conception
De notre vacuité
Vouée au bûcher

Les gens sont étranges
Quand tombe sur Dresde
La pluie de Dieu
La pluie de feu
Accompagnée des violons
De l’opéra de quatre sous
Et des flonflons félons
Du Cabaret Voltaire

Les gens sont étranges
Dans leur face-à-face
À ce drôle de drame
Où les enfants du paradis
Sifflotent les préludes de Lohengrin
Tandis que d’autres se filment
Dans des versions mimes
Des contes des frères Grimm

Vipères sur les Alpes
Dans la Drôme
Ici et là quelques crotales
Partout ailleurs temps clair
Avant de nouvelles chutes
De coléoptères

Que l’on soit batracien
Oiseau moqueur
Ou Woody Woodpecker
À Oradour-sur-Glane
Pour toujours c’est le silence
En géographie plane
Le silence
Dans son immaculée conception
Du temps figé
Pour quasi l’éternité

N’en sera-t-il pas toujours ainsi
Au-dessous du volcan ?


 
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   Robot   
28/6/2015
Bonjour Léopold
Ce texte que j'ai découvert en pré-lecture (plusieurs fois) mérite que l'on s'y attarde un peu plus, nécessite encore plusieurs lectures. J'avoue que pour l'instant, il est si dense (je ne parle pas de longueur) que je suis submergé par tout ce qu'il embrasse et je repasserai en édition dans quelques temps pour - essayer - de donner un avis tant il m'attire et me déconcerte à la fois. Pour l'instant je peux seulement dire que l'écriture m'attire et que le fond, le contenu, la construction me déconcertent.
Du laboniris d'abord difficile pour moi auquel je ne suis pas accoutumé.
Je reviendrai.

   margueritec   
29/6/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Texte qui ne peut laisser insensible. Texte si long qu'il est difficile d'en "parler" au risque de passer sous silence quelques beautés, ou tout simplement d'échapper à sa compréhension. Mais, malgré un cheminement parfois délicat à suivre, un texte qui "berce" oui qui berce tel un chant d'amour et de peine. J'ai été emportée par je ne sais quoi, peut-être ce désenchantement qui reste lorsque nos idées, nos valeurs se défont ("L’immaculée conception /Que je m’étais fait de la fidélité / Et surtout de cette amitié / Maintenant vouée / Aux gémonies") ou nous meurtrissent ("Telle est l’immaculée conception / Qui transparaît de son doux visage / Lorsque le bel amour / Qu’elle croyait partager / L’a quittée la laissant humiliée / Comme plongée dans l’eau lourde / D’une admiration sourde"), lorsque l'innocence (au sens noble) est spoliée, laissant place à un monde délétère, tel que le laisse peut-être sous-entendre le titre quand une certaine croyance en la pureté n'est que funeste illusion.
Merci pour ce souffle.

   Anonyme   
29/6/2015
Bonjour Léopoldpartisan

C'est comme à l'Opéra (où je ne suis jamais allé, mais j'en ai vus à la télé)
Les moments sublimes alternent avec des périodes ennuyeuses.

Dans ce long poème j'ai aimé : l'argument du texte (l'intense chagrin de l'auteur en apprenant le décès d'un ami), le lieu (le train) et le paysage d'herbes folles sur lesquelles le narrateur se concentre pour oublier sa peine.
Les répétitions donnent au texte le ton lancinant des voyages en chemin de fer et des pensées moroses. C'est tout bon.

En revanche, j'ai détesté les multiples références littéraires qui font genre et alourdissent le texte. C'est à la limite du supportable.
Supprimez-les toutes, sans faiblesse, et votre poème enfin libéré pourra prendre son envol.
Il le mérite.

   papipoete   
29/6/2015
bonjour; je serais bien incapable de porter une analyse sur chaque " variation ", mais c'est écrit " comme dans un livre ", où l'on replonge dans l'histoire d'hier encore toute fraîche, on découvre des pages inconnues. Mais de cette pluie d'enfer sur Dresde à Oradour, en passant par le sort réservé au violeur et celui de sa victime, on oublie vite, tourne fébrilement la page...

   Lariviere   
3/7/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

J'ai aimé ce long chant d'amour et de peine. Ce long poème qui retourne aux sources de l'expression poétique. L'expression est assurée et assumée. Elle déroule et expose son « chant » dans les nombreux « champs » de la vie et de ses multiples, de ce qui la compose, en bien ou en mal, sans se soucier de la raison pure ou de l'espace temps ; c'est cette composition complexe, de faits et de flux intriquées, de sensations antagonistes aussi, c'est cet état du vivant dans son aspect fourmillant et « amovible » que ce texte en forme de pièce musicale exprime.

Sur la forme, j'ai aimé, les différentes tonalités de ce mouvement poétique. Du prélude à la dernière variation, il y a un traitement abouti et une progression dans le rythme, le ton, et les images. C'est plutôt bien géré, même si ce n'est pas évident à une lecture rapide. J'ai aimé aussi, le minimalisme abouti de ces vers. Les phrases et les images épurées, presque frustres, parfois plus enrobées à d'autres moments, ne m'ont pas gêné, bien au contraire, car les flots du vivant n'ont pas de mètres stricts, et les cheminements intérieurs, non plus... ils déroulent leurs rubans au delà des rythmes binaires et de la seule raison. Pourtant de la raison, il y en a à revendre dans ce texte très pertinent sur le fond ; mais la poétique ne fonctionne pas à la raison mais bien à sa quintessence, le poète n'est pas un couturier de l'ordinaire, mais bien un orpailleur du temps et de ses influx... J'ai aimé la construction proche du "spiralisme" de ces événements mis bout à bout, reprenant des éléments, pour faire avancer le cheminement de cette longue chaîne de pensées ou de faits réunis progressant en spirale dans le cheminement intérieur du narrateur et/ou du lecteur. J'ai aimé l'impact et souvent le rythme de ces fragments de ce« tout » cousu et recousu au fil rouge de l'histoire humaine, avec un petit h ou un grand, des fragments, des coupures, de journaux, d'impressions, de souvenirs, personnels ou collectifs, parfois les deux constitués, reconstitués à l'ombre et à la lumière des sensations du narrateur, éparpillé, lui aussi, ébranlé par la perte d'un ami, perte douloureuse, douleur qui lui a ouvert l'accès au chant et à à ses champs du multiple. On n'enfante que dans la douleur, n'en déplaise aux vendeurs d'anesthésique... par cet événement tragique qui parfois sans crier gare vient faire bouger les lignes en secouant les affects, les images et les sons, les sensations qui se bousculent, électrise ses peines et ses visions, l'homme « s'éveille » poète, entrevoyant d'autres dimensions, le rendant ainsi voyant et passeur de frontières, découvrant, avec joie ou terreur, une autre réalité faite de mondes et de matières insoupçonnés, la vie, toujours elle ; mais dans une autre peau, dans une autre robe, une autre texture...


En fait, j'ai aimé la plupart des images. Une, parmi tant d'autres :

"Les gens sont étranges
Quand tombe sur Dresde
La pluie de Dieu
La pluie de feu
Accompagnée des violons
De l’opéra de quatre sous
Et des flonflons félons
Du Cabaret Voltaire"

Sur le fond, j'ai aimé aussi la profondeur qui ne se découvre peut être pas à la première lecture, ou a une lecture trop hâtive. La réalisation est à la hauteur des intentions. Les références sont « hautes », et pourrais faire « pompeux » mais je les trouvent plutôt bien utilisées (bravo!) et à leurs places. Le texte possède aussi un impact au niveau du fond, grâce à ce développement en spirale qui renforce la sensation de désarroi et la description du cheminement et de l'errance psychologique. Il y a du fond, c'est sur, ce qui est assez rare finalement et toujours appréciable.


"Au travers des vitres
Je contemple le paysage
Mais aussi et surtout
Les reflets des visages
De ceux et celles
Qui comme moi
Sont de ce voyage
De ceux et celles
Dont chaque matin
N’est ni tout à fait le même
Ni tout à fait un autre

Une bonne partie de la soirée
Très apeuré
Il s’était réfugié
Dans un petit quelque chose
Comme un espace
Dans l’entrelacs
D’un millier de pensées
Qui ne sont ni tout à fait les mêmes
Ni tout à fait d’autres

Un petit quelque chose
Tendant à l’osmose



1re Tonalité (décorum)


...

Une foison d’herbes folles et sauvages
Des berces, des épilobes et des coquelicots
Par milliers

De-ci de-là parmi les gravats
Quelques pilastres brisés
Dont le béton en décomposition
Se couvre d’un entrelacs
De ronces et de liserons

Christian est décédé mercredi dernier
Mais je ne l’ai appris que ce lundi matin
D’été nébuleux et pluvieux
Comme il y en a trop
Sur cet hémisphère

Pourtant ce matin
En débutant
La rédaction de ces mots
J’étais loin
De me douter
Que cette triste nouvelle
Ébranlerait
L’immaculée conception
Que je m’étais fait de la fidélité
Et surtout de cette amitié
Maintenant vouée
Aux gémonies"

Oui, j'ai aimé ce retour au source, au souffle, au chant, très moderne sur la forme tout en renouant pour moi avec la parole poétique authentique, celle des troubadours ou même des antiques, celle de l'ode ou de l'élégie, assurant ainsi une continuité poétique qui remonte à la nuit des temps et probablement déjà présent à l'apparition du langage primitif ; celui d'un propos réflexif et lyrique qui n'est pas jugulé par la raison, bien au contraire, mais renforcé par les « visions » du poète...



Ps: seulement 4 commentaire et 54 lectures pour un texte aussi « riche», alors que d'autres textes trouvent leur centaine de lecteurs et leurs quinzaine de commentaires dans la foulée de leur publication. C'est le problème du net, ou des lecteurs, ou des deux, de ne plus savoir se concentrer sur ce genre de « matière » peut être trop indigeste car trop riche en pixels. Dommage, la poétique dans une forme libre se fait rare sur le site et quand elle est présente comme ici, elle reste peu commenté en ce moment. Je ne trouve pas ça chouette.Je comprends la liberté de « gout » des oniriens, mais c'est dommage pour le travail de l'auteur de ne pas avoir davantage de retour sur un texte qui est visiblement travaillé.

En espérant que ce commentaire puisse aider l'auteur, je lui souhaite une bonne continuation et lui présente toutes mes félicitations !

Merci pour cette très bonne lecture !

   MARIAJO   
2/8/2015
Bonjour,
J'ai aimé votre chant. J'y me suis intéressée parce que j'adore le lyrisme et la musique classique. Le seul dommage pour moi c'est ma méconnaissance des diverses références citées. Je reprendrai votre écrit et je l'étudierai pour mieux le saisir. L'image qui m'a beaucoup parlé:

Au travers des vitres
Je contemple le paysage
Mais aussi et surtout
Les reflets des visages
De ceux et celles
Qui comme moi
Sont de ce voyage
De ceux et celles
Dont chaque matin
N’est ni tout à fait le même
Ni tout à fait un autre

Cette ambiance du train vous l'avez très bien décrite.
A bientôt!

   OH2Warenghien   
6/9/2015
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
On se la raconte souvent, quand on tente d’expliquer sa prose… ! Pour moi c’est une nouvelle, un énoncé, ou un compte rendu. Le texte est plaisant et rappelle :
Le triste souvenir condamnable, d’alliés impunis et génocidaires,
Programmant l’assassina gratuit de milliers de civils par des bombes incendiaires.
Mais c’est gâché par un découpage se voulant poétique & il n’en est rien. Ou je ne sais guère…
Ou alors nous n’avons pas la même définition du mot Poème dans nos dictionnaires...

   Disciple   
26/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le thème des illusions perdues, celles « immaculées » de la jeunesse, ou plutôt de son idéalisme, a déjà été traité un nombre incalculable de fois dans la littérature, et bien mieux, mais, à ma connaissance, jamais de manière aussi originale. Cela dit, l’originalité, en soi, n’est en rien gage de qualité. Preuve en est votre poème, très disparate, à cet égard. Tantôt de la simple prose, et parfois de la mauvaise, simplement tronçonnée en vers ; tantôt du rythme et de la musicalité, et même, de la poésie ; tantôt de simples et mauvais vers ; tantôt de touchantes visions ; tantôt de pompeuses et maladroites références, tantôt d’habiles. Bref, il y a à boire et à manger… mais, au final, j’aime assez.

   Queribus   
9/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour LeopoldPartisan,

J'avoue que j'ai été un peu décontenancé par le propos et la longueur des textes où l'on trouve, à mon avis, trop de choses disparates mêlées à de bonnes idées. La forme est originale et très recherchée et inspire le respect du travail bien fait mais on finit par se perdre dans un ensemble hétéroclite; j'aurais aimé des textes plus courts et moins denses. J'avoue cependant ne pas être habitué à ce genre d'écrit et je donne toutefois une appréciation Bien pour le travail de recherche.

Bien à vous.


Oniris Copyright © 2007-2017