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Poésie contemporaine
LeopoldPartisan : Jazz
 Publié le 03/07/11  -  10 commentaires  -  2671 caractères  -  186 lectures    Autres textes du même auteur

À Marc Moulin, Eric Truffaz, Chet Baker et Miles Davis :
« … qu’importe le jazz pourvu qu’il y ait l’acid et inversement. »


Jazz



Le bleu aux lèvres
Le noir aux yeux
Au bord de la syncope
J’arrache cette perfusion
Pour qu’au bord de la syntaxe
Mon rythme cardiaque
Échantillonne les extrasystoles
De mon arythmie chromatique

« Chabada bada… »
Dans la poudreuse
Ou par intraveineuse
Ma Gotham cité
Défile à vitesse grand « V »
Comme ensorcelée
Par des marquises en string bariolé

Sur Radio Cité
Le concert vient de commencer
Frénésie de basses fréquences
Et d’accords désaxés
Rhapsodie d’impédances
Et de cymbales cravachées

« Choubidou bidou… »
Hululé au saxophone et au vibraphone
M’oppresse le sexe aphone
« Choubidou bidou… »
Titillé au xylophone depuis l’interphone
Me laisse le texte atone

Sang, sueur et larmes
Pour faire avancer le débat
Qui a bien pu engager ces avocats
Sensuelle… L’arme
A chuté sur le carrelage
Où je l’ai rejointe
Collatéral outrage

Sur Radio Cité
Plongée en apnée
Dans ma Gotham cité
Le concert n’est pas prêt de s’achever

« Chabada bada…. »
Qui est donc cette nageuse
À l’allure ensorceleuse
Tandis que fendant littéralement
Une circulation catatonique
À coups d’éclats bleutés
Une ambulance
Aux accents pentatoniques
Fonce vers ma dernière résidence

Incandescence, transcendance,
Indécence, transhumance,
Tout coïncide
Sur l’imperturbable tracé
De mon électro-encéphalogramme
Quasiment plat

Ouateux, comateux,
Duveteux, moelleux,
J’entrevoie
Les doigts de pied en éventail
De mon moi profond
Tandis que se bousculent
Les portes de fond et du tréfonds
Et que tous s’agitent
Autour de ma dépouille
Que l’on ausculte
Sous toutes les coutures

Ascenseur pour l’échafaud
La censure a tranché
L’ombilical cordon de sécurité
Qui unissait encore
Les velléités de la Veuve Noire
À celles de la Sœur Morphine

Personnellement j’ai opté
Pour le don d’orgasmes
Ou d’organes
C’est selon…
Qu’importe le flacon
Pourvu que le couperet
Soit bien affûté

« Chabada bada…. »
Mon Dieu qu’elle est douce
Cette voie du silence
Pavée des incantations
De sorcières vaudoues
Et autres bouches dorées

Dans ma Gotham cité
Comme s’il avait des ailes
Chet s’est pour cette fois bien envolé
Sans devoir passer par la case trottoir
Sur ma radio cité
Pleurent les nuages.



 
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   socque   
9/6/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'aime bien le rythme, j'ai l'impression que ce texte demande à être mis en musique... Il me semble d'ailleurs qu'en musique, les jeux de mots passeraient mieux pour moi (le "sexe aphone", quelle tarte à la crème !).

   Charivari   
15/6/2011
 a aimé ce texte 
Pas
Pour un texte sur le jazz, je trouve qu'il manque cruellement de rythme ! Du coup les "chabada" et "choubidou", une très bonne idée soit dit en passant, tombent complètement à l'eau. C'est d'ailleurs le seul élément d'unité pour ce texte, qui est fait de bric et de broc avec des images plus ou moins heureuses.

Certains jeux sur les sons sont intéressants, mais trop souvent dépourvus de sens (par exemple : Ascenseur pour l’échafaud / La censure a tranché), tandis qu'il y a de très mauvais calembours (le sexe aphone, le don d’orgasmes)

Au total, aucune image n'a retenu mon attention.

   Lunar-K   
22/6/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
J'aime beaucoup les sonorités de ce textes, très dynamiques. Par exemple :

-"Pour qu’au bord de la syntaxe / Mon rythme cardiaque / Échantillonne les extrasystoles / De mon arythmie chromatique
- "Frénésie de basses fréquences"
- "Sensuelle… L’arme / À chuter sur le carrelage / Où je l’ai rejointe / Collatéral outrage" : Je trouve que ce "Sensuelle... L'arme" gagnerait à être plus rapproché de "Sang, sueur et larmes", vous tenez presque un "holorime"...

Par contre, je trouve que le rythme n'est pas toujours très évident. Cela vient sans doute que vous avez voulu retranscrire à l'écrit une impression jazz, avec un rythme fort changeant tout au long du texte et qui, en première lecture, semble véritablement manquer d'unité.

Au niveau de l'écriture, quelques tournures m'ont dérangées, tout particulièrement cette inversion : "L’ombilical cordon". De même, certains jeux de mots m'ont paru un peu trop lourds, comme ce "don d'orgasmes"...

Au final, je suis assez partagé. D'un côté certains vers sont vraiment excellents (musicalement), mais l'ensemble manque cruellement de cohérence.

   LeopoldPartisan   
3/7/2011
Hasard du calendrier ?
Mais Jazz est publié exactement le 3 juillet 2011 c'est à dire exactement le jour du 40ème anniversaire de la mort de James Douglas Morrison à Paris. Faut-il le rappeler mais Il restera sans doute l'une des influences majeures de mon écriture et de ma perception de l'existence.

Les causes du décès du chanteur charismatique des Doors : Crise cardiaque ou overdose ?
- Seule Agnès Varda et Marianne Faithfull pourraient encore aujourd'hui nous éclairer. Elles garderont le silence.

   Absolue   
3/7/2011
Je suis assez d'accord avec les commentaires précédents... J'ai un peu de mal avec l'irrégularité des vers... En fait, je crois que j'aurais mis le texte en prose ou comme texte de chanson.
Question longueur, ça va, je m'attendais à qqch de plus long;-)
J'aime:
"Rhapsodie d'impédances
Et de cymbales cravachées" et aussi le passage avec les sorcières vaudoues, plus doux. Voilà:-)

   wancyrs   
3/7/2011
"Mon Dieu qu’elle est douce"

"Mon dieu" n'est-ce pas une interjection ? pourquoi ce vers n'a pas de point d'exclamation à la fin ? et pourquoi le "d" majuscule ici ? ne s'agit-il pas d'un vulgaire juron que même les "incultes" prononcent ? Pourquoi le "d" majuscule qui n'est mis que lorsqu'on parle du Dieu tout-puissant ?

N'étant pas fan de Jazz, donc pas connaisseur, je ne noterai pas. J'ai eu l'impression d'un spot d'animateur de radio FM, plus qu'un texte de Jazz, tellement le rythme est bancale...

   Cyrielle   
3/7/2011
 a aimé ce texte 
Pas
J’avoue ne pas avoir apprécié cette poésie pour une raison bien simple : je n’ai pas la clé qui me permet d’entrer pleinement dans cet univers, je parle ici du jazz. S’il n’en constituait que le thème, peut être aurais-je eu des points de repères. Or, ce thème musical étant intégré jusque dans les mots (« choubidou bidou, chabada bada… »), cela m’a donné l’impression d’une musique impossible à entendre pour moi. De plus, j’ai ressenti qu’on tentait de me dicter une rythmique ce qui m’a empêché de m’approprier personnellement ce poème.

Le vocabulaire employé participe de ce sentiment de rejet parce qu’il est trop compliqué (syncope, extrasystole, impédances, vibraphone…). Les images ne me permettent pas non plus d’accrocher à cet univers (« sexe aphone », « circulation catatonique », « collatéral outrage »…) dont j’ai eu du mal à cerner l’ambiance tant elles me paraissent incohérentes. On passe en effet « des marquises en string bariolé » à une « arme » qui « a chuté sur le carrelage » puis on évoque « une nageuse » et là encore, je n’ai aucun point de repères : où est-on, de quoi parle-t-on ?

C’est tout un univers que l’auteur tente de restituer dans ce poème mais comme je n’en possède pas les codes, j’en reste définitivement exclue. C’est le reproche essentiel que je fais à l’auteur : celui de ne s’adresser, me semble-t-il, qu’à des initiés du jazz qui, (ça, je l’ai tout de même compris) bien plus qu’une musique est tout un monde (spirituel, culturel, social).

   Lariviere   
5/7/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un texte "au bord de la syncope"... Où la musique en sourdine et les contre temps libèrent leurs poisons lents à l'aide de phrases, de mots, d'images lancinantes épurées à l'extrême, laiteuses et vénéneuses comme le venin de l'aspic...

Ce texte est travaillé à la fois sur le rythme et sur le choix des images. Le crescendo arythmique du fond et de la forme est conçu selon moi pour rendre toute l'agonie du thème. C'est plutôt réussi, à mon gout....

Bonne continuation à Léopold qui doit continuer à explorer sa VOIX toute singulière sans ce soucier du reste, car la poésie est libre et le free-jazz est aussi du jazz...!

   Anonyme   
6/7/2011
Commentaire modéré

   Anonyme   
6/7/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une poésie très rythmé, de musicalité, de sonorités, de clins d'yeux musicaux... c'est bruyant, oppressant d'énergie et d'éparpillement semi contrôlé (eu égard a notre passif je souligne le caractère positif de l'éparpillement et du semi-contrôlé, je développe) : on dirait qu'on me crie aux yeux deux cents mots à la seconde, c'est tellement frénétique que ça semble automatique. Il y a une réelle logique dans la manière de distiller tout le long des petites références issues de la culture musicale majoritairement anglosaxone si j'en crois les correspondances que je me fais en lisant.
Par contre, y a effectivement quelques jeux sur les mots qui me dérangent. Oui le sexe aphone a du sens mais comme le don d'orgasme c'est a bit too obvious à mon goût, surtout comparé à Sister Morphine (les Stones) tellement doucement introduite (sans jeu de mot de ma part aussi peu subtil qu'il paraisse)...

Bref, j'aime la musique... et là j'ai vraiment lu quelque chose de fidèle à ce qu'il annonce... ça swingue (à l'ancienne avec les Chevy's et les Plymouth dans l'allée de garage... les cadavres de Bud ...)... et c'est déjà pas mal.

   leni   
7/1/2012
 a aimé ce texte 
Pas
description d'un ressenti personnel qui fait appel à des clichés et à des jeux de mots douteux...sexe aphone... don d'orgasme... L'idée
originale est desservie par le style lui-même qui à certains moments
est
peu poétique


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