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Poésie contemporaine
LeopoldPartisan : Les dépravés : écaille
 Publié le 13/05/13  -  5 commentaires  -  2021 caractères  -  124 lectures    Autres textes du même auteur

Dans le chaos du désordre devraient suivre : écorce, éclat, écueil, échine, écharde, ecchymose, éclipse, écume, écluse & éclisse…


Les dépravés : écaille



Se parjurer en juin
Quel délicieux printemps
En fréquences modulées
Et autres transes mélopées

Se parjurer en juin
Quel délicieux prélude
À de moroses névroses
Et autres roses érosions

Crucifixions en rose
Clamait Henri Miller
Électrochocs à la mélancolie
Et autres déviances obscènes
Acclameraient ces mécènes
À la lecture, sous d’autres tropiques
Du colosse de Maroussi

Pourquoi l’avoir précipitée
Sur cette voie sans issue
Au dernier passage de la 12.004 *
À la tenue impitoyablement
Plus futuriste et olympique
Que nos Thalys contemporains

Vieux réflexe gidien
Ou onanisme socratique
Réminiscences lacaniennes
D’onomatopée de confessionnal
Où l’encens et la naphtaline
Seraient toujours intimement associés
Tant à la concupiscence
De l’acte de chair
Qu’à la quasi-extase
De la procession vers l’autel
De sa communion solennelle

De ce quai
Au départ quasi désert
D’où il la contemplait
Et où maintenant tout et tous
Apparus comme par enchantement
Se précipitaient incidemment
À la fuite légitime
Il préféra l’immobilisme

La machine infernale
À l’élan brisé
Ne lui avait-elle pas
Fait adopter
L’éternelle position
De la Gisante incongrue
Position
Qu’il adopterait lui aussi
Son procès expédié
Sous la lame
De la Veuve

J’ai toujours été autant
Ébloui que révulsé
Par l’immobilité et le calme
Du reptile
Avant qu’il ne fonde
Subrepticement
Sur sa proie
Ou de manière
Quasi identique
Sur sa femelle
Pris dans son sillage
Son absence
De toute émotivité
Nous révèle
Les abîmes de l’éternité



* François Schuiten http://www.12-ladouce.com/fr/la-12004.html


 
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   placebo   
13/5/2013
 a aimé ce texte 
Un peu
Pas tout compris dans ce texte. Beaucoup de références et de situations mêlées. L'érotisme et la mort semblent revenir fréquemment.

À la première lecture, le racourcissement des vers à la fin me créait une lecture hachée, "Du reptile / Avant qu’il ne fonde / Subrepticement / Sur sa proie ", en 2eme ça passe mieux mais je ne trouve pas le procédé fluide.

Les deux premiers quatrains me plaisent. "Électrochocs à la mélancolie / Et autres déviances obscènes" du peu que j'ai lu de Sexus, oui, je trouve que ça correspond :)
La suite me semble plus bavarde. Je retiens "De ce quai / Au départ quasi désert".

Bonne continuation,
placebo

   brabant   
14/5/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut LéopoldPartisan,


ça c'est du lourd, ça balade son lecteur de Miller à Schuiten, du colosse de Maroussi à Thalys, et j'ai bien peur d'être resté sur le quai à regarder ce quidam pousser sa victime sous le train sans trop savoir pourquoi. ça n'est pas moi qui irai l'arrêter maintenant qu'il est immobile à attendre qu'on vienne s'emparer de lui, cela lui ferait trop plaisir.
J'ai pensé à Vian et à sa locomotive.
J'ai pensé à Camus et à l'Etranger.
Mais ces deux là ne sont pas aussi tordus.
Celui-ci est plus complexe, et je n'ai lu que 50 à 60 pages de "Sexus", pas ouvert "Plexus", ne connais pas "Nexus" ni le Colosse de Maroussi, alors je n'ai pas les clefs ; je ne veux pas non plus jouer mon petit Freud avec Gide ou Socrate et Anaïs Nin m'ennuie.

Alors je vais attendre que LéopoldPartisan me dise que, me dise quoi ; mais je peux dire que j'ai bigrement aimé car ça, c'est du lourd, du très lourd !

   leni   
14/5/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Léopold
Nous vivons à un pissée l'un de l'autre et voilà pourquoi nous respirons le même air Je perçois ce texte comme le début d'une grande fresque sur la dépravation de la société Elle est partout Elle est voulue ou subie Nous vivons"au niveau planétaire"un affrontement des idéologies Tes idées sont clairement exprimées dans la 5ème partie de ton texte et dans la dernière On dirait que tu veux faire peau neuve de tes pensées Tes pensées que tu veux remettre en "ordre" devant l'aspect chaotique du monde....Asuivre
Salut cordial à toi Leni

   David   
22/5/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour LeopoldPartisan,

Je crois qu'il est question d'un meurtre, comme ça se devinerait ici :

"Pourquoi l’avoir précipitée
Sur cette voie sans issue
Au dernier passage de la 12.004"

Il y a un personnage masculin par la suite, qui semble lié à la scène :

"De ce quai
Au départ quasi désert
D’où il la contemplait"

Les deux passages avant derniers sont assez parlant après le début un peu énigmatique, et la fin assez sépulcrale avec son image de reptile (même s'il doit y avoir peu de reptiles dans les sépulcres, mais bon, un truc un peu inquiétant quoi, entre le gourou et le psychopathe).

C'est un peu intriguant, j'espère que je penserais à jeter un œil à la suite annoncée.

   Anonyme   
30/5/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Franchement pas mal... Mais merci aux autres auteurs de commentaires de m avoir aide a décrypter le thème du texte : ) donc si j ai bien compris, c est un homme qui pousse une femme sous un train... Les premiers vers parlent probablement du procès ou quelque chose comme ca... Les derniers vers sont pas mal du tout avec cette fascination obscene pour le tueur qu il assimile a un reptile... On sent de la rage la dedans mais c est bien dommage que l auteur nous donne pas les clés de son texte plus explicitement... Plus de lisibilité et j aurai été aux anges... Je ne veux pas avoir besoin de lire les autres commentaires pour savoir de quoi on parle... Mais puisque c est plein de révolte, de rage, de froideur, de cynisme, tout ce que j aime. A suivre... : )


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