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Poésie libre
LeopoldPartisan : Les rêves en exil
 Publié le 09/11/17  -  6 commentaires  -  2181 caractères  -  90 lectures    Autres textes du même auteur

Prologue d'un nouveau projet d'écriture sur les rêves en exil.


Les rêves en exil



L’instant fugace
S’efface en un nouveau parnasse
Où une nymphe salace
Se mire dans la glace

Il est un champ de fleurs
Aux violents carmin
Et des gousses d’ail
Gonflées de syphilis

La mer à boire
Et une métaphore
Dans une corrida
Excentrique

L’instant m’est dieu
Et l’éternel n’a rien d’immortel
La source pourrait être limpide
Mais la guerre à nos portes résonne
Le glas dont Desdémone
En fera ses petits plats

Prier que n’ai-je su prier
Cette vie de bohème
Où le cristal
En ce pareil
Au chant des sirènes
Se dévoua à me désaxer

De Corneille à Racine
J’ai posé la clé sous le paillasson
La souffrance m’est résilience
Ainsi que des mots
Que je ne connais pas

Souvent j’ai écrit
Mais jamais tu n’as retranscrit
Ce que tu considérais comme
Du sanscrit
Et là je fuis cet âcre goût
De bitume
À la plume des oiseaux de Mahler

Passe ton chemin
M’a dit le sphinx
Il avait d’américain
Des airs faulknériens

Pour joindre mes correspondants
Il m’est conseillé de former le 1307
Allo la cabine
Je n’ai plus rien dans le casque
Rien sur les moniteurs

Le loup d’argent pleure
À la lune
Et le chanteur s’est brisé
Les cordes vocables

Ainsi s’en va l’eau du moulin
Et la fable résonne au loin
Son chant de guerre
Comme Manset
Dans son jadis et naguère

L’instant fugace
S’efface en un nouveau parnasse
Où une nymphe salace
Se mire dans la glace

De ma rue j’aspire l’espace
Et les vertus charnelles
D’un priseur de tabac blond
Comme le temps qui passe

J’ai tout simplement peur
De ces fleurs à l’indigo
Nonchalant
J’aurais pourtant tellement
Aimé me reposer
Au pied de ce chêne centenaire
Foudroyé d’une bourrasque
Qui ne fit même pas frémir
Les roseaux où nymphes et faunes
Se font des cachoteries
Sont-ce encore
Les brumes de mes rêves en exil.


 
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   Provencao   
25/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un grand Bravo pour ce prologue qui propose une très belle réflexion sur la particularité de ce doute qui une fois distillé, hante a travers vos vers notre rapport au réel et son insolubilité le place à la hauteur de la plus grande des énigmes, celle qui contient toutes les autres: " De ma rue j’aspire l’espace
Et les vertus charnelles
D’un priseur de tabac blond
Comme le temps qui passe"

Belle démonstration à mon sens sur le concept de l'incapacité
à démontrer que la vie n'est pas un songe..

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Queribus   
28/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Une première remarque qui me semble évidente: le poème est beaucoup trop long, c'est-à-dire propre à décourager tout lecteur avant de commencer; ce poème a, par ailleurs, des allures de poésie "traditionnelle" par la disposition des strophes et le nombre de syllabes mais bien-sûr ce n'est pas le cas; j'aurais préféré un texte néo-classique ou carrément un texte plus décousu "à la Prévert"; j'ajoute que la succession de terminaisons en ace au premier quatrain n'est pas du meilleur effet.
Sur le fonds, j'ai eu beaucoup de peine à m’intégrer dans votre écrit qui demande, à mon avis, plusieurs relectures, avec cependant quelques belles images poétiques.
En conclusion, je ne suis pas emballé par votre poème même si l'on devine quand même un gros travail d'écriture tout à votre honneur.

   PIZZICATO   
9/11/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Malgré des passages intéressants comme :
" Prier que n’ai-je su prier
Cette vie de bohème
Où le cristal
En ce pareil
Au chant des sirènes
Se dévoua à me désaxer ", je ne suis pas parvenu à entrer véritablement dans ce texte.

   papipoete   
9/11/2017
bonjour Leopold,
Je tente de plus en plus, de laisser faire ma plume sur le papier ; ne lui imposant ni rime ni pieds, mais lui demande cependant de ne pas s'enfermer dans l'abstrait que seule une " pointure " saura apprécier !
" les rêves en exil " entrent dans cette catégorie où je me perd, m'égare dans le labyrinthe de vos lignes, où je suis bien certain que d'autres trouveront leur voie, et vous le diront par écrit, de vive voix !

   Robot   
9/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Une fois passé le 1er quatrain je trouve qu'il y a quelque chose de poétique dans ce texte. j'aime les contradictions, les oppositions qu'il contient. C'est à la fois ras de terre et réfléchi.

C'est un texte à siroter en se laissant prendre par les goûts et les nuances. Un écheveau fait de la ficelle grossière au fil plus affiné.

Vous avez compris que j'aime bien.

La flèche descendante à cause du 1er quatrain qui me paraît trop en dessous du reste.

   Marie-Ange   
9/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème déroutant, tant il est abstrait pour moi,
dans son ensemble.

Seules quelques petites phrases, m'interpellent par-ci,
par-là. Votre propos me semble bien complexe à saisir,
pourtant je me suis hasardé à plusieurs relectures,
car votre écrit ne laisse pas indifférent.

De l'émotion passe au travers de ce phrasé, qui semble se cacher derrière les mots, il faut dire mais ne pas tout dire.
C'est troublant ...


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