Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie en prose
LeopoldPartisan : Lève-toi
 Publié le 13/05/10  -  9 commentaires  -  2451 caractères  -  91 lectures    Autres textes du même auteur

J'ai écrit ce texte en écoutant la chanson Wake up de Stefan Eicher, chanson qui ouvrait l'album Eidelberg :
http://www.musicme.com/#/Stephan-Eicher/albums/Engelberg-0042284938921.html?play=01_01


Lève-toi



Alors que je croyais l’avoir remisé au grenier avec les autres souvenirs d’été, cet étrange parfum de fleurs fanées s’est à nouveau insinué parmi les poussières venues se déposer sur les rebords de la cheminée.

Lève-toi ! Lève-toi ! C’est déjà mi-novembre bien dépassée au Fonds des Cuves et de ses allées. Je ne sais si notre vieux pommier survivra à l’hiver annoncé et maintenant que les grands vents sont retombés, les dernières feuilles du grand noyer ont cessé de virevolter et tournoyer, préférant sans doute à jamais se reposer.

Lève-toi ! Lève-toi ! C’est déjà mi-novembre bien dépassée au Fonds des Cuves et de ses allées. J’ai eu très envie de t’éveiller pour qu’ensemble nous allions dans les prés, admirer la rosée en train de se cristalliser.

J’ai eu très envie, de te crier de te lever comme le fit sans doute Jean Marais, soudain à court d’idées, pour supplier son tendre ami Cocteau de ne plus sombrer dans la torpeur de ses rêves opiacés en fumant comme un damné son narguilé.

J’ai eu très envie, de te crier de te lever comme le fit à n’en pas douter Isabelle Rimbaud à son frère. Celui-ci de retour d’Abyssinie était venu s’échouer, la jambe gangrenée, en rade de Marseille. Que pouvait-elle dire d’autre en découvrant Arthur, le regard déjà voilé par des nuées d’abeilles dont le vol effréné et les piqûres cruelles préludaient de l’enfer auquel il fut toujours si rebelle...

J’ai eu très envie, de te crier de te lever comme tenta de le faire, tout à la fin de la première guerre, Jacqueline Kolb dont ce n’était plus chimère d’avoir enfin épousé Guillaume Apollinaire. Celui-ci fort grippé et la tête toujours bandée par autant de stupidités s’en allait rejoindre inexorablement son vieil ami le douanier.

Lève-toi ! Lève-toi ! C’est déjà la mi-novembre bien dépassée au Fonds des Cuves et de ses allées. Excuse-moi de t’avoir réveillée ! Je sais qu’il te faut te reposer pour que grandissent les bébés. Mais j’ai parfois si peur que ce sommeil forcé ne t’emmène plus loin que les roches du crétacé. J’ai parfois si peur que ce sommeil forcé ne te garde à jamais enchaînée à Morphée… Si peur que ce sommeil forcé fasse de moi un bien malheureux Orphée.

Lève-toi ! Lève-toi ! C’est déjà mi-novembre bien dépassée. Ce sera bientôt décembre et la nouvelle année au Fonds des Cuves et de ses allées. En sens-tu le doux parfum de fleurs fanées ?


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anonyme   
27/4/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Et bien je suis très dubitatif, parce que si l'idée de base est loin d'être mauvaise, pourquoi s'échiner à multiplier les rimes de cette façon?

Il y en a partout à tel point que le texte en devient presqu'illisible tant il faut faire de sauts mentaux pour en faire abstraction.
J'aime le refrain autour de Léve toi, et l'idée de partir de Eicher, mais non un poéme n'est pas en prose parce qu'il contient des rimes.

Dommage.

   Flupke   
28/4/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour.
La première phrase du sixième paragraphe devrait être révisée.
Au paragraphe suivant, « te faut te reposer » pourrait être remplacé par une formule plus fluide.
Un bien joli texte, certainement poétique.
Les comparaisons sont intéressantes.
Bravo.

   Anonyme   
28/4/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Un poème ? plutôt une litanie, suite monotone et répétitive de paroles. Pas vraiment accroché. Je dois dire que je ne connais pas la chanson, donc difficile de commenter. Je n'ai pas du tout compris "au Fonds des Cuves et de ses allées". Sommes nous dans un chais ?
Quelques belle licences poétiques comme : "admirer la rosée en train de se cristalliser."
Ici "tout la fin de la première guerre" : tout à la fin, je suppose.
Une faute d'inattention : "Excuse moi de t’avoir réveiller" sans doute.
Litanie ? et puis non, il y a malgré tout de la poésie... Alors oui, litanie poétique.

   David   
3/5/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Un côté "à bout de souffle" pour lire, une impression d'être poussé en avant et ça semble volontaire, c'est slamé j'ai trouvé, en tout cas musical avec de la simplicité, dans le bon sens du terme. Je ne trouve pas la clef, le point commun, entre les différents personnages célèbres cités, pourquoi pas Kurt Cobain ou Jim Morrisson... c'est peut-être moi, il n'y a aucun chanteur en fait parmi eux.

   jamesbebeart   
4/5/2010
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Texte sympathique mais qui ne décolle pas vraiment et ce ne sont pas les références historiques qui peuvent enrichir le propos, au contraire ! Bref, j'ai ressenti un goût d'inachevé, une démarche inaboutie, en somme.

   tibullicarmina   
13/5/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Les assonances en e fermé alourdissent vraiment le texte, à mon sens. Peut-être faudrait-il varier les sonorités après les premières "strophes". Dommage, car le sujet n'est pas inintéressant, loin de là. L'idée des reprises en forme de refrain est bonne, l'idée de l'assonance est bonne aussi, mais au bout de quelques lignes, ce retour continuel du même son me semble par trop lassant. Un peu de variété de messiérait pas.
Bonne continuation

   jaimme   
13/5/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Fonds de cuve des parfums. Le nectar introuvable et mythique.
Très belle idée.
Et ce cri face à la peur terrible! Qu'elle ne se réveille pas... Oui il faut sauver les enfants mais à quel prix?
Un fond d'exception. Bravo.
Je suis un peu moins convaincu par la forme. Cette prose manque... de poésie. On est ici plus proche de la micro-nouvelle, à mon goût.
En tant que telle j'aime beaucoup.
Merci LP

Jaimme

   ristretto   
13/5/2010
 a aimé ce texte 
Bien
je n'ai pas été très touchée par les réferences aux hommes ( et femmes) connues, je dirai même que cela a nui à l'émotion que m'a apporté le texte

pourtant,pourtant .. j'aime quand même !

une angoisse bien présente mais un besoin si pressant de vivre qu'il se veut contagieux ..

merci

   Meaban   
9/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien
les cuves et les allées m'évoquent quelque chose de grave et de ténébreux, je ne comprends pas pourquoi!
quoiqu'il en soit j'ai appris des choses intéressantes et je t'en remercie


Oniris Copyright © 2007-2018