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Poésie contemporaine
LeopoldPartisan : TAGs
 Publié le 24/12/10  -  6 commentaires  -  968 caractères  -  155 lectures    Autres textes du même auteur

"No comment".


TAGs



Sur fond de lamier blanc et de berces géantes
D’orties, de cirses ou de robiniers béants
Le majeur dressé en signe de ralliement
Et les bras ballants aux corneilles,
Aux choucas et autres merles fugueurs
L’art se nique sur les murs éborgnés,
Des coins excisés et retirés
Des dépotoirs, des défouloirs
De nos vieilles cités raturées

Ici qu’importe l’œuvre
Pourvu qu’il y ait le danger
D’y accéder pour la griffonner
Et peut-être dans le sang
La débaucher
Ici qu’importe le dessein
Pourvu qu’il y ait signature
Marque singulière
De racines séculaires
Ou d’un repli identitaire

Lascaux, rames de métro
Ce sont les mêmes credos
Ce sont les mêmes tempos
Les mêmes désirs ancestraux
De possession, de passion
Ou d’oppression…
(L’homme est un animal me dit-elle*)



*Philippe Djian : déjeuner en paix


 
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   Anonyme   
2/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour ! Tout d'abord, j'avoue avoir dû réviser mes connaissnces en botanique sauvage, lamier, berce, cirse et robinier... Le décor étant planté, le sujet est intéressant et bien traîté à part quelques bizarreries comme L'art se nique ( volontaire ou pas ? ) mais aussi dessein... Ne serait-ce pas plutôt dessin ? Bref, de Lascaux au métro, l'art pariétal est toujours d'actualité ; c'est vrai, on n'y pense pas toujours ! J'aime "les cités raturées" comme j'aime la dernière strophe :

Lascaux, rames de métro
Ce sont les mêmes crédos
Ce sont les mêmes tempos
Les mêmes désirs ancestraux
De possession, de passion
Ou d’oppression…
Excellente idée que le traitement de ces tags !

   bulle   
13/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Un fort ressenti à ce texte, dont l'entame rentre-dedans, n'est pas tombée dans la vulgarité ("le majeur dressé").
Au contraire, la symbolique est haute en couleurs et douleurs.

Il y a une belle progression constante qui permet au fil de se suivre sans heurt. Pour ça, j'ai beaucoup apprécié.

Puis surtout, il y a de fortes images, si pleines de sens et de sensations :
"Ici qu’importe le dessein
Pourvu qu’il y ait signature
Marque singulière
De racines séculaires
Ou d’un repli identitaire".

Dans le dernier passage, ce qui me gêne habituellement = la monorime, est justement exploité. C'est un peu comme une "banalité routinière" qui s'entend là, appuyée par le schéma identique des vers 3 et 4.
La composition du dernier passage, en cela, en est très musicale.

En fait, il suffit de comprendre que de tous temps l'art a existé. Qu'importe le support, ou l'époque, ou le lieu, ou la manière, ou la raison, il doit continuer de s'exprimer, de transmettre ses messages.

J'ai passé un très agréable moment.

   daphlanote   
19/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J’ai aimé la recherche lexicale. J’ai aimé retrouvé mes « choucas » campagnards, aussi.
J’ai aimé ce contraste ave « Le majeur dressé » et « l’art [qui] se nique sur les murs éborgnées », les « coins excisés et retirés », etc. Bref la violence exprimée là.

Ca me fait penser à ce tag, entre la gare de Bruxelles Chapelle et la gare Centrale, qui dit « J’ai toujours voulu le faire ». Un jour, j’irai prendre une photo de ce tag !
Je vois toutes ces inscriptions, noms de bandes urbaines (ou plutôt ce que j’assimilé à) griffonnés –effectivement- le long des voies ou sur les panneaux de certains chantiers. Souvent même dans les couloirs de certaines petites gares, sur les murs de Bruxelles Chapelle ou sur les portes fermées des garages de certains quartiers.

Mais autant le début m’enthousiasme, autant la dernière strophe, comme « morale de l’histoire », me contrarie un peu. J’y retrouve moins de souffle, moins d’inspiration, moins –paradoxalement- de résonance.

Bref. Un texte fort qui évoque, qui parle et qui prend parti. Le pari du texte engagé est négocié, félicitations !

   Anonyme   
24/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Lascaux, rames de métro
Ce sont les mêmes credos
Ce sont les mêmes tempos"...

Si on ajoute à ça la référence à Djian, on a l'âme de ce poème, fait d'histoire, fait d'un fait de société. Du titre en TAGs que l'on le croirait écrit sur un mur, même un mur virtuel jusqu'à ce déjeuner en paix, j'ai apprécié cette lecture qui n'est pas évidente, demande un petit effort mais qui récompense largement le lecteur.

   shanne   
27/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Tags- le titre me parle...Tags ou graffitis ? C'est amusant, tags me parait plus colorés, plus de l'art, graffitis, plus noirs....je parlerais de graffiti sur les murs éborgnés, j'aime beaucoup: l'art se nique sur les murs éborgnés.
L'homme est -il un animal me dit -elle* lourdes réflexions, oui, par moment, ils pissent sur les murs pour marquer leur territoire.
Un texte qui fait réfléchir... qui me donne envie de lire: déjeuner en paix et de savoir pourquoi je pense graffiti alors que le titre parle de tags ?
Pour moi, une piste de réflexions intéressantes, merci à vouis

   Anonyme   
17/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien
un coté rentre-dedans que j'ai apprécié, le ton est fugace. Les tags, graffitis, un thème qui me porte à coeur. Plus qu'un fait de société, une culture. Mais par rapport au titre j'aurai aimé visualiser les couleurs et les expressions de ces tags. Sentiment assez mitigé.


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