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Chansons et Slams
LeopoldPartisan : Un autre 11 septembre 2001
 Publié le 24/11/09  -  12 commentaires  -  2119 caractères  -  215 lectures    Autres textes du même auteur

Écrit avec dans la tête le refrain obsédant de la Javanaise de Serge Gainsbourg.


Un autre 11 septembre 2001



Oui j’ai tourné le dos à la vie
Je l’avoue
Jamais vous
J’avais peur de tout
Et surtout de vous
Je l’avoue
Jamais vous

Le mardi 11 septembre 2001
Ma vie s’est figée
Et mes larmes ne pourront rien y changer
Le matin l’hôpital a appelé
Abdoullah venait de succomber
À une complication de son virus HIV
Je me suis contentée d’acquiescer
Puis j'ai raccroché
Râlant et pestant
Que ce soit encore moi
Que l'on ait dérangée
Jamais je ne lui pardonnerai
De vous avoir infectés
Toi ma fille
Et aussi le bébé

Je ne pouvais penser
Qu’à toi la rebelle
Et à comment désormais
Tu gérerais
Cette trithérapie
Avec ton petit sang mêlé
Que je t’avais conseillé
D’abandonner
Tant je t’en voulais
De ne m’avoir jamais écoutée

C’est aussi pour toutes ces raisons
Que je ne voulais pas t’appeler
Mes propos ne pourraient rien y changer
Et puis fascinée autant que terrorisée
Je regardais les événements à la télé
Je voyais tous ces corps tomber
Toutes ces vies s’envoler
Soudain à nouveau,
L’hôpital m’a appelée
D’un coup de tête
Comme toujours
Tu venais de te suicider
Défenestrée de la chambre
Que vous occupiez

Oui, j’avais tourné le dos à leur vie
Je l’avoue
Jamais vous
J’avais peur de tout
Et surtout de nous
Je l’avoue
Jamais vous

Je pensais alors ne plus pouvoir regarder
Qui ou quoi que ce soit en face ou même de côté
Je pensais que malgré
Toutes les larmes que j’avais versées
Plus jamais les feuilles des arbres n’allaient repousser
Et puis six ou sept mois après, alors que je n’espérais plus
Ils ont décidé de passer outre tes dernières volontés
Et d’essayer quand même de me le confier ce bébé.

J’avoue
Que vous en avez
Bavé mes amours
Mais désormais
C’est à lui
Que je vais
Tout vouer
Pour qu’en
Paix
Vous reposiez


 
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   domi   
24/11/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
je l'avoue... ce poème m'a émue! "vous en avez bavé mes amours" est poignant

   Anonyme   
24/11/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le 11 septembre a été vécu par tellement de gens de façons tellement différentes que je ne peux qu'adhèrer à ton texte!

Je trouve remarquable la réutilisation de la Javanaise.

Quelques vers géniaux: "
Je pensais alors ne plus pouvoir regarder
Qui ou quoi que ce soit en face ou même de côté
Je pensais que malgré
Toutes les larmes que j’avais versées
Plus jamais les feuilles des arbres n’allaient repousser"

J'aime aussi la non recherche systématique d'images, la simplicité des mots.

Un poème très fort!

   LEVENARD   
24/11/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Je n'ai pas du tout apprécié cette démonstration, trop arrêtée dans le temps et qui appelle forcément des connotations historiques.
Quelque part, c'est du sous Zola, du misérabilisme facile et grossier, et plus grave à mon sens un prétexte à écrire où l'on ne sert pas le sujet, mais où on l'exploite, où on l'emploie en faire-valoir.

Du point de vue strict de l'écriture, c'est plutôt bancal

Je ne pouvais penser
Qu’à toi la rebelle
Et à comment désormais
Tu gérerais
Cette trithérapie
Avec ton petit sang mêlé
Que je t’avais conseillé
D’abandonner
Tant je t’en voulais
De ne m’avoir jamais écoutée

Voila par exemple un passage en chicane assez difficile à négocier (je n'insiste pas sur la succession des propositions créant un peu de perturbation dans les ondes).

Au niveau de l'expression, cela reste très banal, souvent maladroit, et musicalement atone.

Ou faut-il lire ce poème comme le message laissé par une mère mentalement retardée ( je me réfère au vers : et d'essayer quand même de me le confier ce bébé) ?

   shanne   
24/11/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
Prenant, oui...Le temps d'une chanson mais le refrain ne me quitte pas. Oui, le 11 novembre des corps" dansaient " une dernière chanson et nous étions là sans pouvoir rien changer. Oui, ce jour, des corps ont désiré suivre cet air de musique. Et pourtant que l'on veuille ou pas, la vie continue. Je suis là avec cette réalité, je vous promets de ne pas vous oublier et tout faire pour que vous reposiez en paix
Un poème que je ne suis pas prête d'oublier comme cet air de musique qui ne me quitte pas

   irisdenuit   
24/11/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Leopold,

Je lis ce poème comme une confidence, du moins c'est comme ça que je le ressens... les mots sont sobres, le fond poignant et l'écriture est belle parce que limpide.

Pour moi c'est une confidence du coeur.

Merci.

Iris

   jaimme   
24/11/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La vie est bien pire que Zola. Des drames comme ceux-là sont bien plus que quotidiens, c'est malheureusement vrai, sauf à rester dans son cocon. Moi j'en côtoie tous les jours des gens fracassés par la vie.
Alors je suis touché, très touché de cette ode à cette famille pulvérisée par les événements.
Oui le 11 septembre j'ai été touché par le drame américain, et par tous les autres événements. Ne pas oublier le reste du monde.
Bien vu la javanaise.
Un truc m'a accroché: "repousser" pour les feuilles. Curieux... ne ma demande pas d'explication, moins beau je pense.
Bref l'acte d'amour de la grand-mère, en sera un quand même. Et c'est le happy end.
Touché. Donc gagné.

   Anonyme   
24/11/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

Je n'ai pas été sensible à ce texte, pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, quand on se réfère à ce point à une chanson, en en épousant certaines formules et sonorités, il faut, au moins, un minimum de rythmique et de musicalité. Ce n'est pas du tout le cas ici, et c'est quand même très gênant car cette musicalité aurait pu sauver, comme c'est le cas dans la plupart des textes de chansons, la pauvreté ou la banalité des rimes (car de ce point de vue, rien à dire, on y est en plein). Donc, vraiment pas convaincu sur le plan de la forme.

Quant au fond, comment dire, il me laisse un sentiment de malaise. Cette association forcée à une référence historique, jusqu'au nom d'un des personnages, vraiment, j'ai eu beaucoup de mal. Tout, de la situation décrite jusqu'aux réactions de la grand-mère me paraît surjoué, faux et très complaisant à vrai dire.

Je n'ai pas aimé du tout. Désolé.
Bonne continuation.

   Anonyme   
24/11/2009
 a aimé ce texte 
Pas ↑
J'avais préparé un tout zoli commentaire et puis j'ai vu celui de Jphil qui dit avec des mots assez meilleurs que les miens, le fond de ma pensée.

Sauf que j'ajoute que je trouve par contre l'idée en soi très bonne, de détourner une date "Historique" pour n'en extraire que le mal personnel d'un individu.

Sinon pour le reste, comme d'habitude je trouve, ça manque de fluidité, de rythme, de vraie émotion au sens ou je l'entends moi.
J'ai comme souvent avec toi l'impression que tu me jettes de la poudre aux yeux.

Désolée, donc, mais toujours pas ce coup-ci...

Une prochaine fois peut-être, merci quand même.

   tigerlineh   
6/12/2009
 a aimé ce texte 
Pas
bof bof bof

rien de ressenti, rien emotionellement parlant.
Etant très attachée a la musique, je ne la retrouve pas.

Encore un peu de travail, mais c'est toujours ce qu'on me reproche alors si tu cherches justement a ne pas t'embeter avec certaines choses, alors je te comprendrais.

Au plaisir

tigerlineh

   MarionTouvel   
22/7/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Lourd, lourd... lourd ! Désolé...

Je suis peut-être à coté de mes pompes, mais j'entends la boîte à rythme, un geste biscornu de la main devant une caméra qui tourne dans un parking. Mais le flow n'y est pas mec, oh non le flow n'y est pas.

J'avoue ne pas avoir une très grande sensibilité pour ce mode d'expression, mais j'admire la virtuosité, la fluidité, de nombreux artistes de la scène urbaine/hip hop. Et là vous nous crucifié littéralement au plancher :

- surcharge sonore : trop de "é" ; trop d'infinitif du premier groupe, de participe passé ; du début à la fin du texte.

- le refrain : des "j" et des "ou", martelés, inélégants, pour dire des banalités dont on a en plus du mal à saisir le sens exact : contradiction dans les termes : tourne le dos à la vie / mais jamais à vous ; en parallèle avec peur de tout/et surtout de vous/mais en fait jamais de vous, sauf que c'est écrit "jamais vous"... mais jamais vous c'est-à-dire ? Quand on me tape dur sur le crâne un message qui devrait être plus évident, plus évocateur, et que de surcroit ça ne rentre pas - bah ça fait aïe.

- surcharge du sujet : l'idée du parallèle drame national, drame familial était très bonne. Mais vous forcez le trait : mort du sida et un suicide, le même jour, le 11 septembre 2001. C'est plausible, mais c'est trop. Ce n'est pas une réalité dépeinte dans ce qu'elle a d'insupportable, c'est un effet sans style, un coup d'épée dans l'eau.

La dernière strophe, dont les phrases sont plus amples, semble plus travaillée. Je retiens : "Je pensais alors ne plus pouvoir regarder / Qui ou quoi que ce soit en face ou même de côté", mieux balancé, mais peut-être trop classique aussi.

Ça ne me fait pas plaisir de l'écrire, mais en toute franchise, je trouve ça dans l'ensemble mauvais, même si l'intention au départ était intéressante. Et puis ce n'est que mon point de vue.

Cordialement.

   jasmin   
27/8/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai été fasciné par votre texte.
Le fait d'associer cette date avec des évènements personnels
est une très bonne idée.
Le texte m'a touché surtout parce qu'il est écrit comme une confidence.. Avec simplicité.
Bravo, au plaisir de vous relire.

   shanne   
28/8/2010
Bonjour,
mes excuses, déjà commenté...


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