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Poésie libre
Lirian : Je marche
 Publié le 26/07/20  -  11 commentaires  -  425 caractères  -  232 lectures    Autres textes du même auteur


Je marche



quand un poème m’ennuie
je me mets à marcher
suivant le fil de l'eau

un petit poisson rouge
apparaît sur mes tempes
du côté où je tourne
avertissant le ciel
qui me suit

les collines les arbres le vent
tout emboîte mon pas
dès que je marche
si bien que rien ne bouge
ni moi
ni le paysage

quand un poème m'ennuie
je me mets à marcher


 
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   Eclaircie   
12/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Un voyage immobile.
J'aime l'idée de ce narrateur, poète, que son poème ennuie (c'est ainsi que je lis "un poème", son propre écrit).
Alors le voyage commence au cœur d'images, le "fil de l'eau", "le poisson", "le ciel" etc, je ne paraphraserai pas.

Ce voyage entraîne le lecteur dans son propre chemin -de pensée.

Un texte court, habile, poétique et bien réalisé.

Merci du partage,
Éclaircie

   eskisse   
13/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'idée de cette marche le long du courant et à contre-courant de l'écriture me séduit tant le poème me semble empli d'une fraîcheur naïve presque enfantine avec cette image du poisson rouge qui " apparaît sur mes tempes" et qui fait signe au ciel.

Cette petite révolte surréaliste est prolongée par une autre image, celle du cortège de la nature emboîtant le pas au "Je", les deux, nature et narrateur allant de concert . Le paradoxe de la marche immobile me semble dire à la fois la fuite face au poème ennuyeux et la résistance.

J'aime beaucoup les associations qui président à la logique du poème : " au fil de l'eau" / " petit poisson" / "le ciel" / " Le paysage"

Ce poème ne m'a pas ennuyé.

   Provencao   
26/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Quelle belle poésie en quête de cheminement de la pensée!
J'ai beaucoup aimé cette marche, quand le poème vous ennuie , avec ce desir d’être-en-soi , par l'attention de l'environnement qui vous emboîte le pas de l’existence.

L'exaction de la nature préalable et cernée par le fil de l'eau, créé cette limité et cette illimité du cheminement de la pensée.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   papipoete   
26/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Lirian
l'auteur, comme dans les " temps modernes " avec Charlot, fait se mouvoir la machine de son cerveau, et tout engrenage entraîne un autre, qui entraîne celui-là ; ainsi rien ne se fige, et pourtant bien des images défilent sur ce récit comme en " pause ".
NB la 2e strophe est si mignonne, qu'un enfant pourrait la reproduire en dessin... " t'as vu papa ? ça te plaît ? "
je ne pense pas que ce poème ennuie l'auteur ; au contraire, en marchant sans bouger, la feuille blanche bientôt se pare de jolies couleurs !
un poème petit par la taille, mais grand par son originalité !

   Angieblue   
26/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est le deuxième poème court que je lis de vous, et à chaque fois je suis charmée.

Ce passage est superbe:

"les collines les arbres le vent
tout emboîte mon pas
dès que je marche
si bien que rien ne bouge
ni moi
ni le paysage"

ça donne le vertige...J'ai déjà, moi aussi, ressenti cette impression.

Joli aussi le reflet du poisson "avertissant le ciel qui me suit"
C'est subtil et délicat.

Il y a quelque chose qui relève de la méditation dans ce poème qui est loin d'être ennuyant. Oui, marcher, même sans but, qu'est-ce que ça fait du bien...

   LeMat   
27/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Merci Lirian ! Je vois là, un écolier dans sa classe, à qui l'on demande d'apprendre une poésie. Comme c'est d'un barbant, à son âge. Alors, près de la fenêtre, il voyage, il marche, il rêve. Et commence à s'écrire devant lui, en lui, un poème vivant. Rêver suspend le temps. Tout comme les vers courts de ce poème : " qui me suit ", " ni moi ".
A bientôt !

   Atom   
27/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un petit poème léger et surréaliste qui fait un peu penser aux tableaux de Magritte.
"quand un poème m'ennuie" me donne cette impression que le narrateur à du mal à trouver ses vers et qu'il a besoin de marcher pour dissiper les tensions engendrées et peut-être aussi pour retrouver l'inspiration.
Ce qu'il a réussi à faire, finalement.

   Melorane   
27/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Un poème surréaliste, tout en douceur et en simplicité.
J'aime beaucoup cette marche immobile, ce voyage en pensée.
J'ai une préférence pour cette strophe:
"un petit poisson rouge
apparaît sur mes tempes
du côté où je tourne
avertissant le ciel
qui me suit"
Mais le reste du texte et tout aussi émouvant. Bravo.
Melorane

   Davide   
27/7/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Lirian,

Est venue à moi l'image d'un enfant assis près d'une rivière et tentant d'apprendre un poème par cœur, mais en vain. La nature qui l'environne happe son imaginaire et le voilà qu'il se met doucement à rêver, à divaguer, à se voir promener "au fil de l'eau", à s'inventer lui-même sa propre poésie...

Une interprétation qui n'est sans doute pas celle de l'auteur, mais qui donne une cohérence appréciable aux errements surréalistes de ce poème peut-être un peu trop "mince". J'ai toutefois beaucoup aimé la troisième strophe. :)

   Pouet   
28/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Slt,

la tête dans un bocal, le poème parait flou.

C'est un peu comme les vieux jeux vidéo, la voiture ne bouge pas, le paysage défile.

Mon commentaire m'ennuie, je vais aller marcher.

   Bossman   
29/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
j'aime le côté décalé de ce genre / non-genre d'écrit poétique écrit comme il se doit sans règles apparentes si ce n'est celle de faire le tour du bocal autour duquel les collines et les rivières ne tournent pas à l'instar de certaines lentilles qui déplacent l'image qu'elles transposent
le rythme étant celui d'un narrateur qui fait la sieste en marchant au fil de l'eau accomplissant un tour ennuyeux puis un autre et bien que rien ne tourne nous en avons cependant le tournis comme les petits poissons rouges qui auraient trop bu du vin de leur propre couleur


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