Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
Lirian : Ombres portées
 Publié le 20/04/20  -  17 commentaires  -  289 caractères  -  563 lectures    Autres textes du même auteur


Ombres portées



la porte s'est jetée par une fenêtre
après qu'un œil l'eut effleurée

les serrures servent aux yeux autant qu'aux clefs

n'empêche
la petite maison n'a plus de porte

et l'on entend parfois la nuit
s'entraînant à claquer
pour la remplacer


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Marite   
27/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Souvenir ? Rencontre au cours d'un vagabondage ? Impossible pour moi d'arriver à saisir entièrement ce qui se cache derrière les mots de ce poème en vers libres qui me plaît sans que je ne puisse en donner la raison. Mais c'est le propre de la poésie parfois ... un instant fugace emprisonné par le poète.

   Gabrielle   
2/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte d'auteur(e) témoignant d'une époque troublée.

Les textes d'auteur marquent l'histoire et aident à accomplir un travail de mémoire par rapport aux événements passés.

Veillons à ce que l'époque contemporaine soit la moins troublée possible.

Merci à l'auteur(e) pour son témoignage.

   Corto   
20/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je lis ce poème en ayant à l'idée que le titre en est la clef. La clef de la porte bien sûr, que l’œil aperçoit par la fenêtre.

Puisque mon œil voit par la fenêtre "la petite maison n'a plus de porte " car j'en vois l'intérieur.

Symbole de l'accueil ? de l'intrusion?
Le jour ça va, la nuit apprécie moins qui s’entraîne à "la remplacer".

C'est ainsi que je m'imprègne de ce poème.
Si ce n'est pas le but de l'auteur, qu'il veuille m'en excuser.

Merci.

   Anonyme   
19/5/2020
un petit poème court, mystérieux, sibyllin, un peu trop sans doute, (on frôle le bizarre et l'étrange)...mais vite lu puisque huit lignes en tout.
Je n'ai pas perçu les quatre mouvements de base..mais plutôt une utilisation de la facilité.
L'auteur semble seul connaître le message caché, s'il y en a un...Le dévoilera-t-il bientôt? Suspens...notre vie s'en trouvera bouleversée.

Pour ma part, après plusieurs lectures, plusieurs cafés et une remise en route de mes petites cellules grises dans le petit matin pluvieux, j'ai voulu jeter un œil par la fenêtre, je me suis retrouvé dans la nuit à essayer de trouver la serrure de la porte en tâtonnant avec ma clef ...
Je me suis alors demandé dans un soliloque éloquent: es- tu devenu fou de tant entendre des portes qui claquent? de voir des portes se jeter par la fenêtre?. Tu devrais arrêter de lire de la poésie! non? on verra...

Puis j'ai entendu le fourgon, le crissement des pneus, vu le gyrophare, entendu les sirènes hurlantes, deux gars sont arrivés et j'ai enfilé la camisole. Sous les effets du calmant administré avec célérité et passion je débitais tel le capitaine Haddock, un tas de noms d'oiseaux à plumes durant mon transport.

Dès lors,et en proie à une foultitude de perceptions multidimensionnelles et hallucinatoires , je m'assoupis, non sans demander une amnistie à ma raison et aux questionnements, à toutes ces images qui défilaient, m'assaillaient, et me tourmentaient.

Dans cette mise en abyme soudaine, je glissais dans un couloir interminable d'une autre dimension parallèle. Oh Porte! Oh fenêtre! Oh Serrure! Oh suicide! De grâce, Nevermore! Plus jamais! proférais-je en voyant un corbeau plein de plumes noires voletait près de l'ambulance.

   chVlu   
20/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Ma première impression de lecteur est celle d'être plongé dans un monde trouble mais apaisant et agréable.
Pourtant à l'entrée la porte se suicide, serions nous en voiture ?
Ah bin non les serrures font perce murailles et la maison n'a plus de porte.
Troublé : je ne sais où je suis, je ne devine même pas ce que les mots dessinent.
Je cherche ce que la nuit claque qui ferait du bruit et écran....encore!

Reviens , reviens ....au titre me criait la petite voix...
"Ombre portée"
ah bon mais on est de nuit et bon bé c'est pleine lune alors, ou y aurait t il de la lumière à la maison? portée...mais par qui ? par quoi? où ça?

Décidément je suis perdu dans cet instant que l'auteur a créé dans un déchirement de la logique.
Pourtant j'ai apprécié ce moment passé.
Je dois avouer que je suis un adepte de la poésie qui aime se faire ressentir sans se faire comprendre.

   Pouet   
20/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Slt,

"Ombres portées", un renvoi aux "portes" plus qu'à la suspension?
- S'ouvrir à l'obscurité -

La nuit ne tombe plus, elle claque -des dents, des courants d'erres... Le voyage d'un cadenas.
La lumière: un gouffre comme un autre.
La vision n'est qu'intérieure, l'ailleurs n'existe pas.

L'ambivalence du "très court" est que l'on se doit d'évoquer beaucoup en peu de mots (plutôt réussi ici), mais cela aussi permet de moins "se tromper" que sur un développement plus long. Une certaine solution de "facilité", donc.

Sinon, le "n'empêche" interpelle, positivement ou pas, je ne saurais dire en fait.

Un texte intéressant, mais pour moi il en manque un peu.

   papipoete   
20/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Lirian
pour une première parution, vous osez cette gageure d'écrire très court ; genre de poésie où chaque mot pèse lourd !
Que fallait-il ne pas voir par le trou de la serrure, pour que la porte comme violée vint à se défenestrer ?
Le mystère demeure au point que la nuit s'essaie à la remplacer...
NB quelques mots en cascade, ceux d'un ru, dressent un décor dont le lecteur voudrait bien percer le secret...
je trouve que l'auteur a su mettre une sorte de suspens, mais que cachait donc cette fameuse porte ? quel étrange mystère que même la nuit tente vainement de faire oublier...

   Anonyme   
20/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Lirian,

Ma lecture ne correspondra probablement pas aux intentions de l'auteur mais c'est le propre d'un poème que de faire naître des visions différentes dans l'imagination du lecteur...

Une voix qui soliloque dont le "porteur" se fait témoin visuel d'une scène violente, scène qui se déroule dans le lieu de l'intimité : la maison. A qui est-cette maison ?
Son exclamation " n'empêche", placée au milieu du poème, semble regretter l'absence de porte, garante de cette intimité.
Le texte semble questionner la représentation et les perceptions. Confusion des sens ( vue, ouïe ) qui sont dévoyés.
Le traumatisme mérite réparation et le monde ( la nuit ) intervient dans cette visée. ( La voix devient témoin auditif puisqu'elle s'inclut dans le "on") Je pense à une violation de l'intimité, à une perte d'identité et à sa "guérison" éventuelle.

Bref mes cogitations s'éloignent sûrement du texte ! Mais celui-ci a le mérite d'intriguer...

   Provencao   
20/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" les serrures servent aux yeux autant qu'aux clefs"

Je suis passionnée par les écrits courts, et subtiles comme le vôtre.
J'ai bien aimé cette vérité dans son enfermement qui ne peut être réduite à des pensées.

Le mystère et l'interrogation pour élucider cette vérité sont vrais et légitimes, et j'ai apprécié que vous nous teniez en haleine, au seuil du mystère.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Vincente   
20/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
La liberté ingénue qui apparaît dans ce poème a la fraîcheur enfantine et la profondeur sibylline. Le titre est bien à la charnière entre ces deux univers, où les ombres, logiquement produites par une source, induisent en apparences leur portance. Source comme intention et poésie en insufflation.

J'ai beaucoup aimé ce que je n'ai pas compris dans ces vers, au sens où je ne réussis pas à accrocher des mots clairs à cette parole dévoyant la réalité physique. Ce que j'ai apprécié, c'est que cette langue qui contredit les sens est malgré tout très parlante. L'on sent ainsi le sens sur le bout de la langue, prêt à jaillir, et pourtant il reste muet avec son secret. Souvent je n'aime pas ne pas "comprendre", là je ne sais pas pourquoi, je reste avec le secret et je l'adopte en l'état de secret ; comme si l'expliquer le gâcherait.

Il me semble que les quatre étapes de la narration donnent à l'évocation une cohérence qui se confronte à l'improbabilité de l'énonciation. La première aura été gagnante pour moi et aura justifiée la seconde, comme révélée en creux… "ombres portées"… ! Les voici qui s'affirment ainsi.

J'ai beaucoup apprécié la juste concision du propos, ainsi que son agencement profitable, belle écriture donc, mais pourquoi avoir placé dans ce bel ensemble ce "après qu'un…" sec et rugueux ? (je n'aime pas les "après que"…)

   Donaldo75   
21/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Lirian,

J’ai lu un poème très très court mais qui possède une force donnant de l’impact à ma lecture ; sans rentrer dans le commentaire composé, l’analyse discussion et encore moins la dissertation, je livre ici mon impression de lecteur. Tout m’a semblé posséder un sens et pourtant je ne saurais en décortiquer les composantes tellement l’ensemble est imbriqué ; c’est un peu comme un tableau cubiste dont la vue globale parait évidente et qui pourtant vu de près s’avère un assemblage. Et c’est ce que j’aime dans la poésie libre, elle permet à notre cerveau de percevoir différemment à chaque lecture, de découvrir de nouvelles facettes, de ne pas voir uniquement le cube.

Merci pour le partage.

   hersen   
21/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un poème tout en suggestion "appuyées", puisque tout au court de ce petit texte reviennent autant les mots d'ouverture que de fermeture.

Bon. Moi, je suis très fan des lectures épurées qui me laissent la semaine pour y penser, qu'un voile se dissipera une fraction de seconde et se reposera comme il est parti, sans faire plus de bruit que ça, me laissant dans mes pensées.
j'adhère à fond.

   apierre   
21/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème libre aussi court qu'énigmatique.Parfois, il vaut mieux ne pas trop regarder par les trous des serrures.Parfois ,il vaut mieux ne pas trop chercher à comprendre.On entre dans ce petit texte comme on entre dans la petite maison sans porte et on ne sait pas trop comment en sortir ...
Très réussi !

   Raoul   
21/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Un poème court qui regarde par la serrure.
J'aime beaucoup; c'est une vision où vient se lover le non sens, le mystère et peut être bien aussi le frisson d'une horreur.
Tout est en place, rien ne vient nuire à la lecture naturelle très écrite et extrêmement composée.
Ça commence comme du Prévert et puis l'écriture se libère pour partir ailleurs, dans des brumes presque inquiétantes où la dérision pointe toutefois.
J'apprécie la liberté de ton, la recherche et l'exactitude, la précision du langage et du style.
Beaucoup aimé. Merci pour cette lecture.

   ADN   
25/4/2020
Modéré : Commentaire trop peu argumenté.

   Sodapop   
25/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le deuxième poème que je lis ce matin sur Oniris et je ne suis pas déçu...
Ce style concis et efficace, ce rythme parfait qui laisse penser à un poème composé en écriture automatique. Du surréalisme hermétique qui laisse place à l'imaginaire et le pouvoir de s'accaparer les rêves d'un autre pour les faire siens, sous une autre forme.
Voilà ce que j'aime dans la poésie... Offrir au lecteur la possibilité de fuir, s'évader par la fenêtre ou par la serrure...
Effet réussit, émotion garantie. J'ai pris la tangente ;-)
Bravo.

   Eclaircie   
30/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Lirian,

Ah ! il me fallait remonter le temps pour trouver un poème qui me plait vraiment (sourire)

J'ai aimé
l'absence de majuscules
la mise en page et en forme
la porte
la nuit
le " après qu'un œil l'eut effleurée" surtout depuis que je sais que suite à "après que" on met le présent ou le passé simple ou composé, mais pas forcément, j'adore la subtilité de la grammaire. Là le choix du passé simple est très élégant.

Un poème court (un peu ? pas trop ?) Mais très subtilement surréaliste et qui laisse le lecteur oser regarder ou pas au travers de cette serrure, attendant la nuit, peut-être.

Le titre est aussi délicieux que le poème.

Merci du partage,
Éclaircie


Oniris Copyright © 2007-2020