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Poésie libre
Lirian : Pour tout dire
 Publié le 23/05/20  -  17 commentaires  -  326 caractères  -  419 lectures    Autres textes du même auteur


Pour tout dire



un jour qu'il était plus tendre
j'ai mangé le ciel
entouré de gelées

des oiseaux au printemps
firent leur nid entre mes dents
et ma langue couva
les œufs comme les mots

les doigts noués par prévoyance
je ne parlais plus

s'imposa l'écriture
avec ses coquilles


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Corto   
28/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Dans un poème aussi court j'aurais bien vu qu'un rythme s'impose pour donner force à l'expression.
Or ici l'irrégularité des vers casse tout rythme et l'on s'interroge sur la manière d'appréhender ce texte.

Pourtant la contenu est intéressant "ma langue couva les œufs comme les mots".

La vision de " l'écriture " comme solution à " je ne parlais plus " est intéressante même s'il ne faut pas la généraliser. De fougueux orateurs ont été de grands écrivains !

Merci à l'auteur.

   eskisse   
1/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une nidification pour le moins originale.
"Des oiseaux au printemps /
Firent leur nid entre mes dents"
Le poème crée un tableau surréaliste plein de tendresse qui évoque la création, la naissance de l'écriture de manière presque ludique avec le double sens de " coquille".
J"ai aussi aimé l'idée que le silence précède la venue des mots écrits.
Une lecture qui nous écarquille les yeux.

   papipoete   
2/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
libre
les mésanges ne reviennent pas, pourtant je leur ai installé un si joli nichoir... or l'on me dit qu'un couple emplumé, vint s'installer dans une bouche, rendant son maître muet, mais il pouvait écrire sans qu'importe les coquilles...
NB une idée très originale, que Dali put immortaliser en toile, et rendre imaginable ?
un poème court, mais empli de jolies choses, comme un nid aux oeufs de Pâques !
du début jusqu'à la fin, chaque ligne coule naturellement, et c'est un plaisir à savourer sans modération ! ( et ma langue couva/ les oeufs comme les mots )
bel exercice à faire rêver petits et grands !
papipoète

   VictorO   
3/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Poème habile, comme le récit d'une rencontre avec l'écriture. "J'ai mangé le ciel" pourrait être une sorte de souvenir d'une première inspiration. De quoi en découlerait une rencontre avec les mots :
"et ma langue couva
les oeufs comme les mots"
Ainsi, plus besoin de parler si l'on écrit :
"je ne parlais plus

s'imposa l'écriture"
Le jeu de mots entre les coquilles du nid et de l'écriture est intéressant aussi : j'y ai vu comme une sorte de modestie. On se met à écrire, pris par sa passion, mais les difficultés ne sont pas pour autant terminées.
Bravo pour ce texte court mais subtil.

   Donaldo75   
4/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

J’ai coutume de dire que les poèmes très très courts doivent taper directement dans les neurones du lecteur, générer de l’impact à la lecture afin de rendre l’expérience durable et mémorable, même si nous ne lisons pas sur Oniris pour nous imprégner définitivement des tables de la loi. C’est le cas ici, pour ma part en tout cas et je ne vais pas me poser en exemple incontournable de ce que pourraient penser tous les lecteurs tel n’est pas mon propos et vous avez le droit de respirer maintenant la phrase est presque terminée.

Il y a du psychédélique, du surréaliste dans ces vers, par les images déployées sans y passer des heures de construction laborieuse, par cette symbolique intelligente à laquelle nous ne pouvons échapper car elle est commune à toutes les cultures terrestres, par ce fond subtil dont le niveau de lecture va dépendre de la psyché immédiate du lecteur et non d’instructions suivies consciencieusement dans le manuel de poésie en kit livré avec le texte.

Bravo !

Donaldo

   apierre   
23/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Délicieux petit poème.Il n' en fallait pas plus sur le coup pour satisfaire mon appétit poétique.On a même envie de manger les coquilles.Bravo ,c'est très réussi !

   Robot   
23/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Singulier, irréel et poétique.

Un texte aux métaphores et aux visions élaborées que j'ai découvert avec sympathie et plaisir.
Mon passage préféré: le quatrain.

   Anonyme   
25/5/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Un texte sibyllin qui prend plaisir à déformer notre réalité pour tout dire et en fait rien dire...à mon sens.je dis bien à mon sens par empathie.

On est au printemps et il y a des gelées...ça depend où...non?
Passé simple,imparfait et passé composé à la fois...les règles précises de la syntaxe et de la grammaire sont chamboulées...Cela interpelle.

Je reste perplexe...sur cette production et m'interroge. Je ne suis manifestement pas sensible à ce genre de poésie surréaliste à la Breton ou Péret, qui ne me laisse aucun impact.Je ferai bien de ne plus en lire.Désolé.

   Provencao   
24/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" les doigts noués par prévoyance
je ne parlais plus

s'imposa l'écriture
avec ses coquilles "

J'avoue que votre poésie me pose question dans le bon sens du terme..

J'en ai aimé le jeu que vous nous offrez à savoir la métamorphose de ce " Pour tout dire" en subtile et sublime métaphore, avec ce concept d'alinea, qui se rapproche par l'écriture, là où le mot nous produit un effet certain ...

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   chVlu   
23/5/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
un poème qui a des airs de haïkus sans en avoir la partition, qui mélange les univers à l'envie, est un vrai petit dessert gourmand. L'auteur l'inscrit assurément dans le court. Tout comme chez les humains la bonne longueur pour les jambes c'est quand les pieds touchent bien par terre ce texte a trouvé une longueur qui lui va parfaitement.
Il retourne les sensations, fait d'une réalité une fiction pour qu'en fin la fiction devienne une réalité.
Un texte aux mots ni trop couis ni trop cuits qui après une attaque toute en douceur sucrée a de la longueur en tête!
un délice surement inspiré par la muse stupéfiante dont il a fait son sujet!

   hersen   
23/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un très beau libre, libre comme le ciel, libre comme l'air, libre comme l'expression.

le chemin de l'oeuf, qui va jusqu'à l'éclosion des mots ?

c'est une très belle vision, une lecture qui laisse un indéniable impact !

Grand merci !

   Eclaircie   
24/5/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Lirian,

Je suis partagée à la lecture de votre poème.
Si j'ai aimé les images, je trouve l'ensemble un peu maladroit, puéril peut-être.
Ce "je" omniprésent enlève à mon avis de la hauteur au propos, de la "folie" aux images, bref, du surréalisme à l'ensemble.
La suite des images, leur logique, leur enchainement est intéressante et je l'apprécie.
Le vers "les œufs comme les mots" n'est pas top, à mon sens le mot "comme" n'est pas léger et les "mots" apparaissent dans tant de poèmes que c'est dommage de le trouver là aussi.
Pour moi l'ensemble est trop "timide", mais laisse présager de belles découvertes pour d'autres essais dans ce registre.

Merci du partage.
Éclaircie

   Myo   
24/5/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Lirian,

J'ai beaucoup de mal avec ce genre d'écrit.
Si je perçois la poésie sous-jacente, le surréalisme me dépasse et brouille toutes mes pistes.

J'essaie pourtant, mais l'émotion ne vient pas.

   Ascar   
24/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte bien pondu. J'imagine qu'il ne vous a pas été difficile de choisir une belle plume pour l'écrire...

Derrière son surréalisme, ce texte ne serait-il pas l'aveu d'une certaine timidité ?

En tout cas, il m'a surpris et de façon bien agréable.

   Pouet   
25/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Slt,

"les doigts noués" comme un nid hors de l'arbre de la pensée pour recueillir l'éventuelle parole tombée comme un cheveu sur la soupe? On ne fait d'omelette sincère sans casser des eux.

Un bout de coquille entre les doigts vaut mieux qu'une bouche pleine d'aération.

   Anonyme   
1/6/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Un vrai poème.

J'aime les idées qui coulent de cette plume poétique.

Ça me donne un peu chaud à l'âme de voir qu'enfin un auteur·trice ne résume pas l'idée de poésie à proposer uniquement des bouts rimés pour eux-mêmes !

Les images sont bien présentes — qui plus est originales — et expriment réellement ce qu'est pour moi la manière de donner à réfléchir en poésie.

La chute elle-même est bien enlevée et résume en un tour de main habile l'ensemble du poème.

Je vais marquer ce jour d'une croix et donner réellement une appréciation; ce serait dommage de laisser un poète de cette envergure sur le bas-côté !

   RuedeC   
3/6/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est très simple et très beau cette image de l'écriture qui survient comme naît un petit oiseau au printemps.

Bravo !


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