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Poésie libre
Lirian : Résolutions
 Publié le 22/06/20  -  10 commentaires  -  358 caractères  -  225 lectures    Autres textes du même auteur


Résolutions



cherchant de la lumière
un arbre tamise l'orage

et nous
les oreilles flottant dans les gouttières
nous écouterons pleurer les chats

on dit qu'une girafe noire les tourmente
dès le soir
avec un ballon jaune

nous écouterons pleurer les chats
après avoir caressé les pendules
à rebrousse-temps


 
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   Pouet   
6/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Slt,

un bon petit texte surréaliste.

C'est visuel, avec un petit côté "enfantin triste".

Peut-être un peu court, peut-être pas le meilleur titre pour le texte.

Mais je suis client.

Pouet

   Eclaircie   
7/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Un poème surréaliste, avec un petit côté non-sensique.
Dans ce cas, le lecteur adhère ou pas.
J'adhère, car déjà les deux premiers vers sont magiques, tout comme les deux derniers.

À cette lecture, on doit oublier le rationnel, le déjà connu et se laisser guider par la suite de mots :
Les gouttières sont proches des toits, assez en hauteur et la girafe est grande, très grande, et ce ballon, jaune, pourquoi ne serait-il pas le soleil ?

Merci du partage,
Éclaircie

   Donaldo75   
9/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J'aime beaucoup le surréalisme de ce poème. Ce n'est pas facile de composer du libre surréaliste sans tomber dans les trappes de l'hermétisme. En plus, c'est court ce qui permet aux images de donner de l'impact à la lecture, sans délayer les idées véhiculées par les images. Et ça aussi c'est difficile à réaliser.

Alors, pourquoi bouder son plaisir ?

Merci pour le saut en dehors du réel.

   Angieblue   
22/6/2020
J'aime beaucoup le jeu de correspondances et d'assimilations entre l'homme, les chats et le temps.
ça s'entremêle subtilement dans une rêverie surréaliste et mélancolique.
Un poème qui transporte ailleurs et dont l'alchimie envoûte.
Un verbe qui crée...là est toute la magie de la poésie.
Merci pour le voyage. Je salue votre talent.

   eskisse   
23/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Lirian,

Un poème très factuel qui recèle une sorte de légende mystérieuse et étrange et dont les effets de décalage sont motivés : caresser les pendules /caresser les chats, girafe noire / chat noir , les oreilles humaines / celles des chats, lumière tamisée etc . L'émotion naît donc de ces associations inhabituelles qui ne tiennent qu'à un fil conducteur.
L'ensemble est plaisant.

   Provencao   
23/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai bien aimé cette écriture presque sage, d'une recherche de la lumière rejoignant le miroitement de l'exaltation.

Belle profondeur des mots trouvés: " et nous
les oreilles flottant dans les gouttières
nous écouterons pleurer les chats"


Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Castelmore   
23/6/2020
Les chats de mon entourage ont supporté l’outrage ... cela fait longtemps qu’ils ne courent plus les gouttières... La girafe n’est noire que pour ceux qui ne savent pas apprécier sa beauté...
ou bien abusent des lunettes de lune ...

Quant à la pendule du salon, qui dit non plus souvent que oui ...
il faut la suspendre à l’envers,
ou alors marcher sur les mains ( page zéro de la notice vendue avec... oui je sais ... plus chère que la pendule... alors on hésite à prendre un crédit moins onéreux )

Voilà ???

   Vincente   
23/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien
De ce poème fait de petites touches délicates et surréalistes, j'ai beaucoup aimé ces deux là :

"cherchant de la lumière
un arbre tamise l'orage
"

"les oreilles flottant dans les gouttières"

Par contre les autres ne m'ont parlé, ou si peu, et ne m'ayant pas non plus annoncé une ambition plus signifiante, m'ont, je vous l'avoue, un peu déçu, tant l'insolite et prometteuse façon de "dérouter la langue" me laissait imaginer une plus complète révélation.

   Davide   
29/6/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Lirian,

Un petit poème absurde, où le titre polysémique ("résolutions" = "détentes", "courages", "décisions", "solutions"...) ne nous éclairera pas davantage sur un sens à lui donner.

Il n'y a donc peut-être pas de "solutions" à ce fatras d'images surréalistes, ni même l'espoir de "détentes" pour nous, lecteurs-chercheurs hypnotisés ; seul le narrateur, lui, mû par son courage, semble trouver un peu de réconfort dans la caresse d'une pendule féline (ou... d'un pendule félin ?), sans doute pour oublier les pleurs des chats de gouttière au dehors et le grondement de l'orage.

J'ai bien aimé les première et dernière strophe, un peu moins la deuxième. En revanche, la troisième, avec la girafe noire, n'est-elle pas un peu trop... tirée par le cou ? En tout cas, difficile de la raccrocher aux trois autres. Oui, dommage que ce poème plutôt sympathique soit si "décousu". Merci du partage !

   Lariviere   
30/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup aimé ce texte surréaliste, entre B. Perret et Prévert, pour la force et l'impact des images et du ton...

La construction est impécccable, ce qui n'est pas facile sans guide-ligne (et croquis gnion nesque) prosodique et pourtant sur le rendu, ce rebrousse temps résolu est aussi implacable que ces images sont fortes et parfaitement réussies.

"on dit qu'une girafe noire les tourmente
dès le soir
avec un ballon jaune"

je crois qu'à ce stade, on ne peut pas dire mieux, surtout en si peu de mot, sans tricher avec la poésie.... on ne peut pas dire mieux, sans faire dans le type mauvaise couture, facture ou canevas "jolis" pour "illustrer"... ici, ca passe par la poésie, sans les jérémiades artificielles du rationnel, et je suis assez admiratif, ca à mon humble avis c'est très réussi et sur un si court, c'est pas du tout évident...

Merci donc encore pour cette lecture et bonne continuation.


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