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Poésie contemporaine
lucilius : La coquille
 Publié le 15/05/17  -  12 commentaires  -  1022 caractères  -  187 lectures    Autres textes du même auteur

En Bretagne, à marée basse, histoire cocasse.


La coquille



En cherchant la palourde un vendredi matin
Sur la mer retirée d'un morceau de Bretagne,
J'ai entendu pester un curieux sacristain
Qui ne venait pêcher que des moules d'Espagne

alors que pullulaient crabes et bigorneaux.
Surpris et amusé par sa grande ignorance,
J'allais lui expliquer qu'auprès de Concarneau
L'océan n'a de fruits que ceux issus de France,

Quand il m'arrêta net d'un cri d'indignation.
"Pour qui me prenez-vous ? Pour un touriste ignare,
Moi qui m'en vais prêcher la réincarnation,
Confondre le poisson avec un steak tartare ?

Vous devriez savoir qu'un moine de Castille
A confié à la mer l'anodonte nacré
Qu'avec bénédiction le courant éparpille
Aux quatre coins du monde où son pied peut s'ancrer.

Ainsi, jeune insolent et ne vous en déplaise,
Au cœur de ces rochers vivent nos coquillages.
Une huître est du Belon, une autre Portugaise.
Alors, sortez un peu de votre enfantillage !"


 
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   Michel64   
15/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Un poème assez plaisant sur un sujet inattendu.

J'ai moins aimé les deux vers :
"Moi qui m'en vais prêcher la réincarnation,
Confondre le poisson avec un steak tartare ?"
qui me paraissent un peu tirés par les cheveux.

L'ensemble se laisse lire, toutefois, même s'il je n'en retire pas une grande émotion. Mais ce n'était pas le but non plus, plutôt un léger sourire.

Au plaisir de vous relire.

   Alexandre   
24/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour lucillius ! Etant moi-même vieux traqueur de palourdes et autres mollusques bivalves devant l'Eternel, j'ai tout de suite été attiré par cette Coquille qui s'offrait à moi pour commencer la semaine, mais hélas, au risque de vous décevoir, je suis rentré bredouille de cette escapade sur l'estran.
Pour tout vous dire, je n'ai pas compris où vous vouliez nous mener ! La coquille et l'Espagne m'ont tout d'abord fait penser à Compostelle et ses pèlerins mais dans ce cas il s'agissait d'une coquille... St Jacques et non point d'un anodonte nacré, d'autant que ce bivalve ne vit qu'en eau douce.
J'ai en vain cherché une clé en creusant un peu du côté du moine castillan mais n'ai point trouvé quelque indice pour me mettre sur la piste.
Autre interrogation de ma part... que vient faire ici le steak tartare ? A ce propos, la phrase qui suit me semble mal construite...

Pour qui me prenez-vous ? Pour un touriste ignare,
Moi qui m'en vais prêcher la réincarnation,
Confondre le poisson avec un steak tartare ?

Enfin, pour la petite histoire, la Portugaise dont vous parlez a laissé sa place à la Japonaise depuis plusieurs décennies...

Bien, quelque chose m'aura sans doute échappé et je compte sur vous pour éclairer ma lanterne... avant d'accoler une appréciation à ce récit maritime... qui, pour l'instant, me laisse sur ma faim !

   Arielle   
19/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien
S'agirait-il d'une exhortation à la tolérance ?
"Huîtres et moules de toutes origines, unissez-vous, croissez et colonisez nos côtes et nos bourriches !"
C'est un peu tiré par la tonsure mais ça se laisse lire avec un petit coup de muscadet bien frais et l'intention est généreuse

   Vincendix   
15/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,
« Coquillages et crustacés », « à la pêche aux moules », à part le souvenir de vielles rengaines, je n’y connais rien dans ce domaine bien particulier. Bien loin de la mer et des océans, je me contente de les déguster. Je suis donc mal placé pour juger de la pertinence de ce texte, j’ignore si les moules espagnoles prolifèrent en Bretagne alors que je fréquente quelques "portugaises ensablées".
Il y a peut-être un message subliminal dans ces quatrains ?
Concernant la forme, j’apprécie la fluidité des vers, la construction et les rimes sans rigueur absolue, la fantaisie dans le choix du sujet et dans son traitement.
Vincent

   PIZZICATO   
15/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Je ne consomme pas de coquillages ni crustacés je sui donc étranger aux différentes variétés comme il est question ici.
" Qui ne venait pêcher que des moules d'Espagne "
" L'océan n'a de fruits que ceux issus de France "
" le courant éparpille
Aux quatre coins du monde où son pied peut s'ancrer."
" Une huître est du Belon, une autre Portugaise.
Alors, sortez un peu de votre enfantillage !"
Un texte pour dire, peu-être, ne soyons pas chauvins (?)

   Ioledane   
15/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Ce que j'aime bien dans ce récit, c'est sa légèreté et l'aisance avec laquelle les phrases courent d'un quatrain à l'autre.
Sur le fond, je n'ai pas saisi la subtilité des moules espagnoles du moine de Castille. Pas grave, mais l'indignation du "curieux sacristain" me semble un peu forcée tout de même, avec le coup de la réincarnation et celui du steak tartare.
Le dernier vers me semble un peu plat et facile, j'attendais mieux en termes de chute. Dans l'ensemble d'ailleurs, je trouve la première moitié nettement plus réussie que la seconde.

   papipoete   
15/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour lucilius,
Une âme charitable vient en aide à un chercheur de coquillage, qui semble confondre Bretagne et Espagne ; l'autre le remet en place arguant que " ses moules " éparpillées par les courants, se retrouvent à présents sur les 4 continents !
NB j'ai l'impression de voir De Funes rembarrer Bourvil devant ce qui reste de sa 2 CV !
Mais il est vrai que ce qui vaut pour les moules espagnoles, vaut pour la faune et la flore venus de fort loin !
L'ensemble est bien troussé ( le 12e vers par contre m'est mystérieux )
la forme contemporaine était-elle la forme de votre présentation ?

   AUDEVAL   
16/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Votre poème est agréable à lire. Il évoque en moi des souvenirs plaisants. Le sujet est peu commun. Vous l'avez abordé avec une légèreté sympathique. Bravo.

   Somnium   
16/5/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
C'est pas mal mais il y a comme un air de déjà-vu qui fait que le poème n'arrive pas à s'élever plus que ce qu'il aurait dû. Les fruits de mer, bon, et après !?! Ceci dit les vers sont travaillés, mais le propos ne m'a pas convaincu.

   Queribus   
18/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Lucilius,

En ce qui concerne la forme tout d'abord, j'ai remarqué que vous faisiez souvent rimer les sixième syllabes entre elles, ce qui est plutôt à éviter:

-Sur la mer retirée,
j'ai entendu pester,
Qui ne venait pêcher

Alors que pullulaient
Surpris et amusé
J'allais lui expliquer
ce qui fait par ailleurs beaucoup de "é"'

Je n'ai pas très bien compris le sens des vers suivants:

Pour qui me prenez-vous Pour un touriste ignare
Moi qui m'en vais prêcher la réincarnation
Confondre le poisson avec un steak tartare?
qui m'ont paru un peu alambiqués.

Sur le fonds, le poème est plaisant, le sujet original et l'on sourit souvent en vous lisant, ce qui fait toujours du bien. je ne suis pas spécialiste du domaine en question mais j'ai bien aimé la lecture de votre texte malgré les (petits) défauts précités.

Bien à vous.

   Welmed   
18/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Poème très intéressant, assez ésotérique. Peut-être a-t-on besoin de références religieuses et géographiques pour saisir pleinement le sens du poème !

   Pouet   
19/5/2017
Bsr,

Un texte "énigmatique", une fable "amusante".

Le titre évoque (peut-être) le repli sur soi-même.

J'y vois, avec mes œillères de lecteur, pourquoi pas, une histoire d'"Europe" et de de pêche en eaux troubles franco-britannique, une histoire de mondialisation, de bien-vivre et de bien-manger ,de bien crever et de bien goinfrer... Une histoire d'Hommes et de moules.

Je vois du politique au travers de la nacre.

Je n'ai pas d'avis sur la question, juste mon opinion.

Vive le plateau de légumes de mer.


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