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Poésie contemporaine
lucilius : La futilité [Sélection GL]
 Publié le 08/08/19  -  12 commentaires  -  1038 caractères  -  195 lectures    Autres textes du même auteur

Un rien qui indispose.


La futilité [Sélection GL]



Un homme est dans mon cœur. Il n'a rien quémandé
Qu'un peu de compassion pour sa vie galvaudée.
Certaines trahisons, ébréchant ses barrières,
L'ont rapproché de moi, stoppant sa marche arrière.

Notre complicité, nos souffrances communes
Se sont amalgamées. Hier dans l'infortune,
Il devient ma bouée d'espoir, de sauvetage.
Je suis un cap aimant qui le veut pour partage.

Seul son souffle m'anime, apporte au quotidien
Le froissement ailé de mon ange gardien.
Quand il est trop absent, tenu par ses affaires,
Je crains d'avoir déplu, ne pas le satisfaire.

Or notre intimité nourrie sans conventions,
Semble le tracasser et lui poser question.
Je frémis de sa peur, souffre de ses tourments,
Alors qu'il est mon feu, trace mon firmament.

Je n'envisage pas qu'après tant de ruptures
Nous n'ayons en commun un seul point de suture ;
Même si nos deux vies en devenaient complexes
Sous la futilité d'être du même sexe.


 
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   BlaseSaintLuc   
9/7/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Pas de surprise , on sent bien dès le début vers quel révélation va l'auteur , confession de papier aussi maladroite que la conduite du narrateur. Pas de musique, pas même de joie, quelque chose qui s'accroche aux rideaux, peut être même un "accroc" ?
il n'y à pas de légèreté, pas d'envol, le pesant de la situation nous parviens avec certitude , ce n'est pas agréable mais paradoxalement c'est le seul point positif , puisqu'il fonctionne .

Donc le propos ou plutôt l'idée du texte est transmise, je n'y ai pas trouvé une façon très poétique de le faire voilà tout .

   INGOA   
10/7/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Voilà ce que j'appelle recevoir un coup de poing en pleine poire. Sans la dernière strophe, je n'imaginais absolument pas le sujet de cette futilité. Tout y est tellement féminin, du langage au ressenti. Je pourrais presque jalouser cette aisance sentimentale tant elle est usurpatrice. J'ai lu et relu et relu encore ce texte avec une certaine délectation incommodante parce que sa finalité dérange mes principes, certes, mais reçoit pourtant mon adhésion.
La touche finale du dernier vers magnifie la subtilité de l'ensemble. Bravo !

   Eclaircie   
12/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour,

J'ai lu une première fois, bonne impression d'ensemble.
Relecture;
Le vers "Il devient ma bouée d'espoir, de sauvetage." surprend par sa composition de 8-4 syllabes, car il est le seul du poème.
La situation est exposée de manière peu imagée, descriptive, et je ne sais pas dire si, à mes yeux, c'est un atout ou pas.

Le fond aborde un sujet très actuel et intéressant.
Le titre m'a entraînée à rechercher la définition du mot "futilité", car ce n'est pas l'adjectif qui me viendrait à l'esprit en lisant de texte.
Mais pris au sens littéral de futile " Qui n'engage à rien, qui ne tire pas à conséquence.- Cnrtl" il prend toute son ampleur.

Merci du partage,
Éclaircie

   Miguel   
15/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien
On songe à l'ultime et célébrissime réplique de "Certains l'aiment chaud" :"Nobody is perfect." Le poème présente quelques faiblesses, mais cette chute est digne d'un sonnet, et elle donne de l'ampleur à ce qui tout au long du texte apparaissait comme du poncif. Elle justifie l'ensemble. C'est ce qui compte, et on ne s'y attend pas, ce qui est encore mieux.


Miguel, en EL

   papipoete   
8/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour lucilius
un poème que le groupe MECANO put chanter au masculin ; un homme avec un homme ( rien de quoi choquer la morale... ) partagent en plus de l'amour qui les unit, tracas, on dit... ,mais rien malgré les blessures ne pourra jamais les séparer !
NB la dernière strophe pour les lecteurs lents d'esprit, met en lumière ce couple où l'un est mal à l'aise, et l'autre affranchi des regards, des paroles venimeuses.
Côtoyant de très près ces gens " différents ", je suis très à l'aise devant leurs mots doux, leurs gestes attentionnés mais rarement de ces baisers qui feraient dire " oh mon Dieu ! "
Un beau poème d'amour pour " tablettes de chocolat ", non pas joli décolleté sur gorge enivrante...
techniquement, vous avez opté pour la diérèse ( hi/er dans l'infortune ) mais au 2e vers " com/pas/si/on " mesure 13 pieds

   Robot   
8/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Une façon subtile d'exposer un sujet de société juste en nous montrant la difficulté de vivre des sentiments dans une corps social pas encore complétement acquis à tolérer certaines différences.

L'écriture et la composition du texte apportent un plus littéraire non négligeable à ce poème qui a le bon goût de ne pas en faire trop, d'avoir évité le mélodramatique.

Il n'est que l'expression "trace mon firmament" que je trouve un peu tirée pour la rime, et peu évocatrice finalement par rapport aux images qui précèdent. C'est d'ailleurs ce quatrain qui, en dehors du fond qu'il porte, me paraît le moins réussi.

   natile   
8/8/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Le sujet du partage d'un amour dans tous les moments de la vie est bien compris et que cela soit pour une personne du même sexe ou pas. Mais le ton est monocorde presque pesant à la lecture, c'est dommage le sujet n'est pas si grave pourtant

   cherbiacuespe   
8/8/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Poème sublimement mené tant le dernier vers renverse. J'avoue m'être laissé prendre à imaginer une femme parler d'un homme. Du coup les "trahisons", "la vie galvaudée", les "souffrances" ne sont plus forcément celles qu'on imaginait. Bel exercice.

Inévitablement bien construit pour être mené vers une telle conclusion. Bien, très bien écrit et très facile à lire, à décrypter- même si, après avoir fait fausse route, on est forcé de le relire.

J'ajoute que le texte ne cache rien d'une tendresse amoureuse sincère et sensible. Tout y est, même le doute.

Je ne cache pas une certaine admiration devant cette subtile composition. Je salue!

   senglar   
8/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour lucilius,


Ainsi, alors que le narrateur du poème a sauvé son commensal quand celui-ci était dans la peine... qu'ils s'étaient amalgamés... voici que ledit commensal craint de lui rendre la pareille, maintenant que le voilà remis sur pied, et que cela ne lui complique par trop la vie.
Oh ! L'ingrat !
Est-il futile effectivement ! Excellente antiphrase :)
Sans doute craint-il que ses affaires en pâtissent...

Mais le narrateur n'est-il pas trop possessif... car lui-aussi était en souffrance. Le commensal lui a donc également rendu service.

Et aussi le narrateur pourrait-il se dire encore : "Un de perdu, ..." puisqu'ils ont tous deux connus des trahisons, des blessures, des galères, des ruptures. Le monde est vaste.
Pour tout le monde !


"Je n'envisage pas qu'après tant de ruptures
Nous n'ayons en commun un seul point de suture"
Textuellement : Ils n'ont pas un seul point de suture en commun (???) Double négation vaut affirmation.
Dans ce cas...


senglar

   PIZZICATO   
8/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est peut-être le " indispose " de l'exergue qui m'a fait pressentir le fond, tout au long de ma lecture ; et je dois dire que la chute ne m'a vraiment surpris.
Le fond quant à lui est bien traité.
Si le narrateur est profondément épris, le partenaire me semble plus réservé
" Or notre intimité nourrie sans conventions,
Semble le tracasser et lui poser question.
Je frémis de sa peur, souffre de ses tourments,
Alors qu'il est mon feu, trace mon firmament. "

" Je n'envisage pas qu'après tant de ruptures
Nous n'ayons en commun un seul point de suture " Je trouve cette image très représentative de la situation.

Une écriture élégante.

   Davide   
9/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour lucilius,

Sur la forme, j'ai l'impression d'un poème mal cousu, mais avec des fils d'argent. Je trouve les images belles dans l'ensemble, retenant mon attention ("Je suis un cap aimant qui le veut pour partage", "trace mon firmament", "...Nous n'ayons en commun un seul point de suture" etc.), mais le texte me semble mal construit, bancal, manquant de fluidité.
En cause, les rimes suivies, les rejets, trop de points au milieu des quatrains et l'emploi de mots familiers (ou tournures hasardeuses), qui, se voulant réalistes, desservent le "poétique" ; entre autres : "stoppant" (v.4), "trop absent" (v.11), "tracasser" (v.14), "complexes" (v.19) et la syntaxe du dernier quatrain.

Sur le fond, ce prosaïsme, celui-là même que je critiquais il y a trois secondes, rend pourtant le poème plus émouvant, plus actuel. Je regrette cependant sa longueur, trop de circonvolutions pour une chute un peu... attendue, il faut l'avouer !

Mais on sent tellement de pudeur et de tendresse dans ces vers qu'on ne peut pas ne pas être touché.

Merci lucilius,

Davide

   STEPHANIE90   
12/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Lucilius,

je tarde un peu mais me voilà car j'ai trouvé votre poésie très intéressante. Pour le fond principalement, et la façon dont vous le traiter, avec sensibilité et une certaine réserve.
"Notre complicité, nos souffrances communes
Se sont amalgamées. Hier dans l'infortune,
Il devient ma bouée d'espoir, de sauvetage.
Je suis un cap aimant qui le veut pour partage."
Par contre, j'attendais une fin plus "osé" pour allez vraiment corroborer votre incipit : "un rien qui indispose".
Dans votre dernier vers, le mot futilité me paraît trop faible pour expliquer "le quand dira t'on". Je pense qu'il aurait fallut employer un terme plus fort comme par exemple : lubricité... peut-être ?!?
Évidement, c'est mon propre ressenti.
Mais je pinaille, là...

J'ai aimé, merci pour le partage,
Stéphanie

PS : je reviens car je pense n'avoir pas expliquer clairement le pourquoi de ma pensée. Où est la futilité ? Juste la pensée que l'amour d'une personne de même sexe est basé sur la lubricité.
Quelle futilité !!! Encore merci (sourire)


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