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Poésie contemporaine
lucilius : Le bloc éphéméride
 Publié le 17/06/18  -  12 commentaires  -  1037 caractères  -  159 lectures    Autres textes du même auteur

Les stigmates du temps.


Le bloc éphéméride



On se parle si peu que nos voix se réservent,
Sauf pour entretenir des à-propos maussades ;
Ces longs retranchements où chacun se préserve,
Aveux prémédités sur refus d'embrassade.

On se regarde mal, jamais du bon côté,
Comme si nos défauts étaient en point de mire ;
La vieillesse un fléau sans reste de beauté
Et nos corps en sursis, pressés de s'endormir.

On s'écoute sans joie, voire exaspération ;
Mais qu'entendre autrement hors des banalités,
Sauf à subir tous deux la même opération,
Implanter du regain dans nos vitalités.

On ne se comprend plus ; d'ailleurs s'est-on compris
Quand chaque face-à-face est sombre de tempête ?
Retrouver des couleurs, en accepter le prix ;
Incarcérer l'ennui, qu'il en prenne à perpète...

Mais l'orgueil accentue les marques de nos rides.
Comme il est dépassé le temps de réfléchir,
Reste en consultation un bloc éphéméride
Et c'est si compliqué que nos vies se déchirent.


 
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   BlaseSaintLuc   
4/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cette déchirure, et si bien racontée, ce bloc éphéméride s’effeuille sans efforts, de l’effet de vos rides, on suit bien le triste sort.

Même si les temps vécus dans le poème ne donnent pas l'envie au partage, la poésie à de beaux avantages.


Belle Poésie contemporaine bien rythmée

   papipoete   
9/6/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
contemporain
On ne se parle plus ou alors seulement pour s'engueuler, ou râler ! On ne se comprend plus ; d'ailleurs s'est-on compris un jour ?
Même nos regards ne se croisent plus, et si c'était le cas, ce serait pour se mitrailler !
NB le film " le chat " me revient en mémoire, avec ces 2 personnages devenus étrangers, alors qu'un jour ils se furent tant aimés !
Un poème " ping/pong ", " putching-ball ", qui relate hélas si bien la réalité sous certains toits !
Votre poème avec quelques retouches, put être néo-classique ? ( mire/dormir ; les 4 rimes masculines du 3e quatrain ; " réfléchir/déchirent " )
c'est Vous le maître !
papipoète

   bipol   
17/6/2018
Modéré : commentaire hors charte (se référer au paragraphe 6 de la charte).

   Recanatese   
17/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

une belle réussite que ce poème sur "les stigmates du temps", thème maintes fois abordé.
Il y a quelques vers qui me rappellent un peu Brel ("les vieux", "la chanson des vieux amants"). Pour autant, vous apportez bel et bien votre touche personnelle au traitement de ce sujet et bien vous en a pris.
Le début de chaque quatrain est bien trouvé et met les sens à l'honneur (ou plutôt leur "endormissement") : "on se parle si peu"..."on se regarde mal"..."on s'écoute sans joie"... L'utilisation récurrente de ces "on" donne l'idée de deux personnages fantomatiques, désincarnés, il ne sont déjà plus là...
De belles trouvailles parmi vos alexandrins, "Aveux prémédités sur refus d'embrassade", "on se regarde mal, jamais du bon côté", "incarcérer l'ennui"
Un vers, en revanche, m'a semblé en-dessous par rapport au reste : "On s'écoute sans joie, voire exaspération". Quelque chose dans la syntaxe et le choix des mots le rendent, à mon sens, moins poétique que l'ensemble.

Merci et au plaisir de vous relire prochainement.

   Queribus   
17/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Une première remarque tout d'abord: votre poème bien que classé en poésie contemporaine aurait très bien mû être classé en catégorie néo-classique, étant donné votre maitrise de la prosodie. J'ai aussi noté (mais c'est un défaut très mineur) des rimes à l'hémistiche ("Comme si nos défauts" et "La vieillesse un fléau" "Comme il est dépassé"" et c'est c'est si compliqué").

Le fonds est très bien analysé et me rappelle, comme Papipoete l'a fait remarquer, le film avec J Gabin et S Signoret "Le chat", l'histoire de ce vieux couple qui se survit (Dieu merci ce n'est pas le cas général).

En résumé, un excellent poème, un prosodie bien maitrisée, un fonds plein de réalisme et de poésie en même temps: en un mot une belle réussite.

Bien à vous.

   PIZZICATO   
17/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" On se regarde mal, jamais du bon côté "
Quand le temps a effacé l'intérêt pour les " bon côtés ". Quand on ne " se comprend plus ", ou plutôt qu'on ne cherche plus à communiquer.

Ce texte illustre bien cette situation, sans hargne, mais sans concessions.

   Annick   
17/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème réussi à bien des points de vue : la justesse et le choix des mots qui font mouche, la prosodie.
C'est un poème analytique avec peu d'images : la force du propos traduit bien ces longs retranchements entre ennui, incompréhension, amertume, rancoeur.

La strophe que j'ai préférée :

On se regarde mal, jamais du bon côté,
Comme si nos défauts étaient en point de mire ;
La vieillesse un fléau sans reste de beauté
Et nos corps en sursis, pressés de s'endormir.

   Vincendix   
17/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Que c’est triste « Venise » au temps des amours mortes !
J’ai la chance de ne pas vivre un tel enfer, bien au contraire, mais j’ai connu et je connais encore des couples qui le vivent et je les plains.
Lequel ou laquelle est responsable d’un tel délabrement moral ?
Les deux probablement, le poison de la désunion est insidieux, il s’infiltre lentement mais inexorablement si on ne trouve pas l’antipoison.
Un poème criant de vérité et bien écrit, le tableau est noir mais parfaitement reproduit.
Faire référence au film le Chat est judicieux, Signoret et Gabin sont à la fois magnifiques et cyniques.
Vincent

   Quidonc   
18/6/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le vers était dans le fruit et le fruit s'est gâté. Un amour mal né qui finit dans l'amertume. Si ce n'est heureusement pas toujours vrai, le risque est souvent présent de ne plus considérer l'autre.

On se regarde mal, jamais du bon côté,
Comme si nos défauts étaient en point de mire ;
La vieillesse un fléau sans reste de beauté
Et nos corps en sursis, pressés de s'endormir.

... Et c'est si compliqué que nos vies se déchirent

Je vois ce poème plus comme une mise en garde qu'un constat d'échec.

Merci pour ce partage

   plumette   
20/6/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Lucilius
Pas gai mais tellement vrai.
Un constat désabusé que , par ces mots bien tournés, vous exorcisez.
J'ai été freinée dans ma lecture par quelques tournures moins fluides mais j'ai apprécié ma lecture.

Plumette

   sympa   
13/7/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Charmé par votre " testament", ma curiosité m'a emmené à ce poème :
Vous avez un style d'écriture que n'affectionne énormément, et j'attendrai impatiemment votre prochain poème.
Je me demande quand même comment je suis passé à côté de cette poésie..?
Bravo !!!

   jude-anne   
14/7/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Tout comme sympa, après une immersion dans votre testament, j'ai voulu en voir plus.
Je ne suis pas déçue, J’apprécie votre plume.
Au plaisir de vous lire.


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