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Poésie néo-classique
lucilius : Le carrousel des délires
 Publié le 20/09/18  -  15 commentaires  -  810 caractères  -  218 lectures    Autres textes du même auteur

Un peu de partitions loufoques.


Le carrousel des délires



Sifflotait l'écureuil comme chante le merle
Quand, alourdi, le grain enivre les cépages,
Sur un vieux noisetier que la rosée emperle,
Sans entendre bruisser tout son aréopage.

Le lapin ruminait l'herbe tendre et joufflue
Pour que caille le lait sous le pis de la vache ;
Tandis qu'un oisillon, sans becquée superflue,
Sirotait les vapeurs d'un gros rouge qui tache.

Entre meules de foin hennissait la grenouille,
Silence croupissant sur le dos de sa mare.
La jument avait mu et tombait en quenouille ;
Se languissait le vent d'un joyeux tintamarre.

La lune souriait à la dame Nature.
Entre chaque saison, elle apprenait à lire
Et à écrire aussi, malgré quelques ratures
Sur des airs vagabonds, carrousel des délires.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   izabouille   
28/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est en effet très délirant, j'aime beaucoup. ça ne veut rien dire et c'est gai comme un carousel.

J'ai bien aimé "pour que caille le lait sous le pis de la vache", "sirotait les vapeurs d'un gros rouge qui tache", ou encore la jument qui tombe en quenouille.

C'est un joyeux foutoir qui m'a fait passer un bon moment de lecture. Merci

   Miguel   
28/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
On est entre la fatrasie médiévale et le baroque, et même un peu dans le surréalisme ; cela a son charme et dispense de chercher à tout comprendre. Il y a quelques sujets inversés qui n'ont pas lieu d'être, les vers seraient mieux sans cela. "Dame Nature" conviendrait mieux que "la dame", l'article fait un peu cheville. Mais l'ensemble est plaisant.

   Gemini   
29/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
On dirait une fatrasie. Je n'ai pas deviné si ces rimes toutes féminines résultaient d'un choix ou d'un hasard. Par contre, certaines m'ont semblé forcées, notamment "superflue", et je me suis demandé si, au fond, ce n’était pas la recherche de belles rimes qui avait conduit à la loufoquerie du texte. Parce qu’il m’a semblé que celle-ci venait au fur et à mesure du récit.
En écriture, je n’ai pas compris si « mu » (v11) était une erreur du verbe muer ou du verbe mouvoir . Je crois aussi qu’on dit Dame Nature sans l’article.
Les inversions verbe / sujet (sifflotait l’écureuil, hennissait la grenouille, se languissait le vent) rajoutent, à mon avis, au cocasse recherché.
J'ai trouvé le style assez fluide et le ton juste par une construction des phrases très simple (sauf, à mon avis, un trop grand écart entre « écureuil » et « sur » dans le premier quatrain).
J’ai bien compris que ce texte n’avait d’autre ambition que de proposer un court moment d’évasion, mais, en ce qui me concerne, je n’ai pas embarqué dans cette invitation au voyage.

   Brume   
1/9/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour

Et bien pour un poème loufoque je me suis vraiment ennuyée.
Vos animaux ne sont pas très passionnants. Leurs actes et leurs particularités ne sont à mes yeux pas très délirants.

Pour transmettre le grain de folie il aurait été mieux que le ton soit moins monocorde, cela manque cruellement de variation, et d'énergie. Je pense aussi que le temps, l'imparfait, n'est pas un bon choix, il renforce la monotonie du poème.

Selon moi le loufoque ne se limite pas à écrire des vers fantaisistes, ils doivent faire écho, raconter une histoire, donner de l'émotion.
Peut-être que votre poème offre tout cela, alors dans ce cas je n'ai pas été sensible.

Pour ce qui est des règles du classique je n'y connais rien. Je laisse cela aux connaisseurs.

   Hananke   
20/9/2018
Bonjour

Dommage, en ce qui me concerne, que ce poème ait choisi la voie
de la loufoquerie car il possède de très beaux vers.
Pourquoi n'avoir pas choisi de faire transparaître le coté bucolique
du lieu ?
Je n'aime pas sauter du coq à l'âne avec des vers comme ce lapin
qui rumine pour que caille le lait.

Dommage, c'eût pu être un joli tableau de la Nature dans ce qu'elle
a de plus beau.

   PIZZICATO   
20/9/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Hormis le dernier quatrain qui m'a fait sourire, je ne suis pas parvenu à entrer dans ce " carrousel des délires " ; ces " partitions loufoques " n'ont pas suscité un intérêt quelconque chez moi.

A vous lire une autre fois.

   papipoete   
20/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour lucilius
Pour habiller la nature de loufoquerie, vous avez choisi l'alexandrin, vers noble des déclarations d'amour ou de la peinture délicate d'une toile champêtre ! C'est ainsi faire honneur à ce qui ne tient pas debout, quand " siffle l'écureuil comme chante un merle " ou qu'un " oisillon sirote les vapeurs d'un gros rouge qui tache " !
C'est original et l'exercice est sûrement moins simple qu'il n'y parait !
Ce poème me fait penser à une de ces " divagations " de Stéphane de Groodt !
La dernière strophe par contre, est tout à fait sensée ...
Au 11e vers, " avait mu " ; si vous vouliez dire que la jument avait changé de voix ou de peau, ne devrait-on pas lire " avait mué " ?
Néo-classique sans faute !

   Robot   
20/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Lucilius,

Je me suis beaucoup divertit à la lecture de cette loufoquerie assumée. Avoir masqué l'humour sous l'apparence de sérieux des alexandrins était une belle idée. C'est d'ailleurs ce qui fait le charme de votre poème. Et je suis persuadé que l'exercice n'est pas aussi aisé qu'il apparaît.

   Ioledane   
20/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Amusant, ce bestiaire revisité et joyeusement rythmé.
Les inversions "Sifflotait l'écureuil" et "Se languissait le vent" me paraissent inutiles - pour moi cela n'ajoute rien au poème, cela crée même un effet assez artificiel.
"Entre meules de foin" : l'absence d'article me dérange un peu, même si c'est évidemment dicté par la métrique.
Je bute sur "la jument avait mu" : bougé ? ou mué ?
"Et à écrire" : le double hiatus, bien que tout à fait toléré, m'a fait un peu mal aux oreilles je l'avoue - en tout cas plus que le "joyeux tintamarre" de ce sympathique carrousel !

   Quidonc   
20/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Lucilius,

Comme aime le dire les plus jeunes, trop de loufoque tue le loufoque. J'ai pourtant bien aimé toute ses images d'une nature un peu folle. Et certainement le dernier quatrain.
"La lune souriait à la dame Nature.
Entre chaque saison, elle apprenait à lire
Et à écrire aussi, malgré quelques ratures
Sur des airs vagabonds, carrousel des délires."
Merci pour ce partage
Quidonc

   Cristale   
20/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Et pourquoi pas ? J'aime bien les petites graines de fantaisies surtout quand elles sont bien écrites.
Fatrasie, c'est un peu cela. Mais non, ce n'est pas à cause du lapin que le lait caille (brrr...gla gla) sous le pis de la vache, c'est à cause de "l'herbe tendre et joufflue". Quant à l'oisillon je suppose qu'il vit dans une cage près d'un comptoir de bar, c'est pour cela que le pauvre mal nourri : "...sans becquée superflue" "sirote les vapeurs d'un gros rouge qui tache "
Un vocabulaire assez riche qui n'est pas pour me déplaire. On ne sent pas le travail mais il y en a ...Des rimes uniquement féminines, d'accord je ne suis pas contre en contemporain mais moins en néo-classique.
C'est très bien Lucilius !
Cristale

   Willis   
20/9/2018
Des vers dépourvus de sens qui parviennent à créer une douce mélodie. J'ai cherché, un message dissimulé. Les mots sont en désordre, dirait-on. Un puzzle.

   jude-anne   
21/9/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Lucilius,
Je découvre une nouvelle corde à votre arc, vous voilà semeur d’ivraie pour nous offrir un enivrant poème.
Et votre âme vagabonde nous emporte avec elle dans le tourbillon de votre carrousel.
Sous votre plume animiste au ton grinçant, la nature s’aliène.
L’Homme n’avait qu’à bien se tenir !
Merci d’avoir partagé ce poème avec nous

   Castelmore   
21/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Depuis Darwin nous savons que le monde (comme Paris ...) ne s'est pas fait en jour,
et dame nature a dû corriger quelques ratures et brouillons .

Dommage ! ce bestiaire premier est délirant à souhait, du temps qu'elle avait l'esprit vagabond d'un Lewis Carroll ... Par ailleurs prof de maths ! Ceci explique cela peut-être.
Et l'homme ... toujours la première version en ligne ...

Tant pis... il nous reste vos délires délicieux .

Merci

   Provencao   
1/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" Entre meules de foin hennissait la grenouille,
Silence croupissant sur le dos de sa mare.
La jument avait mu et tombait en quenouille ;
Se languissait le vent d'un joyeux tintamarre."


Belle image du fanfaron et de l'imposture....J'ai beaucoup aimé ces vers Au plaisir de vous lire
Cordialement


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