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Poésie libre
lucilius : Le lac
 Publié le 07/01/19  -  10 commentaires  -  889 caractères  -  220 lectures    Autres textes du même auteur

Reflets de l'aube au crépuscule.


Le lac



Blanc
Et sombre
En restant
Tapi dans l'ombre ;
Terne ou lumineux
Lorsque l'obscurité,
Soudainement estompée,
Découvre un voile vaporeux.
Miroitant son reflet métallique
Où s'irisent mélancoliquement
Des éclats dont la matité chimérique
S'oppose avec orgueil au matin fusionnant ;

Et soudain anobli de somptueux blasons,
Empreint d'une parure étant agrémentée
De scintillants reflets aux teintes mordorées ;
Puis dépouillant sa toge, endossant d'humbles tons,

Délaissant à regret ses apparats trompeurs,
Le lac expose sa froide nudité
Aux yeux de son entourage moqueur.
À nouveau ignoré, méprisé,
Exhalant un air taciturne,
Il guette le crépuscule
Tandis qu'au loin hulule
Quelque être nocturne.
Sous le manteau
De la nuit,
Son dos
Luit.


 
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   papipoete   
13/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
libre
Saurez-vous le voir, émergeant de la brume matinale, et quand le Roi Soleil le pare de mille atours ? Lui accordez-vous l'attention qu'il cherche à provoquer alors qu'il délaissera ses apparats trompeurs ? Il fait tout pour cela, le lac de l'aube au crépuscule ! << Passant, arrête-toi un instant pour l'admirer ; ça lui ferait tellement plaisir ! >>
NB l'auteur poète/peintre manie la plume à la façon d'un pinceau, et nous fait rêver avec cette merveille toute-nue ou " anoblie de somptueux blasons " ; de très beaux vers enluminent ce fameux poème ... à part cette ligne " emprunt d'une parure étant agrémentée "
- ne vouliez-vous pas dire plutôt " empreint "
- et " étant agrémentée " ... pourquoi pas " d'une verte parure agrémentée " et vous avez les 12 pieds !
papipoète

   fried   
16/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai aimé cette personnification du lac qui décline ses traits de caractère. Il y a du travail, de l'élégance et une sobriété dans ce texte.
C'est une belle lecture.

   INGOA   
19/12/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je trouve beaucoup d'originalité dans ce texte, d'abord dans sa construction progressive jusqu'au quatrain en alexandrins qui marque sûrement la pause méridienne, puis dégressive. Ces mouvements donnent un vrai relief aux images, aux "reflets de l'aube au crépuscule" pour reprendre l'incipit. Humaniser ce lac avec des mots épurés comme il le faut, quand il le faut, relève pour moi de l'exploit. Je ne peux m'empêcher de reprendre le final tout simplement superbe :
Sous le manteau
De la nuit,
Son dos
Luit.

   Corto   
21/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Belle idée que cette forme qui part petite comme un réveil hésitant, puis grandit en même temps que le soleil monte vers son zénith. Les lignes rétrécissent ensuite car le lac "guette le crépuscule". Les derniers mots semblent s'endormir.
Les images sont parfois un peu excessives: "Où s'irisent mélancoliquement Des éclats dont la matité chimérique"
Un petit regret: que le midi avec les plus longs vers ne soit pas plus éblouissant comme savent l'être les eaux accablées de soleil. On aurait frémi et presque espéré l'avancée vers le soir.
Belle trouvaille en tout cas.
Bonne continuation.

   Queribus   
7/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,
J'ai beaucoup aimé la forme qui sort des sentiers battus avec beaucoup de finesse et d'habileté: en effet, on commence avec une syllabe, puis deux,etc. et on finit de la même façon en sens contraire; vous devez certainement avoir une longue pratique de "la versification" notamment dans son aspect moderne très difficile à maitriser.

Sur le fonds, on assiste à la montée en puissance de la beauté d'un lac puis on assiste, en quelques "vers" à son déclin, le tout conduit de manière très ingénieuse, sans grand discours inutiles et de façon efficace.

En résumé du grand art et de poésie "libre" bien assimilée et bien pratiquée.

Bien à vous.

   PIZZICATO   
7/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ingénieux, le calligramme, qui marque la progression de ce tableau du "Lac ", depuis " l'obscurité soudainement estompée " jusqu'àu crépuscule où il est " ignoré, méprisé ".

Du monosyllabe à l'alexandrin les images épousent la métrique ; puis c'est à l'nverse. Superbe travail !

A l'aurore ce lac est " blanc ", au cépuscule il " luit ".

Juste une petite remarque : " étant agrémenté " ce participe présent détonne un peu.

Une fort belle poésie libérée.

   Vincente   
7/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Cette présentation en drapeau est attrayante d'un prime abord, l'on devine ensuite qu'elle suit l'amplitude la course solaire et de ses effets induits. C'est bien trouvé.
J'ai bien aimé la progression et l'harmonie de la première strophe, joliment imagée et bien écrite. J'ai moins aimé la strophe intermédiaire. Elle est sensée être le point culminant du poème, mais elle perd en force d'évocation à cause d'expressions assez convenues (somptueux blasons - scintillants reflets - humbles tons), et le deuxième vers a été surchargé de ce "étant" inutile sauf pour lui ajouter deux pieds forcés.
Dans la dernière strophe, j'ai trouvé regrettable de perdre la magie du lieu, dont l'évocation me semblait pourtant être la cible de l'auteur, en introduisant la tromperie, la moquerie, la méprise... J'ai décroché sensiblement quand le poème a muté ainsi le champ de son propos.

   BlaseSaintLuc   
7/1/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Ok la technique , calibrée ," calicalibrée" oserai je dire .
Le poème est il beau ?
La petite musique que l'on aime entendre résonne t-elle ?
Beaucoup de descriptions , oui , mais cela ne laisse que peu de place
À l'imaginaire du lecteur pour contempler ce lac, le traduire.
Désolé, je ne suis pas au bord de ce lac, la lumière serait elle trop parfaite ?Peut-être trop de qualificatifs sans doute, un, je ne sais quoi accroche aux branches

   Brume   
9/1/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Lucilius

J'ai aimé la beauté de votre lac sous votre plume.
Les couleurs de l'aube épousent et rehaussent sa parure. Elles lui donnent vie par des tons et des nuances qui brillent se mouvent et se muent.
Vous n'en avez pas rajouté, vous lui avez laissé et décrit sa beauté naturelle.

Après avoir contemplé la majesté du lac, ses reliefs, et admiré son jeu avec l'aube, voilà que vient la 3ème strophe et c'est la douche froide.
Je ne comprends pas cette négativité soudaine: " apparats trompeurs, entourage moqueur, ignoré, méprisé, air taciturne"

Généralement le changement de ton, de décor ou d'émotion ne me dérange pas quand cela donne sens à un certain contexte. Mais ici je n'en vois pas l'intérêt. Peut-être parce que dans mon esprit tout le monde aime les lacs, se promener autour ou se baigner si il est propre. On y voit parfois nager des canards...En tant que lectrice j'ai du mal à y croire.

Sur la forme j'ai bien aimé le rythme et la tonalité grâce à la ponctuation que je trouve bien placée selon moi.
Pour ma part les rimes s'entendent trop. Ce n'est pas grave mais pour de la poésie libre ce n'est pas terrible.

   Francis   
9/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un calligramme qui offre aux lecteurs la jolie parure d'un lac dont les reflets épousent la progression puis le déclin de la lumière du jour. Un miroir qui reflète la fuite du temps. Merci pour ce partage.


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