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Poésie libre
lucilius : Les engouements mystiques
 Publié le 10/01/18  -  9 commentaires  -  1285 caractères  -  154 lectures    Autres textes du même auteur

De la mère à la mer et leur écume amère…


Les engouements mystiques



Il y a sur ma vitre sale
Un peu de givre,
Un peu de buée
Transpirant leur opacité
Comme deux corps en confusion
En oublient leurs propres jouissances ;
Un côté chaud et l'autre froid
Qui s'emmêlent les sens
Tant leur envers et leur endroit
Fondent en collusion.

Je l'essuie d'un revers de manche,
Le temps de glisser une œillade
Entre les traits de l'arabesque
Que mon élan vient débusquer
Pour y surprendre les ombres
De la nuit morte.

Il y a ce souffle à ma porte
Qui n'en finit d'expirer
Son chagrin sur les feuilles nues ;
Le voile du dimanche matin
Carillonnant sous ma fenêtre
Dans un lyrisme paganisant,
Le regard d'un agonisant
Qui fixe son carreau de marbre
Dans un muet appel
À la résurrection.

Bien sûr, il y a l'autre
Avec son reniement d'amour
Qu'elle me donne à respirer
Dans un désordre fantaisiste,
Au gré de ses renoncements.

Il y a la soif des tourments,
Comme un plébiscite à l'ennui,
Puis le creux de cette longue houle
Ensilant la moisson de nos rugueux épis ;
Cette mer porteuse à souhait,
Sans vague à l'âme
Pour secréter
Les engouements mystiques.


 
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   myndie   
28/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
« De la mère à la mer et leur écume amère... » : voilà une belle accroche, musicale à souhait, fluide et ondoyante comme la mer évoquée.
De jolies trouvailles d’écriture :
- « comme deux corps en fusion »

- « Il y a ce souffle à ma porte
Qui n’en finit d’expirer
Son chagrin sur les feuilles nues »

- -« Cette mer porteuse à souhait
- Sans vague à l’âme ».

Personnellement, c’est le ton doucement mélancolique du texte qui me touche le plus : il fait de votre poésie une poésie d’atmosphère, c’’est à dire que l’image prend le pas sur le sens des mots.

J’ai lu et relu votre poème, délicat comme la buée qui couvre la vitre, avec beaucoup de plaisir.

   Queribus   
29/12/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Tout d'abord, j'aurais plutôt classé cet écrit dans la catégorie poésie libre ou poésie contemporaine que dans la catégorie poème en prose.
Le fonds m'est apparu un peu"touffu" voire "alambiqué" sans une grande idée force qui ressortirait de façon directe, le tout restant assez abstrait.

En ce qui concerne la forme, l'ensemble me parait plutôt bien écrit dans un mélange de modernité et de "néo-classicisme" de par la disposition des strophes.

Pour résumé, je dirai que le texte m'a laissé assez indifférent et j'aurais aimé quelque chose de plus pertinent.

Bien à vous.

   Provencao   
30/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Cette mer porteuse à souhait,
Sans vague à l'âme
Pour secréter
Les engouements mystiques."

J'en ai aimé en ces vers, ce sublime assez peaufiné à mon sens où il semblerait que la réalité nous étreint et nous limite.
Cette soif des tourments à vous lire nous encage et nous essouffle. Il semblerait que cette soif nous permet de scruter, de voir mais pas d'imaginer ni de créer.

'Avec son reniement d'amour
Qu'elle me donne à respirer
Dans un désordre fantaisiste,
Au gré de ses renoncements"

Ces vers, me semble t- il, permettent de vivre, mais pas d'exister.
Vous nous faites découvrir que la réalité nous rend aveugle à l'invisible...en cela j'ai beaucoup aimé la marginalisation de l'inexplicable, la confidence des âmes.

Beau lien, belle exaltation, bel engouement.


Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Miguel   
30/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une ou deux obscurités, mais bon, c'est la caractéristique de la poésie contemporaine, et beaucoup de jolies trouvailles, d'images neuves et bienvenues. On est séduit dès le début par cette vitre chaude et froide, et l'on n'est pas déçu de la suite, y compris quand on arrive à "l'autre", qui apporte un élément nouveau et une tonalité plus grave. Un texte bien plaisant.

   PIZZICATO   
10/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien aimé les images très visuelles qui animent les deux premières strophes.
" Transpirant leur opacité
Comme deux corps en confusion "

" Entre les traits de l'arabesque
Que mon élan vient débusquer "

" Bien sûr, il y a l'autre
Avec son reniement d'amour
Qu'elle me donne à respirer
Dans un désordre fantaisiste,
Au gré de ses renoncements. "
Ce passage me semble traduire une sorte de mésentente entre les deux êtres.
Le " givre et la buée ", " Un côté chaud et l'autre froid "; serait-ce la métaphore de cette différence ?

   BRH_CORP   
10/1/2018
 a aimé ce texte 
Pas
J'ai l'impression que tout le poème est construit pour nous amener uniquement à une chose, la reprise du titre, et je n'y vois pas d'autre intérêt car le discours est confus. Les strophes, d'inégale grandeur, n'ont pas non plus de véritable intérêt et l'écriture en prose aurait été plus logique.

Je n'ai donc pas vraiment accroché.

   corbivan   
10/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De la mère à la mer et leur écume amère…

excellent incipit…mais quoi qui dit ?

je ne goûte pas trop le début du poème…ça transpire trop.

Par contre toute la suite est belle d’une sorte d’érotisme désabusé/couché…ce sont les termes qui me viennent, avec de très belles images comme ‘les ombres de la nuit morte’ excellent, si ça parle de la fin de… la nuit…

puis

‘Il y a ce souffle à ma porte
Qui n’en finit d’expirer
Son chagrin sur les feuilles nues ;’

puis

‘Le regard d’un agonisant
Qui fixe son carreau de marbre
Dans un muet appel
À la résurrection.’

puis

‘Bien sûr, il y a l’autre
Avec son reniement d’amour
Qu’elle me donne à respirer’

enfin

‘Il y a la soif des tourments,
Comme un plébiscite à l’ennui,
Puis le creux de cette longue houle’

la toute fin m’échappe un peu…

J’ai été attentif à ce poème vu que l’auteur ne prise pas ma prose…en général…mais je ne peux m’empêcher de trouver quelque chose de puissant à ce poème.

À vous relire, si ça se trouvait…

PS. je ne vous donne aucun conseil, je ne voudrais pas vous paraître outrecuidant ;o)

   Quidonc   
16/1/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Lucilus,

C'est probablement idiot, ou pas, mais je vois un homme qui prend conscience des marques du temps et à coté de lui une épouse que la monotonie des jours éloigne.
Elle l'ennuie, elle ne montre plus d'intérêt pour lui et lui regarde ailleurs sans oser l'assumer. "bien sur il y a l'autre" peut-être reste-t-il un peu d'amour entre eux. Un engouement mystique les unis.

Bon, dis comme ça c'est beaucoup moins jolis.
Et même si mon ressenti est à coté de la plaque, j'ai passé un excellent moment à vous lire.

Merci

   papipoete   
19/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour lucilius
ce dimanche carillonnant m'attire à la fenêtre, que le givre embue autant que mon regard qui se porte jusqu'à ce corps que la mer reprit à cette mère . et puis, " il y a ce souffle à ma porte qui n'en finit d'expirer son chagrin sur les feuilles nues " ;
NB ce récit d'un drame au sein d'une famille de marin donne froid avec son atmosphère lyrique et irréelle, mais la tragédie est là au bout de la plume triste de l'auteur .
un vers m'attire particulièrement " le regard d'un agonisant/qui fixe son carreau de marbre/dans un muet appel/à la résurrection "


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