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Poésie libre
Lulu : Le cœur lent
 Publié le 17/05/18  -  15 commentaires  -  1150 caractères  -  277 lectures    Autres textes du même auteur

Le cœur demeure...


Le cœur lent



Sur le pourtour des jours aimants,
Un rêve s'égare au fil des creux,
Et des rondeurs muettes.

La mer demeure au loin
Une ombre sans mesure et sans refrain,
Telles des apparences secrètes
Que le monde revêt.

Dans la solitude,
Où je revois nos dunes,
La sensation d'un vertige accueille le silence,
Et nul abri ne terre l'arborescence du souvenir.

Je sais l'an simple de novembre ;
Ces instants libres du soir jaune et bleu,
Dessinés pour nous,
Dans le temps des larmes ;
Ces soupières soulevées en rires
Autour d'une autre vie.

Avons-nous seulement abandonné les sables,
Leur immensité au bord des falaises,
Et ces implacables fruits œuvrant en lents hasards ?

Quand la nuit revient sur le rivage,
Nos pas ne sont plus que nos seules pensées,
Comme si la saison jouait avec les fioritures d'ensemble,
À l'heure où les caprices ne sont plus qu'une allée
Vers un amour qui fut.

Alors, dans la trame des arbres en éveil,
Nos mots voyagent d'une constellation à l'autre.


 
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   eskisse   
17/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Lulu,

Vous nous offrez une très belle et originale évocation du souvenir d'un amour perdu. Une sorte de sérénité émane de votre poème grâce à une musicalité douce, sans rien qui heurte, sans rien qui pèse.

J'ai particulièrement aimé dans la quatrième strophe : " Je sais l'an simple de novembre / Ces instants libres du soir jaune et bleu / dessinés pour nous dans le temps des larmes/ ces soupières soulevées en rires / Autour d'une autre vie." C'est comme si le couple était encore uni dans l'amour perdu.

Les deux dernier vers forment une clôture cosmique qui tend à souligner le caractère infini de ce qui reste de cet amour ancré dans la nature.

Un vers pourtant a résisté à mon entendement : " et ces implacables fruits oeuvrant en lents hasards"

Merci pour ce partage

   papipoete   
17/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Lulu
Après un long silence, un blanc comme une page non écrite, voici un poème de retour depuis 2016 !
L'auteure écoute son coeur lui raconter ce rêve qu'il a fait ; ça parlait du temps où sur la plage quatre pas laissaient leurs traces ; ces instants libres du soir, dans ce novembre des chers disparus où les larmes pointent au coin des paupières ; et dans l'esprit de l'héroïne, nos mots d'amour, de tendresse pour ce qui fut " nous " .
NB ce coeur bat toujours, mais pour l'amant effacé, seule une pensée traverse les rêves, et le matin sonne le réveil ... la place d'à côté dans le lit est inoccupée .

   Gabrielle   
17/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Beaucoup de nostalgie dans ce poème où l'amour perdu est toujours présent malgré "un amour qui fut" (6e strophe - quintil).

La chute de votre poème est magnifique :
"Alors, dans la trame des arbres en éveil,

Nos mots voyagent d'une constellation à l'autre."

Merci pour ce partage.
Bien à vous.


G. Michel

   PIZZICATO   
17/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un style raffiné, des images délicates pour définir cet amour enfui mais tant imprégné.

J'ai particulièrement apprécié ce vers : " Et nul abri ne terre l'arborescence du souvenir ".

" Nos mots voyagent d'une constellation à l'autre." Belle conclusion.

   Luz   
17/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Lulu,

C'est vraiment un très bel écrit.
Un poème particulièrement sensible avec la mer en fond d'image.
Chaque vers, chaque strophe parle à notre cœur, et le titre à lui seul est magnifique.
J'ai beaucoup aimé.
Merci.

Luz

   Cat   
18/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Lulu,

Ce poème me laisse le goût diffus d'une douceur toute en creux et rondeurs estompées. Une douceur docile, résignée, fataliste. Une douceur qui se baigne à peine dans la rosée des soupirs, qui n'a même pas besoin de se réfugier dans l'ombre du chagrin.

Je ne vous connais pas, pourtant ce poème parle de vous, il vous ressemble. Du moins il ressemble à l'idée que je me suis faite de vous.

J'aime beaucoup la profondeur qui rayonne derrière toute cette douceur effacée. Elle ma rassure en même temps qu'elle lézarde quelques certitudes.

Merci pour ce cœur lent qui bât la mesure des apparences secrètes.


Cat

   Pandelle   
18/5/2018
Bonsoir Lulu
L'ouïe, la vue, l' odorat, le goût, le touché
Il y a 5 sens chez vous : un peu de danse macabre, un peu de carnaval des animaux...
et même un sixiēme qui vient couper l'herbe sous les pieds de Prévert!

   Alcirion   
18/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Lulu,

je retrouve dans ce texte la douce mélancolie que j'apprécie dans tes poèmes. Une impression de décharné, quelques belles images :
Nos pas ne sont plus que nos seules pensées
ou
dans la trame des arbres en éveil

Il y a également une formule de style que j'aime beaucoup :
Je sais l'an simple de novembre
Ça m'a fait penser au Bateau ivre (... Je sais les cieux crevant en éclairs... Je sais le soir, l'aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes...)

Bref tout va bien, continue ta voie, elle m'est très agréable.

   Lulu   
20/5/2018

   Eccar   
20/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Lulu,
C'est beau à lire bien que difficile à cerner.
Mais j'aime ce petit rien descriptif du deuxième groupe de vers, là où apparaît la mer.
J'aime "l'arborescence du souvenir". Pour le mot "arborescence" déjà et pour cette description des mouvements d'une âme que cela implique, comme le simple parfum d'une "madeleine de Proust" qui va créer jusqu'à l'usine où se fabriquent ces madeleines, toute une oeuvre fantasmée.
C'est un beau voyage vers les souvenirs d'un amour, avec cette mer et son décor-personnage, ses couleurs, la fin comme une nuit mais dans laquelle les mots voyagent toujours,l'amour existe toujours, dans le rêve des étoiles, d'une constellation à l'autre.
Magnifique texte, délicat, et mélancolique à souhait. Un frisson sur l'échine, est-ce la fraîcheur de ce rivage, où l'émotion de cette évocation qui, un instant, nous saisit ?

   Akos   
22/5/2018
Modéré : commentaire trop peu argumenté.

   Anonyme   
22/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Mon ressenti est bien mitigé. Il y a des moments où j'éprouve de l'émotion et puis par d'autres de l'indifférence.

J'ai l'impression par instant d'être tenu à distance par des évocations à teneur plus personnel, où le "je" a un peu tendance à me déstabiliser.

C'est aussi par petites touches que les mots viennent me chercher, comme dans cette première strophe et la suivante :

" Sur le pourtour des jours aimants,
Un rêve s'égare au fil des creux,
Et des rondeurs muettes. "

De même :

"La mer demeure au loin
Une ombre sans mesure et sans refrain,
Telles des apparences secrètes
Que le monde revêt. "

Superbement, subtilement exprimé, propos très parlants.

Cependant de l'ensemble ressort une atmosphère touchante palpable.

   Eki   
24/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Les mots, parfois, sont papiers de soi qui frissonnent et se déploient délicatement.
Eki prend tout le bouquet

   Eclaircie   
26/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Lulu,

Ton poème est sensuellement beau, inventif et sur un sujet très souvent évoqué, les relations amoureuses, tu nous présentes un très bon poème libre.
Le découpage en paragraphes irréguliers sert la narration et tu me rendrais jalouse des belles images, la longueur des vers variant d'une phrase à l'autre donne un beau et bon rythme.
Je ne saurais quel passage citer, tant la qualité se poursuit au fil du poème.
(Il n'y a que "œuvrant-en-lents" qui est un peu plus disgracieux)

   Ithaque   
15/6/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
"Quand la nuit revient sur le rivage
Nos pas ne sont plus que nos seules pensées"

Voilà deux vers qui incitent à la rêverie, rappelant le voyage intérieur des pèlerins jacquaires, et plus largement tous les itinérants(tes).

C'est là que j'imagine le plus un "coeur lent".

Bien des images me plaisent ici.

Ithaque


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