Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
Luz : À l’écart du néant
 Publié le 23/10/18  -  17 commentaires  -  937 caractères  -  214 lectures    Autres textes du même auteur

Ne pas être, être, et enfin n’être plus : c’est toute la question…


À l’écart du néant



Cette vie est venue au versant d’un avril ;
accord de sang vibrant dans le ciel du printemps ;
petit éclat joyeux à l’écart du néant.

Cette vie, mienne,
avance
parmi les êtres,
parmi les pierres,
les feuilles, l’eau, le vent ;
elle marche à bâtir les murs de son domaine.

Elle marche à comprendre et embrasser
les battements des cœurs rencontrés.

Elle marche à trancher les nœuds roux des vipères,
dans l’odeur âcre des plaies suintant des tourbières.

Elle marche au hasard des forêts, sur les chemins d’aurore,
fragile comme l’écorce des bouleaux éclatée par l’hiver.

Elle marche, bousculée en pleine rivière ;
par force, par soif, par amour, encore et encore.

Et marche vers l’étang qu’il faudra traverser,
au terme parvenu de la douce clarté,
pour noyer de néant la poussière allumée.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Castelmore   
1/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Elle marche, elle marche , elle marche à un rythme cadencé plein d'allant d'energie... cette vie .....si bien que cela fonctionne !

Je veux parler bien sûr de l'emprise de ses pas , avec un effet crescendo, sur le lecteur que je suis.

Cette " poussière allumée " , "petit éclat joyeux à l'écart du néant " finira bien sûr par y sombrer. .. mais avant ...elle fera mille choses !

De belles images ..(intéressant aussi cette mutation du Styx en étang) des mots simples pour une vie claire que l'on vous envie.

Merci

   izabouille   
5/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est très beau cette façon de voir la vie comme un voyage, la vie qui marche, la vie qui avance et qui traverse de nombreux décors et de nombreuses saisons... J'ai bien aimé.

Il y a juste "dans l’odeur âcre des plaies suintant des tourbières" qui me chipote un peu. Est-ce que ce sont les plaies qui suintent des tourbières? Si c'est le cas, ce n'est pas très joli. Mais si ce sont les tourbières qui ont des plaies qui suintent, je mettrais "suintante" à la place, ce serait plus correct.

Merci pour le partage.

   Brume   
8/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour

Que ce chemin de la vie est beau !
Il y a tant à dire tellement il y a de diversités sur ces chemins empruntés. En même temps je ne sais que dire car mon esprit est trop occupé à contempler et à se laisser aller.
Il y a une force et une pureté qui m'emporte et m'envoûte.
Votre écriture est magnétique. Au fur et à mesure de ma lecture, les images de votre poème gagnent en intensité.

Le décor, l'atmosphère, l'émotion, la symbolique, tout ceci offrent un tableau coloré de cette vie mobile à la fois simple et si particulière.

Le titre n'est pas très attirant. Dommage.

   BlaseSaintLuc   
8/10/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Ouf, difficile d'avoir la critique au niveau, c'est de toute beauté, original, voilà avec des mots simples, jusqu’où l'on peut aller, que dire ... C'est ça, la poésie ! Le mieux est de se taire, devant ce monument.

Bravo J'ADORE !

   PIZZICATO   
23/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Elle marche à comprendre et embrasser
les battements des cœurs rencontrés " une des belles images de ce texte au style métaphorique.

Voilà une belle façon de décrire le chemin de la vie depuis la naissance
jusqu'au néant.

" Et marche vers l’étang qu’il faudra traverser,
au terme parvenu de la douce clarté,
pour noyer de néant la poussière allumée." Très belle chute avec, en filigrane, une allusion à la mythologie.

   Absolue   
23/10/2018
Modéré : Commentaire trop peu argumenté.

   Provencao   
23/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Elle marche, bousculée en pleine rivière ;
par force, par soif, par amour, encore et encore."

J'ai beaucoup aimé cette persévérance et cet amour qui consiste à apprendre à vouloir être soi, ce qui est évidemment la tâche la plus difficile.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   papipoete   
23/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien
bonsoir Luz
elle marche la vie, celle née du versant d'un avril, elle va comme un chamois sautant de caillou en caillou ; elle va en terrain ami, hostile aussi, jusqu'à l'étang comme va le ruisseau de la montagne à la mer se mêler au néant .
NB une vie pas très tranquille celle que l'auteur nous conte, entre pierres et noeuds de vipère ... juste " ces coeurs rencontrés à embrasser " ! A l'écart du néant, mais pas au centre du bonheur non plus !
j'aime bien la 5e strophe, où je vois très bien l'écorce des bouleaux, se détacher comme les feuilles de notre éphéméride ...

   JcJaZz   
23/10/2018
Très puissant, très poignant et de toute beauté
En plus on retrouve beaucoup d'originalité dans la construction, dans le rythme, dans les images et le message subtil hors de tout manichéisme
J'avoue que je n'adhère pas à 100% à toutes les images poétiques mais peu importe l'ensemble m'a conquis et comblé
J'aime cette vie qui marche, avance, éprouve, surmonte malgré tout contre vents et marées avec ses hauts et ses bas, ses joies et ses douleurs vers justement encore plus de vie
Bravo
Merci

   Robot   
23/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un beau texte et une écriture particulière, une approche assez douce et une poétique bien présente..

Une strophe qui donne le ton à l'ensemble.

"Cette vie, mienne,
avance
parmi les êtres,
parmi les pierres,
les feuilles, l’eau, le vent ;
elle marche à bâtir les murs de son domaine."

Et une belle conclusion.

   Absolue   
23/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Lumineux...
Sobre et puissant!
Ce n'est pas évident pour moi de commenter un texte qui me touche car les mots parfois sont superflus.
Il y a ce rapport à la nature tout au long du poème qui est tantôt douce et légère (les feuilles, l'eau, le vent, l'aurore, la rivière), tantôt sauvage et cruelle (les vipères, les tourbières, l'étang et le néant...)
J'aime beaucoup le début, le début de cette vie, cet accord de sang qui surgit du néant, comme une étincelle.
Puis il y a le chemin, le hasard des rencontres, l'amour dans sa fragilité...
Cette vie passe vite et l'étincelle du début s'éteint pour redevenir poussière...
Je ressens beaucoup de nostalgie dans ce texte. L'écriture est simple et naturelle et ça me plaît. Merci pour ce moment!

   jfmoods   
24/10/2018
Le poème, s'appuyant sur une expérience personnelle (démonstratif et possessif : "Cette vie, mienne"), est marqué du sceau de la résolution (verbes d'action : "est venue au versant d’un avril", "avance", "marche" × 6, gradation : "par force, par soif, par amour, encore et encore").

Au coeur d'un décor naturel ("le ciel du printemps", "les feuilles, l’eau, le vent", "forêts", "chemins d’aurore"), se dressent, devant celui qui naît dans l'émerveillement ("accord de sang vibrant", "petit éclat joyeux"), les défis que rencontre tout être humain : au gré des épreuves affrontées (métaphores : "trancher les nœuds roux des vipères", "l’odeur âcre des plaies suintant des tourbières", comparaison : "fragile comme l’écorce des bouleaux éclatée par l’hiver", verbe imprimant la violence : "bousculée en pleine rivière"), se construire une existence comblante (complément de lieu : "parmi les êtres", matériau : "les pierres", métaphore : "bâtir les murs de son domaine", verbes à l'infinitif assortis d'une métonymie : "comprendre et embrasser / les battements des cœurs rencontrés") et, le moment venu, en accepter l'inexorable échéance (métaphore : "l’étang qu’il faudra traverser", périphrase : "au terme parvenu de la douce clarté", jeu antithétique : "à l’écart du néant" / "pour noyer de néant la poussière allumée").

Comme souvent, le poète, habile à tisser son texte (rythme des vers, échos sonores, images), emporte le lecteur.

Merci pour ce partage !

   Francois   
24/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un poème profond et serein, évoquant le déroulement d'une vie...

Cela commence par un tercet d'alexandrins, dont le beau vers
"accord de sang vibrant dans le ciel du printemps "

Le poème se poursuit, alternant les vers libres
"Cette vie, mienne,
avance
parmi les êtres,"
et les alexandrins :
"elle marche à bâtir les murs de son domaine."
Cela donne un rythme agréable, plein de liberté et de... vie.

Les vers suivants, assez longs, riment plus ou moins (rimes, plates, ou embrassées).

Le verbe "marche" est répété 6 fois, assimilant la vie à une longue marche, "au hasard" ou "bousculée"...

Le tercet final, trois alexandrins rimant ensemble, est magnifique :
"Et marche vers l’étang qu’il faudra traverser,
au terme parvenu de la douce clarté,
pour noyer de néant la poussière allumée."

Un très beau texte !

   Lariviere   
24/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Luz,

Comme souvent, j'ai aimé.

Il y a de la profondeur, une douce réflexion qui ne cherche à forcer ni les âmes ni les émotions ; un rythme adapté, une écriture minimaliste, assez "admirable", quand on sait à quel point ce type d'écriture n'est pas aisée en pratique ; c'est une écriture très fine, dans une démarche d'épure sensible à la G. Roussel et qui fonctionne parfaitement ici dans sa réalisation, dans ses impressions de lecture et dans sa singularité poétique.

La seconde partie est marquée par une relance rythmique intéressante, utile et efficace.

Pour faire simple, j'ai trouvé ce texte agréable, léger, profond malgré l'apparente "naïveté" de l'ensemble, bien rythmé et superbement évocateur.



Je remercie l'auteur pour le partage de son texte en ligne et je lui souhaite une bonne continuation !

   Eki   
25/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le fleurissement d'une vie, l'évanescence légère, lumineuse, ces douceurs exquises, son envol touchant, son battement suprême...
Ah ! monde limpide et sensible !
Votre poésie est un doux frissonnement que j'ai ressenti.

Sur les bords du merveilleux...

Eki garde les belles images

   fried   
26/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Le poème est plein de vigueur et à la fois léger, je ressent une belle volonté d'avancer dans la vie et un désir de rester proche de la nature.
Une ballade vers une fin mais tout de même Yalla !

   hersen   
6/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je suis toujours heureuse de lire un de tes poèmes que je trouve en général apaisant pour la raison qu'ils parlent de ce qui est proche de moi, la nature.

J'aime beaucoup celui-ci, cette marche jusqu'à l'étang.

on retrouve souvent l'étang, dans tes textes, aussi je me dis que tu es partout chez toi, tout le temps chez toi.

La deuxième strophe me touche particulièrement, mais c'est le poème dans son ensemble qui me donne les images de cette marche.

Merci !


Oniris Copyright © 2007-2018